La Voix De Sidi Bel Abbes

Des cours particuliers entre 1.500 et 4.000 da par mois, Chère, très chère, la préparation aux examens

A quelques semaines de la tenue des compositions du deuxième trimestre de l’année scolaire 2012/2013, la tendance aux cours particuliers bat son plein chez les élèves des différents cycles. En effet, ils sont nombreux à avoir recours à ce procédé, devenu très courant depuis quelques années déjà et ce, pour booster leur niveau scolaire en baisse.

Bien souvent la surcharge des classes crée un climat de tension qui déstabilise la concentration des élèves qui ont ainsi du mal à assimiler les leçons durant le déroulement du cours en classe.

Les cours particuliers deviennent donc une solution pour rattraper le retard et les parents d’élèves n’hésitent pas à mettre la main à la poche pour offrir à leurs enfants ces cours de soutien. Entre 1.500 et 4.000 Da le mois, certains professeurs mettent le paquet pour arrondir les fins de mois.

Les cours particuliers deviennent une valeur sûre, surtout à la veille des compositions et pour les élèves des classes d’examen qui vont jusqu’à prendre des cours de trois ou quatre matières différentes.

«Je suis en classe de terminale scientifique et je prends des cours en maths, sciences et physique et comme je suis un peu faible en arabe, je prends aussi des cours dans cette matière», dira une élève de 17 ans qui reconnaît volontiers que ces cours de soutien finissent par coûter très cher à ses parents.

Par ailleurs, de nombreux élèves soutiennent le fait que l’enseignement dispensé en classe les pousse à se rabattre sur les cours de soutien. «Nous n’avons pas le choix et ce système devient notre seul recours. Même si certains se plaisent à dire que cela est plus un effet de tendance qu’autre chose, croyezmoi que si j’avais le choix, je m’en passerais volontiers», dira une autre élève de terminale.

Ainsi beaucoup d’élèves dénoncent un enseignement médiocre en classe, par rapport à celui assuré durant les cours de soutien, surtout à l’approche des examens et des compositions. En pour choisir le bon professeur chez lequel prendre des cours particuliers, le choix est large et vaste.

On ne compte plus d’ailleurs le nombre de publicités placardées à droite et à gauche visant à attirer le plus d’élèves. Du simple enseignant qui donne des cours dans le garage de son domicile aux écoles spécialisées dans les cours de soutien, tout y passe au point où ces publicités deviennent une véritable agression visuelle. Ainsi, les cours de soutien deviennent monnaie courante au point où certains élèves ne comptent que sur ce procédé pour préparer leurs examens de fin d’année.

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Posté par le Fév 15 2013. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

9 Commentaires pour “Des cours particuliers entre 1.500 et 4.000 da par mois, Chère, très chère, la préparation aux examens”

  1. BRAHIM

    QUE DEVIENNENT LES ELEVES DONT LES PARENTS SONT PAUVRES ET NE PEUVENT PAS PAYER LES COURS SUPLEMENTAIRES
    OU EST LE DEVOIR DES RESPONSABLES DE L’ ACADEMIE DEVANT CETTE SITUATION CATASTROPHIQUE
    POURQUOI ARRONDIR LES FINS DE MOIS DES ENSEIGNANTS ET LES METTRE DANS UNE SITUATION NON REGLEMENTAIRE
    ON NE VEUT PAS REDRESSER LA SITUATION CATASTROPHIQUE DE L’ENSEIGNEMENT MAIS ON VEUT LA FAIRE POURIR

  2. Kies r

    Proposez nous mieuc

  3. hakem

    Autrefois les élèves qui avaient des lacunes(faibles comme on disait)qui prenaient des cours supplémentaires! aujourd’hui ce sont les élèves dits forts qui payent pour etre forts! ce n’est pas normal!

  4. hakem

    Il faut laisser le soin aux pédagogues pour trouver des solutions.Il faut faire un travail scientifique.Un diagnostic! un vrai!Ensuite associer les enseignants, les élèves et les parents et lancer un vrai débat démocratique c’est ainsi que l’on doit procéder et cela dans tous les domaines!merci.

  5. hakem

    Il faut laisser le soin aux pédagogues pour trouver des solutions.Il faut faire un travail scientifique.Un diagnostic! un vrai!Ensuite associer les enseignants, les élèves et les parents et lancer un vrai débat démocratique c’est ainsi que l’on doit procéder et cela dans tous les domaines!merci.

  6. BRAHIM

    Le directeur de l’établissement avec la collaboration des enseignants doivent recenser la liste des eleves faibles et les laisser en permanence quotidiennement et désigner des professeurs specialement pour enseigner ces eleves faibles avec une rénumération supplémentaire pour les professeurs Ceux sont des cours de rattrapage légaux qui se feront à l’interieur du lycée et non dans des locaux non reglementaires et qui reviennent tres chers aux parents
    et enseigner le jour c’est mieux que la nuit surtout pour les filles de terminales

  7. Retraité

    Sachez messieurs que si le niveau scolaire de nos enfants baisse c’est parce que vous qui l’avez voulu:legislation scolaire en faveur de l’enfant :
    -tout le monde accède en classe superieure, l’élève désinteressé et ne peut suivre perturbe le cours prof gendarme
    -élève arrivant à l’école cartable vide ou contenant des bouteille de soda parfois de bière sous prétexte qu’il a soif interdit dele renvoyer( voir leg scol )
    -certainss parenst veulent garder leur enfant à un age tardif pour alloc fam et il se retouve des plus que lui de trois ou quatre ans

  8. un parent

    A notre époque, l’école fonctionnait très différemment. Il y avait surtout de la discipline et du respect envers nos instituteurs. Les garçons et les filles n’étaient pas mélangés. J’estime que l’élément de loin le plus important dans le respect des instituteurs est le dévouement qu’ils montrent à leurs élèves. A l’école ce que chacun d’entre nous désirait par-dessus tout, c’est d’être apprécié uniquement pour sa valeur intellectuelle .
    Nous arrivions le matin, il fallait absolument être en rang par deux et attendre l’instituteur pour avoir le droit d’entrer en classe. Après cela, nous restions debout jusqu’à ce que l’instituteur nous dise de se mettre assis. La journée commençait par une leçon d’instruction civique et de politesse.

  9. belamri abdelkader

    Bien que je ne sois ni enseignant encore moins un spécialiste de la pédagogie,un siimple parallele entre les cours dispensés du temps ou nous étions élèves( les années 60 et 70) et le chaos actuel,démontre du mauvais choix engagé par le pays en matière de politique de réformes de l’enseignement,caractérisé par une faiblesse au niveau des résultats.Pourtant des investissements colossaux ont été engagés dans la mise en place des infrastructures adéquates et des dépenses faramineuses de fonctionnement.La politisation de l’enseignement est pour beaucoup dans la situation actuelle;l’on a commencé par diaboliser l’enseignement du français et créer de facto une opposition entre les enseignants francisants et ceux arabisants jusqu’à permettre aux premiers cités une reconversion à l’enseignement de l’arabe avec tout ce que cela entraine comme répercussions négatives au niveau des résultats.Au lieu de renforcer les écoles normales déjà existantes organisées pour former l’élite de l’enseignement,ou du moins prendre image de celles-ci dans la création des fameux I T E,l’on s’est lancés à multiplier ces lieux de formation à des villages socialistes agricoles et se réjouir à manipuler les statistiques sans se soucier de l’avenir de notre jeunesse ,c’est à dire l’avenir du pays.A tel point ou tout élève abandonné par le systeme scolaire et qui ne pouvait trouver place dans les activités economiques ou atres trouvait refuge dan l’enseignement.Cette situation aussi paradoxale que grave ne pouvait qu’aboutir au marasme observé dans le domaine dans le domaine,et la médiocrité prenait le volume d’une boule de neige qui n’évitait rien sur son passage,ni l’administration ni les entreprises économiques ni meme les institutions élues puisqu’elle alimentait ces différentes institutions en encadrement necessaire au fonctionnement de la vi publique.Comble de l’ironie,cette situation était connue donc voulue par le pouvoir,car elle developpe un réflexe d’auto-défense chez les interessés de la base au sommet;elle préserve ainsi les acquits et développe les égoismes d’ou l’emergeance d’antagonismes et de frustrations notamment les formés et les moins nantis.Ce simple constat fait,il est indéniable de penser à une autre politique d’enseignement.Etant donné que l’enseignement a un cachet universel et que notre dependance technologique et économique est quasi totale,il n’y a aucun complexe à repenser notre systeme scolaire à l’image du pays auquel notre dépendance scientifique ,technique et économique est avérée et les critères d’estimation se mesurent à notre culture,aux flux humains et aux échanges dans tous les domaines.Cel n’enleverait en rien à notre indépendance politique,sociale et culturelle.L’essentiel pour le moment est de prendre conscience et d’affronter la réalité amère:Que nous occupons un rang interessant dans le tiers monde relatif au taux de scolarisation avec,pardoxalement,un taux elevé d’analphabetes.L’amorce évidente d’un changement radical aussi bien au niveau du systeme scolaire que les moeurs,Avouée par le premier magistrat du pays,invite à une contribution de toutes les énergies particulièrement celles qui militent dans la douleur pour une Algérie forte identitairement mais sans complexes vis à vis des autres langues,puisque les peuples tirent leurs richesses de cette diversité justement.La refonte du système scolaire , pedagogique et la revlorisation du potentiel de l’éleve requiert de ma part quelques propositions:1°/Une commission,notamment,au niveau national,doit etre composée de Pédagogues et intellectuels ouverts sur le principe fondamental de l’efficacité de l’enseignement sans exclusif de langues.2°/Cette commission doit elargir sa réflexion à des compétences locales dont la composante doit s’impregner des memes principes.3°/La démocratisation de l’enseignement avec ses impératifs de sélection(examens de 6°,beg,baccalaureat) avec des exigences rigoureuses dans la moyenne de passage,car il est aberrant de considérer pouvoir édifier des étages sur un socle frele.4°/Q’on ne peut passer sur un simple examen ou d’autres critéres d’appréciation de maitre d’école à celle de professeur.5°/L’adaptation de l’enseignement(programme pédagogique) à la politique de l’offre et de la demande c’est à dire en considération du besoin du marché de l’emploi et la politique de deeveloppement.6°/Impliquer les centres de formations professionelles à adopter les memes principes de l’offre et de la demande.Ces centres ont un role déterminant à jouer du fait de la mondialisation dont les économies avancées axent leur politique sur la petite et moyenne entreprise:facteur d’emploi ,de maitrise de gestion ,de cout et donc de performances.7°/Initier la connaissance des métiers dans les manuels scolaires dès le jeune age et vanter pedagogiquement leur mérites et leurs utilités dans la sociéte;l’enfant acceptera les les résultats scolaires et son orientation s’effectuera sans heurts psychologiques par rapport à ses camarades.8°/Les critères de recrutement de l’enseignant doivent etre renforcés et respectables.9°/Un statut de l’enseignant doit etre etabli clairement en consensus avec les enseignants de façon à éviter toute revendication intempestive entrainant un arret de travail prejucible à l’éleve ;la carrière de l’enseignant est essentielle afin de préserver sa dignité en sa qualité d’éducateur.

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