La Voix De Sidi Bel Abbes

Essais nucléaires français à Reggane: graves menaces sur la santé et l’environnement

Les effets de la radioactivité, conséquence des essais nucléaires menés par la France coloniale en févier 1960 dans la zone de Hamoudia, à Reggane (150 km Sud d’Adrar), pèsent toujours sur la santé humaine et l’environnement, de l’avis unanime des associations locales, experts et chercheurs s’intéressant au nucléaire.

Le président de l’association « 13 février 1960 » de Reggane, Omar EL-Hamel, dans un entretien à l’APS, s’est dit « surpris » de la qualification par des intellectuels, historiens et académiciens de ces crimes atroces, de simples « essais », et qui, a-t-il tenu à souligner, sont « loin de l’être, au regard de l’ampleur des ravages engendrés par ces violentes explosions ».

Des explosions qui, selon les populations témoins de leurs horreurs dans ses moindres détails, ont fortement secoué la région et les zones environnantes, avec, outre les destructions provoquées, de lourdes conséquences encore perceptibles la santé humaine, l’environnement et la nature.

M. El-Hamel a ainsi souligné les graves répercussions de ces explosions nucléaires sur la vie  humaine, l’environnement, la faune et la flore, ayant fait de cette zone vierge, paisible et à la nature intacte, un lieu désertique et de désolation n’offrant plus aucun signe de vie.

Accroissement depuis du nombre de cas de cancer

Sur le plan de la santé, cette catastrophe continue de provoquer, au fil des années, l’apparition de nouvelles pathologies, jusque là méconnues dans la région et liées notamment au cancer, la leucémie et la cécité, du fait de l’exposition à la radioactivité, estime le président de la cellule des maladies cancéreuses de l’hôpital d’Adrar, Dr. Mustapha Ousidhoum.

M. Oussidhoum a, pour étayer ses propos concernant l’émergence de nouvelles maladies dans la région, fait état de 44 cas de maladies cancéreuses enregistrées depuis le début de l’année 2015 au niveau de l’établissement public hospitalier de Reggane, soit 12 cas de plus que l’année dernière.

Pour améliorer le diagnostic de pathologies cancéreuses, l’hôpital s’est doté d’un scanner de dernière génération et de lunettes de détection de la radioactivité, permettant  le dépistage précoce des cas malades et leur meilleure prise en charge, a-t-il souligné.

Mettant en avant les séquelles de la radioactivité sur les populations sahariennes, M. Ousidhoum a rappelé les conventions internationales reconnaissant 21 maladies cancéreuses comme étant une résultante directe de la radioactivité et figurant sur la liste de l’organisation mondiale de la santé (OMS), dont certaines de contamination immédiate par la radioactivité et d’autres pouvant être développées à long terme.

M. Ousidhoum a appelé, dans ce cadre, à intensifier et coordonner les efforts avec d’autres instituts de recherche et experts en physique nucléaire en vue de répertorier les pathologies oncologiques dans la région et définir les liens entre les cas de cancer de la région et les essais nucléaires français menés il y a de cela 55 ans, du fait de  l’existence d’effets ionisants dévastateurs sur la santé sur le long terme.

Dr. Bentouba, spécialiste en physique énergétique à l’université d’Adrar, a, de son côté, confirmé que les tests de dosimètres effectués par des experts français dans la région depuis cinq ans ont révélé un « taux élevé » de radioactivité dans la région de Reggane, faisant toujours peser de lourds risques sur l’environnement.

Ceci, d’autant plus, a-t-il ajouté, que le colonialisme français a recouru à l’enterrement dans la région d’importants matériels et moyens utilisés lors de ces explosions nucléaires.

L’enseignant universitaire, qui prépare une étude sur les « effets des explosions nucléaires dans le Sud-ouest », a soutenu également que « la région entière na pas été épargnée des risques de rayonnements radioactifs », citant, dans le même cadre, la région de Oued Namous (Béchar), qui a, outre les sites des explosions nucléaires de Reggane (Adrar) et In-Ecker (Tamanrasset), été le champ d’essais nucléaires français et qui en porte encore les stigmates, désertée de sa population car non assainie de la dangereuse radioactivité.

M. Bentouba a estimé nécessaire, en l’absence de moyens et technologies nécessaires pour lutter contre les risques induits de la radioactivité, l’impulsion de la mission de la recherche scientifique dans ce sens, citant en exemple l’expérience menée pour l’université d’Adrar par la mise en place d’une équipe versée dans le domaine, dans l’attente du feu vert des instances de tutelle pour entamer cette mission scientifique.

   Les zones agricoles oasiennes gravement affectées par la radioactivité

Entre-autres effets visibles des séquelles des explosions nucléaires dans la région de Reggane, le président de l’association « 13 février 1960 » a évoqué la contamination de l’environnement provoquée par les radiations qui ont conduit à un flagrant rétrécissement des espaces agricoles oasiens et, ainsi, un recul sensible de la production agricole dans la région de Reggane qui était auparavant pourvoyeuse, dans le cadre du troc, de pays du Sahel africain en produits agricoles.

La région du Tanezrouft, en est un exemple éloquent de cet état de fait, elle qui, après avoir été riche en sites verdoyants très convoités jadis par les caravanes commerciales, est devenu un vaste désert sur des centaines de kilomètres.

Une situation qui a, du fait de la radioactivité, entrainé également une baisse des débits des ressources hydriques souterraines et parfois le tarissement de puits, a ajouté le responsable de l’ association, tirant l’alarme sur la nécessité de s’orienter vers la  recherche en quête d’autres alternatives.

Assainir la région pour nourrir l’espoir de vie des citoyens

Cette radioactivité, dont les séquelles perdurent de longues années, de l’avis des experts et chercheurs, nécessite d’urgentes décisions susceptibles de dissiper la crainte persistante des citoyens de la région et leur permettre de nourrir des espoirs de retour de la vie, et ce à travers l’organisation, sous l’égide des autorités algériennes, d’opérations d’assainissement de l’environnement des déchets radioactifs dont la responsabilité historique incombe à la France de fournir les moyens techniques et expertises susceptibles de satisfaire cette requête.

M. Omar El-Hamel a, à ce titre, suggéré, pour atteindre un environnement sain et salubre, l’utilisation d’énergies renouvelables pour réaliser un développement durable, fixer la population locale dans un environnement à climat pur, en plus de l’initiation d’actions visant la régénération du couvert végétal, le boisement et la réalisation de ceintures vertes en vue d’atténuer la rudesse des conditions naturelles de la région.

Etablir une étude écologique et sanitaire pour des actions préventives

La présidente du bureau de wilaya de l’association nationale de protection de l’environnement et de la lutte contre la pollution à Adrar a, de son côté, mis en relief la nécessité d’études scientifiques afférentes aux volets écologique et de santé en vue d’aboutir aux actions préventives.

Rokiya Tahri a appelé, dans une déclaration à l’APS, les responsables concernés à £uvrer, loin des actions occasionnelles et des dates anniversaires de cet évènement, à travers des démarches pratiques pour venir en aide aux citoyens affectés par ce « cauchemar » résultant de la radioactivité des explosions nucléaires perpétrées par la France coloniale et qui ont affecté aussi bien Reggane que d’autres régions se trouvant à des centaines de kilomètres.

Elle s’est montrée « étonnée » du recours à la mise en place d’une clôture autour de la zone Zéro, ne permettant en rien de freiner les émanations radioactives véhiculées par l’air et le vent, appelant, pour cela, à prendre des mesures pratiques afin de traiter la situation par le recours à des expériences scientifiques et efficientes en vue d’absorber les radiations et assainir la région, à l’instar de l’expérience menée au Japon qui a connu une situation similaire.

Bien que le réchauffement climatique demeure un phénomène mondial, il reste, toutefois, impossible de ne pas faire le lien entre la radioactivité engendrée par les explosions dans la région de Reggane et les conditions climatiques et écologiques prévalant actuellement dans la région et ayant ajouté aux souffrances des populations locales, estime la responsable.

Le président de l’association « 13 février 1960 à Reggane » a appelé à soutenir tous les peuples et pays endurant des risques écologiques et climatiques qui, a-t-il estimé, ne sont pas d’origines naturelle ou accidentelle, mais imposées du fait de facteurs historiques majeurs.

Il a insisté, par la même occasion, sur l’éveil des consciences à travers le monde pour trouver une solution à ces problèmes, véritables séquelles de l’ère coloniale, en vue de permettre aux peuples de vivre décemment dans un environnement sain et viable, commun à tous.

regane

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Posté par le Nov 28 2015. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

16 Commentaires pour “Essais nucléaires français à Reggane: graves menaces sur la santé et l’environnement”

  1. OUERRAD

    c est connu par le commun des mortels depuis des lustres ;;;;;mon DIEU , on veut des solutions pas des constats ,,, et surtout demander des comptes à fafa .

  2. Mme CH

    Reggane ya Reggane Roht Khssara…..!!!!! Plus d’un demi-siècle après ces explosions atomiques, les victimes de cette tragédie engendrée par Fafa la coloniale El Mahboula, se souviennent, souffrent et meurent chaque année. Ils réclament toujours réparation du préjudice subi, un suivi médical, le droit à l’indemnisation et la levée du «secret défense» qui les empêche d’accéder aux preuves tangibles de leur contamination et celle de l’environnement. De plus, les sites ne sont toujours pas réhabilités et donc, ne sont pas sécurisés, exposant ainsi les populations sédentaires et nomades aux dangers perpétuels de la radioactivité.

    La question qui doit être posée avec insistance, c’est pourquoi seules les victimes algériennes des explosions nucléaires subissent ce genre de traitement….???

    Plusieurs États nucléaires ont pris des dispositions concrètes pour faire droit aux revendications de leurs ressortissants, en accordant une indemnité (à des degrés divers) aux victimes qui ont souffert des effets de « l’après-essai nucléaire ».
    Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie ont une longueur d’avance sur la France en termes de reconnaissance des victimes des explosions nucléaires.

    Aux Etats-Unis, depuis la fin des années 1950, le gouvernement a mis en place un programme de suivi médical spécifique pour les populations des îles Marshall et ont créé un fonds d’indemnisation pour les populations déplacées de ces atolls. le 25 avril 1988, le Sénat a adopté une loi d’indemnisation des vétérans (militaires et civiles) ayant été exposés aux radiations en établissant la présomption d’un lien avec le service pour des maladies dont ils souffrent.

    En Grande-Bretagne, le gouvernement britannique a indemnisé les victimes australiennes et des iles océaniques et a procédé à la décontamination des sites des essais. Il a, par ailleurs, décidé de réviser ses propres études épidémiologiques. En février 2009, il a accordé le financement d’une étude radio-biologique indépendante sur la santé des vétérans anglais.

    En Australie, le gouvernement australien a publié, en août 2001, la liste nominative des 16.500 personnes affectées aux essais britanniques sur son territoire. Il a également accordé un budget de 500.000 dollars pour des études épidémiologiques et radio-biologiques. En juin 2006, il a adopté une loi d’indemnisation des victimes essais nucléaires dans le territoire indigène de Maralinga.

    Au Canada, le 2 septembre 2008, le gouvernement a créé un fonds d’indemnisation pour un millier de vétérans canadiens exposés dans les années 1950, aux essais nucléaires dans le désert du Nevada.

    En Nouvelle-Zélande, le gouvernement a mis en place, en septembre 2001, une étude sur un groupe de 100 vétérans utilisant la méthode des tests radio-biologiques, permettant d’affirmer l’exposition aux radiations. Un système de prise en charge des vétérans et de leurs descendants a également été mis en place.

    Au Kazakhstan, le gouvernement verse une indemnité compensatoire aux victimes des essais nucléaires soviétiques.

    En Polynésie française, la France a créé, en 2007, un centre médical de suivi des anciens travailleurs polynésiens et des populations des îles et des atolls, en plus de la mise en place d’un système de surveillance radiologique des sites d’expérimentation.

    Et au Sahara algérien, pourquoi il n’y a que dalle…??? A l’instar de ces victimes, les victimes algériennes devraient elles aussi bénéficier de tels droits. Quant aux sites du Sahara Algérien, ils devraient au minimum, bénéficier, du même traitement que les sites polynésiens, notamment en matière de système de surveillance, de sécurisation, des plans des lieux d’enfouissement des déchets radioactifs…etc….!!!

    Il est grand temps, à « l’état souverain » d’activer dans l’intérêt des milliers de victimes et de l’environnement en demandant réparation morale et matérielle à la France..car, les conséquences de ces explosions sont restées sans changements, les victimes sans dédommagements et la France sans aucun dérangement. ..!!!!

    Du 13 février 1960 jusqu’à ce jour, une génération a disparu, une autre en voie de disparition et une troisième est en perte de vitesse…..!!!!!

  3. ABRAHAM

    es documents de l’armée française de 1960, déclassifiés en 2013, montre que les effets radioactifs du premier essai nucléaire français dans le Sahara algérien ont été beaucoup plus importants que ceux admis à l’époque, s’étendant à toute l’Afrique de l’Ouest et au sud de l’Europe, selon une carte publiée vendredi 14 février par Le Parisien.
    La carte militaire montre que jusqu’au treizième jour suivant l’explosion aérienne de la première bombe nucléaire française, Gerboise Bleue, le 13 février 1960, les retombées radioactives se sont étendues à toute l’Afrique de l’Ouest, au sud-est jusqu’à la Centrafrique, ainsi qu’au nord, sur la côte espagnole et la Sicile.

    « Les militaires reconnaissent qu’à certains endroits les normes de sécurité ont été largement dépassées : à Arak, près de Tamanrasset, où l’eau a été fortement contaminée, mais aussi dans la capitale tchadienne de N’Djamena », selon Le Parisien (lire ci-dessous).

  4. ABRAHAM

    Quelles étaient les doses enregistrées ? Dans les documents secret-défense, les militaires assurent qu’elles étaient « généralement très faibles » et sans conséquences. « Cela a toujours été le système de défense de l’armée », explique Bruno Barillot, spécialiste des essais nucléaires. C’est lui qui a analysé ces documents déclassifiés, obtenus par les associations qui ont porté plainte. « Sauf que les normes de l’époque étaient beaucoup moins strictes que maintenant et que les progrès de la médecine ont démontré depuis que même de faibles doses peuvent déclencher, dix, vingt ou trente ans plus tard, de graves maladies. »

    Autre découverte, les militaires reconnaissent qu’à certains endroits les normes de radioactivité ont été largement dépassées : à Arak, près de Tamanrasset, où l’eau a été fortement contaminée, mais aussi dans la capitale tchadienne de N’Djamena. « La carte du zonage des retombées de Gerboise bleue montre que certains radioéléments éjectés par les explosions aériennes, tel l’iode 131 ou le césium 137, ont pu être inhalés par les populations malgré leur dilution dans l’atmosphère, explique Bruno Barillot. Personne n’ignore aujourd’hui que ces éléments radioactifs sont à l’origine de cancers ou de maladies cardio-vasculaires. »

    • Mme CH

      Toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique.
      Dans une étude sur les risques liés à une exposition aux radiations ionisantes, Monique Séné, chercheuse au CNRS, précise qu’il existe:  » suffisamment de preuves démontrant qu’une exposition de faible dose due à des matériaux radioactifs artificiels provoque des problèmes de santé, et que les modèles conventionnels de la Commission Internationale de Protection contre les Radiations (CIPR) et ceux d’autres agences qui utilisent les mêmes modèles d’évaluation des risques, n’ont aucunement prévu ces effets. »

      Les différents types d’exposition aux rayonnements: Il faut distinguer deux types d’exposition aux radiations:

      – les expositions brusques, courtes et intensives (durant les essais nucléaires par exemple),
      – les expositions à faibles doses mais qui durent plusieurs dizaines d’années (le cas de la population algérienne habitant à proximité des sites d’essais). Les enfants sont les plus sensibles car, lors de la croissance, beaucoup de cellules sont en division, c’est à ce moment-là que les radiations peuvent facilement toucher les molécules d’ADN. En matière d’irradiation partielle, les tissus les plus sensibles sont les tissus reproducteurs, le cristallin et la peau. L’irradiation des organes génitaux peut entraîner chez l’homme une stérilité temporaire ou définitive. La cataracte, opacification du cristallin, suite à une exposition s’observe dans un délai d’apparition de 1 à 10 ans; il varie en fonction inverse de la dose reçue. L’exposition aux rayonnements de l’embryon ou du fœtus peut entraîner des effets tératogènes: malformations (squelette, œil, cerveau) observées chez l’animal, retards mentaux ou des troubles de croissance (diminution de la taille, du poids, du périmètre crânien). L’importance des effets des rayonnements ionisants sur la santé est très variable. Au-delà d’un certain seuil, les rayonnements ionisants peuvent provoquer des effets à court terme (stérilité temporaire, nausées…). À plus long terme, les rayonnements peuvent favoriser la survenue de cancers ou provoquer des anomalies génétiques. Aucun seuil n’a été identifié pour ces effets dits aléatoires. Ainsi, toute dose, aussi faible soit elle, peut entraîner un risque accru de cancer.

      Il faut aussi bien différencier la notion d’irradiation et la notion de contamination.

      * Irradiation externe: les sources émettant les rayonnements sont extérieures à l’organisme mais les rayonnements le traversent.
      * Irradiation interne : les substances radioactives ont pénétré à l’intérieur de l’organisme soit par inhalation soit par ingestion.
      * Contamination externe: les substances radioactives sont déposées à la surface du corps.

  5. ABRAHAM

    Les associations de victimes souhaiteraient obtenir d’autres informations. « Mais pour l’instant, le fonctionnement de déclassification n’est pas satisfaisant, dénonce Bruno Barillot. Malgré la demande des juges d’instruction, l’armée n’a communiqué que des archives soigneusement triées, dans lesquelles il manque des pans entiers de données. Il faut réformer l’accès à ces informations si on veut connaître la vérité. » Une accusation réfutée hier par le ministère de la Défense : « Les documents ont été choisis par une commission consultative indépendante à laquelle l’armée ne participe pas », explique le service de communication.

  6. ABRAHAM

    La visite d’État du président François Hollande à Alger, les 19 et 20 décembre 2012, s’était soldée par la signature de nombreux accords de coopération économique et politique. Selon Jean-Dominique Merchet, journaliste à l’hebdomadaire français Marianne, parmi les textes paraphés par les deux délégations en présence des deux chefs d’État, un accord confidentiel a été signé loin de tout protocole et de toute présence médiatique. Selon Merchet, « la France va dépolluer un ancien site d’essais d’armes chimiques en Algérie que l’armée française a utilisé jusque dans les années 1970 ». Ledit site s’appelle B2-Namous.

  7. ABRAHAM

    Enfin, pourquoi la France a t elle considéré l’Algérie comme une poubelle de ses déchets nucléaires, chimiques et bactériologiques pendant plus de 50 ans, et que jusqu’en 2012, rien n’a été décontaminé. B2 namous est mille fois plus grand que le Bataclan, et que ses victimes continueront à crever en silence !

  8. ABRAHAM

    A samedi prochain et bonne nuit.

  9. Mme CH

    Il n’y a plus guère que l’Etat français pour nier les conséquences médicales de la radioactivité. la France, depuis sa première bombe à Reggane en 1960, reste crispée sur son dogme des ‘essais propres’ et des risques négligeables sur la santé. Hélas ! La réalité est tout autre, puisqu’elle nous fait part chaque jour, de nouveaux cas pathologiques dans cette population qui trépasse dans l’anonymat. Les populations du Sahara, en particulier celles vivant à proximité des anciens sites d’explosions nucléaires françaises (Oasis et palmeraies proches de Reggane et d’In Ekker), les polynésiens (des îles et atolls polynésiens proches de Mururoa et Fangataufa) et de nombreux Vétérans (appelés du contingent, militaires, travailleurs civils) qui ont payé un lourd tribut à la bombe: mort prématurée, atteintes cancéreuses, maladies inexpliquées, enfants mort-nés ou avec des malformations, allergies…, sont sortis de leur silence pour apporter leur part de vérité sur ce genre d’explosions.

    Les vétérans des sites des explosions atomiques veulent voir leurs droits reconnus, voici quelques uns de leurs témoignages

    Christine Lécullée: le combat d’une veuve d’un militaire irradié au Sahara qui attend d’être indemnisée

    Gérard Dellac: « J’ai été irradié à Reggane »

    Marie Josée: Veuve d’un soldat irradié: « l’armée n’a pas dit à mon mari (Yannick)
    qu’elle allait l’empoisonner! » « L’armée l’a exposé sciemment aux radiations sans rien lui dire..

    Anne-Marie, fille d’un vétéran décédé: Anne-Marie, fille d’un vétéran décédé: Je veux témoigner en tant que fille d’un vétéran décédé. Mon père était agent de sécurité au centre d’essais atomiques D’Ollainville dans l’Essone. Il a participé à 4 explosions souterraines à In Eker, dans le Sud algérien de 1964 à 1966.
    A son retour,un soir il nous a dit : »Je pense qu’il y a eu un pépin et qu’on était pas à l’abri ». Il est tombé malade et est décédé en 1989, l’année de sa retraite. Dans les 2 dernières années de sa vie, Il n’avait pratiquement plus de poumons et survivait avec tente et bouteille d’oxygène. Tous ces collègues, partis avec lui au Sahara, (ils étaient 6) sont décédés avant lui. Ils avaient les mêmes maladies et portaient des bouteilles d’oxygène. Je m’en souviens, car nous habitons tous au village du CEA. Je veux que la France reconnaisse ces essais meurtriers et que soit enfin levé la chape de plomb qui entoure tous ces cancers des os, du sang, des poumons….

    10 anciens soldats (In Amguel): « Nous étions les cobayes de la République » Insouciant en plein désert, au milieu du sable et des…radiations.

    Alors là, si vous voyez les photos d’enfants de Reggane (troisième génération) victimes des rayonnements ionisants, atteints de malformations au niveau du visage, du corps, des membres etc….. vous allez être tout simplement choqués…!!!

    Tous les autres puissances ont reconnu que leurs « essais » étaient sales sauf FAFA, elle veut nous faire avaler une autre couleuvre en affirmant, par le biais de hauts responsables, que ce qu’elle appelle des « essais » étaient Mr propre….!!!! Et je me demande comment vous pouvez faire confiance à des………….!!! Drôle d’amis….!!!!

  10. Hassan

    J’ai visité à plusieurs reprises les sites ou ont eu lieu les explosions nucléaires françaises. Je peux affirmer que les spécialistes algériens ont mené des travaux de levé radiométrique dans ces régions. Pour certaines raisons qu’il est inutile d’énumérer, les travaux de levé magnétométrie et de gravimétrie pour la localisation des déchets radioactifs n’ont pu être réalisés. Il est faux de dire que l’Algérie n’a rien fait depuis l’indépendance dans ce domaine. Beaucoup de choses ont été réalisées mais ne sont pas du domaine public. L’Algérie à travers le COMENA est capable de faire tous les travaux nécessaires pour sécuriser et décontaminer les sites, mais pour cela il faut la volonté des autorités et des moyens financiers et matériels. Les moyens humains existent il faut leurs faire confiance. Je dois dire à mes compatriotes que des travaux de radiométrie et spectrométrie ont été réalisés sur tout le Hoggar et le Tidikelt. Le fond radioactif moyen sur une superficie de 100kmX100km autour de Hamoudia n’est pas trés élévé. Sur une superficie de 100X100km autour de Ti Affela (In Ekker) le fond radioactif est d’à peine 200cps.

  11. Mme CH

    Salam Si Hassan…!!! J’espère que vous allez bien…!!! C’est un dossier très épineux pour les deux parties française et algérienne….!!!! Algérienne, parce que les explosions atomiques se sont poursuivies jusqu’en 1966….et les explosions chimiques jusqu’en 1978…????? Ce qui veut dire que nous avons payé un lourd tribut pour avoir l’indépendance……!!!! Effectivement, beaucoup de choses ont été faites sur le plan des mesures…etc…., mais sur le plan politique, rien n’a été fait, pour la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des explosions nucléaires fafaises….!!! Heureusement qu’il y a quelques associations et certaines personnes qui ont pris le dossier des irradiés en charge, sinon c’était le black out…!!! Heureusement aussi, qu’il y a les victimes françaises et polynisiennes qui activent pour arracher leurs droits….!!!

    Je me sauve, à plus..Inchaallah….!!!

  12. mohamedDD

    Yahoo France Questions Réponses
    Cop 21 DE QUI SE MOQUE T ON ,?

    Oui tous ces avions qui arrivent sans polluer sans rejet carbone ça c’est de la balle non
    chevalier de S…… • il y a 4 heures

    On ne se moque de personne !
    C’est certainement un sujet qui te dépasse et que tu prends à la légère !
    Ce n’est pas de ta faute !
    Apres tout , ils ont été élus par leurs peuples , c’est parce qu’on les trouve capables de discuter à notre place ! Donc , ils leur travail !
    stratège • il y a 4 heures

    de toi, de moi et de nous tous (bien sûr à part ‘eux’) qui pour stratège (plus haut), ils travaillent à mieux nous empoisonner encore et encore (dites vous monsieur ‘stratège’, qu’aujourd’hui malheureusement le bizz… supplante largement les politiques,- RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE: UN AUTRE EXEMPLE DE CONSTRUCTIVISME MONDIAL. Décidément rien n’arrêtera la marche inexorable vers l’État mondial. À force de constater, pour l’approuver ou la stigmatiser, la mondialisation des échanges, on se détourne du phénomène planétaire majeur: le mondialisme politique. CHRONIQUE DE RÉSISTANCE – NO 92 par Marc Grunert et LA GAUCHE ET LA DROITE SE REJOIGNENT DANS LE MONDIALISME, …- .Dites, réellement qui pollue la planète qui est la vôtre, on n’a pas d’autres planètes en vu pour vivre; c’est les pourris (les vrais impérialistes) qui pourrissent la planète et qui nous poussent à consommer, consommer et encore.On pourrait devenir facilement écologistes apolitiques en consommant tout juste ce dont on a besoin (moins d’excès) et de circuler de temps en temps à pied ou à vélo …. et d’écouter et voir moins leurs baratins, donnant plus de temps à ceux qu’on aime réellement en s’assurant et assurant les avec de l’amour, de la disponibilité (cessons d’être esclave du système en gl), de la joie,…

    ps: Un programme totalitaire,
    La réalité est que les organisations internationales ont pour objectif de modifier les valeurs, les attitudes et les comportements dans le but de justifier un gouvernement mondial chargé de résoudre les problèmes planétaires. L’objectif est la dictature mondiale, c’est-à-dire la mainmise des hommes des États cartellisés sur les nations. Tout cela se fait en manipulant l’opinion publique, en exagérant et en inventant parfois des problèmes de nature planétaire (qui exigeraient une coopération internationale et, à terme, un exécutif mondial): pauvreté, réchauffement planétaire, coexistence des cultures, surpopulation, autant de problèmes réputés réels et globalitaires, nécessitant le sacrifice des libertés individuelles au profit de la Société Globale, voire de la planète Terre. Inutile de dire que tout cela conduit tout droit au collect…. « Cette révolution silencieuse, antidémocratique et totalitaire, ajoute l’auteur, veut faire des peuples des masses ignorantes et soumises. » Je n’exposerai pas ici les techniques pédagogiques du lavage de cerveau,…
    Mohamed • à l’instant

  13. Mme CH

    Les Irradiés de la France coloniale accueillent ce 13 février 2016, leur 56ème année de cauchemar provoqué par les explosions nucléaires françaises au Sahara algérien, et ce dans l’indifférence totale, pendant que FaFa fête l’anniversaire de son accession, sur les cadavres des colonisés, au club fermé des puissances nucléaires militaires. Un désastre écologique et humain qui, 56 ans après, continue de générer des maladies notamment des cancers radio-induits, dont souffrent quotidiennement les victimes, dans la dénégation totale de reconnaissance des effets fatals des radiations sur leur santé et sur l’environnement.

    Mr Hamel président de l’association du 13 février 1960 a déclaré hier à l’APS: « Considérés comme crimes contre l’humanité, les effets dévastateurs des essais nucléaires effectués par la France coloniale dans le sud algérien se font sentir à ce jour et continuent d’affecter la santé et la vie des populations des régions concernées.
    Il a, dans ce sens, appelé à la nécessité « de décontaminer les sites concernés par ces essais nucléaires, des déchets radioactifs, comme priorité pour mettre fin aux effets néfastes de ces crimes » sur la population. M. Hamel a, en outre, insisté sur l’impératif « de décontaminer la région des déchets radioactifs qui continuent à faire de Reggane et des régions affectées des zones d’essais, lesquelles coûtent la vie aux habitants et des fonds colossaux à l’Etat dans le cadre de la prise en charge des victimes.
    « Des centaines de victimes souffrant notamment de cancers et de maladies ophtalmiques dont des cas graves entraînant la mort ont été recensés », a souligné le même responsable, précisant que les statistiques obtenues par l’Association auprès de l’hôpital de Reggane faisaient état de 48 cas de cancers, notamment de la peau, enregistrés durant la période allant de mai 2014 à janvier 2016. »
    « L’autre revendication de l’association 13 février 1960 étant la reconnaissance par la France des crimes nucléaires commis en Algérie, selon le président de l’association. M. Hamel a exprimé le souhait de voir des « résultats positifs sanctionner ce dossier à la faveur de la récente visite à Paris du ministre des Moudjahidine Tayeb Zitouni »….!! Vous pouvez attendre…!!!

    Je voudrais juste rappeler qu’il ne s’agit pas uniquement d’essais, mais bel et bien d’explosions nucléaires. On enregistre au moins 57 qui ont été effectuées par la France coloniale sur le territoire algérien entre 1960 et 1966, d’une puissance totale qui équivaut 40 fois la bombe d’Hiroshima….!!! Vous vous rendez compte..!!

    Gerboise bleue (13 février 1960) s’est produite à exactement 7h 4mn 20 sec, développant une puissance de 60 à 70 kT de TNT, selon les déclarations de la FaFa. Le tir a eu lieu en présence de M. Pierre Guillaumat, ministre responsable de l’énergie nucléaire. Le professeur Yves Rocard révèle que: « Les pilotes français qui suivirent le nuage de Reggane le virent s’en aller jusqu’en Lybie. D’après Maurice Jacquinun, un avion ‘ Vautour’ a traversé la queue du nuage radioactif, le pilote serait décédé environ quatre mois après la mission…!

    Alors « joyeux anniversaire » FaFa….!!!

  14. Mme CH

    Salam Mr Mohamed…!!! Pourquoi pas, je pense qu’il faut vous rapprocher de l’université d’Adrar et des services concernés sur place pour vous orienter….!!!! Ce serait un très bon sujet de recherche…!!!

    Bon courage…!

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