La Voix De Sidi Bel Abbes

Hadj Tayeb Nehari : Après le fusil, la plume.

Hier 19/05/2011, et en marge des festivités marquant le 55ème anniversaire de la guerre des étudiants du 19 mai 56, ou déjà notre confrère Kadiri Med on a fait part du sacrifice des lycéens locaux, on a appris que l’université Djillali Liabes a émargé une convention avec l’ONM (Organisation Nationale des Moudjahidines). Néanmoins, l’exaltante tache de l’écriture de l’histoire a vu une infime poignée d’acteurs se consacrer, et il leur faudra rendre hommage, car ces derniers ne sont pas sorti des grandes écoles, ils ont tenu à entreprendre une action pour l’histoire et pour la postérité. Pour notre part, avions entre les mains un article signé Amar Belkhoudja, que l’on ne présente pas, sur Hadj Tayeb Nehari, et autres figures de la cause nationale. Notons que l’un des premiers ouvrages sur la ville de Sidi Bel Abbes cosigné avec Tabet Ainat Redouane, historien connu et fils de la ville, sur l’histoire de Sidi Bel Abbes, porte l’empreinte et la recherche dévouée de Hadj Tayeb Nehari.

La Rédaction

La guerre de libération nationale se résume- t-elle uniquement aux faits d’armes ?

Novembre1954 projetait de grands bouleversements .Car durant les 7sept ans et demi de guerre, la société algérienne renouait avec une véritable renaissance et l’on commençait à assister à la restauration de l’Etat Algérien, celui dont l’Emir Abdelkader jeta les grande bases.

Le peuple algérien menait un combat multiforme. Novembre détruisait les bases colonialistes, et en même temps, entamait un processus d’émancipation de peuple algérien qui souda son unité nationale et mit au rebus les effets pernicieux d’une culture féodale sur laquelle s’appuya la domination française.

Ce sont ,entre autres , des thèmes que nous avions abordé à Sidi Bel-Abbes  avec des anciens moudjahidines et officiers de l’ALN ayant servi dans la zone VI de la wilaya V ( Mascara-Saida ).Il s’agit de Tayeb Nehari  , ancien lieutenant puis capitaine chargé des relations et liaisons de la zone VI Ahmed Belkhodja ( Maoutini ) chef d’une Katiba, Benzineb Benoudha ( dit si Moulay ) et Mokhtari Meriem ( dite Thaouria ) ,tous deux membres de l’équipe sanitaire du Dr Yousef Damardji ( dit Hakim ) , tué par l’armée française le 19 aout 1958 àTafrent, dans la région de Saida.

Fraternelle, émouvante, ces retrouvailles entre anciens djounoud de l’ALN .Des souvenirs de plusieurs décades reviennent à la surface. Des noms des compagnons  d’armes sont évoqués. Ils ne sont plus là. Ils sont morts pour l’Algérie, pour la liberté et la dignité du peuple algérien .Djilali Saidi (dit le pouilleux) originaire de Frenda.

Le jeune secrétaire zonal était estimé de tous les cadres et djounoud de l’ALN de la zone VI. En octobre 1956 les européens organisent de Frenda un bal pour fêter l’arrestation de Ben Bella et ses compagnons. Djilali passe toute la nuit à pleurer. Le lendemain, le jeune commis-greffier. Dérobe une machine à écrire et rejoint le maquis. Yousef Damardji médecin chef de l’organisation sanitaire de la zone VI, Saliha Ould Kablia, jeune fille dynamique et cultivée, collaboratrice du Dr Yousef Damarji, morte elle aussi dans une embuscade de nuit vers la fin de 1959. Mejdoub  Zakaria grand guerrier, chef militaire de la zone VI, mort dans un combat héroïque au sud de Frenda.

On avait évoqué longuement l’action et la personnalité du Dr Yousef Damarji, natif de Miliana, praticien à Tiaret avant de s’être engagé corps et âme dans une lutte qui l’absorba entièrement jusqu’à la mort. Damarji, un homme exceptionnel, vertueux,  intelligent.

Il se consacra à plusieurs taches à la fois. Il institua un hôpital zonal et trois hôpitaux de secteurs ou les djounoud blessés recevaient des soins. Le docteur s’occupa également de la formation de plusieurs promotions d’infirmières et d’infirmiers.

Outre les soins donnés aux djounoud blessés dans les batailles livrées à l’armée à française, les équipes du Dr Damaradji dispensaient des soins aux populations rurales et leur prodiguaient tous les conseils utiles en matière d’hygiène et de prévention. Les premiers services de santé publique de l’Etat algérien naquirent dans le feu et le sang.

Signale toujours Amar Belkjhoudja, l’historien journaliste. Pour ce qui est de Hadj Tayeb Nehari, qu’on a revu récemment lorsque son fils Ali présenta lui aussi un ouvrage d’histoire : c’est dire que la contagion est positive, et un début de relève assurée.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=4415

Posté par le mai 20 2011. inséré dans ACTUALITE, SBA VILLE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

21 Commentaires pour “Hadj Tayeb Nehari : Après le fusil, la plume.”

  1. Effectivement, Hadj Nehari a apporté un plus dans l’écriture de la guerre de libération. Son fils Ali persévère dans la même action et a édité trois ouvrages de qualité sur le même thème. El Hadj Nehari était voisin à mes cousins Kerkeb à Baudens, entre autre Mokhtar et Abdelmalek. Longue à ammi Tayeb, et à tous les moudjahidines.

  2. arabi

    les kerkeb viennent de gery ville et c’est une brillante famille studieuse qui a su allier le savoir et la ruralité .leur pere etait facteur à BAUDENS et ses enfants ont tous réussi : une pensée à hadja yamina: infermiere laborieuseet pleine d’humanité au centre anti tuberculeux de sba . je pense qu’il n’ont aucun lien avec les mhadja ou les nehari.

  3. arabi

    alors je te salue cher cousin (ami proche à bel abbés)

    cette femme là ma sauvé la vie ou plutot mon poumon droit ! sans elle j’aurais périt ou amputer à l’epoque il y avait pas de chirurgie a sba je suis redevable à cette famille j’ai aussi connu abdelmalek à alger . Et je failli jamais d’embrasser hadja yamina mm dans la rue quand je la rencontre

  4. nekrouf a chu

    hadj tayeb ne s’est consacre qu’ a lhistoire et moi je suis temoin ses discussins tournaientsur ce theme qui le hantait et ila reussi oui a la place des theoriciens

  5. arabi

    alors je te salue cher cousin (ami proche à bel abbés)

    cette femme là ma sauvé la vie ou plutot mon poumon droit ! sans elle j’aurais périt ou amputer à l’epoque il y avait pas de chirurgie a sba je suis redevable à cette famille j’ai aussi connu abdelmalek à alger . Et je ne failli jamais d’embrasser hadja yamina mm dans la rue quand je la rencontre

  6. On ne parle que des vivants. A t-on oubliés si ABDELKIM et Si TAHAR moustache. un groupe de fils de vrais patriotes se prépare pour écrire sur ces deux héros de la révolution et sur les intrigues de ceux qui se sont habillés du faux.

    • ALI-TL

      C’est deja fait,mais il faut encore plus c’est tout . pose des questions au lieu de donner de fauseS reponses.

    • M.Shahrazed

      Vaut mieux parler des vivants qui en valent la peine comme le vrai moudjahid hadj tayeb nehari que ne pas en parler du tout….. cette personne mérite beaucoup plus que cet article pour l’honorer, j’en parle avec ultime conviction vu que c’est mon grand pére et que je connaisse pratiquement tout sur son véritable parcours de combattant. Il en a tellement fait pour ce pays et en a si peu reçu ! il a contribué à la libération de ce pays en sacrifiant sa jeunesse, sa santé et tout simple plaisir d’étre aux cotés de sa famille, pour qu’a la fin viennent des gens et se permettent avec une audace aberrante de mettre en doute ses sacrifices. NB: LES VRAIS MOUDJAHIDINES CONNAISSENT MON GRAND PERE ET SES EXPLOITS DE GUERRIER ET D’ECRIVAIN PAR CONSEQUENT, TOUTE PERSONNE QUI EN DOUTE SE SAIT SUR LA MAUVAISE VOIE.

  7. N Asma

    Effectivement C mon cher grand père ..il a a bcp apporté a l’histoire..c’est le symbole de la révolution algérienne..papa a son tour essaye de porter la relève on préservant son témoignage dans plusieurs ouvrage d’histoire..je suis fière d’être issu de cette famille..Rabi ytawal fi omrek grand pére.

  8. charlie

    dr youssef damardji est mon grand pere!! je suis fier

  9. khelil

    je suis fils de chahid khelil mohamed dit miloud nom du djebel ABDENOUAR saida région de tefrant.mon pere etait avec docteur damardji et hadj tayeb benhari je me souvien du jour ou le chahid damardj est mort mon pere etait chef de nahia de oued sidi ali tafrent et benimerien il y avait 4 poste de repos pour le moudjahidine poste de ain teghat .amar bouhraoua .oued laidi et ouled sidi ali je connais des moudjaidine commme hadj tayeb benhari.abderrezak.touhami .chahreddine.kheureddine et moudjahidet saiha.djamila nadia et d’autres

    je vous demande de m’envoyer l’adesse de hadj tayeb benhari.

  10. MIMOUN

    La rédaction nous fait montrer la photo du moudjahid Tayeb Nehari mais ne parle pas de lui suffisamment mais parle des autres et heureusement qu’on le connait.On lui souhaite que santé et longue vie à ce valeureux moudjahId.

  11. Frère

    Mr Mimoun Salam Il n’y a pas de différence entre les frères d’arme, la voix de Sidi bel Abbes traite tous les sujets au même pied d’égalité. Le Moudjahid si Tayeb Nehari est connu a l’échelle régionale que Dieu le préserve pour ces enfants. .

  12. MIMOUN

    frère salam Apres le fusil c’est la plume, donc il s’agit bien de monsieur Tayeb Nehari et pas de quelqu’un d’autres.IL était un baroudeur pendant la révolution et est devenu avec le peu de moyen qu’il possède quelqu’un qui a écrit une partie de l’histoire de notre révolution Donc je sais ce que je dis et j’ai bien aimer qu’on parle suffisamment de lui puisqu’il est fait l’objet du sujet. Salutations amicales

  13. MIMOUN

    lire puisqu’il fait l’objet du sujet

  14. N.Djamila

    Pour une fois que la  » Voie De Sba  » a eu le mérite de faire le mérite de faire l’éloge de grands hommes et je la remercie vivement et à sa téte Mr KADIRI , voila que certains dissimilés sous de faux pseudonymes osent nous rappeler la necèssité de parler des martyrs plutot que des vivants . Moi, personnellement , sa fille reconnait en lui ( T.Nehari ) le pére exemplaire ; le citoyen nationaliste qui a tout donné pour cette chère Algérie, laissant seuls ses 06 enfants en bas àge , une terre fertile et des biens hérités en son nom.A présent , au seuil de ses 90 ans , il s’attèle dans sa chambre avec bcp de passion ; entouré; de tant d’écrits si valeureux qu’il attend de parachever seul , et à ses frais sans aucune aide , ni prise en charge des autorités locales ou des plus hautes instances alors que ses compères se prélassent et se relaxent dans des stations thermales les plus huppées .

  15. Nasri

    Salam Je ne peux rester insensible à ce cri du coeur de cette Dame, il y a beaucoup de choses qu’on ne comprendrait pas dans notre pays , on respecte personne, et on tronque notre histoire ,sincèrement on touche le fond, et on continue de creuser. Que fait la direction des anciens moudjahidine pour venir en aide à ce valeureux moudjahid qui est Tayeb Nehari connu pour sa loyauté pour la patrie. Madame il ne faut pas se taire continuer votre combat de toujours pour dénoncer le laxisme des autorités locales. Continuerez à apporter l’aide à tous ceux qui sont privés du simple droit d’écrire leur histoire , de parler ou mourir dans la dignité. Bonsoir

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