La Voix De Sidi Bel Abbes

Devoir de mémoire….sans sépulture Par notre ami Mémoria.

Le partage de l’article « Ne pas instrumentaliser les massacres du 5 juillet 1962 » et qui a suscité tant de polémique et  projections nécessite un complément d’informations contenues dans ces deux articles précédents de la rubrique « Oran 1962 » présentée par le site de la LDH de Toulon.
Posté par Mémoria à la VDSBA!

Les événements tragiques de l’année 1962 restent présents à l’esprit des Oranais des deux bords de la Méditerranée… Houssine Mourad Salim, psychologue clinicien, invite les historiens algériens à participer, au côté des historiens français, au travail nécessaire de mémoire et d’histoire sur tous ces drames.

Vous trouverez ci-dessous deux articles qu’il a publiés dans la presse algérienne à un an d’intervalle : le premier publié dans El Watan, le 19 août 2007, le second le 1er octobre 2006 dans Le Quotidien d’Oran.

Début juillet 1962… reste synonyme pour Oran et les Oranais des deux côtés de la Méditerranée… d’évènements tragiques, atrocités, crimes et assassinats que la mémoire orale attribue aux belligérants de l’époque : OAS, FLN, armée française, harkis et irréguliers de l’ALN.

A la veille de l’Indépendance, Oran va devenir une zone de non-droit où les exactions se feront en plein jour et en plein public. Des innocents se feront trucider à la place des criminels qui avaient l’habitude de se payer un Arabe après l’anisette… devant des terrasses de café sur les boulevards d’Oran. Les vendettas vont prendre le dessus avec tout leur rituel émotionnel, occasionnant des traumatismes qui perdurent à ce jour même en Algérie et dans l’Hexagone… Dans « Oran et l’OAS : devoir de mémoire et décrispation… », publié dans Le Quotidien d’Oran n°3584 du 1er octobre 2006, nous évoquions déjà la participation d’anciens témoins et acteurs dans ce débat mémoriel incontournable dans la psychothérapie collective qui s’annonce sous de bons auspices avec l’implication de personnes de bonne volonté, des deux côtés de la Mare Nostrum, pour baliser les pistes menant à une réconciliation que les uns formulaient hier en « traité d’amitié » et les autres conjuguent aujourd’hui en « union méditerranéenne »…

Les visites privées de pieds-noirs se banalisent et augmentent tant en qualité que quantitativement. Des tours opérateurs s’impliquent et des associations commencent à négocier suite aux échos des visiteurs qui reviennent dans l’Hexagone se passer le mot de bouche à oreille : « Nous sommes bien accueillis ; les jeunes Algériens ne savent même pas qui nous sommes… ; ils sont indifférents mais conviviaux. » Et comme les pieds-noirs (ce terme n’est aucunement péjoratif ou diminutif) appartiennent à la même civilisation orale et méditerranéenne que la nôtre, il reste certain qu’ils font plus confiance aux témoignages de leurs compatriotes que ceux de la presse hexagonale et régionale et certains de leurs gourous… Certains d’entre eux commencent à formuler qu’ils ont été induits en erreur par l’OAS qui leur a fait tout perdre… ! Les analystes ne peuvent ignorer qu’il y a eu clivage dans la communauté pieds-noirs après l’assassinat de Jacques Roseau [1] à Montpellier, il y a quelques années, par des anciens commandos Delta de l’OAS suite à des déclarations où ils remettaient en cause la stratégie suicidaire de cette dernière…

Comme toute psychothérapie collective suppose une catharsis et un déballage — fut-il médiatique —, il relève de la déontologie de faire témoigner des acteurs des deux côtés quitte à créer des « vagues » ou des effets collatéraux aux vivants qui ignorent parfois des histoires de l’Histoire… Nous avions pris l’initiative avec l’aide du Quotidien d’Oran dans ce débat mémoriel pour parler du massacre de la Sebkha en juillet 1962, et par effet d’annonce, de formuler notre bonne volonté pour reconnaître et comprendre la douleur de certains pieds-noirs devant le problème d’êtres chers, suppliciés et disparus dans cette tragédie du 5 juillet… Selon le journal L’Express [2], un rapport commandé par le ministère français des Affaires étrangères et qui devait être remis au chef du gouvernement Dominique de Villepin, donnait le chiffre de 365 victimes (françaises) dans l’Oranais… suite à l’étude des deux historiens Maurice Faivre et Jean Monneret. Tout devoir de mémoire suppose une impartialité et aucun parti pris devant l’évocation d’évènements qui ont traumatisé toute une génération de part et d’autre de nos espaces de vie.

Nonobstant le travail des historiens plus outillés que nous psychologues dans la récupération du matériau historique et événementiel, nous ne pouvons ne pas nous référer, nous aussi, aux témoignages des acteurs de cette tragédie humaine et socioéconomique qu’a été la guerre d’Algérie pour les uns et la lutte de libération pour les autres, ne serait-ce que pour diagnostiquer en identifiant le trauma et interpréter les différentes lectures qui sont à l’origine de toute une programmation audiovisuelle en France et en Algérie (livres scolaires, presse écrite et télévisuelle, multimedia, communication de masse, campagnes électorales…). Cette psychologie de l’histoire si chère à Meyerson reste nécessaire pour comprendre le vécu des autres civilisations, communautés, idéologies et coutumes qui restent des productions de l’humanité toute entière. Des sous-ensembles d’un même ensemble qui ne peuvent être dissociés…

La communauté pieds-noirs ne peut ignorer que la douleur n’a pas de camp… Elle doit comprendre la douleur de ceux-là mêmes qui ont souffert de la disparition à ce jour — sans sépulture — de centaines d’êtres chers dans les environs d’Oran dans une ferme maudite et que nous relate le soldat français Teissonnière dans un livre paru en FranceL’ennemi intime [3] de Patrick Rotmann en 2002 : « C’est à l’occasion de ces distributions que j’ai découvert qu’il y avait d’autres prisonniers cachés dans un silo, un silo enterré dans le sol ; ils étaient trois ou quatre là-dedans, l’ouverture était bouchée par une tôle avec une grosse pierre dessus, et il fallait les tirer par les bras pour les sortir de ce trou. Ils ne devaient pas pouvoir se coucher là-dedans. Ils restaient debout jour et nuit. » Pendant l’année que le soldat français Teissonnière passe dans cette ferme, quarante à soixante prisonniers se relaient en permanence. Ils sont torturés tous les jours. Certains sont transférés au centre d’internement. D’autres y meurent… D’autres enfin sont liquidés. C’est une section qui s’en charge. Un jour, un appelé attend au volant d’un 4×4 rangé dans la cour. Teissonnière interroge le chauffeur : « J’attends un chargement ; on va l’emmener dans la montagne des Lions, à l’est d’Oran. Là, on pourra les abattre, et il y a un grand trou où l’on peut faire disparaître les cadavres… » « Une autre fois, j’ai vu venir une patrouille de half-tracks ; les types étaient tout excités. Ils avaient relâché un prisonnier sur la route et, une fois qu’il s’était un peu éloigné, ils avaient tiré dedans à la mitrailleuse jusqu’à ce que son corps se disloque. Alors celui-là, je suppose que c’était un type dont il fallait justifier la mort ; il fallait un simulacre d’évasion. Alors que les autres, ils pouvaient disparaître sans qu’on rende compte. » Le soldat français Teissonnière n’a jamais réussi ( ?) à savoir à quoi correspondait le centre de torture où il avait échoué. Ferme sans nom, où arrivaient les raflés des environs, où des officiers de l’armée française torturaient à la chaîne devant des appelés blasés. Ferme de la mort, dans la campagne aux environs d’Oran… Loin de nous l’idée de faire une comptabilité macabre du chiffre approximatif des suppliciés jetés dans les grottes de cette montagne des Lions, systématiquement pendant des années, sans sépulture à ce jour… Ont-ils été engloutis par la mer ? Ils auraient été rejetés sur le rivage environnant et les plages, et cette hypothèse est à rejeter car il y aurait eu présence de corps et de traces que le DOP [4] basé dans cette ferme voulait justement faire disparaître… Leurs familles n’ont pas fait le deuil de leurs disparus à ce jour…

Les autorités locales algériennes savent-elles au moins que la montagne des Lions abrite dans ses entrailles des centaines à un millier de restes de suppliciés de la guerre d’indépendance qu’elles ont fêtée ce 5 juillet 2007 à quelques kilomètres de là… ? « La douleur n’a pas de camp. Comprendre celle des autres aide à atténuer la sienne ! »

Oran et l’OAS : devoir de mémoire et décrispation…

Je ne puis que me réjouir en tant que lecteur du Quotidien d’Oran que notre journal participe au débat mémoriel qui n’en finit pas sur les séquelles de la guerre d’Algérie des deux côtés de la Méditerranée. L’opinion publique reste un paramètre incontournable et il y a lieu de lui donner des tribunes et forums dans tous les pays démocratiques qui se respectent. Elle en est arrivée à faire et défaire des systèmes politiques et gouvernements qui se prenaient pour invulnérables. Il serait de bonne guerre — le terme est-il adapté ? — que les révélations, témoignages, regrets et confessions d’acteurs vieillissants ayant participé à cette guerre impitoyable et ses exactions/dérapages ne soient pas l’apanage des éléments d’un seul belligérant, l’armée française…

Le cas des événements d’Oran en juillet 1962 reste l’exemple même d’une Histoire à plusieurs lectures où les historiens furent marginalisés par les officiels en quête de légitimité et qui furent pour beaucoup dans le retard du processus démocratique en Algérie, de par leur excès de zèle à être plus patriotes que les véritables libérateurs de l’ALN ; ce n’est pas pour rien qu’ils furent affublés par ces derniers de… « marsiens » ou combattants de la dernière heure… à l’origine de dérapages et exactions contre des Européens qui payèrent de leur vie les crimes de l’OAS dont les éléments réussirent à prendre avion ou bateau bien avant eux avec armes, bagages et argent… Le massacre d’Oran, plus précisément la boucherie de la Sebkha du côté de Petit Lac reste une page noire de l’histoire de cette ville qui en a connu d’autres sous le règne des Espagnols où des milliers de juifs furent exterminés en une seule journée du côté du quartier de Sid El Houari (Place des Quinconces, grand bassin, place près de l’ancienne sous-préfecture/tribunal actuellement). En 1940, plus d’un millier de marins français furent surpris par la Navy britannique dans la rade de Mers El Kébir. Quant aux autochtones algériens, il n’est pas un jour où des travaux de construction ne révèlent restes et ossements dans cette terre nourricière qui est la leur…

Loin de nous de faire une comptabilité morbide, de justifier un massacre par un autre massacre… post mortem. Laissons les martyrs dormir en paix de leur repos éternel et pensons ensemble aux jeunes générations qui ont déjà oublié — n’en déplaise à certains « commerçants et usurpateurs de mémoire ». Mon article interpelle les historiens algériens à participer par les médias à ce devoir de mémoire et débat avec les outils qu’ils ont acquis après une longue période de latence. Les historiens français ne peuvent monopoliser à eux seuls ce grand déballage ; il y a risque de déviation de l’histoire factuelle puisqu’ils ne détiennent pas toutes les archives et témoignages locaux. La mémoire orale a aussi ses « trous », ses affabulations, ses éléments de sublimation qui se subjectivisent avec les années pour devenir presque de la mythologie où il y a osmose entre rêve et une réalité qui s’estompe avec les décennies… Comme rapporté par Le Quotidien d’Oran du 20 septembre 2006 : « Selon le journal L’Express, un rapport commandé par le ministère français des Affaires étrangères et qui doit être remis au chef du gouvernement français, Dominique de Villepin, donne le chiffre de 365 victimes dans l’Oranais. L’étude, explique le journal, s’appuie sur les dossiers des pieds-noirs disparus et a été menée par deux historiens, Maurice Faivre et Jean Monneret… On est loin du génocide dénoncé par les associations jusqu’au-boutistes ! note le journal. »

Un exemple de cette participation à l’écriture de notre Histoire commune reste le livre « La guerre d’Algérie/la fin de l’amnésie/1954-2004 » sous la direction de Mohammed Harbi et Benjamin Stora paru chez Robert Laffont. Concernant ces même événements d’Oran, à la page 471 du livre sus-cité : « …A Oran où les quartiers israélites (Derb) sont constamment en butte à des attaques venues des quartiers musulmans, un des commandos de secteur dits « commandos collines », composé d’une majorité de jeunes juifs renforcés de quelques goys, outrepassera largement le cadre de l’autodéfense en portant la responsabilité de graves attentats : assassinats du lieutenant-colonel Rançon chef du deuxième bureau, puis de son successeur le commandant Maurin, du directeur des PTT, M. Demar, de plusieurs élus locaux ; attaque de l’hôpital puis de la prison de la ville avec tentative d’incendie ; participation au bombardement meurtrier du quartier des Planteurs. » A la page 473, nous pouvons lire : « Susini, seul maître à bord du navire activiste (OAS) depuis le départ de Pérez, le 14 juin 1962, souffle le chaud et le froid. Il n’en continue pas moins les négociations avec un représentant du FLN, le docteur Mostefaï. Plus discrètement encore, le futur ministre des Affaires étrangères Mohamed Khemisti aurait joué un rôle capital dans ces tractations qui, le 17 juin, débouchent sur un accord immédiatement annoncé à la radio. » « Algériens d’origine européenne, au nom de tous vos frères algériens, je vous dis que, si vous le voulez, les portes de l’avenir s’ouvrent à vous comme à nous », déclare le docteur Mostefaï sur les ondes officielles. « Annonce confirmée dans la soirée par le Comité supérieur de l’OAS au cours d’une émission pirate et le 19 juin par Susini en personne qui, évoquant explicitement l’accord que nous avons conclu avec le FLN, rend hommage à Mostefaï et à Farès pour leur ardent patriotisme algérien et leur sens politique tout en appelant les Européens à la vigilance et à la discipline pour que la paix l’emporte. » [5]

Cette lecture d’historiens nous amène à poser certaines questions sans chercher à nous substituer aux analystes, tout cela dans le seul intérêt des jeunes générations concernées par une réconciliation que se doivent de leur assurer les protagonistes de ce conflit de la décolonisation ; réconciliation entre deux peuples qui ne se sont jamais haïs comme le jurait notre poète le regretté Bachir Hadj Ali. Le FLN historique et l’Etat français signèrent le 19 mars 1962 les accords d’Evian dont un article prévoit prendre en charge les séquelles de ce conflit meurtrier.
– Doit-on imputer le massacre d’Algériens dans les rues d’Oran à la veille de l’indépendance à l’Etat français et à son armée ?
– Doit-on responsabiliser la France d’aujourd’hui pour les milliers d’assassinats et meurtres au faciès commis par des sympathisants armés de la nébuleuse OAS, souvent d’origine juive, espagnole, maltaise, italienne et allemande… ?
– Doit-on accuser l’ALN, structurée et organisée comme elle l’était à cette époque, d’un génocide à Oran/Petit Lac alors qu’elle y était absente et bien plus loin que les unités françaises qui se trouvaient à seulement quelques centaines de mètres de la boucherie sous le commandement du général Katz… ?
– Peut-on identifier tous les civils, de part et d’autre, aveuglés par la haine et l’instinct de vendetta pour avoir vu tuer sous leurs yeux des membres de leur famille, assister au viol de leurs soeurs et la torture des leurs… ?
– Doit-on omettre de signaler que des centaines de Français — certains catalogués comme disparus — sont restés chez eux en Algérie sans jamais être inquiétés, la plupart en âge avancé, sous la protection de leurs voisins algériens qui les assistèrent jusqu’à leur mort, ayant rompu toute relation avec la France ou l’Espagne républicaine ? D’autres terminèrent leur aventure en asile psychiatrique… algérien. La guerre reste une pathologie du genre humain même si Gandhi apôtre de la non-violence déclarait « avoir le courage de mourir tué que d’exercer une violence sur quiconque ! Mais qui n’a pas ce courage doit se défendre et mourir tué car la lâcheté est une violence morale ! »

En espérant que cette modeste contribution puisse décrisper l’atmosphère de ressentiment qui existe encore chez les acteurs de cette confrontation et renforcer le réseau associatif algéro-français « Nouvelles Générations » dans les échanges culturels (tourisme, jeunesse et sports, éducation, santé et solidarité).

Notes

[1] Jacques Roseau : chef du mouvement Recours des rapatriés d’Algérie. Aurait été étudiant à l’université de Es Senia, Oran.

[2] Voir, ci-dessous, l’article du Quotidien d’Oran du 20 septembre 2006.

[3L’Ennemi intime de Patrick Rotmann, « Usines de la mort » page 179, éditions du Seuil Paris, éditions Rahma Alger 2002.

[4] DOP : détachement opérationnel de protection ; unités de l’armée française chargées de la collecte du renseignement par tous les moyens…

[5] Source : Troisième partie : Rémi Kauffer : « La guerre franco-française d’Algérie », page 451.

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Posté par le Mai 22 2014. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

21 Commentaires pour “Devoir de mémoire….sans sépulture Par notre ami Mémoria.”

  1. faouzi

    les historiens sont fénéants

  2. elhadj abdelhamid

    Bonsoir
    Mon cher Mémoria, j’ai été tenté de titrer mon commentaire d’un présomptueux Autopsie d’un drame oranais.
    Lorsque l’OAS a été gagnée par le doute sur l’issue « nationale » de son combat ( l’Algérie Française ), l’organisation, peut-être leurrée par la démographie, avait réduit son ambition territoriale à la revendication de l’Oranie, ce qui pourrait expliquer, à Oran ou même à Sidi Bel-Abbès, toute « l’énergie du désespoir » de l’OAS ( de Décembre 61 à Juillet 62, soit quelques mois, l’OAS a fait 4X + d’attentats que le FLN en 7 ans ) et… la violence « symétrique » des « Arabes » dont les plus zélés furent les « Marsiens » soucieux, pour beaucoup d’entre aux, d’effacer un passé douteux. Mais, bien plus que les Pieds Noirs, ce sont les Harkis, les Français musulmans, qui ont fait les frais de la « vendetta »
    Sidi Bel-Abbès a figuré sur un plan de partition de l’Algérie comme le centre de gravité géographique, démographique et…militaire ( grâce à la Légion Etrangère, armée « irrégulière » ) d’une Oranie espagnole, reconquise, objectif moins chimérique pour Salan réfugié chez Franco.
    Après les Accords d’Evian, l’armée régulière n’avait pas suivi l’OAS mais, à Sidi Bel-Abbès, si l’armée avait aussi observé une position loyaliste républicaine, la Légion Etrangère du Colonel Brothier, dernier commandant, solidaire des putschistes, a fait sienne la cause de l’organisation rebelle. La Légion étrangère refusait le statut d’armée défaite et acceptait mal, elle qui fêtait, chaque 30 Avril, Camerone, son haut fait d’armes de l’Amérique Latine, d’être délogée de Sidi Bel-Abbès, « sa maison » bâtie de ses propres bras au début de l’expédition coloniale.
    Brothier avait même hébergé le général Gardy, successeur de Jouhaud, et le colonel Dufour, débarqué d’Allemagne, qui s’étaient mis en tête d’organiser…la résistance européenne dans son dernier bastion, l’Oranie !

    Curiosité opportune de l’Histoire, La Légion Etrangère, créée en 1831 est cédée à….l’Espagne en 1836 et cesse de faire partie de l’armée française jusqu’à la création de la Nouvelle Légion Etrangère, renforcée pour affronter…l’Emir AbdelKader !
    Années 40 aussi, Sidi Bel-Abbès était devenue « une enclave andalouse en terre d ’Oranie » et Franco, Le Caudillo, redevable à son frère le Führer qui l’avait aidé, avec ses bombardiers, à gagner sa Guerre d’Espagne contre son peuple, avait négocié, avec les Alliés, sa neutralité dans le conflit mondial contre…l’Oranie !

    Mon cher Mémoria, la mémoire oranaise ne fera jamais le deuil des « événements » de 62 tant qu’elle restera un fond de commerce électoraliste cyclique d’une droite habile à manœuvrer les cœurs meurtris à défaut de convaincre les consciences éveillées .
    Pour ma part, je préfère m’en tenir à un « dialogue » franco-algérien et faire mienne sa conclusion. Celui d’un débat en 1972, sur Antenne 2, entre un officiel algérien du FLN et un ancien officier français.
    L’Algérien : Aucun Algérien n’avait souhaité le départ des Pieds Noirs.
    Le Français : Nous ne pouvons pas passer notre vie à nous jeter nos cadavres !

  3. Une pieuse pensée aux 15 morts assassinés le 26 mai 1962 par l’OAS dans le petit village de Prudon, l’un des membres de cette organisation meurtrière identifié fut le petit fils d’un colon français notoire et fondateur du village, il vit encore.
    15 arabes tués dans un petit village et parmi une population à prédominance coloniale, c’est un nombre impressionnant. Aucun colon tué depuis l’assassinat de Jules Bleuze (maire de SBA) le 11 oct 1875.
    Les victimes de l’OAS :« Mellal Ahmed – Abdelkader o/Madani – Djoubrane Djillali – Abdellah Benbouras -Boutouizra Benali -Mekki Mohamed – Hennan Mahieddine – Houari Benamar – Saffer Baghdad – Messabih Ghalem -Maachou o/Mohamed – Harraz Habib – Bendouma Benhmidi – Guerouach Ghalem – Mekhachef Elkhair ».
    Un devoir de mémoire s’impose aux autorités locales.
    Allah Yerham Echouhada.

  4. Hor El abbassi

    Doc Douar pas de nouveau article nostalgique

  5. Mme CH

    Ah! Connivence quand tu nous tiens….!!!!!

    Merci, Mr DOUAR d’avoir eu une pieuse pensée aux 15 morts assassinés par les criminels de l’OAS….!!!! Au moment, où certaines espèces, tels que les ex et news H, les orbitons de H.F, les manchots nourris au fromage puant de Normandie, les Oursons en peluche, les Aras bleus, les souris, les mouches artificielles….etc…. veulent nous faire tourner les pages de notre histoire à la, va-vite, et faire en sorte d’occulter les massacres qui ont été commis par l’armée française comme c’est le cas de nos martyrs à la montagne des lions Allah Yarhamhoum, ou par les assassins de l’OAS…!!!
    Lisez bien, les éléments du Rassemblement national des français d’Algérie et leurs amis (RNFAA) -(Réfléchissez bien à ce terme leurs amis. Qui sont leurs amis????)- ont obtenu l’accord du député-maire de Saint-Raphaël (Var), Georges Ginesta, pour l’inauguration d’une stèle le « 5 Juillet prochain », en « hommage à ceux qui sont tombés pour que vive la France en Algérie »….et cette nouvelle a été annoncée sur plusieurs sites nostalgériques….!!!

    Sans contester le libellé de l’inscription envisagée sur la stèle, J.F Gavoury, président de l’association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS , s’adresse à ce député-maire, pour l’informer « des dérives auxquelles l’existence s’un tel monument risque de donner lieu… »…. »Tout en demandant l’interdiction d’y célébrer la gloire des personnes s’étant rendu coupables ou complices d’assassinats et attentats commis au nom ou pour le compte de l’OAS…. »….!!!

    Alors, pourquoi, certains veulent qu’on ferme nos gueules, nous les victimes de la colonisation, alors que les criminels osent sans avoir la moindre honte, ni remord, ériger une stèle pour commémorer d’anciens terroristes de l’OAS…???? Drôle de monde à l’envers….!!!

    Ils nous demandent de se la boucler, alors qu’il y a 4 jours à El Watan, on peut lire un article intitulé: »l’OAS passe les Pyrénées pour glorifier ses tueurs »… »L’Adimad, prête-nom de l’OAS, envisage d’édifier dans la province d’Alicante en Espagne, une stèle dédiée nommément à Dovecar , Piegts, Degueldre et Bastien-Thiry…. »…. »Ce mémorial a aussi pour vocation de remercier le peuple espagnol de l’accueil réservé aux combattants de l’Algérie française en 1962… » Et dire que ce sont les algériens qui font actuellement le bonheur de l’Espagne en pleine crise économique….!!!!

    Selon M. Gavoury, une telle stèle, » c’est en réalité, pour établir précisément en face de l’Algérie plus qu’une continuité revancharde, un véritable front de la renaissance du fascisme »…Il ajoute: »ce qui rend encore plus inquiétante cette nouvelle montée au créneau de l’OAS, c’est que son annonce en a également été faite par l’association des nostalgiques de l’Algérie française, le Cercle des algérianistes, structure qui affichait peu, jusque là, ses penchants vers l’organisation terroriste, l’OAS… »

    Alors, chantons les chansons de la dormette, pendants que les loups se préparent à « s’attaquer » aux agneaux de la bergerie…!!! Pôvre de NOUS…!!!

    Faites travailler un peu vos méninges, enfin je ne parle pas pour les benêts, les amnésiques, et ceux qui n’aiment que certains articles de MR DOUAR…!!!
    Pourquoi les Juifs et les Sionistes n’ont pas tourné leurs pages bien au contraire, ils en profitent pour mettre le monde sous leurs pieds..???!!!!

    Merci beaucoup, MRS Mémoria et DOUAR pour ce devoir de Mémoire…envers les Oubliés de la montagne des lions et du village de Sidi Brahim…!!!

    • Mémoria

      Si la belabbésianité se limite à ne pas réagir à cette information des 150 disparus FLN des prisons de la Légion pour être offerts aux gerboises françaises au nom de la Science….coloniale…!
      Si la belabbésianité se limite à …accepter que des mascaréens fiers de l’Emir Abdelkader fassent entrer dans l’éden(Paradis) de Sidi Bel Abbès un cheval de Troie guidé par une pseudo De Fontenay ,alsacienne d’origine juive ,se targuant de faits de résistance contre les nazis,avec l’intention de « dénuder » la tradition et la horma du terroir à quelques mètres d’un cimetière des martyrs….!
      Si la belabbésianité se limite à demander à des docteurs et intellectuels de ne pas avoir la nostalgie du passé et de se taire…….
      …………………………….la connivence ne peut venir que des comités d’accueil qui se font et refont dans les coulisses sur le dos d’une opinion publique déculturée et dépolitisée.Je voudrais tellement me tromper Mme CH et Docteurs ElHadj et Douar !!!
      Bonne nuit !

  6. Zabana

    Merci Mr mémoria pour cette laborieuse contribution, d’avoir compris qu’il fallait compléter le premier article afin de bien nous informer, on voit bien votre attachement juste au devoir de mémoire par lequel vous avez vraiment éclairé le chemin au lecteur, aux jeunes surtout afin qu’ils comprennent mieux l’histoire commune aux de rives et puissent , on l’espère, avancer vers un avenir meilleur.

    Je tiens aussi a remercié l’apport sans relâche de compléments d’informations a chaque fois que l’occasion se présente ,: Mme CH, Mr Senni, Mr Douar , Mr El hadj et tous ceux qui ont le souci et le courage de transmettre la vérité.
    BARAKA ALLAH FIKOUM
    Mes amitiés.

    • Zabana

      je demande aussi de m’excuser pour mes fautes d’orthographe qui sont souvent flagrante …(rire)

    • Mme CH

      Mr Zabana vous ne connaissez pas la meilleure….!!!!! Alors prenez place, tiens je vous offre aussi un café pur Arabica, et bonne lecture…..!!!!

      Jusque là, c’était un chapitre méconnu de l’Histoire, et c’est l’ancien chef du gouvernement, porte-parole des négociateurs du compromis d’Evian qui, dans un entretien à l’APS, en 2012 est revenu sur l’implication de ladite Israël dans les activités terroristes de l’OAS, qu’il avait déjà révélée dans son livre sur « les Accords d’Evian ». Alors Mr Réda Malek précise que « des éléments terroristes dits israéliens de l’Irgoun de Menahem Begin se sont introduits sur le sol algérien pour contribuer à imposer la solution voulue par l’OAS à la question algérienne ». En plus de faire capoter les accords d’Evian, l’autre but de la présence de ces terroristes dits israéliens est, a affirmé, « de créer un Etat pour la minorité européenne au Nord du pays. »
      « En 1960, c’était David Ben Gourion qui avait demandé lors de sa visite à Paris, à De Gaulle de créer un état pour la minorité européenne au Nord de l’Algérie » a-t-il déclaré. Et, contrairement à l’effet escompté, les attentats de l’OAS ont réussi à précipiter le départ des pieds-noirs « au moment où l’attitude dite israélienne avait aussi dissuadé la minorité juive d’épouser les thèses indépendantistes du FLN, malgré l’engagement de quelques juifs algériens dans le combat pour la liberté… »a-t-il indiqué….!!! Alors, Mr Zabana, on peut dire, maintenant, que les algériens n’ont rien avoir avec le départ précipité des pingouins noirs et des juifs francisés grâce à la loi Crémieux vers la Pingouanie, ils doivent demander des comptes à l’OAS et à ladite Israël…!!!

      D’ailleurs même De Gaulle a demandé à ladite Israël de cesser ces agissements. « C’était Charles De Gaulle qui avait envoyé un émissaire en Israël pour exiger de Begin d’arrêter d’envoyer ces éléments en Algérie » a-t-il révélé.

      Au fait, il s’agissait d’accorder un délai de trois ans pour la minorité européenne pour choisir entre la nationalité algérienne et la nationalité française, alors que du côté français, on cherchait un statut particulier pour cette communauté que moi Mme CH, je qualifierai de Statut de ‘Mesmar Djeha’ . Il en est de même pour la base de Mers El Kébir, les français voulaient une enclave de souveraineté française sur le sol algérien, ce qui était contraire aux principes du GPRA…!!!

      Alors, on dit Merci à Mr Réda Malek, au GPRA…….
      Et un merci spécial, à De Gaulle, à l’OAS et à ladite Israël….!!!

      Mes amitiés…!!! Oh! Ne me dites pas que vous avez renversé votre tasse de café pur Arabica…(rires)…!!!

      • Zabana

        @Mme CH
        Comment puis-je renverser un aussi bon café offert par votre honorable personne, Mme CH, en plus 100% Arabica dont la très bonne saveur s’est mélangé avec celle de vous lire, moi qui aime déguster le bon café et la lecture de vos prodigieuses interventions sur la VDSB.

        Je vous avoue que j’ai vidé ma tasse avec la fin de la lecture car cette dernière venant de votre part est comme toujours riche et constructive .

        Mes respects Madame !

        • Mme CH

          Merci, Mr Zabana, contente que vous ayez tout dégusté Monsieur; même si parfois on a la gorge serrée lorsqu’on lit ce que ces terroristes ont fait. et ont voulu faire…..!!!! « Créer une état pour la minorité européenne », il ne manquait plus que ça….!!!! Tout est clair maintenant, car on comprend mieux les origines du terrorisme….!!! Enfin, je ne parle pas pour les myopes et les benêts…!!!

          Ouffffffffff !!! J’avais peur que vous ayez renversé la tasse de café pur Arabica sur le tapis et vous connaissez sûrement la suite de l’histoire…!!!

          Mes Respects Monsieur…!

  7. Zabana

    décidément . ça n’en finit pas …..encore deux fautes (vous et flagrantes) .bref.. ..je sais que l’important est que le message soit transmit……………..(mort de rire de moi même)

    • MADANI

      @ TOUS les fautes dans les commentaires sont des fautes d’inattention , de précipitation, d’oubli , de non maitrise de la langue etc etc etc nous ne sommes pas dans un concours alors arretez de faire remarque sur remarque surtout pour les autres ; SVP………..

  8. Imène

    Merci Mémoria , Mme CH pour ces compléments d’informations sur ctte phase critique de notre histoire – l’oranie la veille de l’indépendance et certainement dans d’autres villes d’Algérie -de lever l’opacité sur les évènements tragiques qui l’ont marqués : qui est ( sont ) responsable (es ) ? oui la guerre reste une pathologie du genre humain..oui la douleur n’a pas de camp , la nôtre nous l’avons bue jusqu’à la lie du calice : 132 ans !
    Puisse ce débat mémoriel apporter la décrispation des liens entre les hommes de part et d’autre, le degel psychologique , l’apaisement des ressentiments et rancoeurs..l’avenir nous le dira !
    Quant à l’implication d’israel – posting de Mme CH- que nous ne remercierons jamais assez pour ses contributions et éclairages hautement salutaires, fructueux et appréciés – je crois que israel est l’antre des conspirateurs fomenteur de troubles et complots …c’est un état voyou qui bafoue en permanence le droit et les conventions internationales, et là où il ya  » tekhlate  » dans n’importe quel coin de la planète …systématiquement israel en au coeur ..en est le cerveau !
    mais que nous réservent encore les dessous de cartes ?? les archives jalousement cachés ?? l’avenir nous le dira aussi .

  9. Mme CH

    Oh! Chère Imène, ne me dites pas que vous ne connaissez pas le seul et l’unique responsable de tout ce fiasco monumental……!!!! Tout ce qu’on a bu jusqu’à « la lie du calice:132 ans » et vous vous posez toujours la question….??? Seule la repentance, la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des explosions atomiques, chimiques et biologiques, la restitution des crânes de Boubaghla et ses chevaliers, l’ouverture des archives, et la restitution du trésor de la régence d’Alger pourront avoir un effet de dégel psychologique et l’apaisement des ressentiments et rancoeurs, comme vous le dites si bien…!!! Par ailleurs, si cela ne dépendait que de moi, je brûlerais le compromis d’Evian qui n’a aucune valeur juridique….!!!

    Je profite pour répondre aussi à notre grand frère Mémoria sur son constat amer sur la « Belabbésianité »…!!! Effectivement , parfois on reste bouche bée devant la réaction de certains Belabbésiens….!!! Mais il y a un autre genre de belabbésianité, comme celle de l’auteur d’un article publié au quotidien d’Oran, le 18 Mars 2009, il s’exprime: « …….Aussi, les Belabbésiens durent-ils organiser tous seul, sous l’égide des commissaires politiques du FLN sortis de leur clandestinité, leur propre survie. votre serviteur âgé de huit ans, se rappelle avoir rejoint avec ses parents, le quartier village Abbou limitrophe à village Errih. Et autres quartiers de la Graba, Sidi Amar, Monplaisir où s’était cantonnée la population musulmane. les rares algériens de l’autre partie de la ville, Sidi Yassine, Faubourg Thiers, Calle de Sol, menacés ont rejoint les leurs en ville arabe où ils étaient tous logés….. » On sent que c’était un climat de terreur….!!! Il ajoute: « Dans la ville arabe assiégée se posaient moult problèmes. Approvisionnement en denrées alimentaires, soins médicaux, mais grâce à l’apport de la campagne contrôlée par l’ALN et des grossistes se ravivaient en dehors de SBA en évitant les villages contrôlés par les ultras de l’OAS. A signaler les bombardements de la ville arabe à partir de la cité européenne du haut du monticule de Sidi yassine qui vont marquer les mois qui s’ensuivirent. Les morts étaient enterrés dans le deuxième cimetière musulman (Moulay AEK), côté Est de la ville, afin d’éviter l’avenue Kléber (aujourd(hui lieutenant Khalladi) menant au mausolée de SBA et qui était contrôlé par l’OAS. Les Belabbésiens assiégés livraient le combat de survie pour faire aboutir la dernière grande bataille, à savoir la perspective du référendum fixé au 1er Juillet 1962 et que l’OAS cherchait à saboter…. » ensuite, il précise que des groupes d’auto-défense ont été créés sur place.. »….. »Les assassinats devinrent quotidiens, tout arabe rencontré était systématiquement abattu, se multiplient alors les scènes de lynchages et de massacres collectifs. Au 4ème étage du HLM bâtiment F3 à 60 m de la demeure de votre serviteur, six personnes de la famille ZAÏDI ont été toutes passés à l’arme. Un bébé survivra. Au Campo (Haï Boumelik) six autres personnes sont exterminées par balles et à l’arme blanche, leurs extraits de décès portent tous la même heure. Le nourrisson exterminé était né le 25 décembre 1961 (6 mois). A Belarbi, huit personnes ont été tuées, 14 autres sont tués non loin, le même jour … » Quelle horreur…!!!! Ils voulaient rester Bessif, sur les cadavres des « indigènes »…..!!!!
    « Cette recrudescence d’attentats totalisera 174 morts, où une véritable course contre la montre est engagée par les jusqu’au boutistes de l’OAS… »….. » Mezouari, un intellectuel, est abattu au centre ville. Attar Belabbés, tailleur de profession et connu par ses idées nationalistes, subira le même sort. Un autre intellectuel tombera, il s’agit de Moulshoul Benamar. « …..!!! Alors, dites-moi chère Imène, vous ne savez toujours pas qui sont les responsables de cette tragédie humaine et environnemental avec toutes ses dimensions, bien sûr dans le cadre de la Théorie M..?????….!!!

    Par contre l’avenir nous dira qui seront les traîtres…..!!!!

    Mes amitiés

    • Mémoria

      Bonjour Imène,
      Lorsqu’une assemblée nationale française s’investit par lobbies et groupes de pression en s’ingérant dans l’espace souverain d’un pays comme la Turquie,en lui demandant de reconnaître sa responsabilité dans le génocide arménien,nous tombons soit dans la démesure néocoloniale soit …..dans la réciprocité diplomatique…Il ne peut avoir reconnaissance du génocide arménien de 1915 par la Turquie sans reconnaissance de la responsabilité de l’armée française dans un ethnocide en Algérie par l’Etat jacobin de France et de Navarre…!!!
      Sauf évidemment si nous n’avons pas la même arithmétique…..!
      Et si ,à ce jour,les chambres françaises se refusent à ouvrir les dossiers pendants de la nuit coloniale….pour normaliser l’association France-Algérie,si les média diluent la réalité socio-démographique du syndrome algérien en focalisant sur les micro-traumatismes de certaines communautés,le traitement ne sera que ponctuel et les relations algéro-françaises ne se limiteront qu’à la variable linguistique très aléatoire….!
      L’intelligentsia française qui n’est plus celle des années 60 devra s’autodéterminer sur cette question pendante de la reconnaissance par l’Etat Français de sa responsabilité dans une forme d’ethnocide en Algérie depuis 1830 à 1962…Sinon comment ne pas croire à une tentative de banalisation et d’occultation d’un crime contre l’humanité par une mentalité néo-coloniale avec la connivence passive …..des indigènes de la république ????
      Allah Yarham Chouhadas !

    • MADANI

      @ MME CH j’aimerai bien avoir les references de cet article du quotidien d’oran dont vous citez cet extrait il est interessant pour l’histoire de la ville et je vous dis que je suis sans voix devant votre documentation à l’infini comment retrouver tout ce qu’on veut lire vous etes une professionnelle ? merci

      • Mme CH

        Tout d’abord, salam Mr MADANI……!!! Ou là! Vous me décevez un peu…(rires).! Ne sous-estimez surtout pas une Autruche Algérienne qui est une lectrice assidue de tout et de rien….!!!

        C’est une bonne chose que vous vous intéressez à l’histoire de la ville; l’article est intitulé: » Sidi bel Abbés: Retour sur les crimes de l’OAS » publié dans le Quotidien d’Oran le 18.03.2009. Vous le trouverez aussi sur Djazairess, ainsi que l’auteur…!

        Bonne lecture…!

        • MADANI

          @MME CH salam merci j’ai retrouvé l’article de mr kadiri je l’ai lu djazairess c’est la première fois que je découvre vous aussi vous me décevez parce que je me suis tjs intéressé à ma ville ou je vis mme c’est la moindre des choses car je suis un lecteur assidu depuis belle lurette mais je crois que vous me dépassez !ces jours ci vous avez posté un commentaire sur la (que vous appelez décennie noire ) vous parliez d’un belabbésien assassiné par je ne sais qui ? pour votre info il s’agissait de Bachir f’kih qui a dénoncé le fis notez le mme encore une fois merci de vous lire et d’apprécier vos positions digne d’une autruche algérienne

  10. Imène

    Bsr Mme CH :
    voilà ce qui se passe lorsque on ne se relit pas ! en fait je me suis trés mal exprimée ..mon idée était : comment faire admettre à ces acteurs leurs responsabilité historique ? comment les amener à répondre de leurs actes ?
    devant la cour pénal ? une déclaration solennelle et sur l’honneur qui engagerait la France en premier lieu ( et ses acolytes ) à indemniser les victimes , à rendre ce qu’elle a détourné et usurpé ? la repentance, les excuses.. pour moi ,ne sont que formalités d’usage diplomatique ,en l’absence de volonté politique réelle de dédommager , et rendre ce qui appartient à l’Algérie et aux Algériens.
    je vous souhaite une bonne et douce nuit, Mme et à tous.

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