La Voix De Sidi Bel Abbes

Des vacances en Algérie: L ‘été 2014 sera t’il sombre?

Un demi-siècle après l’indépendance, les Algériens, grands et petits, se posent encore la question sur le possible droit de partir en vacances.el-djamila-245x125

Depuis l’avènement de la télévision satellitaire et, plus récemment, la connexion dans les réseaux Internet, où la réalité dans le monde est montrée en temps réel, avec ses hauts et ses bas, les citoyens regardent, par réaction comparative, leur existence autrement. Ils observent le monde qui va aux plaisirs de le vie et ils restent pantois devant les réalisations en matière de loisirs et de distraction, surtout dans le marché de la vacance, du plus simple au plus sophistiqué, dans les autres pays, chez les voisins même, comme le Maroc ou la Tunisie. Ils ne comprennent pas de quelle manière, ou plutôt par quel tour de sorcellerie, de presque rien dans leur territoire, dans les diverses régions, dans le sud comme dans le nord, la vie en temps de vacance est à la portée de n’importe quelle bourse. La majorité des ressortissants en Algérie, qui travaille toute l’année, a droit au congé annuel payé, mais la plupart ne possèdent pas les moyens pour profiter de quelque villégiature qui soit, durant cette période. D’un côté, les salaires moyens, qui déjà ne nourrissent, ne vêtissent et ne logent pas dans la décence, ne permettent pas le départ en vacance, dans le sens où, par exemple une famille de quatre personnes – c’est le minimum comme volume modéré dans notre pays – quitte la maison pour aller ailleurs se loger pendant deux petites semaines, en mer, en montagne ou dans le grand sud, dépenser et se distraire, c’est-à-dire faire des tournées, visiter les lieux, assister à des spectacle, s’il en est, et au possible, apprécier la table dans le terroir. Même si le couple travaille et économise toute l’année pour le congé, selon le coût actuel de la location de villégiature, tout juste moyenne, est hors de prix, s’il ne faut pas calculer le prix de la nourriture et les frais des plaisirs sur site. De l’autre, les citoyens plus ou moins à l’aise, s’ils ne partent pas ailleurs, principalement chez les voisins donc, ne trouvent pas les infrastructures nécessaires dans l’ensemble du territoire national. Jusque vers la fin des années soixante dix, la pratique du congé de vacance en Algérie était abordable et ordinaire chez toutes les couches sociales ; en été, les familles partaient vers la mer sans soucis particulier ; les plus démunis prenaient la tente et allaient faire du camping, parfois sans se soucier de la formalité administrative et sécuritaire à remplir auprès des autorités, tellement cette pratique étaient ancrée dans l’imaginaire collective. Souvent les gendarmes fermaient les yeux lorsqu’ils voyaient les promiscuités familiales donner de la joie à leurs enfants et ils n’intervenaient que dans les cas rares de heurt entre juillettistes ou aoûtiens ; le camping de saison en saison devint alors une tradition nationale, dans laquelle les étrangers venaient en masse y prendre part, généralement dans la version du camping-car. Mais parallèlement à l’initiative de la débrouille populaire, les innombrables entreprises nationales publiques ne manquaient pas, chaque été, de prendre en charge les enfants des travailleurs par la formule du centre de vacance, depuis les géants Sonatrach, Sonelgaz, Air Algérie, DNC, Sorécal, Sonatiba, Sorelec, Sonipec, Casoral, et cetera,  jusqu’aux sociétés les plus modestes – même les entreprises de  wilaya ou de commune. Toutes ces sociétés avaient en leur sein des services sociaux dynamiques qui faisaient l’impossible pour satisfaire les attentes des travailleurs, soucieux du bonheur estival de leurs progénitures. On se rappelle, malgré les moyens financiers et logistiques, que ces entreprises se pliaient en quatre pour ne jamais laisser en panne la demande de leur contribuables,  généralement en trois sessions de trois semaines chacune, en sus des présents offerts en chaque exercice de villégiature clos. Les sociétés nationales avaient des labels propres dans la pratique du regroupement estival, qui faisait que souvent les citoyens usaient d’entourloupe afin d’avoir ls faveurs d’une entreprise plutôt qu’une autre. Il ne faut pas croire que les malversations n’avaient pas cours à travers l’organisation des modalités, sous une forme ou une autre pour dégager un peu de denier, mais ces écarts ne pénalisaient pas globalement le déroulement du plaisir pour les enfants. Rares sont aujourd’hui les organismes publics qui s’engagent au profit des vacances pour les enfants. La plus puissante des entreprisses nationales, Sonatrach, en l’occurrence, ne compte que quelques centres timides actuellement, entre Oran, Bejaïa, Jijel, saturés longtemps avant le début de la première session. Cette entreprise avait inauguré il n’y a pas longtemps le séjour pour les enfants à l’étranger, qui a fait sauté de joie les travailleurs jusqu’au jour où ils se furent rendus compte que l’opération avait été initiée pour des desseins malveillants, le glanage de coquettes sommes d’argent dans les échanges. Ce qui a conduit, tout de suite après, à l’abandon de la formule. « Cette seule entreprise, avec les moyens à sa disposition, si les responsables ont dans la tête vraiment le plaisir des gosses de la société et de toutes les familles algériennes, sans distinction de statut, , est en mesure de mettre au point dans chaque commune d’Algérie des infrastructures de vacances et de loisirs, pour la durée de toute l’année, non seulement pour les enfants, mais pour les adultes aussi ! » dit un ancien « sudiste » de Sonatrach, employé dans l’entretien d’une base vie dans la région de Ouargla. Les services sociaux des entreprises algériennes, aujourd’hui, qui ont échappé  à l’holocauste « managériale », dont  la clôture pure et simple des plus importantes, dans la manufacture et les services, font, actuellement, plutôt dans le pèlerinage à la Mecque, quasi exclusivement, au lieu et à la place de l’activité du loisir et de la détente dans le pays. Même les retraités, hommes et femmes, sont comptabilisés dans les faveurs, afin de grossir la demande chez le voyagiste, de la facture de qui se dégagent les sommes à mettre dans la poche. A force, les affectations professionnelles, en entreprise publique, prennent l’air de la promotion personnelle. En tout cas, depuis longtemps, depuis que les dirigeants, plus que les pauvres travailleurs dans les divers secteurs de l’activité économique et sociale en Algérie, ont compris que la mondialisation est synonyme d’abandon de l’ordre social, les citoyens ont fini par réaliser que l’Etat a décidé que le droit au plaisir dans la période des congés, surtout pendant la période estivale, n’est désormais plus de son ressort. Les autorités communales reçoivent du wali les directives de nettoyer les plages à une quelques brassées de l’ouverture officielle de la saison. Pour conclure, le citoyen reste livré à lui-même pour tenter de trouver une solution qui lui permettrait de jouir de quelques jours de vacance dans son pays. Quels que soient son salaire et ses revenus, les infrastructures existences ne répondent qu’aux doléances des milliardaires nationaux, parce leurs correspondant étrangers n’en veulent pas, qui ne répondent pas à leurs soucis de dépaysement, leur quotidien est de Sheraton et de Hyatt Regency. Le Maroc et la Tunisie vers lesquels ruent les citoyens pour les moments de détente, même en dehors de la saison estivale, ont fait de leurs contrées, dont les nôtres n’on portant absolument rien à envier, des espaces de villégiature, avec les moyens les plus simples, qui font drainer les visiteurs en masse depuis tous les continent, riches ou pauvres, parce que leurs dirigeants ont voulu donner de l’importance à la richesse naturelle de leur sites. Ils ont offert les conditions politiques et sociales à leurs citoyens pour mettre en valeur les patrimoines pour le bien de tous, surtout pour les touristes qui arrivent, les poches pleines de devises fortes. Nos dirigeants logent au Club des Pins, aux frais du contribuable, et savent qu’avec les avoirs faramineux concentrés dans les coffres du Trésor public, il est possible des milliers des centaines de Club des Pins dans tout le territoire.  Un confrère a écrit dernièrement, sous forme d’appel, de faire une marche vers le Club des Pins, pour une « Baignade  citoyenne ! » C’est un vieux de la vieille, dans le reportage et l’enquête, sa boutade est fort significative de la terrible contradiction honteuse dans laquelle l’Etat, dans toute sa splendeur à travers les réserves de change, qui se terre, sur ce sujet, dans l’œil du cyclone.

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Posté par le Juin 7 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

13 Commentaires pour “Des vacances en Algérie: L ‘été 2014 sera t’il sombre?”

  1. Miloud H

    un e bonne analyse de bonne facture

  2. Omar

    Chez nous ce n’est du tout pas des vacances et si je me permets c’est surtout un poison dès qu’on mets les pieds sur le territoire ça commence à l’Aéroport la façon dont les douaniers et la paf se comportent comme si l’algérien de l’extérieur est un pestiféré et de toute façon on s’ennuie à mourir, la morale de l’histoire il est de préférence d’aller aux Antilles où à Honolulu au moins on en a pour son argent et quelle vacances.personnellement le seul motif pour moi de rentrer c’est de me recueillir sur les tombes de mes chers parents (Rahimahoum Allah) une semaine ni plus ni moins
    quant au reste je m’en tamponne comme le pieds de l’autruche.

  3. Hamza

    Salam , Moi en Algérie je me suis régaler des vacances inoubliable chaque année crasse a la commune les années 70 puis les années 80 a mon tour je faisais profite mes voisins les amis de mes frères et des petits c été pas compliquer la première année des couvertures puis en a progresser des tentes fabriquer locale les deux dernières un immigré nous a vendu une d occasion mais elle été parfaite tout été simple avec un peu d organisation Hamza

  4. OORED

    SOMBRE non il est assombri depuis des lustres
    Combien meme tu te decides a aller en vacances il faut voir dans quelles conditions meme sur les COMPLEXES GRAND luxe luxe luxe
    AUCUNE ETOILE dans le ciel touris,e au pays des jardins publics saccages ;;;

  5. elhadj abdelhamid

    Bonjour
    Je ne m’explique pas cette sinistrose qui semble avoir gagné beaucoup de nos journalistes. Eté sombre, automne gris, rentrée de tous les dangers, Septembre noir ou que sais-je encore…
    Si le sensationnel, qui fait vendre, est défendable dans la profession, la sinistrose « journalistique » est incivique.
    Sans jamais penser, de leur position idéale d’interface entre gouvernants et gouvernés, à proposer des solutions, positive attitude nécessaire au métier, il existe des journalistes, certains bien connus, qui se sont transformés en véritables « pleureuses mortuaires » chroniques qui rendraient dépressifs même les plus joyeux lurons de la terre.
    Inch’allah, cet été 14 sera vert grâce aux Fennecs.

    • Mme CH

      Chapeau Bas Mr elhadj abdelhamid, je ne sais pas si c’est le Docteur qui parle ou l’homme, mais quelque soit x, vous avez mis le doigt sur une réalité amère….!!! Et dire qu’on peut aussi s’entendre, Docteur…!
      Effectivement, beaucoup de journalistes, notamment ceux qui gravitent autour de certaines orbites géostationnaires font tout, comme des Aras bleus, pour saper le moral des troupes…!!! Ils ont été formés dans des ONG et des instituts d’échanges méditerranéens dans la spécialité: « Sapeur de moral »…!!!!
      Le peuple algérien ne doit pas sortir de la spirale infernale des tunnels sans bout où tout doit être noir, jamais du blanc ni même du gris; par conséquent, l’algérien restera tout le temps stressé, à bout de nerfs, dégoûté, blousé, blasé, autrement dit, facilement maniable et influençable…!! Ainsi, on le pousse tout doucement à la déprime, à l’immolation et surtout au printemps sans hirondelle..sans s’en rendre compte, comme à Ghardaïa…..!!!! Bizarre, les choses sont rentrées dans l’ordre à Ghardaïa, n’est elle pas belle la manip….on allume et on éteint…??? Drôle de jungle..!!

      Comme vous avez remarqué, toutes les saisons doivent avoir un adjectif qualificatif, c’est la mode: sombre, gris, arabe, noir etc….!!! Que du désespoir, aucune lueur d’espoir et là, viendra en parallèle le rôle des germes pathogènes qui feront miroiter les bienfaits des gens heureux des Trois Nord, et le reste vous le connaissez sûrement…!!!

      Il suffit de peu parfois, pour passer de très belles vacances en Algérie, encore faut-il avoir la culture des vacances. N’est ce pas les Bouzguendels?

      « Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et donner l’espoir là où règne le désespoir » (Nelson Mandela)…….. A Bon Entendeur Salam…!!!

      Merci Monsieur, mes sincères salutations…!

      • Kaid

        Le docteur a mal lu c’est une question posée c’est tout madame

      • MADANI

        @ mme CH Je vous souhaite de très belles vacances . In cha allah . de tout coeur .

        • Mme CH

          Merci Mr MADANI, c’est très gentil à vous, je vous assure que depuis que j’étais dans le ventre de ma chère maman Rabbi Yahfadha, j’ai toujours passé de très belles vacances, ici en Algérie, avec toutes les insuffisances, mais loin des Bouzguendels..!! Car même les voyages à l’étranger que je fais de temps à autre sont programmés hors saison estivale…!!!
          Je dis Merci à mes Chers Parents….car aussi « Mon éducation, je l’ai faite pendant les vacances. »

          Il faut bien planifier et préparer ses vacances selon les goûts et la culture de chacun. Pour certains, les vacances c’est: le vacarme, la foule, les festivités, les veillées, Chteh W Rdih, le Ghachis.. etc….; pour d’autres, c’est : le repos, le calme, la nature, les beaux paysages, la plongée sous-marine, la pêche, les couchers de soleil, le clair de lune, l’évasion, l’aventure, la lecture…etc….!!! Il y a, aussi, ceux qui veulent passer des vacances luxueuses et d’autres qui ajustent leurs désirs selon leurs moyens…!!

          Penser à des vacances réalisables et pas forcément inaccessible…!

          « Si l’on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler. » (William Shakespeare)

          Je vous souhaite de très belles vacances, à vous aussi, Mr MADANI et surtout restez sage et raisonnable (rires)…!!!

  6. Ali

    J’ai constaté,ces derniers temps,qu’à chaque fois qu’on traite d’un phénomène ou d’un épiphénomène tel le chomage, la crise de logement ou de partir en vacances comme c’est le cas dans cet article on évoque les années 70 et on dit à l’unanimité ou presque que c’est la meilleure période vécue par l’ensemble de nos concitoyens mais on a tendance à ne pas citer celui qui a géré le pays à cette époque et qui n’est autre que feu Houari Boumédiène.Il faut rendre à César ce qui appartient à César.Allah yerham echouhadas.

  7. Ghosne

    Les agences de voyages qui se sont perfectionnes depuis des lustres dans les destinations de rêves , selon les moyens de chacun , saison haute , saison basse, les offres promotionnels etc… Mais pour la plupart des jeunes couples se dirigent vers l’Espagne, la Tunisie les prix sont imbattables , le Maroc le séjour c’est un peu plus cher. Nos belles plages c’est Adieu jolie candy…. Pour ceux qui ont des bateaux …..ils vont sur des criques c’est plus propres et plus calme. Les vacances ce n’est pas la corvee tous les jours et manger….lorsqu’on est en demie pension ou en pension complète (chez nous) mais il faut dire qu’il y a des gens qui se contentent de peu et tant mieux pour eux.

  8. Kaid

    Tot n’est pas triste ni calamiteux

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