La Voix De Sidi Bel Abbes

Etre scout, est-ce démodé ?

A quoi ça sert ? Qu’est-ce qu’on y fait ? Pourquoi choisir d’être scout aujourd’hui ? Faut-il  croire  pour adhérer actuellement au scoutisme ?


Fausses routes et impasses. Est-ce que la vie consiste simplement à tourner en rond sur soi en vieillissant sur une planète polluée où personne ne nous attend ?

En septembre 1962, le congrès de l’indépendance à El Riadh a réuni tous les chefs SMA de la nation, sidi bel abbes était présenté par le frère feu Daouadji mohamed. Sous la direction du président Keddache Mahfoud et du commissaire général Derrouïche Mohamed, le mouvement a repris sa relance. Jusqu’à l’année 1975, tout allait bien, les activités scoutes continuaient comme par le passé. A partir de cette date, il y a eu dérive, le scoutisme n’était plus le même et le décor tout à fait changé. C’est devenu une organisation sous tutelle d’un parti et le but n’était plus le même. Après 1988, le congrès de la relance (juillet 1989) s’est déroulé au Club des Pins. Coïncidant avec le 50e anniversaire du congrès d’El Harrach, le mouvement SMA reprend sa liberté et revient vers son but de former le citoyen responsable.

Mai !  Le chemin est toujours  parsemé d’embûches, à partir du moment où il existe deux associations en parallèle.le scoutisme et la politique partisane ne pourront jamais faire bon ménage.la situation actuelle des SMA chapeautés par un commandant partisan n’est pas de nature à instaurer la sérénité parmi la famille kechaf .

Compte tenu des espoirs déçus des anciens scouts, il faudrait que l’ouverture démocratique soit assez franche afin de permettre  l’unification des deux associations pour ne pas être perçue comme deux adversaires, et qu’elle soit assez progressive pour ne pas faire basculer le scoutisme dans les   rouages de la politique. Or le changement graduel ne peut s’accomplir qu’avec doigté et le concours d’une haute maitrise. La capacité de ces responsables  sollicitera une telle élite et  lui donnera  assez de pouvoir pour qu’elle puisse accomplir sa mission d’unification.

Tout a un sens… Quelles que soient nos réussites extérieures, le sens de la vie est de faire avancer le scoutisme, ne serait-ce que de quelques pas. C’est à la fois une grande œuvre et une toute petite, parce que nos moyens sont limités, parce qu’on pourrait faire des erreurs et parce que on n’atteindra jamais la perfection. Qu’on  prenne conscience de l’importance de chacune de nos pensées et de chacun de nos actes. Tout ce qu’on  vit, tout ce qu’on  ressent, diffuse autour de nous, rejaillit sur d’autres et contribue à l’embellissement de notre entourage. Voilà où est notre  responsabilité.

Il ne s’agit pas, comme certains pourraient le croire, d’un « scoutisme en miniature ». Les enfants sont différents des adolescents — qui eux, pourront être scouts à proprement parler —, et donc, il ne s’agit pas de les traiter comme eux. Si la pédagogie scoute est conservée dans l’essentiel, la pratique du louvetisme diffère beaucoup de celle du scoutisme des éclaireurs. Ainsi, pas question de demander aux enfants des efforts physiques trop importants. Pas question non plus de leur laisser l’autonomie qu’on peut laisser à des adolescents, qui savent se débrouiller seuls : les Louveteaux sont des enfants, et à ce titre, on doit s’occuper d’eux, être présent avec eux, etc. Le Louveteau apprend à se débrouiller seul dans un cadre défini, et géographiquement — c’est l’aire de jeu – et en matière d’initiatives — c’est la règle du jeu, les instructions. Les activités des Louveteaux sont donc caractérisées par la présence constante des « vieux-loups », les responsables de l’encadrement.

De 8 à 17 ans, l’enfant comme l’adolescent ont besoin du jeu pour grandir dans un univers à leur mesure. Le jeu est l’activité naturelle de l’enfant qui, par lui, expérimente et découvre le monde. Jouer, pour un enfant, n’est jamais une activité futile. C’est un comportement aussi naturel que peut l’être la respiration. En jouant, on s’amuse, on se fait des amis, on apprend des règles, on se projette dans un monde imaginaire, on rêve, on se passionne, on apprend, on progresse, en un mot : on grandit.

Chaque garçon et chaque fille est accueilli avec sa vocation particulière. La pédagogie scoute vise à faire fructifier les dons reçus par chacun. La nature est le lieu par excellence de cet épanouissement. L’enfant ou le jeune peut se mesurer à une réalité extérieure qui lui apprend à ne pas se payer de mots : la pluie, ça mouille et la tente prend l’eau si elle est montée de travers ! La nature réclame un effort d’apprivoisement. Elle éveille chacun à un rythme progressif. Elle offre un cadre d’émerveillement et de dépassement de soi.

Le scoutisme, mouvement d’éducation des jeunes par les jeunes, leur ouvre la voie de la découverte de l’autre, de soi, de la nature et du monde…
Les jeunes et leurs animateurs développent ainsi :
une confiance en eux
une ouverture aux autres
une capacité à se mettre en action pour réaliser leurs projets
un souci de l’environnement
un esprit d’initiative

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=4826

Posté par le Juin 3 2011. inséré dans ACTUALITE, SCOUTISME A SBA. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

3 Commentaires pour “Etre scout, est-ce démodé ?”

  1. khayi.m

    du beau travail si hamdane tout cela avec desreflexes de sujets de proximite c bien comme cet animal abbattu est delaisse dans notre quartier

  2. mahmoud Patrouille des gazelles

    Un sujet d’actualité , très bien fait Kaïd Hamdan .je souhaiterai que tous nos frères scouts verrons cet article afin de donner leur avis .bonne continuation .

  3. Hamdane

    Avec l’aide de mes frères scouts ,je pourrai faire mieux ,si chacun d’eux pourra mettre à ma disposition tout les anciens documents et anciennes photos .merci d’avance.

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