La Voix De Sidi Bel Abbes

« El-Hadj KANDSI Slimane : Cet ange qui mérite mieux que d’être boudé » (3ème PARTIE)

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de lire la première et la deuxième partie. c’est par ici  12

A la question que je lui demandais de me donner un mot, pour définir son métier Kandsi Slimane me répondait : « J’aime le mot spectacle. Je trouve  formidable le spectacle ! À une époque où tout est spectaculaire, où la politique de chaque pays nous offre un spectacle,  ou le monde des affaires est plein de spectacles, ou les gens interprètent chacun son propre rôle et ou tous sont mis en scène comme un spectacle, ce qui est une arnaque complète. Et nous on a prit l’habitude de  dire : « l’on vient faire du spectacle avec honnêteté ». Cela ne m’empêche pas de parler de tout, de provoquer une réflexion, des émotions… Mais je ne fais que  du spectacle. »

Que penses-tu de notre approche, pour faire des portraits aux personnes qui ont marqués notre ville ?lui demandais-je . « Bien entendu,  ce travail de mémoire est louable de votre part, et je vous en remercie, pour moi et pour tous ceux auxquels vous penserez, et j’espère qu’il  ne vaut uniquement pas que pour les comédiens :.Demandez à un jeune s’il se souvient de son arrière-arrière-arrière-grand-père, si la famille n’entretient pas sa mémoire en parlant de lui, la réponse sera non. Quelqu’un qui a disparu depuis 100 ans n’est plus rien : c’est de la poussière, une tombe, oubliée, c’est fini. C’est pourquoi, que vous faites bien en lançant ce petit pavé dans la marre ! » il demeurait un long moment pensif, puis il ajoutait « Chaque fois que vous voyez une entreprise qui réussie, dites-vous que c’est par ce-qu’un  jour quelqu’un a pris une décision courageuse ! »

As-tu le sentiment d’avoir appartenu à une génération de comédiens exceptionnels, comme nous, nous le pensons ? Il me répondait, avec un sourire aux lèvres s qui voulait dire beaucoup de chose « Non, je n’appartiens pas du tout à une génération de comédiens  exceptionnels, je pense simplement qu’aujourd’hui, peu de gens ont ou auront des carrières qui dureront  soixante cinq ans environ. Nous, nous avions Toute une génération qui a commencé avec moi en 1950. Il y a soixante cinq ans donc.  C’est très différents, les comédiens, on les utilise, on les use, ils font  autant de pièces, de film et de vidéo qu’ils peuvent, ils sont à la mode et ont du succès. Ils croient avoir trouvé la poule aux œufs d’or. Et puis un jour, on les jette et on les oublie. En fin de compte, j’appartiens à une génération de comédiens  qui, en mélangeant le théâtre et le cinéma, continue  d’exister dans les esprits des gens » .Quoique j’ai fait précédemment mon analyse sur l’humour compte tenue de son historique, je décidais de lui reposer  question : Pourquoi aviez vous choisi l’art du divertissement(le rire) plutôt que l’art dramatique ? Ami Slimane nous rétorquait : Le rire est le meilleur message, qu’une bouche peut transmettre, et puis notre pays a vécu des périodes douloureuses, les algériens avaient et ont encore soif de détente et de bonne humeur pour oublier leur quotidien des plus difficiles !

A ma question, « vous devez être riche Hadj Kandsi ?», ce dernier me demandait de répéter ma question, en raison de la surdité qui l’incommodait, je m’exécutais, et alors Kandsi me répondait en m’offrant en exclusivité un rire fatigué et désolé, l’un des rires-réponse avant de me dire :  -« Non !  et combien Non, je vous répèterais !, je suis de ceux que l’on devrait inscrire sur les registres des pauvres, Je suis une modeste personne, qui ne  vit qu’avec se qu’elle gagne ! Je ne sais pas se que c’est qu’être bourgeois ! je crois, que c’est celui qui  peut mettre, dans une poche un juge, dans l’autre poche, le gendarme, ou alors celui, qui empoche facilement les responsable des administrations, ou encore celui qui donne l’impression de  croire en dieu par son apparence publique, mais qui fait ce que dieu interdit. Ces catégories ne sont que des faux ,qui  trouvent plaisir à  commettre des fautes, qui ne les inquiètent pas, tout en ignorant  qu’ils indisposent les pauvres. Non, Mr Benkhelouf, je suis honnête et pauvre, mes seules richesses sont mon amour pour dieu et le rire que j’aimais donner à tout le monde sans distinction ! ».

Il n’était pas difficile de comprendre, dans son langage, qu’il avait le cœur plein et que son état de santé le paralysait énormément, pour aller tenter de comprendre, se qu’il ne comprend plus dans un lit de malade. Oui lorsque l’on est en mesure d’aborder le dehors, l’on peut voir, se que nous cache les murs et se que les absences inexpliquées de beaucoup veulent dire ! Kandsi, ce vieux de la scène comme on aimait le surnommer est obsédé par le temps et la manière de se retrouver seul  sans ne rien obtenir en retour

Cette richesse de sentiments, même lorsque ceux-ci font de la peine et qui se succèdent dans les  expressions, les regards, les insinuations de Kandsi, me désarçonnait et  m’enveloppait  dans un milieu extrêmement familier, de celui qui se sentait seul

« Il y a des mensonges qui ont changés le cour de l’histoire, un peux tôt » lançait comme réflexion Hadj Hadj Kandsi Slimane, qui ajoutait simultanément  -« Même malade auparavant, je ne connaissais  presque pas la couleur du mal, parce que dieu merci il y avait le rire qui ne me quittait jamais et les médicaments qui m’en soulageaient, mais lorsque mes yeux découvraient la douleur et la souffrance chez les autres, elle me paraissait avoir une forme autre que celle que je connaissais, aujourd’hui, je suis en plein dedans, alors ni mon rire, ni les médicaments ne trouve leurs place de soulagement, je m’en remets à Dieu et à mes enfants ! -« Quoique l’on fasse, quoique  nous soyons, je constate que le monde se fiche toujours, de la souffrance morale et physique des autres », disait encore Kandsi !»- Puis il ajoutait « Quand on croit en dieu, on ne croit plus au hasard, on croit a la providence ».

Je me sentais gêné devant la franchise dans les confidences que m’étalait Hadj Slimane Kandsi, me donnant l’impression de s’adresser à travers moi, a un monde l’auant totalement oublié

Le vieux de la scène que nous aimons tous, cette bibliothèque  vivante du rire, s’est tue, il regarde avec insistance le petit écran, comme pour ne pas s’en défaire, visionnant ses anciens succès, dans un silence qui en dit long, tout en s’essuyant de temps a autres les larmes au coin des yeux, qu’il ne peut arrêter

Lorsque parfois Kandsi Slimane perçoit difficilement se qu’on lui demande, il répond par un hochement de tète qui en dit long et par un soupir profond qui nous évoque son besoin impératif de  remonter sur les planches, pour réentendre « les trois coups » qui précède l’ouverture du rideau, revoir ce public qui lui est cher et savourer ses acclamations qui lui manquent beaucoup,

Par la fraicheur de mes souvenirs et la réalité de notre témoignage, je confirmerais  que Hadj Kandsi Slimane était une nature débordant d’énergie qui ne ménageait aucun effort pour promulguer  aux jeunes qui l’abordaient des conseils  tant sur le plan théâtrale que sur celui du sportif ,ses terrains de prédilection

Imaginez, l’individu  qui a donné depuis sa tendre jeunesse, ses facultés artistiques, son physique, ses textes. Imaginez l’individu, avoir contribué à sa manière à la guerre pour l’indépendance avec les seules armes, en sa possession qu’étaient la sensibilisation du public qui tout en venant se distraire, s’en retournait avec des messages d’orientation et d’actions.  Imaginez après tout cela Kandsi Slimane, parvenir à l’aboutissement de sa retraite  avec une pension qui n’excède pas les 15.000 Da, depuis 1993,  pour une famille de 8 personne ,

Cette situation forte pénible dans laquelle se trouve Ami Kandsi,  interpelle l’institution locale et nationale, ainsi que la société civile, qui a l’obligation morale de lui apporter l’aide et l’assistance qu’il réclame de son vivant. Un simple  geste de reconnaissance, pour se qu’il a donné et  qui avec certitude sera un moyen de métamorphoser  son abattement et soustraire de lui l’idée que tout son parcours artistique  a été inutile, en raison  de l’absence de l’esprit de reconnaissance au rendez-vous de fin de carrière sans providence heureuse. Une personne âgée, comme Ami Kandsi Slimane, un artiste tel que lui mérite d’être  accompagné avec beaucoup de respect et de dignité, au lieu d’être  bousculé par l’oubli et la déconsidération…Alors qu’il est dans le besoin  d’une réponse d’une promesse qui lui a été faite, par des Wali ,que l’on n’oubli pas , « qu’une promesse donnée sans acte n’est qu’une parole. »

Kandsi , l’ange du Bonheur de notre ville n’est plus une  personne pleine de jeunesse et de santé, c’est une personne  en présence de la faiblesse et du besoin..Une  personne âgée  ayant  perdu son statut d’artiste, dès l’apparition des premiers glissements vers l’âge avance, la maladie et  notre indifférence. Alors, il réclame le Statut de l’artiste que l’on s’apprêtait à confectionner et qui n’est toujours pas fait, beaucoup plus pour les autres que pour lui.

Pour conclure mon passage chez El Hadj Kandsi, je répéterais qu’il a été là, pour en offrir à tous  les goûts, par la magie de son rire et, que les spectateurs continueront à réserver à nos. célèbres humoristes Bel Abbésien Hadj Kandi,, ainsi que Chipa et feu Hamidouche, d’inoubliables pensées, pour avoir embaumé notre existence de joie avec  le style sketch par lequel, ils  visaient toutes les couches de la population par  les thèmes de la société avec plus ou moins de sérieux mais toujours avec la  légèreté et la finesse, des  grand comédiens qui se dévoilait. Du Kandsi, Hamidouche et Chipa avec leurs mots jeux de mots incomparables et blagues tirées du terroir à Hazim , Mustapha et Hamid au genre singulier et plaisant  ou encore  d’autre d’Oran et d’ailleurs, nous retiendrons qu’ils se donnèrent à fond, pour  nous faire  rire, sans se lasser et nous combler de bonheur. Certains auront su mettre leurs talents de comédiens au service de la chanson, d’autre au service de la radio, d’autre au service de la vidéo, d’autres auront préféré l’intimité des salles de spectacle ou des  théâtres…Mais tous comme ils sont, ils resteront dans nos esprits et nos cœur, entre autre Ami Kandsi Slimane, auprès duquel nous sommes et dont nous souhaitons un prompt rétablissement et que ses souhaits soient réalisés.

Faire un travail de mémoire des  carrières de ces humoristes  de notre Wilaya  ainsi que les sketchs et les phrases cultes qui les ont rendus célèbres, servirait pleinement à notre histoire.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=3392

Posté par le Avr 23 2011. inséré dans ACTUALITE, HOTE DU JOURNAL. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

11 Commentaires pour “« El-Hadj KANDSI Slimane : Cet ange qui mérite mieux que d’être boudé » (3ème PARTIE)”

  1. ya moumnine

    hadj kandsi est hospitalisé gravement malade et II est fait part d’un besoin urgent de sang Rhésus B + pour Hadj Kandsi Slimane.

    Prière à toute âme charitable de se diriger vers le CHU Dr Hassani AEK.

  2. URGENT

    urgent à tout les internautes bel abbesiens

    priere de mettre en bannieres sur vos face book et blogs respectif cette bannieres

    APPEL DE SOLIDARITE: Selon des sources fiables, l’artiste Kandsi Slimane est hospitalisé au CHU Hassani Abdelkader. Ce dernier nécessite un don de sang B+.

  3. Brahim

    Il faut aller à la maternité ils ne sont jamais à cours de sang là bas .

  4. URGENT

    OUI OU BIEN DANS LA CASERNE DES SOUS OFFICIERS DE GENDARMERIE ET ILS AIMENT BIEN kandsi ILS ONT TOUS DANS LEUR CHAMBRES SES SKETCH

  5. Samia/Sema

    Faites passer l’annonce sur les ondes de cette fameuse radio de SBA qui passe son temps a faire passer des dédicaces .

  6. Samia/Sema

    Notre père et cher comédien aimé a besoin de sang B+

  7. URGENT

    alllez la radio voix de son maitre au lieu de brosser à fleur de peau les responsables locaux

    passe un appel en urgent pour notre ami kandsi

    • abbassia bent essoura

      sous le sceau de l urgence ce monsieur urgent a le temps de placer des propos inadequats les gens de ce jounal cher monsieur n ont pas besoin des responsables ils ne mangent pas dans tton ratelier je le dis enconnaissant la majorite d ‘eux

  8. ya blal

    ya mr urgent.tout le monde sait ou ce trouve le sang.donc il a fallu qu’un genie pour qu’il nous indique le lieu..quand a moi j’attend a reponse de mon appel a mr kaddour et ould el bled concernenant hami

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