La Voix De Sidi Bel Abbes

Grève illimitée des praticiens de la santé de publique

Les syndicats menacent de ne pas observer le service minimum

A trois jours du début de la grève dans la santé publique le 16 mai, les syndicats durcissent leur position. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp) menacent de ne pas observer le service minimum. « La loi syndicale est claire. Elle stipule que c’est l’employeur qui doit faire appel au partenaire social pour discuter du service minimum. Lors de toutes les grèves qu’on organisait, ce sont les médecins qui prenaient unilatéralement la décision. La tutelle ne les a jamais contactés. On ne le fera plus », a affirmé le Dr Mohamed Yousfi, porte‑parole du Snpssp, vendredi 13 mai lors d’une conférence de presse conjointe avec le Snpsp à Alger. « C’est le ministère de la Santé qui prend en otage le citoyen », ajoute‑t‑il.

Les deux syndicalistes ont a réaffirmé le maintien du mot d’ordre de grève générale illimitée à partir du 16 mai. Ils ont évoqué les propos tenus la veille par le premier responsable du département de la Santé, Djamel Ould Abbès, en marge d’une séance parlementaire. « C’est par le biais des médias que nous avons su que nous sommes estés en justice. Et que notre grève est illégale », s’est étonné le Dr Lyes Merabet, porte‑parole du Snpsp. « Pourtant, on a suivi toute la procédure légale », s’est défendu le Dr Yousfi. Les deux organisations syndicales ont affirmé n’avoir reçu aucune convocation de justice jusqu’à vendredi. Tout en qualifiant les déclarations de Djamel Ould Abbès d’« irresponsables », le Dr Merabet a affirmé que le ministre se substitue même au ministère de la Justice après avoir tenté de se substituer aux syndicats. « On est aujourd’hui dans une pluralité syndicale de façade », a‑t‑il déploré.
Les praticiens et les spécialistes ont déploré également le  manque de volonté de la part de la tutelle de mettre fin à ce conflit social. « Djamel Ould Abbès n’est pas dans un esprit de conciliation », a souligné Lyes Merabet. Pour le Dr Yousfi, « le problème est aussi dans l’absence d’une politique de santé globale. C’est le cas dans tous les secteurs mais c’est encore plus sensible pour la santé. Ça se paie cash en termes de vies humaines ».
Hadjer Guenanfa

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Posté par le Mai 13 2011. inséré dans ACTUALITE, EVENEMENTS. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

2 Commentaires pour “Grève illimitée des praticiens de la santé de publique”

  1. A ibn-rahimine

    slm alykm,que tout cela est triste de voir qu’en période de grève ,les medecins grévistes et professionels de la santé refuse le SERVICE MINIMUM.
    Ils doivent et d’après le serment d’hypocrate,prèter à la fin de leurs longues année d’étude ,subvenir au besoins du patient et du citoyen malade.

    Un hôpital est un lieu destiné à prendre en charge des personnes atteintes de pathologies et des traumatismes trop complexes pour pouvoir être traités à domicile ou dans le cabinet de médecin.

    Dans la plupart des pays développés, par rapport au domicile et au cabinet du médecin, le centre hospitalier présente l’avantage d’avoir :

    * une hygiène assurée par un personnel de nettoyage formé ;
    * une surveillance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 par du personnel médical et paramédical (infirmier ou infirmières, aides-soignant(e)s, etc).
    * des compétences (médecins spécialistes) et du matériel (plateau technique) pour effectuer les examens et les soins, dont en général des blocs
    opératoires.
    Donc faire grève pour revendiquer leurs droits c’est bien ,mais observer un service minimum c’est encore mieux)

  2. belberkani ahmed

    par le baie de cette voix. je tiens a remercier le chirurgien de la CCI de CHUSBA . Dr Bouterffes du travail qu il a fait durant la garde du mardi et les nombres d heures passees au bloc chirurgical merci Dr et Dieu seul vous récomponse merci encore Dr.

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