La Voix De Sidi Bel Abbes

Feu Tayebi Larbi : Des empreintes indélébiles.

Specialement pour cet anniversaire de cette journée glorieuse du 20 Aout, avions pensé en marge du programme local a Sidi Bel Abbes de citer a titre indicatif l’ex ministre sous Boumediene feu Tayebi Larbi…celui ci est décédé il y a 14 ans de cela. Pour le faire, il avait attendu 06 novembre 97 comme s’il n’avait pas voulu .fidèle à sa légendaire modestie et direcrétion déranger les festivités de ce 43 éme anniversaire. Ce jour là, avions écrit sur le quotidien d’Oran ce qui suit…

L‘Automne 1997, l’a emporté dans un très grand recueillement digne de son rang qu’a observé sa localité natale Mostefa  Ben Brahim (ex-Boulet) qui l’a  vu ma naître un certain 17 Décembre 1918. Il est resté depuis les années 80 un monsieur important son appartement de Sidi Bel Abbes sis au Glacier sud de la ville un passage obligé pour ceux qui tenaient à voir l’homme. A l’aune de l’affection qu’ont témoigné les membres de sa famille et les milliers de gens venus à Mostefa Ben Brahim de toutes les régions du pays.. Derrière le politique, il y avait un homme aux qualités multiples. Il a été un personnage pieux, à la passion nationaliste très contagieuse, à la lucidité incontestable. L’homme était entier, insistait-on hier à Mostafa Ben Brahim, une daïra distante de 25 kilomètres de Sidi Bel Abbes, où une foule imposante l’a accompagné à sa dernière demeure parmi les  officiels le ministre de l’intérieur, le premier responsable de la DGSN, le ministre de l’enseignement supérieur et des cadres civils et militaires. C’est au PPA- MTLD qu’il forgea sa formation politique au milieu d’un environnement Arabo-musulman imprimant à son éveil une trajectoire irréversible et parmi les poteaux indicateurs nous citerons l’expérience acquise lors de la deuxième guerre mondiale, où il sortira maréchal des logis-chef ? Cette expérience aidera le stratège militaire qui fut  feu Tayebi à faire partie de l’OS, ensuite parmi les combattants de l’ALN ont un mot, cette deuxième guerre mondiale sera un autre catalyseur, comme l’a été la première pour le mouvement nationaliste qui développera le caractère revendicatif est présent pour l’accès à l’indépendance. Les enterrements sanglants de Mai 45 ont profondément touché la société et le choc des promesses non tenues de l’empire colonial marqueront un grand tournant de l’histoire. Le peuple Algérien appelé à suivre le mot d’ordre d’indépendance et à faire de l’idée de l’indépendance une force sur laquelle se brisera la machine coloniale. Les Tayebi et autres se mobiliseront  au sein de l’OS et avec eux c’est toute une histoire clandestine  qui s’est déployée. Nous citerons : feu Lotfi Othmane, Kaïd Ahmed, (Slimane) Medeghri Ahmed, Houari Boumediène, Draïa Nedjadi dit « Bekkaï » … etc., et autres anonymes. C’est une trajectoire politico-militaire, simple, qui ira de l’OS ou FLN- ALN, qui suivra le révolutionnaire « Si Larbi » au sein de la nahia 2, zone 5, wilaya 5, avec à sa tète feu le commandant Ferradj. Il passera à  la nahia 3 avec comme chef de zone feu Houari Boumediene, dont il fut un des fidèles compagnons pendant et après la révolution. Installés dans  l’héroïque région de Sidi Bel Abbes devenu par la force des choses et en raison de sa stratégie une plaque tournante entre Oued Chouli  ( Tlemcen), le Chott Chergui(Saïda) précisément Le Kheïder, Ain Frès ( Mascara) , Zleifa(Sidi  bel Abbes), où il jouera un rôle capital en ce début de la révolution. Les monts de « Moksi », « Tenira » s’en souviennent les puits où il se réfugia, les batailles de campagne, en parallèle à la guérilla urbaine, fortifièrent la lutte armée où feu Tayebi Larbi et ses compagnons engagèrent des offensives générales. Il fut élevé dans le respect par son père El,Hadj  Bekhedda, duquel il reçut une bonne éducation coranique au départ, ponctuée par une scolarité. Une grandeur d’âme et d’esprit. Feu Larbi si toute une carrière avec le poids  de la nostalgie propre à  ceux qui l(ont connu et évoqué les  faits d’armes et les évènements les plus marquants d’une vie pleine qui re-défilait   lors de son enterrement le Vendredi 7 Novembre 1997, avec de nombreux détails. Ici, un long silence … Là, une larme qui s’écrasait chez les présents à l’enterrement en ce vendredi grisâtre, et comme me l’a dit en aparté un ami «on ne réalise pas encore ce qu’on vient de perdre ». Paradoxalement et contrairement à tout ce qui se dit ici, la mémoire collective ne semblait pas être frappée d’amnésie totale : au cours de l’oraison funèbre, des souvenirs furent cités. Ainsi va la vie, pourrait-on écrire. Le combat libérateur terminé feu Tayebi fut tour à tour  membre de la première assemblée constituante, ambassadeur à Cuba, au Brésil, DGSN, membre de comité central, du B.P. FLN ministre de l’agriculture de 68 à 78. Les phrases laconiques pourraient être significatives. Nous dirons qu’un grand homme s’était comparé à une belle étoile qui a éclairé un grand ciel…il s’apprête, de tout son éclat à  éclairer les souvenirs, comme il a su briller partout où il est passé. C’est dans un contexte organisationnel remarquable que l’hommage eut lieu à valeur de symbole, celui d’une Algérie reconnaissante aux sacrifices de ses ainés, dont feu Tayebi ! Une autre source indiquera que le défunt Si Larbi a su imposer le respect et susciter l’admiration parmi les siens pour ses qualités de meneur d’hommes, ses compétences, sa foi pour la patrie, son courage et son amour. Si Larbi a marqué de son emprunte  l’histoire du pays  pendant la révolution et après l’indépendance. Mieux son nom est resté au développement de sa région  la wilaya de Sidi Bel Abbés. Personne ne peut le nier indiquait notre ami Aziz Houmed dans une édition spéciale de Ouest Info , Si Larbi a beaucoup fait pour SBA, la capitale de la Mekkerra a connu un essor considérable durant les deux décennies suivant l’indépendance. De simple sous-préfecture, elle est devenue wilaya politique pour devenir après wilaya administrative. Il a fait venir de célèbres architectes Brésiliens pour la conception du stade de football, il voulait en faire un deuxième « Maracaña » du nom célèbre stade Brésilien (Tayebi a été le premier ambassadeur  d’Algérie au Brésil). Il a poussé feu docteur Hassani alors, Maire de la ville  à lancer le projet et Si Larbi ferait le reste, grâce à  Si Larbi également, la wilaya de Sidi Bel Abbés traditionnellement agricole est devenu un important pôle agro-industriel du pays par l’implantation de ces dizaines d’organismes et d’unités industrielles. L’installation du complexe Sonacome et Sonelec, c’est grâce aussi à Si Larbi. L’université aussi, c’était Si Larbi! Les milliers de travailleurs  et leurs familles qui y travaillent lui en seront toujours reconnaissants. Durant toute cette période, Bel Abbés est devenue l’une des plus importantes wilayas du pays. Détenant le pote-feuilles de l’agriculture, Si Larbi inaugurait à Sidi Bel Abbés  le premier Souk El Fellah du pays. Par cette ascension   la région est devenue en un laps de temps relativement court une véritable plaque tournante de la vie économique du pays. Les Bel-Abbésiens sont unanimes, si Larbi était Là, Bel Abbès aurait connu certainement davantage d’acquis sans renier ce qui a été fait et entrepris par d’autres volontés.

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Posté par le Août 20 2011. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

10 Commentaires pour “Feu Tayebi Larbi : Des empreintes indélébiles.”

  1. sellak d alger

    un homme vraiment discret courageux qui a beaucoup fait pour sa wilaya.il ne s »est jamais departi se ses origines n’avait il dit .enterrez moi chez moi dans la simplicite et lisez le coran grande salutations a vous journalistes du bled.

  2. mehtougui

    un meneur d’hommes il mobilisait les belabbesiens a alger ou il etait.et ici a sba il faisait le point la mosquee aboubekr entre autres figure dans ses empreintes avec d’autres fideles de sidi bel abbes.pour cette journee nationale du 20aout 55 .resaluons notre journal belabbesien de grandes memoires sont ratablies.saha ramadhan.

  3. chaib draa tani djamel

    si tayebi mohamed belhadj di « larbi » à donné beaucoup a la wilaya de sidi bel abbes(enie,sonacome,orolait,cpra,onama) plusieurs projets que j’ai peut étre oublié il avait méme etait le créateur du comité de l’usmba à alger dont il etait son président d »honneur avec les rabia,el mahi,mokrane,driss lassouli et autres,merci pour cette pensée à ce grand homme dont sa veuve a méme continuer ses oueuvres charitables je vous fait savoir que sa pension de moudjahed(cadre de la nation) passait directement à la maison des vieux au faubourg gambetta

  4. chaib draa tani djamel

    pardon j’ai oublié à vous dire que lorsqu’il était ministre de l’agriculture les jours de fétes (l’aid par exemple) chez lui c’était plein de gens(ne pas les citer), dés qu’il etait en retraite,malade en méme temps,personne n’allait le voir (ya aarfou ghir soualahoum) allah yarhamah

    • ouali ahmed

      Bonjour Monsieur
      je pense que vous avez connu mon feu père Ouali djillai lorsqu’il était Président du comité de gestion de la CNMA vers les années 74 lorque monsieur feu Tayebi larbi était ministre de l’agriculture.vous avez un jour soingner mon père.merci de me répondre

  5. mai sidi ali boussidi

    ce que vous dites djamel est vrai.les gens dit un dicton arabe sont comme le rasoir qui suit l’os .apres il n’etait plus utile poue eux.lhistoire retiendre ce qu’il a realise.

  6. dekkiche paris

    un grand monsieur de chez nous il a travaille milite et il a beaucoup fait pour sid ibel abbes tous les belabbesiens le disent mais autre chose sur la photo le maire ouhibi abderrahmane qui recoit le rais.au faite comment s’appelle le maire de s b a .d’ou est il sorti ,,

  7. sabri

    allah yerhmah un digne fils de sidibelabbes il a laisse des traces

  8. el bazga

    on ne peut jamais comparer un cheval de course à un bardot el marhoum était un guerrier il a combattu pour une Algerie libre et indépendante .par curiosité j’aimerai connaitre les motifs qui ont poussé el marhoum Tayebi à créer une jumenterie avec passion et donner le nom de boulet à Mostéfa ben brahim que reste t’il de la continuité de son rève makerra est une region agricole .abandonnée livrée à elle mème enfin sa disparition.a couté un désastre à notre région..l’histoire appartient à ceux qui l’ont vécu….

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