La Voix De Sidi Bel Abbes

Des hommes et de Couleurs de l’artiste peintre Djilali Kadid.

Ce Matin, un ancien élève à moi devenu chef d’établissement au C.E.M Chebbani Yahia de Sfisef, m’a reparlé du Samedi Bel Abbesien de Paris, tout en me faisant part du récent passage du docteur Blaha Belgadi qui est spécialiste en radiothérapie installé à Montelimar (France), et qu’il avait souhaité prendre part avec nos amis présents le 10 Decembre passé. Nous avons évoqué toute cette élite qu’il va falloir un jour ou l’autre regrouper de nouveau. Et là, j’ai du citer à titre indicatif monsieur Djilali Kadid qui est selon notre source un artiste peintre et critique d’art algérien, natif de l’année 1956 à Sfisef (Sidi Bel Abbès). Il s’installe en 1978 dans la région Parisienne. Il est également homme de scène, passionné depuis l’enfance par la musique, le chant, et la poésie, la même source indique que Djilali Kadid a publié en revues de nombreux articles, notamment sur Aksouh, Baya, Benanteur, Bouqueton, Issiakhem, Maria Manton et Nallard. Dans cette brève presentation nous citerons toujours selon la même source quelques ouvrages : Djilali Kadid, Benanteur, Empreintes d’un cheminement, Éditions Myriam Solal, Paris, 1998. Manessier en Algérie, Dialogue avec Djilali Kadid, volume hors-série de la revue-collection « Algérie Littérature/Action », Marsa éditions, Paris, 2001. Louis Nallard, Maria Manton, La peinture et la vie, Dialogue avec Djilali Kadid, « Algérie Littérature/Action », numéro spécial, Paris, 2004. Notre artiste peintre et critique d’art s’est éxprimé dans une édition spéciale Algérie, que nous vous soumettons en cette soirée :

« Il est extraordinaire que la peinture, qui dans son essence même est la langue de l’individualité, devienne avec le recul l’expression de la collectivité et de tout ce qui la caractérise, la traduction fidèle et pertinente de son passé, de ses préoccupations et de son imaginaire. Paradoxalement, c’est l’art qui échappe le plus aux conditions spatio-temporelles qui le voient naitre qui véhicule le mieux la quintescence de sa terre natale, et c’est ainsi que la « Bethsabée », « La ronde de nuit » ou « «le Bœuf écorché » de Rembrandt portent en eux l’âme de la Hollande plus que toute grande machine d’autres maitres hollandais aujourd’hui sombrés dans l’oubli. Tout comme une veuve d’Issaikhem, « une vue » de Kara ou un paysage métaphysique de Benanteur, disent la terre algérienne mieux que ne le fait toute la peinture orientaliste et  exotique qui, le plus souvent, est moins une manière de peinture qu’un certain regard porté sur l’autre à travers les clichés, les préjugés et les lieux communs d’une imagination malsaine et fantasmatique. Là est toute la différence entre un document ou une image d’Epinal et une œuvre d’art : tandis que le document survit au temps pour nous relater l’histoire –ou l’intra-histoire – d’un peuple et d’une terre, l’œuvre d’art lui échappe et nous traduit ce peuple et cette terre en profondeur dans leur unité et leur éternité. C’est ainsi que lorsque l’on considère le paysage de la peinture algérienne de ces vingt-cinq dernière année, nous sommes aussi bien frappés par sa vigueur, sa spontanéité et sa jeunesse que par une présence qui le rythme de bout en bout et l’unifie à la manière d’un leitmotiv : celle d’une terre humaine, glèbe et chair mêlées, glaise primordiale à laquelle la main innombrable du peinture a donné force de destin. Et si variés que soient les  styles, si multiples et divergentes les iconographies, une mystérieuse unité court en  filigrane, cimente les différentes parties du tout, harmonise les ramifications. Et réseaux de ce grand complexe de formes et de couleurs : unité émanant d’une mère commune, d’une douleur partagée, de réminiscences jumelles, d’espoirs complices. »

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=10039

Posté par le Déc 21 2011. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

3 Commentaires pour “Des hommes et de Couleurs de l’artiste peintre Djilali Kadid.”

  1. Kader Kada

    Permettez-moi de vous dire que si le mot Artiste sied à quelqu’un, c’est bien à Djilali Kadid, qu’il revient. SBA doit l’honorer sans trop tarder et c’est le minimum qu’elle puisse faire. Ce grand artiste est complet. Poète, écrivain, chanteur, imitateur et grand peintre avec une modestie incommensurable. La première fois que j’ai découvert Mr Djilali Kadid, c’est à travers ces peintures. J’étais subjugué par la beauté de son travail, un clin d’oeil à Rouault. Puis, l’occasion de découvrir par la suite une série de tableaux consacrée à Venise où, il avait séjourné, c’était magnifique ! Sa vision sur la place St Marc, sa lagune et ses ponts est vraiment originale. Courant mai 2001 au dernier étage de l’Institut du Monde Arabe, il avait exposé entre autre des portraits, une fois de plus la magie était au rendez-vous. Sa gentillesse et son humanité n’ont d’égal que l’inspiration qui l’habites. La ville de SBA doit être fière d’un artiste comme toi, l’enfant chéri de l’arbre de fer, j’ai nommé Sfisef. Salut l’Artiste et à bientôt, je l’espère !
    Amitiés
    Kader

  2. D.REFFAS

    Je salue mon ami d’enfance Djilali.Malheureusement pour des circonstances en dehors de sa volonté, il n’a pas pu assister à la rencontre de sidibel abbès à Paris.Mon cousin Kadiri est bien au courant. Aujourd’hui, je lance un appel de coeur à toutes les bonnes volontés de notre chère ville sfisef pour la création d’un site sur à la toile à la dimension du patrimoine de notre cité. Nous possédons les monyens utiles pour affirmer magistralement les données (historiques, scientifiques, culturelles…) de notre antique cité.

  3. Sfisefi

    Merci pour l’initiative du Dr. Reffas pour la proposition de la création d’un site pour la ville( je souligne) la ville de Sfisef. J’encourage vivement nos informaticiens pour aider à la construction de ce site.

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