La Voix De Sidi Bel Abbes

Feu Louahla Kheira : Première femme Bel Abbesienne à la mairie.

Il y’a 54 ans, était condamnée El hadja Arbia (Louahla Khaira) à 20 ans d’interdiction de droits civiques. Et c’est en 2006, alors qu’elle effectuait le pèlerinage aux lieux saints de l’ISLAM, qu’elle décéda après avoir accompli ce devoir religieux. Aujourd’hui, nous l’évoquons à l’occasion de l’anniversaire de sa condamnation à 20 ans d’interdiction de droits civiques. C’était un 3 juin 1957, après avoir été arrêtée et emprisonnée pendant 18 mois, et ainsi jugée et condamnée à 20 ans d’interdiction de droits civiques. Rappelons que le décès de Louahla Kheira , une grande moujahida connue sous le nom révolutionnaire de « ARBIA » ,en terre sainte de l’islam, avait plongé dans le deuil tout de Sidi Bel Abbes . El hadja Arbia s’est éteinte un certain vendredi, a l’âge de 75 ans.
Elle a été inhumée le même jour aux lieux saints .chagrinées de personnes n’arrêtaient pas depuis ce triste vendredi à déferler  en vagues vers le domicile mortuaire sis à Bario Alto, non loin du cimetière Sidi Bel Abbes.
Militante de la cause nationale et responsable nationale de l’U.N.F.A  El Hadja Arbia , native de Sidi Bel Abbes le 3 février 1931 est partie en suisse en 1953 ou elle a suivi des études .elle est rentrée au pays par la suite et a enseigné l a couture aux jeunes filles .elle ne manquera pas alors de sensibiliser ses élèves ses futures sœurs au combat ,sur la cause nationale et le patriotisme.
Avant le déclenchement de la guerre de libération nationale le 1 er novembre 1954, feu Nedjaji ,dit «  si  EL Bekai  » , a mis Arbia en relation avec feu Tayebi EL Arbi (ex-compagnon de feu Houari Boumediene et son ministre de l’agriculture).la première tache confiée alors  à Arbia était d’être  un agent de liaison. Elle était dernière la mobilisation de plusieurs jeunes filles et femmes de la citée de sidi bel abbés, dont certaines sont mortes héroïquement les armes à la main.
En 1957 , après appel ,elle a été rejugée et condamnée cette fois ci a 2 ans de prison ,assortis comme on l’a cité plus haut d’interdiction d’exercer ses droits civiques pour une durée indéterminée.libérée en 1960 elle a été assignée à résidence .ceci ne l’a guère empêchée de continuer de militer jusqu’à l’indépendance ,le 5 juillet 1962.
Feu Azza Abdelkader l’a incorporée comme professeur au lycée de jeunes filles « ennadjah »(dans le cite de l’actuel CEM El Kahina  ») .
Elle a occupé par la suite plusieurs postes politiques et était à la tète d’une délégation féminine en chine, le 8 mars 1963.
La même année, elle a été élue adjointe au maire de sidi bel Abbes, puis à l’assemblée populaire de cette wilaya  de 1979 à 1984. Elle n’était pas la seule femme en cette APW sous feu Ouhibi Abdelaziz, Tayeb Brahim Fatiha dont nous envisageons de lui faire un portrait, était son amie et sa collègue. Feu Louahla, malgré son âge, fut dans les années 2000, interpellée pour un autre mandat à l’APW. Néanmoins, et sans enlever du mérite de ses multiples actions, c’est au niveau de la municipalité qu’elle marqua en postindépendance son empreinte, indiquent plusieurs sources.

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Posté par le Juin 4 2011. inséré dans ACTUALITE, SBA VILLE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

7 Commentaires pour “Feu Louahla Kheira : Première femme Bel Abbesienne à la mairie.”

  1. un voisin

    Repose en paix chère el-hadja Louhla khaîra ta récompense fut que tu sois ainsi rappelée à dieu sur la terre sainte.La vie est un long fleuve tranquille nous connaissons son Amont et nul d’entre nous ne connait son Aval ainsi va la vie ,les portes du pardis se trouvaient près de toi et c’est ainsi qui dieu à voulu que tu les empruntes afin d’y occuper un espace qui t’était prescrit.
    ALLAH YERMEK………..Un voisin

  2. Boudjakdji

    Kaïda Kkeira était responsable scout du groupe féminin de sidi bel abbes et elle aimait chanté (ya alami) .la dernière fois qu’elle l’a chanté c’était avec feu Hakem mohamed en présence des doyens de la ville sur invitation de feu Oujdi moulay à la direction de l’action sociale .Alla yarhamek .

    • amina

      Toutes les filles du lycée en Nadjah ont appris a tenir une aiguille soit pour broder ou pour coudre de force ou de gré.
      AH !LE BON VIEUX TEMPS!
      Une vraie maman qui a marqué des générations

  3. hafid

    il y a un fait qu’il est de mon devoir de signaler en reconnaissance a la famille revolutionnaire et à l’organisation des moudjahidines des enfants de moudjahidines et des enfants de chouhadas ainsi que la direction des moudjahidines qui lors de la nouvelle de la mort de Louahla et sur proposition de l’apc la commission de baptisation n’a pas hésite un seul instant et à l’unanimité pour désigner le nouveau Cem du Rocher au nom de louahla kheira ce n’est que légitime pour une icone de la cité

  4. Benyahia LAKHAL

    Le CEM dont parle notre ami hafidh est situé dans le quatier dit Rocher (!) Une excroissance de la ville, située à l’autre bout de l’agglomération. L’établissement étant connu des seuls honorables citoyens qui y habitent. Tandis que la stature – oui, la stature et je sais de qui je parle- de hadja Kheira aurait dicté que l’on baptise l’ensemble culturel dit la coupole et son planétarium (aujourd’hui disparu) du nom de cette grande dame hors du commun. Cette proposition que j’ai faite en son temps aux élus de la ville -le bien étant propriété communale et non baptisé jusqu’à l’heure actuelle- n’a pas abouti. Et c’est dommage parce que si celà s’était concrétisé, celà aurait contribué à sortir de l’anonymat cette militante qui a tant donné à son pays et qui a toujours voulu travailler dans l’ombre. Le batiment situé au coeur de la ville et la grande plaque en marbre rivée à son fronton portant son nom dont j’ai révé aurait amené les citoyens et les plus jeunes d’entre eux à plus de curiosité et à nous questionner sur l’identitité et le parcours de hadja kheira. Nous leur aurions dit ce que nous savons, à vrai dire peu de choses, de son passé révolutionnaire. Mais, à l’inverse, nous aurions témoigné de faits que nous avons vécus ensemble: elle élue locale et nous fonctionnaires de l’Etat qui travaillions ensemble pour le bien de notre wilaya. Un dernier mot: en tant que révolutionnaire, femme élue à l’APW, donc à proximité (je n’ai pas dit proche) des autorités de la wilaya, elle n’a jamais demandé qu’on lui octroie un passeport spécial hadj. Ce qui était à sa portée. Elle a préféré rester auprès de sa vieille mère trés malade et ne pas s’éloigner de son frère grabataire. Une fois qu’ils aient été rappelés à Dieu et elle en dehors des circuits officiels, elle a concouru, comme les simples citoyens qu’elle n’a jamais cessé de défendre et a obtenu par tirage au sort le droit d’aller effectuer le pélerinage à La Mecque où elle est enterrée. Je m’incline à sa mémoire et prie Dieu de l’accueillir dans Son vaste paradis.

  5. hafid

    cher ami Benyahia honorer une personnalité de l’envergure de Hadja Louahla ne peut ,quelque soit la valeur de cet honneur ,etre à la hauteur du service rendu au pays et le peu que l’on a fait pour elle a été au moins apprécié par ses proches .Nous avons choisi cet etablissement car elle s »etait aussi dévouée à l’enseignement car s’il fallait attendre un lieu culturel l’affaire aurait pu rester dans les tiroirs et de là oublier comme le cas Saim el hadj .Il y a des infrastructures tabous (theatre.bibliotheque) dont on ne comprend pas pourquoi les directions de tutelle font la politique de l’autruche des qu’on aborde leur baptisation.Voilà c’etait pour te convaincre qu’a defaut d’eau il fallait se rabattre sur le taymoum

  6. abbes megherbi

    mes condoleances les plus sinceres a la famille louahla.bel abbes apres hadj kandsi pert l une de ses plus grandes dames

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