La Voix De Sidi Bel Abbes

Député à tout prix !

La scène politique s’emballe partout, nouveaux partis comme les anciens,  « EL KOURSSI EL KOURSSI ». A Sidi Bel Abbes, le stade de Adda Boudjlel ne se désemplit pas, ceux ne sont des joutes sportives (sports collectifs) qui font ramener tout ce monde qui ne passe pas inaperçu. C’est la politique, les AG, les mini congrès du wilaya qui depuis l’annonce des agréments accordés à des nouveaux partis,ont vu une fièvre s’en emparer du même personnel politique, ou le nomadisme politique FLN au matin, RND après-midi et autres appelations nouvelles sont au menu en quête d’une promotion sociale.

Un engouement particulier a trouvé refuge au sein de ces groupes champions du monde du nomadisme en politique et spécialistes à profusion des retournements de vestes. Peu importe si la méthode n’est pas catholique, le but est d’arriver coûte que coûte sur la dernière marche du podium quoiqu’on raconte d’inimaginables choses sur vous. Vous vous en foutez éperdument de ce que l’on dirait à votre compte, au bout du chemin, c’est la vie en or qui vous ouvrerait admirablement tous les bras. Ça vaudrait, quand-même, la chandelle de tenter sa chance par ces temps de sécheresse politique.

ET VLAN : 73 DE PLUS !

De plus, la probabilité vient subitement d’être revue superbement à la hausse en passant de 389 à 462 unités. 73 unités de plus, c’est 73x30x12x5 millions comme le notait un internaute ou 131,4 milliards de plus dans le trou du trésor public. Ce qui va encore chauffer l’atmosphère dans les chaumières politiques en satisfaisant les demandes. Heureusement que le pétrole est là pour parer  e mauvaise éventualité. A lire les commentaires des facebookiens, tu n’as point l’envie de se présenter même s’il se trouve des candidats sérieux qui veulent du bien à leur pays mais la répugnance est grande à cause de la souillure faite à ce noble mandat qui demande une présence permanente dans l’hémicycle au lieu de cet absentéisme notable.

Allez demander à n’importe quel citoyen rencontré hasardement dans la rue et lui poser la question de savoir à quoi sert un député, il vous répondrait sans aucune hésitation, c’est pour s’enrichir, être à l’abri et fructifier ses affaires. Même les candidats à la députation le pensent en leur for intérieur. Sur une quarantaine de commentaires trouvés sur Facebook, je n’ai pas trouvé une seule bonne évocation en leur faveur. C’est pour vous montrer le large fossé qui sépare ces « élus » du peuple. C’est une réalité très amère à lire mais le mal est flagrant.

VITE ! VITE ! À LA CHASSE !

Dès qu’une grappe de partis est agréée, on s’agite en bas pour allonger ses tentacules en tentant d’accéder au poste de représentant exclusif local du parti qui vous ouvre tout droit l’occasion d’être en tête dans la liste de promus avec le poste de député en ligne de mire. Il faut bien viser afin de porter convenablement son coup fatal au moment propice et recueillir le fruit attendu.

Il faut connaitre les rouages nécessaires et les bonnes ficelles pour accéder au sésame poste qui te propulserait vers l’avant, vers le haut sans un retour vers le désagréable. Cela fait très longtemps qu’on guète ces types d’opportunités qui ne peuvent pas se présenter deux fois dans la vie où il faut en profiter au maximum tant que la rente puisse le permette pour l’instant.

Il faut faire vite, courir à droite, à gauche, sillonner le pays de bas en haut, chercher des alliances pour décrocher sa place dans la liste du nouveau parti avant qu’il ne soit trop tard. C’est une course poursuite sans fin vers le fantasme. Plus on serait premiers à taper aux bonnes portes et plus on serait mieux servi et à volonté. Puisque le nouveau parti ne cherche qu’à attirer les convoitises, au vu des empressements et des ultimes échéances de la vie politique, c’est une aubaine qui lui tombe sur la tête alors qu’il n’existe qu’à peine deux heures. Il est célèbre dans la galerie des experts en la matière avant de commencer à apprendre à marcher ou à faire ses premiers pas. Le programme n’a aucune importance.

D’ailleurs il n’y croit même pas, l’essentiel est d’atterrir sans embûches là-haut, bien au chaud. L’objectif, c’est l’agrément. Une loterie politique de plus.

Après avoir été militants, pardon adhérents, dans un parti politique, les voilà en un part d’heure et en un quart de tour au devant de la scène, prêts à ne plus quitter leurs starting-blocks. Qui l’eut cru une heure avant !

En ce moment donc, les déçus des autres partis ou ceux qui n’ont aucune chance de figurer sur les listes électorales pour les législatives dans leurs partis, claqueraient désespérément la porte au moment opportun pour aller chercher un parrainage dans les nouveaux partis. Pour cela, il faut disposer de connaissances solides pour être introduit chez le chef du nouveau parti qui déjà avant le commencement fait la pluie et le beau temps. Un parti se résume aussi au charisme de son chef. Il n’est pas chef n’importe qui le désire ! On nait chef et on le restera toujours pour toute la vie et tout le monde à son écoute de ses moindres désirs.

DES SIGLES EN TROIS MOTS ET DU COPIE-COLLE A OUTRANCE

Déjà, rares sont ceux qui connaissent les sigles des partis sauf vraiment pour les initiés. L’électeur risque de se perdre dans cette panoplie de noms qui ressemblent les uns aux autres. Et à la fin, le jour du scrutin, il cocherait au hasard les listes et les jetterait à la va-vite dans l’urne pour uniquement se sentir l’air du devoir accompli. On risque même de les confondre avec ceux existant hors de nos frontières sauf si on irait vers les symboles comme dans une société analphabète. On trouve presque tous les mêmes qualificatifs dans le désordre qui peuvent captiver l’attention : justice, développement, forces, front, démocratique, union, libre, liberté, société, paix, mouvement, parti, changement, espérance, rassemblement, jeunes, social, nouveau, renouveau, national, nationaliste, Algérie, algérien, république, génération, avenir, citoyen, générosité, etc…

Il suffit de mettre tous ses mots dans un chapeau, tirer ensuite au sort deux ou trois de ces précieux termes, et voilà la trouvaille et un beau slogan en perspective qui ne vous quitterait sauf qu’en cas de dissidence des vôtres comme il est devenu de coutume dans nos traditions. Un parti se résume donc à un beau sigle qui se prononce facilement, avec une belle connotation et un bon enchaînement. Le programme, s’il en trouve un, viendrait par la suite. Qui s’en soucie au sein de la plèbe, le parti a beaucoup plus besoin d’aller à la pêche des visages locaux qui peuvent rabattre les électeurs vers le piège tendu.

Si on lit leur programme, on aurait bêtement que du copié-collé, du plagiat et de l’impression du déjà vu et revu. Pourquoi tous ces partis ? Alors que les unions de partis qui se ressemblent feraient beaucoup plus de bien au pays au détriment du leadership de leur chef qui par saute d’humeur est allé créer le sien. Ce qui fait sourire, c’est de voir certains appeler à l’union avant de se voir attribuer l’agrément. Pourquoi donc tout ce remue-ménage pour naître divisés pour ensuite inviter à la réunification !

POINT DE BAGUETTE MAGIQUE

Par ailleurs, un nouveau parti politique ne dispose point de baquette magique pour créer ses structures, faire son congrès constitutif, élaborer son programme, ses statuts en un laps de temps, ensuite recruter des adhérents pour en faire des militants puis aller hâtivement vers une élection législative qui risque d’hypothéquer immanquablement le pays durant un quinquennat. Si on va ainsi vite, on irait tout droit vers le bricolage dont le pays ne serait pas épargné par une nouvelle débâcle qui s’ajouterait aux précédentes. Un vrai parti, ce sont des années de réflexion et de construction pour ensuite prétendre assumer ses responsabilités d’élus. On ne va pas aux élections comme on va à une promenade de plaisance.

ADHERENTS, DEJA CANDIDATS !

Dans ces circonstances, un parti se retrouverait dans l’obligation de proposer des candidats novices qui n’auraient même pas 4 mois d’adhésion à leur actif pour ne pas dire de militantisme pour être ensuite ses représentants dans le cas où ils seraient élus à la chambre basse. Une telle dérisoire présence dans les rangs d’un parti ne peut, en principe, leur permettre de briguer même pas de futiles mandants d’élus dans les structures internes de leur formation. Comment pourraient-ils l’être en dehors si on suit rigoureusement les statuts de leur parti qui exige généralement au moins une année probatoire pour passer au statut d’éligible. Comment pourrait-on alors confier une législature de 5 années à des stagiaires en politique sauf si on pense uniquement au remplissage et à en faire de la figuration et où les dés ont été déjà jetés ? On ne peut quand même pas adhérer le matin pour se retrouver au sommet le soir du même jour ! Au final, c’est juste une signature signée ou soutirée par un ami sous le coup de l’accélération des évènements pour se voir lancé dans une aventure dont on ne rêvait pas la nuit précédente. Une telle précipitation ne peut déboucher que sur une assemblée non pas pluraliste où l’électeur aurait l’embarras du choix mais une assemblée fade à défaut d’être à connotation colorée. Où on changerait de place comme on changerait de chemise. Ça deviendrait même un jeu en perspective. On chercherait le parti où on vous laisserait la liberté de faire tout ce qui vous passerait par la tête et où l’appartenance à un parti n’aurait aucun sens et où la discipline du groupe serait à mettre aux oubliettes. C’est le monde à l’envers. Un probable élu qui imposerait ses choix à tout un parti. On ne voterait pas en groupe après des discussions internes mais partir éparpillés en vagabonds avec au final l’affaiblissement du parti qui perdrait alors toutes ses plumes. Il serait laminé par les siens avant de l’être par les opposants.

FEMMES MILITANTES OU FEMMES AU PLURIEL ?

Le comble dans tout cela, dans la nouvelle loi, c’est comment trouver des femmes mais en plus convaincues par le parti pour figurer dans les listes des candidats ? Le système des quotas n’a pas l’air de nous lâcher. Ce serait sans aucun doute la chasse à l’oiseau rare par tous les moyens de séduction, l’essentiel est de dénicher la femme non pas celle qui serait appâtée par le programme mais pour être exposée dans la vitrine. Encore, le facteur temps jouerait en leur défaveur. On ne pourrait pas d’un revers de la main changer la sociologie de tout un pays en pondant une loi qui menacerait de fausser toutes les données en jouant les trouble-fêtes.

A QUAND LA FIN DU MIRAGE !

Si les élections seraient libres et transparentes, les citoyens songeraient autrement et ces arrière-pensées seraient peut-être chassées un jour de leurs esprits. Tant que l’on serait éloigné de la légitimité du parlement, cette colle serait toujours indélébile. Un député est fait pour réfléchir, travailler ses méninges, proposer ou amender des lois mais non pas seulement lever éternellement les mains pour approuver quelque chose que lui-même n’y a jamais cru. Il faut être le digne représentant de sa circonscription, pas un lourd fardeau budgétaire pour le trésor public et la société. Déjà les partis existant officiellement, on les a oubliés vu qu’ils ne surgissent qu’aux moments des échéances électorales. On ne sait s’ils le font naturellement ou tout simplement pour chauffer la galerie et jouer leurs rôles de lièvres. On en a marre de ce scénario. Nous sommes épuisés, lessivés par ce schéma qui ne veut pas nous séparer comme une misère qui nous colle à la peau. A chaque fois, on nous promet sur tous les toits des élections on ne peut plus démocratiques et à la fin, c’est la même déception et le désespoir continue son bonhomme de chemin. On regarde les autres évoluer dans le bon sens tandis que chez nous, on nous sort des histoires à dormir debout. A quand la fin de ce mirage !

NB* Mis à part notre chapeau, notre source est le Quotidien d’Oran.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=11097

Posté par le Fév 11 2012. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

13 Commentaires pour “Député à tout prix !”

  1. benhaddou boubakar

    la chasse au tresor a deja commence!le butin doit etre partage par le peuple qui a trop souffert et qui veut un changement visible,calmez vous les « futurs elus »,rien ne sert de courir il faut partir a point ou a egalite avec tous les conquerants.

  2. hami

    ils sont devenus féroces ceux qui ont gouté aux delices et priviles comme tou amar et tayeb louh et lebid et consorts de quoi se donner une balle dans le crane sahbi

  3. abbassi

    ils n’ont pas peur de Dieu ces vautours

  4. Mme CH

    Chers lecteurs Salam!
    Député à tout prix vous dites?????
    Tout d’abord, quelqu’un pourrait-il nous renseigner à quoi sert un député Algérien?
    Le député Algérien est une espèce humaine nuisible et qui coûte cher en plus (son salaire + Argent de la corruption).
    Je vais vous dire pourquoi ils veulent devenir député à tout prix même si pour cela, ils doivent vendre leurs âmes.
    1- Ils sont très bien payés (des chiffres astronomiques, uniquement pour lever leurs mains, et même quand ils sont absents il n’y a pas de retenues sur leurs salaires).
    2- Ils ont droit à des privilèges: Voiture, logements; divers crédits pour acheter des lots de terrains; la facilité pour obtenir un permis de construire; avoir de l’influence, intervenir pour lui, ses enfants, sa famille, ses amis entrepreneurs etc………….
    3- Ils ont le droit de ne pas faire la chaîne avec les citoyens de 2ème catégorie.
    4- Ils voyagent souvent en missions  » parlementaires  » avec un passeport rouge ou en accompagnant des délégations officielles surtout s’ils sont chefs de groupes ou présidents de commissions.
    5- Ils font semblant de questionner les ministres, puis ils font semblant de les écouter et enfin ils font semblant de les critiquer.
    6- Ils bénéficient de l’immunité parlementaire qui les autorise à frapper un policier ou un douanier à l’aéroport.
    7- Ils peuvent demander des enquêtes sur des campagnes de partis qui ne leur plaisent pas.
    8- Le bouquet, ils peuvent même porter une arme à feu.
    la question qui se pose, est ce qu’ils sont indispensables au fonctionnement des institutions ?
    Est ce qu’ils leur arrivent de faire des lois ?
    Est ce qu’ils sont capables de résister aux injonctions de X et des Y.
    Le problème est doublement grave, Car cette espèce est nuisible quand elle est dans son arène et devient plus nuisible quand elle retourne au bercaille. En tout cas, ils ont le même effet que déchets toxiques, ils contaminent tout.
    Ces gens là ont -ils peur de Dieu, savent -ils que nous allons tous payer un jour. Savent-ils que la vie n’est qu’un court passage vers la vie éternelle. Allah yahdina!!!!  » La youghairou Allahou ma bi 9awmin Hata Youghairou ma bi Anfoussihim « .

  5. nabila f sba

    je nai pas fait attention a votre long commentaire ce sujet m’échappe mais moi je veux connaitre votre avis sur la situation décrite sur article de notre jardin public.merci si vous voulez et surtout vous pouvez.

  6. Hanifi K

    A quoi servent-ils?
    A donner l’illusion de vivre dans un système parlementaire.
    Le parlement est au choix une coquille vide ou une simple chambre d’enregistrement.
    A quoi servent-ils?
    A capter les miettes de la rente et à faire obtenir des licencers d’importation et à s’opposer à des projets industriels de nature à permettre au pays de décoller.

  7. Hanifi K

    Bent El Bled vous jouez un jeu débile qui cherche à l’évidence à décourager Mme CH.
    Vous ne contribuez à rien si ce n’est à vous improviser abonnée à la pêche des coquilles.
    Allez faire un tour du côté de Godot et prenez un visa pour l’Absurdistan!!!!!!!!!

  8. Brikci Salim

    Bonjour Hanifi, j’ai supprimé le commentaire de Ben El Bled, car il ne vient pas de la vraie BenElBled, c’est comme j’ai précisé hier et avant hier, un qui change de pseudo,et que j’ai identifié.

  9. chaibdraa tani djamel

    si le président bouteflika signe un decret que tout élu en tant que député ou senateur ne beneficiera que du salaire de son poste de travail(medecin ,prof,agent ou autres) on verra s’il y aura des candidats qui aiment leur pays maintenant ils n’aiment que 30 millions du salaire de ce poste et a ce jour on n’a jamais vu un député ou un sénateur se préocupé des gents de leur misére de vie et autres(rabi i khalasse fi houme)

    • algerien deçu

      mr chaib draa, ça fait belle lurette que ceux qui nous gouvernent ne pensent qu’à leurs intérêts et à ceux de leurs proches, y qu’à voir ce laisser aller salutaire pour eux, oh combien néfaste pour la société, leur système est sclérosé et pour être court et cool
      je te dédie cette chanson du groupe Aerosmith pour ta proposition:
      Dream on
      Dream on
      Dream on
      Dream until your dreams come true
      Quant à ce que je pense de cette proposition, je te dis :
      or for that matter don’t be a fool
      ever again
      Le statu quo les arrange, personne ne veux bouger, il y qu’à voir les remaniements c’est tjs moussa el hadj et hadj moussa depuis 1962 que le système soit socialiste, islamiste, capitaliste, ou khobziste, c’est tjs les mêmes qui gouvernent) et ce n’est pas maintenant qu’on va avoir des députés qui pensent, on aura certainement des députés de panse, des sénateurs de transe et de ministres dignes de pot encéphalement
      amicalement

  10. BELABBES

    Pour le moment ces pauvres malheureux sont inutileset ils sont nuisibles pour l’économie nationale cesser SVP cette pièce théatrale ça colle pas actuellement le monde change

  11. D.Reffas

    Bonjour.
    Le même climat, le même scénario pour aboutir à la composition d’une assemblée khobsiste, et le retour du même gouvernement à quelques exceptions près.

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