La Voix De Sidi Bel Abbes

Devoir de mémoire : 23ème anniversaire du décès de Saim Lakhdar, l’artiste patriote

S’il faut convenir que certaines mémoires ont été pérénnisées, telles celles de feu Saim Lakhdar, chanteur et patriote, dont le théâtre de verdure porte son nom l’on enregistre encore à ce jour d’innombrable manque, tels le sculpteur feu Nouara Tayeb, qui est un ex-PPA militant nationaliste de la première heure et sculpteur de renom, ex-hôte et aussi ambassadeur de l’Algérie indépendante dans plusieurs capitales étrangères où ses belles œuvres étaient exposées au public.

Le défunt artiste a été interné dans la célèbre prison de Bossuet (aujourd’hui Daya), il est décédé, le dimanche 13 décembre 1998, dans sa ville natale. Rappelons que la mi-décembre en général été souvent indélébile à Sidi Bel Abbes, elle qui a vu les Madani, Boumlik Abdelkader, l’un emporté par la maladie, l’autre guillotiné à Oran un certain 4 décembre 1956… Tous nous ont quittés. Feu Nouara Tayeb est né à Sidi Bel-Abbès en 1925. Il fréquentera l’école indigène de la «Graba», rejoindra le PPA et militera jusqu’à son arrestation. C’est en prison qu’il parachèvera ses oeuvres. Pour cette fois ci, notre halte concerne le 23ème anniversaire du décès le 4 juillet 1988, de notre voisin à Sidi Yacine Saïm Lakhdar, précisément dans la rue Masagran, en coin avec l’avenue Abbane Ramdane. Cet artiste patriote qui a connu la prison de Baudens (aujourd’hui Caïd Belarbi). Lakhdar a été aussi l’un des rares auteurs-interprètes algériens à tutoyer les grands chanteurs arabes de l’époque, Mohamed Abdelwahab, Farid el-Atrach, Abdelaziz Mahmoud, Mounir Mourad, Abdelghani Sayed et beaucoup d’autres. Saïm Lakhdar, qui s’était très tôt épris de la chanson orientale dont il s’inspirait dans ses compositions musicales, réussira la composition d’intéressants morceaux de musique adaptés au genre oranais et qui s’apparentaient à la musique orientale par l’utilisation du quart de note, inconnu chez les Occidentaux. L’ancien scout que fut l’artiste belabbésien était également connu comme auteur dramatique, pour avoir écrit des pièces tout comme des chansons, à la gloire de la patrie. Le regretté Lakhdar naquit le 12 septembre 1912. Il fera l’école coranique avant de se faire inscrire dans un établissement primaire. La nécessité d’aider à subvenir aux besoins de sa famille le contraint à quitter prématurément les études.

Et comme un malheur arrive rarement seul, Lakhdar se voit dans l’obligation, indique une source, de prendre en charge sa famille dont il était l’aîné. Il ne fera pas de grandes études mais il était doté d’une grande culture, nous l’avons côtoyé dans la rue Mazagran en tant que voisin de votre serviteur. Toutefois la vie au quotidien et le scoutisme lui enseigneront ce qu’il n’aurait pas appris à l’école. Saïm Lakhdar, le chanteur à la belle voix chaude et pleine, excellera dans les chants patriotiques. Il compose et chante «Farhatna bil Ghaïb» (célébrons l’absent). C’est ce qui lui vaudra d’ailleurs, l’arrestation par les éléments des forces d’occupation qui l’interneront au camp de concentration de Baudens, 18 kilomètres du chef-lieu sur l’axe Saïda. La prison ne découragera guère l’irréductible nationaliste, qui non seulement reprendra ses hymnes à la gloire de la nation algérienne qu’il diffusera dans les milieux de la jeunesse belabbésienne, mais récidivera quelque temps après par le théâtre. Il réalise cette fois-ci «Houkoum essam», une pièce pour laquelle il se fera embarquer une seconde fois, et très vite, par les policiers français. C’est en prison qu’il a composé « Ya raïhin esalou ‘alih » et «El Ghaïb tal erjou’». Des paroles qui n’étaient pas sans évoquer la situation dans laquelle il se trouvait en compagnie de centaines d’autres Algériens, indique toujours la même source. L’auteur dramaturge s’est vu confier la gestion du théâtre local. Il militera dans une des cellules de la kasma FLN jusqu’à son décès en ce 4 juillet 1988, il y a déjà 23 ans, c’est comme si c’était hier.

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8 Commentaires pour “Devoir de mémoire : 23ème anniversaire du décès de Saim Lakhdar, l’artiste patriote”

  1. م.س

    الجزائر بلد عظيم بابنائها الشرفاء الذين ضحوا بالنفس والنفيس ،منهم من جاهد بقلمه ومنهم من اتخذ صوته والمسرح وسيلة للتعبير عن رفضه للاستعمار الفرنسي سالب الحرية ،ومنهم من اختار البندقية للاسترجاع السيادة الوطنية رحم الله شهدائنا الابرار واسكنهم فسيح جنانه.تحيا الجزائر ،تحيا الجزائر ،انا جعلت العلم يرفرف في الشرفة كعادتي ،هيا بنا نزين الشرفات بالاعلام « انه ليوم عظيم « 

  2. un ami des saim

    je vois que votre journal fait de belles choses plus ces rappels historiques allah yerham si lakhder

  3. khadidja ain temouchent

    allah yerhmah faites nous entendre ya galbi la tgoul mouhel

  4. un cousin en france

    hadi dounia oul felk ydour
    Allah yerhmeh.

  5. ghosne el bane

    badelazamana baba, ces airs de notre région les très belles chansons de saim que l’on écoutait en famille
    Aujourd’hui c’est EL GLALIYA ET LEUR MICRO allah estourna!
    allah yarhem ouled el bled

  6. bouziane mohamed

    allah yarham moutribouna habib el kalb wa essawt edhahabi wa chekhna saim lakhdar bi oughniatihi el machhoura ya kalbi la tguoul mouhal wa akhihi saim elhadj allah yarhmou wi iwassaa aalihoum hadh el fannanine elaamalika mazouna w relizane

  7. فريدةة

    اب. بمعنى الكلمة فخورة جدا ان ااكون ابنة صايم. لخظر الله يرحمه

  8. rafikos

    que dieu laceuille dans son vaste paradi a dieu nous appartenant et a dieu nous retournerons ton neveu saim rafik j’adore et j’écoute toujour ta chonson « biled hijez » et surtout ya galbi ladgoul mohal wala dayak ani lahwal.a vrai plaisir de porter ce nom de famille « SAIM » .et un gros bisou a mé parents a grenoble.

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