La Voix De Sidi Bel Abbes

Fondation Emir Abdelkader; une conférence sur le mythique quartier de la Graba

Jeudi au siège de la section de la fondation Emir Abdelkader une conférence sera donnée par le Docteur Karim Oueld Nbia département histoire UDL Sidi bel abbes assisté par l’ex journaliste et président de l’USMBA Mostapha Hassani sur le quartier Grabba Histoire repères et témoignage indique notre ami Bencheikh Zouaoui. Attendons pour voir ce que va nous dire ce duo de bélabbésien même si ce quartier historique et a travers l’artère dite «Trig l’article» en est un indice révélateur de sa prise en otage : d’autres rues sont squattées de la levée du jour à la soirée, avec tout que cela entraîne comme nuisances et pertes sèches pour les commerçants agréés qui sont défiés par l’activité informelle omniprésente sur les lieux et qui ne semble pas connaître une tentative d’éradication, quand on relève des baraquements bien installés avec des assises en béton en pleine rue… Que dire de la vie du quartier, car la Graba, avec sa mythique Tahtaha, ses mosquées, ses écoles primaires, sa population autochtone, ses gloires, ses héros et héroïnes, est d’abord un quartier, avant qu’on l’assimile seulement à un souk qui draine des milliers de consommateurs, où il est difficile dans de nombreux espaces de se frayer un chemin avec toute cette fièvre contagieuse du commerce illicite. C’est le mot qui continue partout de jeter ses tentacules, portant un sérieux préjudice à l’aspect urbain et à l’identité même du site qui avait une vocation commerçante depuis des lustres.
A relever que les commerçants de la Coupole, et ils ne sont pas les seuls, pris en otage, ceinturés par un hideux décor de multiples baraques, kiosques en bâche, avec des étals pleins d’ustensiles de cuisine, de chaussures, de textiles, de produits cosmétiques, de marchandises diverses et autres étalages de fortune bâtis, c’est le mot au vu et au su de tout le monde. Pourtant, il y a quelques mois, l’agréable architecture de la Coupole a connu une nouvelle vie avec l’ouverture d’une dépendance du ministère du Tourisme, relèvera-t-on sur les lieux.
En parallèle avec cette «prise en otage» du commerce réglementaire, la reproduction cyclique des petits métiers, à l’initiative d’enfants en bas âge, est une réalité toujours interpellative. Des nuées de bambins de la ville et de la périphérie sont promus «marchands circonstanciels», victimes d’une exploitation éhontée, quand ils ne travaillent pas pour des petits comptes pour répondre aux dures exigences de la vie. Ces enfants investissent les lieux, et c’est l’opportunité de la débrouille, car tout se commercialise, des petits sachets aux fruits de barbarie…
Pourtant, soutiennent des sources, un arsenal juridique existe. La Graba continue d’enregistrer la venue de consommateurs venus des quatre coins de la ville, des villages et localités avoisinantes pour faire des emplettes. Même des «Ababssa» (c’est la traduction de Belabbésiens établis en Europe) y séjournent, pas seulement pour toute la nostalgie légitime que les lieux procurent comme passage obligé, mais, dit-on, les prix sont plus au moins intéressants pour toutes les bourses.
Au cours de ce  mois sacré de Ramadhan, l’on continue de jouer des coudes, avec tous les risques que cela engendre au sein de cette fourmilière qui ne cesse d’augmenter de jour en jour et surtout toute cette activité commerciale asphyxiante autour des commerces légaux et qui semble ainsi prendre le quartier en «otage», après l’avoir pris dans ses rets. Sporadiquement, des espaces sont libérés… et la traque aux vendeurs à la sauvette est entreprise dans certaines artères du centre-ville, où tout le monde peut vous indiquer le souk à ciel ouvert du portable, qui parfois même prend possession éphémèrement d’une partie de la principale place de la ville.
Sidi-Bel-Abbès n’était pas ainsi. Des marchés de quartier sont presque vides, édifiés du temps de l’APC de feu Hassani… Pourquoi ce laxisme ambiant ?, s’interrogent nos sources en colère, qui ne savent plus à quel saint se vouer ! Nous avons évoqué le présent au duo Oueld Nbia et Hassani de nous dire d’autre données.Ajeudi aprés la priére des tarawihs.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=15255

Posté par le Août 8 2012. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

16 Commentaires pour “Fondation Emir Abdelkader; une conférence sur le mythique quartier de la Graba”

  1. dr Reguieg y menouar

    bien pensée mr kadiri ,ésperons que cela va faire bouger les autorités locales car au rythme ou vont les choses c est toute la ville qui va etre pris en otage par l informel .l etat a les moyens pour sévir mais en dirais qu elle le fasse volontairement ,(en une matinée les agents de l ordre en libéré le long trotoir de souk eleil ) seul la volonté manque de libéré la ville de cette toile du commerce informel

  2. derrar.mostefa.toulouse

    saha ftourek si karim.et bon courage pour la fondation emir aek

  3. madame mostefaoui SAB

    Bien dit docteur Reguig la ville étouffe

  4. hami de sba

    Une sérieus problématique de ce quartier délaissé est posée meme si c’est de l’histoire que la fondation va aborder.

  5. un parmi d'autres

    Excusez-moi mais je viens de voir des photos prises hier ou j’ai vu ma ville dans un état de dégradation primaire le petit bois appelé le bosquet plein de sacs bleu et d’ordures de toutes sortes. Ou est la belle ville de sidi bel-abbès ,ombragée ,fleurie et parfumée que j’ai jadis connu et ses jets-d’eau affreux en béton car rien ne va plus comme avant le centre ville pris d’assaut par je ne sais quelle catégorie d’êtres humains si on peu les qualilifier de la sorte Mais bon tout cela reste à redéterminer .
    J’espère qu’à cette conférence la discussion sera soulevée afin de mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités car même ce quartier anciennement Indigène puis village nègre ensuite quartier Bugeaud et que nous connaissons mieux sous la dénomination de LA GRABA avec ces édifices de grand style arabo-mauresque et arabo-Andalou part en ruine de par la saleté qui le ronge.
    Saha ftorkom

  6. MOI

    Peut-on valablement parler de « quartier » lorsque l’on évoque La Graba ?
    Une ville se définit traditionnellement par trois fonctions nécessaires et indispensables, et sans lesquelles on ne peut la qualifier de centre urbain : une fonction administrative et commerciale, une fonction résidentielle et une fonction récréative
    et de loisirs, et dont les intensités respectives en font un pôle d’attraction et de rayonnement.
    Initialement, Sidi Bel Abbès s’était développée sur un mode bi-polaire et dichotomique entre la ville européenne au sud et la ville musulmane (village nègre, avec les connotations raciales induites) séparées par la ligne de démarcation du boulevard du Glacis Nord.
    Actuellement, malgré une croissance urbaine très importante faisant passer la ville de 45000 habitants dans les années cinquante à plus du quintuple ces dernières années, la structure urbaine de Bel-Abbès n’a pratiquement pas évolué: il y a toujours le centre ville dit « moderne », quartier assez peu densément habité qui renferme les fonctions administratives et commerciales , les quartiers résidentiels en périphérie du noyau des activités d’encadrement tels que faubourg Thiers, Mont Plaisir, la Macta et le glacis sud notamment auxquels il faut adjoindre les nouvelles cités en périphérie , les quartiers de récréation et de loisirs comme le petit Vichy et autres espaces de flânerie comme le Wiam et les futures extensions vers le lac de S.M.Ben Ali .
    Or il se trouve qu’actuellement le quartier de La Graba renferme, historiquement et de manière pérenne, l’ensemble de ces trois fonctions parce qu’il a été le noyau originel de fixation et d’habitation de la population « indigène » issue des zones rurales alentours et rejetée vers la ville par l’effet répulsif de la colonisation( dépossession, spoliation…), et où se sont développées différentes activités commerciales localisées en premier lieu sur la place centrale (la mythique Tahtaha) Celle-ci, qui a fourni à la ville et au pays de nombreux cadres et intellectuels,continue de faire office d’espace d’encadrement par ses nombreuses institutions religieuses ,d’instruction et d’éducation (sa mosquée, sa medersa, ses zaouiates, ses écoles) et de récréation pour les nombreux services offerts tels que les bains et les coiffeurs, et où viennent déambuler et se « perdre » les promeneurs et flâneurs des quatre coins de la ville et des villages alentours donnant à ce quartier l’ambiance d’un vieux bourg (souvenons nous d’El Guoual et du regretté Antar qui nous faisait avaler toutes ses magnifiques épopées d’antan, qui parfois écorchaient nos oreilles chastes d’enfants, et des « talebs » qui étalaient leurs bic à brac et ces fameux « écorchés » que l’on regardaient mi-intéressés et mi effrayés au fur et à mesure qu’ils en effeuillaient les différentes planches), des nombreux cafés lieux de rendez-vous d’une population rurale qui venait autrefois commercer et échanger fruits, légumes,et…or, avec les citadins, qui s’encanaillaient aussi dans des lieux appropriés ou dans quelques gargottes et maqha du Dar el Askri (aujourd’hui détourné de sa vocation initiale) au son du « Witt Witt » du rai du pays profond, et aussi des mélopées de Cheikh Hamada…).
    El Graba continue d’être, malgré la manifestation des fléaux qui la gangrènent (informel, délinquance) , un lieu mythique et mystifié fait de diversité, de bruits, d’odeurs et de couleur, un espace d’attraction d’une économie réelle, d’échanges et de rencontres qui cristallise nos atavismes, cet appel primitif vers notre authenticité, en quelque sorte un « paradis  » que l’on ne voudrait pas perdre ….pour ne pas perdre notre âme.Plus personnellement parcequ’elle a été le berceau merveilleux de l’enfance de toute une génération.
    C’est pourquoi El Graba est loin de figurer comme un simple quartier dans notre paysage urbain, parce qu’elle est plus que cela: elle est une ville dans la ville, elle doit faire l’objet de nombreux égards et mérite à ce titre d’être traitée comme telle !

  7. Merabi

    Cela doit etre hadj lakehal benyahia ou Smiley.

  8. benhaddou boubakar

    on espere y assister chez nos freres ould nebia et si hassani mustapha nchallah! saha ftourkoum

  9. Karim10

    Merci à la rédaction vdsba et Mr Kadiri pour avoir signalé l’actualité du jeudi (demain) c’est-à-dire la conf et pour l’évocation remarquable dernièrement à travers les brefs articles sur la ville de sba et son quartier arabe. Voilà ce qu’il faut ! Du local et encore du local .Parceque l’Histoire de l’école primaire Avicennes et celle de la Medersa de la jamiat el-oulamas au quartier El-graba il n’y a qu’à la vdsba qu’on peut découvrir! Et c’est bien ça en première priorité qui peut nous procurer de la passion pour notre passé a tous. Merci Kadiri et saha ftourek.
    Absolument chers lecteurs je vous félicite pour vos commentaires. En effet le quartier el-graba (aujourd’hui EMIR AEK) est un quartier unique qui constitue une exception de part son Histoire, ses repères et ses témoignages.
    A travers des documents d’archives inédits je vais essayer de montrer une brève corrélation et expliquer la fondation de ce vieux quartier documents à l’appui. C’est le premier et le seul quartier né dans l’espace de la ville européenne à la fin du 19° siècle (c’est-à-dire la rive droite de la MEKKERA).
    Au début, pour les autorités coloniales « pas question » d’officialisé cette espace pour les « indigènes ». Malgré les nombreuses pétitions (voir documents sur le résumé de la conf) Mais à travers les sacrifices d’Hommes et de femmes du bled le quartier est né. Ceux qu’ont appelés « indigènes » se sont accrochés au terroir défiant la politique raciste et discriminatoire.
    Et Intelligemment et en demandant officiellement un lot de terrain pour construire une mosquée ces « vrais bel-abbéssiens » ont réussit à pénétrer le système colonial et entrer dans Histoire.
    Merci à toutes et à tous. Saha f’tourkom.

  10. mekki b de VDSBA

    Nous sommes trés contents de vous lire monsieur.Notre journal est fier de voir davantage l’arrivée ;de lecteurs entreprenants remmenant le plus au débat. Recevez les salutations de la Voix de Sidibelabbes.info

  11. BRAHIM

    La fondation Emir Abdelkader est la meilleure fondation qui existe en Algérie et c’est un honneur pour notre wilaya pour que cette fondation existe à Sidi bel abbes seulement je préfère qu’elle soit gérée par des scientifiques que par des gens qui n’ont rien avoir avec la science de l’histoire.

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