La Voix De Sidi Bel Abbes

DOR BIHA ECHIBANI.Dorbiha.. Qui se souvient de LILI EL ABBASSI & CO?

En attendant un article émanant de Belgique, ou se trouve notre administrateur Salim B, là ou il a rencontré un marocain, un grossiste en alimentation, et qui a lancé dans le marché Belge de la CHORBA nomée : CHORBA SIDI BEL ABBES. Nous avons, à la suite de cette série d’articles signés et proposés par nos amis Senni M, Hadj Douar, Ourred Hamid et Ghalouni Mohamed. Et bien en ayant l’esprit sur la prochaine Bessma.net. Nous  avons pensé à cette  revue de presse sur les chanteurs juifs en Algérie dont Lili Labbassi..

Ils fondent en quelque sorte un espace culturel pluriel où se profilent à la fois le substrat local (langue, rythmes, traditions, rituels) et les nouvelles perspectives de création culturelle qui agitent le monde. Aujourd’hui, alors que la communauté juive a quasiment disparu de l’espace social et culturel algérien, certaines personnalités, telles Yafil, Lili Bonniche, Lili Labassi, font partie de la mémoire culturelle en Algérie.

En 1861, quand Alexandre

Christanowitsch cherche à découvrir les interprètes de la musique arabo-andalouse à Alger, il rencontre quelques musiciens juifs et musulmans. Certains grands mélomanes juifs sont considérés parmi les meilleurs interprètes de cette musique au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Yossef Eni-Bel Kharraïa, Maqchiech (mort en 1899), ou maalem Ben Farrachou (1833-1904) eurent, par exemple, une influence décisive dans sa conservation et sa vulgarisation. A la même époque, Feydeau, en visite à Alger, rend compte du caractère métissé des artistes qui produisent la musique savante et parmi lesquels on compte des musiciens juifs. La présence de ces derniers est souvent attestée, comme à Mascara, durant la période de l’Emir Abdelkader, ainsi qu’en témoigne Daumas en 1838.

Quelques faits illustrent le partage de traditions musicales entre musulmans et juifs. Deux chanteurs populaires juifs tunisiens marquent durablement la conscience culturelle des musulmans maghrébins dans l’entre-deux guerres : Habiba Messika (1903-1930), venue chanter à Alger en 1923, et cheikh El Afrit (1897-1939). Leurs disques constitueront, avec ceux de Mohamed Abdelouahab et Oum Keltoum, le levain de la chanson de langue arabe.

La proximité artistique et la similarité des registres esthétiques se traduisent parfois par des actes de solidarité. Ainsi, à Tlemcen, les frères Dib Ghaouti et Mohamed, musiciens d’exception, viendront en aide aux musiciens juifs Touati et Maqchich lors des violences anti-juives de 1881.
Il faut signaler que, traditionnellement, des musiciens juifs tlemcéniens participent aux orchestres musulmans : Liahou Benyoucef (1811-1856), Liahou el Ankri (1814- ?), Nouchi Chloumou (1853-1898), Makhlouf Rouche, dit «Bettaira» (1868-1931), Braham Edder’ai (1879-1964), Makhlouf Ayache (début XXe s.), etc. La solidarité professionnelle et artistique intervient également quand la censure coloniale met à l’index les chansons et poursuit les interprètes.

A Mostaganem, entre les deux guerres, Elie Teboul, Meyer Reboah, Issac Benghozi sont parmi les musiciens juifs qui participent activement aux cérémonies cultuelles hébraïques ainsi qu’aux activités profanes où ils font cause commune avec les mélomanes musulmans. Dans sa qacida sur les «gens de Mostaganem», des années ’30,  Abdelkader Bentobdji, un des plus grands poètes mystiques contemporains de Mostaganem, se plaint de ses coreligionnaires qui encensent Meyer (Reboah) et Jacob, considérés comme de véritables cheikhs, de surcroît admirés par les musulmanes.

Il ne faut pas se leurrer pour autant. Seule une partie de la communauté juive est concernée par la culture indigène du terroir et sa préservation. Elle y puise aussi bien une part de son imaginaire d’errance qui la relie à la lointaine Andalousie (dans sa version élitiste) qu’une culture de nécessité qu’elle doit à la proximité avec la communauté musulmane avec laquelle elle partage un univers de référence commun, souvent stigmatisé par l’arrogante distance d’une colonisation triomphante. Ces échanges sont inscrits dans une promiscuité toujours déterminée par une connivence entendue et une méfiance constante.

En 1905, quand Jules Rouanet présente au groupe des savants et érudits réunis à Alger les meilleurs interprètes de musique arabe, deux des plus importants musiciens juifs de l’époque y figurent : Mouzino (1845-1928)  et Laho Serror. Une des plus emblématiques femmes artistes juives fut sans conteste Marie Soussan. Associée à l’émergence du théâtre algérien, à partir des années 1930, elle fut la première femme «arabe» de ce théâtre où, au début, des acteurs se travestissaient pour interpréter les rôles féminins. Elle forma sur scène, avec Rachid Ksentini, un des couples les plus célèbres de l’entre-deux guerres. Egalement interprète de chansons de variétés, elle a enregistré plus d’une vingtaine de 78 tours. Il faut cependant rappeler l’importance d’une Soltana Daoud, dite Reinette l’Oranaise, de Sarriza Cohen, d’Alice Fitoussi ou de Line Monty qui excellaient aussi bien dans le hawzi que les compositions modernes.

Mais c’est dans la médiation entre un espace de légitimité (la Métropole) et les nouvelles formes de diffusion et de prestation culturelles que des entrepreneurs et artistes algériens juifs vont faire preuve d’initiative et d’innovation. Beaucoup de musiciens et chanteurs, en s’installant en France, transportent avec eux les pratiques et convivialités de leur terroir. On y compte Joseph, dit Yossef ou Bâ Yossef  Fhal, cordonnier à Khenchela, joueur de violon et de derbouka, qui se produisait en Algérie et en France ; Simon, dit Salim Hallali ; sa mère Chelbyia ; Elie Moyal, dit Lili Labassi ; Blond-Blond qui doit son sobriquet à son albinisme, Raymond Leyris…

En outre, les musiciens juifs jouent un rôle important dans la généralisation de l’enregistrement discographique. Edmond Nathan Yafil fut le principal conseiller des firmes qui, de la fin du XIXe et au début du XXe siècles, entreprennent des campagnes d’enregistrement des musiques traditionnelles et modernes en Algérie et au Maghreb. Il a lui-même enregistré, dès 1907, sur le premier label en Algérie. Il relèvera dans son opuscule, Majmu’ zahw el-aniss el-mukhtassar bi-el-tbassi wel-qwadiss, (Alger, chez l’auteur, 1907), les chansons du répertoire (en particulier hawzi et aroubi) enregistrées sur disques et cylindres entre 1900 et 1906. Cet ouvrage a été réédité par
Ahmed Amine Dellaï en 2007 au CRASC d’Oran. C’est le cas également de Léon Marchodé Sasportes qui fonde, en 1930, à Alger, la compagnie Algériaphone. Il sera imité dans les années 1950 par Lili Labassi avec Parlophone à Alger et Raymond Leyris avec Hess Moqnine à Constantine.

Edmond Nathan Yafil, dit Yafil Ibn Shbab, est né en 1874 à la Casbah d’Alger, où son père tenait une gargote qui lui valut le sobriquet de «Makhlouf Loubia». Bachelier, en plus d’un diplôme de langue arabe, il publie, de 1904 à 1927, en notation musicale occidentale, l’essentiel du patrimoine musical algérois (en particulier grâce à la collaboration du maître Sfindja) dans une collection de 29 fascicules. Fondateur de la première école de musique arabe algéroise en 1909, puis de la première association musicale El Moutribia (1911), il meurt le 8 octobre 1928. Loué et estimé par les Algériens musulmans, Yafil est reconnu à ce jour comme un des premiers vivificateurs de la musique arabo-andalouse en Algérie, au même titre qu’un Mustapha Aboura. A l’inverse de ses coreligionnaires, inscrits dans une tendance générale de francisation, Yafil va se positionner dans le patrimoine culturel indigène pour affirmer un fonds identitaire profond et savant, la musique arabo-andalouse. De la musique classique européenne, il emprunte les formulations spectaculaires : tenue, dispositif, mode de présentation du concert. Il s’impose comme novateur en rassemblant le corpus épars dans des anthologies et en établissant des transcriptions. Yafil se place dans la modernité en introduisant des formes musicales légères qui s’avèrent en fait un compromis entre le background local et la tradition musicale de variété française.

Le chef d’orchestre Messaoud El Medioni, surnommé Saoud El Wahrani (1893-1943), petit-fils d’un des grands maîtres de Tlemcen, Ichoua Medioni dit «Maqchiche» (1818-1899), tenait également un café dans le quartier juif d’Oran (Derb) où il recevait des artistes musulmans comme les cheikhs Hammada ou Madani. Il fut un des plus importants musiciens en Oranie. Jules Rouanet cite les noms de Braham el Ouarani (probablement el Ouahrani), les frères Amsili, David Davila et Nephtali Sebaoun parmi les meilleurs musiciens de style arabo-andalou à Oran, au début du XXe siècle. Saoud animait les principaux orchestres du genre dont El Andoulissia de 1927 à 1930. Avec le compositeur José Huertas, ils transposent une vingtaine de mélodies, dont la célèbre Touchia Dil. Il a regroupé autour de lui des disciples qui portèrent l’exigence musicale aussi loin que le maître. Il émigra vers 1937 à Paris, où il aurait tenu un cabaret, rue Bergère. Arrêté à Marseille, il fut déporté avec son fils, âgé de 13 ans, vers le camp d’extermination de Sobibor en 1943.

Une autre figure de l’Oranie musicale des années 1930 est représentée par Maalem Zouzou, pseudonyme de Joseph Guenoun (Aïn Témouchent, 1890-Nice, 1975), célèbre pour son interprétation du lamento de Bensoussan. Citons également Lili Labassi (1897-1969), fils d’un musicien chevronné qui perpétuera la tradition savante mais s’illustrera surtout par ses chansons populaires : Koulchi mâa el flouss (Tout avec l’argent), L’Orientale, Ô ma gitane, Bombe Atomique, Wahran el Bahia où il varie les langues et les registres. Il est l’un des rares à avoir édité un recueil de ses chansons en arabe et en hébreu.

Blond Blond (Albert Rouimi), imitateur réputé de Maurice Chevalier et disciple de Lili Labassi, portera jusqu’après l’indépendance, dans ses tournées en France et ses disques, cette culture mixte de musique savante et de chansons légères. Ailleurs, à Constantine, la vie musicale a été longtemps dominée par la figure tutélaire et tragique du Cheikh Raymond
Leyris (1916-1961). Elève de Omar Chaqleb, il regroupa les meilleurs instrumentistes, parmi lesquels son fidèle accompagnateur, Sylvain Ghenassia, père d’Enrico Macias. Toujours dans cette ville, citons Bentari Nathan, Maurice Draï, grand luthiste, Elbaz Bellara, Israël, chef d’orchestre et chanteur des années 1940, Naccache Alexandre, dit Juda, et Simone Allouche-Tammar (1935-1984). Il faut évoquer pour Alger, Edmond Atlan, Line Monty, Lili Bonniche, Luc Chekri et René Pérez qui animèrent la vie culturelle de la capitale au milieu de dizaines d’autres chanteurs et musiciens, ainsi que José de Suza, alias Youcef (Joseph) Hagège, qui traîna ses guêtres à Alger et en France et à qui l’on doit le fameux On m’appelle l’Oriental. Durant plus d’un demi-siècle, beaucoup de ces artistes participeront à l’animation et à la formation des associations musicales et élargiront les cercles de connaisseurs du genre.

Ces artistes s’ancrent, par leur pratique, dans les sociétés où ils évoluent. S’ils sont intimement présents à travers leur art dans la vie sociale et cultuelle de la communauté juive, ils participent pleinement aux événements qui touchent leur environnement social. Ainsi, après la crue de l’oued Aïn Sefra qui dévasta Mostaganem le 26 novembre 1927, Elie
Tebboul enregistre chez Columbia à Paris, en 1928, la «chanson des sinistrés de l’Oranie». L’animation des mariages ou le soutien aux équipes de football par la musique, illustre l’intégration de ces artistes au quotidien social des deux communautés, relevant d’une sorte de convivialité qui transcende les appartenances communautaires strictes pour privilégier les relations nées dans l’espace urbain commun.
Enfin, en France, le cabaret sera l’un des espaces privilégiés de ces artistes. Salim Halali (1920-2005), installé dès 1937 à Paris, y fait l’essentiel de sa carrière. Il dirige, à Paris et au Maroc, plusieurs cabarets. De lui, on se souvient de Dour Biha ya Chibani, Sidi Hbibi, Mahani zine ya laamor, etc. Blond-blond fit les beaux jours des cabarets Soleil d’Algérie (avec Line Monty) et El Djazaïr pendant près de dix ans. Maurice El Medioni travailla au cabaret Le Poussin Bleu, au début des années 1960. Du café mauresque au cabaret oriental de la Métropole coloniale, la transition est vite faite entre une chanson marquée par le patrimoine arabo-andalou et celle qui alterne airs festifs, élégies amoureuses et complaintes d’esseulés. Rapidement, un répertoire se constitue.

Il est indéniable que la plupart des artistes évoqués ont eu jusqu’ici, comme nous l’avons souligné, le redoutable privilège de passer outre les frontières de langue, de communauté, de genre et de territoire dans des circonstances historiques, sociales et politiques marquées par la contrainte et la stigmatisation identitaires coloniales. Nous pouvons leur prêter tous cette belle formule de Jean Cohen : «Et la particularité, nous n’en voulions plus. Nous voulions l’universel». S’ils ont construit des parcours artistiques individualisés, beaucoup d’entre eux ont contribué à fonder des courants musicaux nouveaux, à participer à la sauvegarde d’un patrimoine commun et à traduire plus simplement l’éthique de vie dans les plus belles expressions de l-‘émotion artistique.

NB Le meilleur commentaire  sera trés bien primé.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=18549

Posté par le Nov 10 2012. inséré dans ACTUALITE, CULTURE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

31 Commentaires pour “DOR BIHA ECHIBANI.Dorbiha.. Qui se souvient de LILI EL ABBASSI & CO?”

  1. hanene

    des chibanis dangereux..je n’ai entendu cette chanson dorbiha..mais sur c un parmi tant d »autres qui sera le vainqueur ou …je ne devines pas un autre a vos plumes sur clavier..réjouissez nous de vos connaisances cher amis.

  2. meradi

    la chanson n’est pas de lili el abassi ceci est un pseudo de son nom mais sachez que cette communauté parlait bien l’arabe et chantait dans les fetes dans notre langue.

  3. saim

    mohamed g douar a vos plumes

  4. un parmi d'autres

    Merci à la rédaction de parler de cette musique Arabo-Andalouse qui ne me quitte ne m’a jamais quitté et ne me quitte toujours pas puisque je l’écoute très souvent en pensant à un ami qui est parti alors que je l’avais vu et discuté avec lui au mois d’aout de l’année dernière et qui fut un très grand musicien de cette belle musique bien de chez nous ,c’etait un enfant de tlemcen qui résidait près de chez moi et on abordait le passé en algérie et cette belle musique et dans le Film GUSTO il fait une apparition .
    Quand à Lili Labbassi père du grand comédien Robert Castel ,il avait porté très haut cet musique Arabo-Andalouse ,comme Blon-blon,Reinette l’Oranaise ,luc cherki,Maurice El-Médiouni , Lili Boniche , Selim El-Halali , Line Monty, Cheikh Raymond Leyris (beau père d’enrico )et beaucoup d’autres .
    P

    • un parmi d'autres

      Pardon le message est parti sans l’avoir terminé,et je continu;
      Pour ce qui est de cette belle chanson DOR BIHA CHIBANI ,c’était la chanson que nous chantions dans les mariages et sur laquelle nous dansions la dance EL-HEDAOUYA ;
      je vous fais partager une autre vieille chanson chantée par mon défunt ami René Pérez AYA BERAREJ.
      BONNE ECOUTE
      http://youtu.be/m48sYrh3Aok

      • Albarracin deSBA

        Merci pour ces rappels des nombreux talents d’artistes, qui ont enchanté l’imaginaire se nos parents et de nous mêmes !
        De cette terre Nord Africaine, jumelle de cette Andalousie, la multitude s’est dispersée …
        Demeurera cette évocation antropologique et musical d’un siècle où l’on considérait que ce n’était pas la joie qu’exprimait la musique ou le chant, mais la nostalgie d’un temps qui s’efface…. d’un ailleurs entrevue…d’un regret inexprimable….d’un espoir intime qui nous fait aimer demain !
        Merci et bravo l’artiste qui que tu sois !

    • hanene

      mohamed G Surement il se prépare a nous rafler le titre de un parmi tant d’autes qui a bien réagi.surtout avecla video..ne sait on jamais avec mohamed g et les autres..

  5. un parmi d'autres

    Voici une vidéo en réponse à l’article sur DOR BIHA CHIBANI, réunissant ROBERT CASTEL fils de LILI LABASSI et le grand El-FIRKIOUI évoquant leur la nostalgie

  6. OMAR

    YOUB CANADA BONSOIR
    J’ai su par ton frere Miloud que ton frère Athmane de New York est parti à la Mecque et j’arrive pas à le joindre par téléphone que m’a remis Miloud. En tous les cas je lui dis Hadj makboul ou bel 3aouda inchallah et passe lui le bonjour de ma part
    Amicalement

  7. kerrroum retraité

    bon aeticle

  8. Mohammed.G..

    Bonjour tout le monde,
    Je tiens à apporté un petit correctif sur la fameuse chanson ‘Dorbiha ya echibani’ qui nous a fait vibrer pendant notre jeunesse et que nous interprétions avec une espèce de fantaisie,qu’elle n’est pas du chanteur Lilli El-Abbassi,mais plutôt de Blond Blond de son vrai nom Albert Rouimi,un chanteur juif Algérien natif d’Oran qui s’était illustré d’abord du flamenco en imitant Juanito Valdérama,puis la chanson française dont il interprète ‘Darla Dirladada’ qui était reprise par plusieurs chanteurs ,notamment Dalida dont elle eut un immense succès !!!
    Par la suite,il fit la connaissance de Lilli El-Abbassi,avant de s’élancer dans la musique arabo-andalouse.C’était l’époque du 78 tours puis du 45 tours où Blond Blond, Reinette l’Oranaise, Lili Boniche et Lilli El-Abbassi se produisaient au Casino de Canastel d’Oran.
    Reinette l’Oranaise ,chanteuse-compositeuse,native de Tiaret et de parents juifs a accompagné le maitre incontesté du chaabi El-Hadj M’Hamed El-Anka,à la mandoline et au luth,avant de se mouvoir,après s’être réputé dans la musique Hawzi,Chaabi,Andalou,à Oran et un partout en France .A la suite d’une carrière fulgurante,elle s’illustre par ses chansons Âachqi Fezzine Ensaha ou Kif Aamali ouhilti,entre reprises d’autres chanteurs et ses propres compositions!!
    Je reviens à notre chanson ‘Dourbiha ya echibani’ qui a été interprété par plusieurs chanteurs Marocains et Algériens,notamment :
    Salim Halali,un juif Algérien d’origine de Souk Ahras,dans sa version classique et un autre version avec des instruments modernes et en live.
    Abdellah Elmenaï dans une version sahraoui avec la Ghayta,
    Djaafar Benyoucef en Hawzi,
    Mourad Djaafri en Chaabi en plus de Tchekchbila Telewla,
    Maurice Médioni en andalou,il était un pianiste interprète français de musique endalouse. Ahmed Saber,aussi l’a chanté!!!
    Les Marocains ont repris aussi,cette chanson, dans leur style Gnawa,dont ils prétendent et revendiquent qu’elle appartient à leur terroir et dire que cette chanson a émerveillé notre enfance , qu’on fredonnait pendant de nombreuses années et c’est vrai ce style marocain très chaud a fait le bonheur de plusieurs mariages!!!

    P.S : Je ne tiens pas à être candidat à l’éventuel prix du meilleur commentaire !!!
    Merci !!!

    • elhadj abdelhamid

      Bonjour, Si Mohamed G.
      Je n’ai pas retrouvé la trace de la chanson Dor bha chibani dans la discographie de Blond Blond , le chanteur juif oranais qui avait chanté pour l’indépendance de l’Algérie et qui est retourné à Alger en 1970 et 1974.
      Il semble que la chanson appartient bien à Salim Halali, autre chanteur juif algérien né à Annaba ( originaire de Souk Ahras ). Emigré à Paris, il doit son salut , à l’occupation allemande au premier Recteur de La Mosquée de Paris, un Bel-Abbésien , Si Kaddour Benghebrit qui lui fit faire une carte d’identité de musulman en gravant le nom de son père sur la tombe d’un soldat musulman inconnu. Le film Hommes Libres, sorti en 2011 et passé sur Canal + il y a quelques jours retrace cet épisode.
      En 1949 , Salim Halali s’installe au Maroc jusqu’au début 60 où il retourne en France; voilà ,peut-être, pourquoi les Marocains ont tenté de s’approprier la chanson 100% algérienne.
      Le magazine international Jeune Afrique du Tunisien Bachir Ben Yahmed, un journal pas au dessus de tout soupçon pour les Algériens, donnait du ….chanteur algéro-marocain pour Salim Halali !

  9. Giselle de Marseille

    DALILA A CHANTE A BELABBES ,?

  10. merabbi

    Essalamoualaikoum.

    J’aurais souhaité que nos amis méloman« melomen» s’interessent à ce que certains artistes ont , avaient fait pour promouvoir l’image de l’algérie « leur terre natale» à l’étranger.
    Si au lieu de dénoncer la souffrance du peuple algérien ,ils ont soutenu le bourreau parce que cela faisait et fait encore leur affaire ,la question mérite d’être posée sommes-nous tenus de les évoquer « à en juger certains commentaires sur les tv francaises notamment » ces artistes ne sont jamais positionnés pour leur terre natale .alors cessons de dire qu »ils ont apporté un plus à notre situation d’algerien ( algeriannité).
    Sils sont fiers d »avoir quitté leur terre natale tout en la critiquant ailleurs je pense que le mieux à faire est de parler /mentionner ceux et celles qui ont fait quelque chose pour la cause arabe et l’algerie en particulier car c’est dans l »adversité que l’on reconnait les siens ( une guitare,un piano ou une parole qui n’exprime pas ce que la population ou les petites gens ressentent ne peut qu »être en marge et bien sur ne sera que trompeuse .Mes amis me diront que c’était de l’amour ,et de la joie et que cela permettait d’oublier la souffrance .
    Je leur répondrai que cela servait à ennivrer la conscience nationale et à faire croire que l’on vivait mieux.
    Je ne suis ni contre l’amitié entre les peuples ni pour une musique neutre .
    Un artiste ou un musicien /chanteur se doit de respecter l »intelligence de son admirateur et non l »induire en erreur en lui faisant croire des mensonges

  11. smain

    Si MERRABI cela est un patrimoine pas une tribune politique

  12. GHOSNE EL BANE

    Il faut écouter les chansons dont les paroles vous font rêver ou les paroles QUI vous touchent et en general ce sont les paroles et la musique et surtout l’instrument et la voix…. cette chanson je la trouve ordinaire !!!! je préfère Salam el halali dans YA GHOURBATI

  13. merabbi

    ESSALAMOUALAIKOUM KHOUYA SMAIN!

    AVECTOUT LE RESPECT QUE JE VOUS DOIS ,JE VOUS FERAI REMARQUER QUE LA CHANSON SERT TOUJOURS UNE PETITE IDELOGIE .
    l`histoire nous a enseigné que certains chanteurs illustres chantaient pour faire passer des messages servant une certaine classe ou concept préértabli afin de contrôler les comportement sociaux .
    libre à vous d ìnterprêter cela comme une intervention politisée mais selon moi pour décider de ce qui est patrimoine ou non il faudrait faire une petite décantation et faire passer le message aux jeunes que tel ou tel a aidé EL JAZAIR . Parlons de nos chouyouch ALI maachi par exemple ET LES AUTRES QUI ONT REVEILLE LE PEUPLE. «DOUR BIHA OU AUTRE »ME SEMBLE UN PEU ENVOûTANT POUR NE PAS DIRE IMMORAL et indécent PAR RAPPORT A NOS VALEURS NAAM YA AKHI.
    mais CECI DIT JE RESPECTE VOTRE POINT DE VUE et je ne veux vous en veux pas d.`voir considéré le mien comme « trouble fête». Par contre je suis certain que vous et moi nous nous comprenons .Par ailleurs je vous inviterais à les écouter quand ils sont hôtes de certains média et à ce moment là décidez si cela peut ou non relever du patrimoine .
    Essalamou alaikoum.
    Allah yahafdak inchaallah .

  14. un parmi d'autres

    Sachant que la musique adoucit les Moeurs JIRIMI encore sur la fameuse chanson DOR BIHA CHIBANI du grand chanteur Salim Halali et s’il vous plait l’originale .
    Savez-vous queSalim a failli être englouti dans les nuits et brouillards nazis et n’a du son salut qu’à l’intervention du recteur de la mosquée de Paris qui l’avait protégé de ces monstres qui ont fait beaucoup de dégâts humains.
    à tous je vous souhaite une très bonne écoute .
    Amicalement
    http://youtu.be/EFUbVOKcAJo

  15. NAIMI

    C’EST un bon article qui demontre qu’on peut vivre en parfaite harmonie toutes communautes confondues,mais a entendre ROBERT DE CASTEL qu’on est amis musulmans et juifs c’est une bourde d’un autre age,quand on ne clarifie pas la position de ces artistes envers ce qui se passe en palestine (conquete du territoire qui n’est pas le leur ,extermination des gens a longueur d’annes vouloir nous recuperer sinon on vous traite d’anti semite alors qu’on est semite arabe et juifs,il faut remonter dans le temps qui etaient extermines et qui sont leurs exterminateurs)pourquoi s’en prennent ils aux arabes ou parcequ’ils sont le maillon faible de la chaine ,je dis ça par amertume parceque les choses auraient tournes dans le bon sens,j’ajoute que j’etais fan d’ENRICO MASIAS ?HELAS C’EST PLUS LE CAS MAINTENANT APRES QUE J’AI PRIS ACTE DE CES POSITIONS ENVERS ISRAEL PAYS ENVAHISSEUR ET BELLIGERANT.ET QUE CETTE ENTITE NE DURERA PAS »daouam el hal min el mouhal ».

  16. Roessel Jocelyne

    Bonjour,
    Suite à l’article de Mekki Benatou, je tenais à vous remercier pour avoir cité ma grand – mère Marie SOUSAN, chanteuse en duo avec Rachid Ksentini dans les années 1930, dans son article sur les artistes chanteurs juifs d’Alger .
    Elle a été la première à interpréter la chanson Rimoune Rmatni en 1929 puis Naachaq Labnat 1930 puis d’autres … Il y a 38 disques 33 tours !
    Elle a aussi été célébré au théâtre, ou elle a joué « Djeha » de Allalou en 1926 avec Bachtarzi et Ksentini. Malheureusement, je n’ai plus aucune photo ni aucun disque et pas de film non plus … J’aimerais tant la revoir sur scène pour montrer à mes petits enfants le talent de leur arrière grand mère !
    Merci beaucoup de m’avoir lu.
    Jocelyne ( née à Bejaia en 1955 )

  17. HBF

    @Jocelyne Ces chansons font partie du patrimoine et la mémoire les conserve a ce jour Mais les générations d’artistes nouveaux doivent les reprendre a mon humble avis.

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