La Voix De Sidi Bel Abbes

Histoire ;Demouche Benchinoun le chasseur de lions….Un de ces multiples mythes fondateurs sur Sidi bel abbes ?

Avant d’aborder ce récit sur Demouche Benchinoun le chasseur de lions.qui pour de sérieux  chercheurs locaux fait partie malheureusement des mythes fondateurs  sur la région de Sidi bel abbes Nous sommes bien curieux de savoir  plus et vrai et on est toujours en attente d’apprendre, la tenue  d’Assises considérés comme sérieux éclairage sur l’histoire de la région de Sidi Bel-Abbès, victime de maintien de fallacieux repères caractérisés par ces nombreux mythes fondateurs qui ont tendance à être brandis qu’il s’agit de l’histoire de la ville, comme sont méconnus nombreux hauts faits d’armes et autres acteurs-légendes parmi les populations, en droit de connaître toutes les vérités. Il est objectif de signaler que des actions et des travaux ont été entrepris tant dans l’enceinte de l’université locale, que dans le cadre de certaines associations qui se comptent sue les doigts d’une seule main… Hélas, un plus est exigé, nous dit-on, c’est le pourquoi de plusieurs appels interpella tifs d’où ces futures assises où «la mémoire de la région de Sidi Bel-Abbès serait prise en charge par des jeunes chercheurs en histoire, des personnalités connues… dans le domaine, et ce, afin de contribuer à asseoir des balises qui permettront de mettre fin au maintien impuni de certains mythes fondateurs qui entourent l’histoire de la région, comme si cette dernière était née d’hier tels que l’ont été certains chroniqueurs coloniaux relayés par d’autres créneaux». Comme préjudice relevé à Sidi Bel-Abbès il y a de cela quelques années et ce, après la diffusion par l’ENTV d’une émission consacrée au phénomène de la violence communes à tous les autres faux clichés qui ont dû porter atteinte à l’hospitalière capitale des Béni-Ameur, Sidi Bel-Abbès et toute sa région tout en déclenchant une vague d’indignation fort légitime… l’on est contraint de redire qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge. Quant au-delà des intentions des uns et des autres, des angles sont ouverts à ce jour dans le domaine de l’histoire de la région de Sidi Bel-Abbès combien anciennes qui a dû vivre tous les grands courants de l’histoire du Maghreb. Sidi Bel-Abbès et sa région sont citées dans plusieurs ouvrages de référence qui évoquent les Berbères comme premiers habitants avant les Romains. L’attitude de révolte perpétuelle de la population berbère contre l’occupant byzantin est un autre fait qui n’est point nouveau. A cela s’ajoute l’avènement sur la puissance musulmane qui est une ère à faire connaître aux générations montantes. Par ailleurs, relève-t-on, la région de Sidi Bel-Abbès fut englobée dans les limites du Royaume kharidjite de Tihert. Au Xe siècle, après un court intervalle sous la souveraineté des Omeyades de Cordoue, la région tomba sous la domination des Fatimides qui détruisirent le Royaume rustumide par l’occupation de Tihert en août 909.Au Xe siècle, la région connut de grands mouvements de population avec les Béni-Hilal et la domination des Almoravides, puis en fin de siècle, la domination Almohade.Au XIIe siècle, l’Empire almohade s’effondra et éclata en trois royaumes. L’ouest et le centre de l’Algérie tombèrent sous l’autorité de la dynastie Abdelwadite. Et c’est Abdelwadite Yaghmoracen Ibn Ziane qui fit appel aux grandes tribus Hilalienes fortement arabisées des Zmouls, Douaiss, Béni-Ameur, Bordjas, qui s’installèrent dans la région et dont il fit les précieux alliés dans ses guerres. Néanmoins, en entreprenant la conquête de ce beau et fertile espace qui est la région de Sidi Bel-Abbès. Les troupes coloniales françaises ne visaient, dans un premier stade, qu’à tirer un profit immédiat et maximal de leurs exactions… Mais l’appétit gargantuesque qui venait en mangeant, et la soldatesque coloniale n’en finissait pas de comptabiliser les enfumades, les destructions de tous les vestiges et des habitations dont celles des populations autochtones des tribus de la confrérie des Béni-Ameur, celles qui ont résisté âprement à l’occupant de leur terres où il y avait, en plusieurs lieux, des serviteurs de l’islam morts dans la totale sainteté que la ferveur des croyants a vénéré et auxquels, elle a élevé des mausolées détruits par la suite par les prétendus «colonisateurs» pour asseoir les bases d’une longue et terrible action de dépersonnalisation. Parmi les vestiges les plus ou moins récents figurent les canaux d’irrigation, les fontaines et autres ruines vestiges millénaires : hélas, 51 ans aprés l’indépendance, notre source signale avec amertume des tableaux en noir et blanc, reproduisant quelques placettes de quartiers, certains édifices ou carrément des scènes de vie quotidienne du début du 20ème siècle ou fin du 19è ornent joliment l’intérieur de salon, le café de la ville leur donnant un aspect rétro et prenant. L’on peut lire aussi des légendes en bas de tableaux, comme par exemple : «Jour de marché au village nègre», «Mauresque lavant son linge dans la fontaine publique». «Un Arabe faisant la sieste à même le sol», «kiosque à musique en fanfare», «l’Ethnographie en image et en mouvement» en somme. Les photos en question, en clair obscure, renseignent suffisamment sur le courant orientaliste en vogue parmi les artistes peintres et les écrivains voyageurs de cette époque. Ces derniers voulaient se donner belle conscience à travers l’exotisme primaire du «Bon sauvage» comme simple élément inanimé du décor. Cette période, qui va de la fin du 19ème siècle jusqu’au début du 20ème coïncide, en Algérie, avec la prédominance du mouvement algérianiste sous la férule de Louis Bertrand, un catholique extrémiste. Et c’est à partir de là que, vraisemblablement, commence le malentendu sur «Sidi Bel-Abbès qui n’a pas su cultiver ce qu’elle a de plus profond dans les entrailles». A l’instar des autres villes algériennes, Sidi Bel-Abbès a une histoire qui fourmille de mille faits de singulières dates. La culture populaire de la chanson et la poésie, qui se relaient depuis toujours de bouche à oreille, parlent d’un tout autre Sidi Bel-Abbès plus sublimé et moins caricaturé sans nommer les choses, interpellent cette mémoire qui a tout gardé et rien oublié. Les cafés de Sidi Bel-Abbès, ses Hammams, ses quartiers, ses personnages hauts en couleurs, ses saints et ses bardes, ses héros et ses sages, ses lettres, ses ministres, ses politiques, ses ambassadeurs, ses liesses et ses malheurs : tout cela fait de Sidi Bel-Abbès, celle de Mustapha le noir ,de Azza Abdelkader , de Mustapha Ben Brahim, de Boumelik, Liabès D., Adim Fatiha et autres.. une autre ville que celle de la carte postale en noir et blanc, conclut la même source. Et la nous reprenons sous toute réserve ce récit qui se perpétuer de générations a autres…sous des plumes qui se sont relayées pour tenter de faire croire et admettre cela suivons ceci « Parcourant les ouvrages consacrés à la biodiversité dans la region de Sidi Bel Abbes,les temps nous enseignent qu’elle était infestée de bêtes sauvages.la faune était aussi riche que diversifiée.indique cette source.
« Les hyénes,renards,chacals,servals,panthéres,sangliers,gazelles,mouflons abondaient,les grands fauves tenaient à leur tour une place respectable parmi les panthères,tigres et lions. mais ces derniers,sans doute génés par le bruit de bottes des armés coloniales, ont commencé à migrer vers l’intérieur de l’Afrique à la moitié du 19 ème siècle. Demouche BENCHINOUN, originaire de Tessalah, paraissait comme le plus intrépide chasseur de lion de sa région. A son tableau de chasse, il avait tué au moins 81 lions et une trentaine de panthéres, et pour le récompenser, le Bey l’avait nommé Caid de sa tribu,mais sa carrière triomphale s’est terminée par un drame. Un jour on lui avait signalé un lion qui fréquentait depuis quelques temps le gué des Trembles,Sidi Hamadouche aujourd’hui. Demmouche BENCHINOUN était monté à cheval et s’etait posté dans un endroit d’où il pouvait,sans être vue,apercevoir le fauve quand il viendrait s’abreuver. Comme à son habitude,il était seul avec son fusil et les gens du douar devaient attendre son retour en évitant tout démarche pouvant le déranger. L’heure venue, un bruissement de feuilles et des branches brisées annonce l’approche de la bête : c’est une lionne qui sort du fourré et se dirige vers le gué. Un coup de fusil part, la majestueuse reine des forêts s’abat en poussant un rugissement de douleur et de rage.Selon son habitude,Demmouche,avant de s’approprier,s’occupe à recharger son arme mais le rugissement de la lionne été entendu du mâle qui la suivait à quelques pas. Demmouche,surpris n’a pas eu le temps de fuir ; en deux bonds, le lion est sur lui. Nul ne fut temoin du duel qui suivit. Une demi-heure plus tard,les gens du douar voyant le cheval du chasseur rentrer seul est couvert de sang, se reunissent en armes et se dirigent vers le gué.Celle-ci tuée d’une balle à la tete, le lion de plusieurs coups de poignards. Quant à lui, couvert de bléssures, il vivait encore et on put le transporter dans sa tente. Dans cette lutte au corps à corps, ne pouvant se servir du fusil, il s’etait servi de son poignard et avait tué son terrible adversaire. C’était sa dernière victoire, il vécut encore quelques années,meurtri, brisé et impotent, avec un tremblement nerveux qui ne le quitta plus jusqu’au dernier jour ».

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14 Commentaires pour “Histoire ;Demouche Benchinoun le chasseur de lions….Un de ces multiples mythes fondateurs sur Sidi bel abbes ?”

  1. hamid

    la France a developpé cette technique ou stratégie pour tout effacer c’est elle qui a fait ceci cela et dit que nous nous existions pas avant sa venue et fabrique demmouche et compagnie c’était la jungle demmouche qui tuait les lions vivait dans ces espaces pour revenir au récit

  2. mohamed

    Admiratif dans ces recoupements ou cette problématique histoire ou historiettes Nos historiens peuvent dire mieux

  3. kerroucha

    moi j’ai en tendu parler de ce chasseur mais c’est exagéré

  4. samia

    j’entends parler vaguement

  5. jamel

    un conte de grand mére ni plus ni moins

  6. hamid

    les spécialstes en histoire ou les anciens doivent placer un mot

  7. BADISSI

    ce qui m’attire c’est pas l histoire ou la légende de ce chasseur , mais le fait que le colonisateur nous fasse croire que Bel Abbés est sa région est une ville coloniale , ce qui est faut cette régions fut Amazigh ces derniers poussée par les romains , les romains ont construits dans la régions des casernes et des forts et non des villes romaines , combien de bélabésiens savent qu’il y a des vestiges romains a Tessalah et sidi ali benyoub ??? IL FAUT QUE CHAQUE VILLES OU WILAYA ENSEIGNE A L ECOLE L HISTOIRE DE SA REGION UNE HEURE OU DEMI HEURE PAR SEMAINE

  8. benali

    @badissi j’approuve votre lecture trés positive et c’est ce qui a manqué chez nous a belabbes on doit savoir pour éliminer ces clichés réducteurs

    • BADISSI

      @benali
      Bonsoir si benali vous savez cette histoire des romains et berbères je l’ai connue grace a la radio local ,et il y avait un docteur de l’université de sba je me rappel pas son nom ,

  9. mustapha mekri

    pour ajouter ou confirmer l`existence de betes sauvages dans la region, j`apporte le temoignage suivant:
    la region de AIN EL BERD avant la colonisation etait couvert dans sa partie sud par une vaste foret.D`ailleurs on apercoit en allant vers SIDI HAMADOUCHE quelques arbres -des sapins- ayant echappe aux incendies et a la mise en exploitation agricole par les colons.
    Vers 1840,a deux km au sud de AIN EL BERD,il y avait un casernement construit en bois -genre de FORT- erige a l`emplacement de l`actuelle ferme blanche.
    Dans les environs il y avait les tributs des HMAIDA et SOUALEM.Parmi eux un certain BOUZGAOU MOHAMED personnage repute pour son physique tres grand et la chasse d`animaux sauvages.Il ne se separait jamais de son fusil toujours charge qu`il portait en bandouliere et qui paraissait comme un jouet.Un jour il tua un lion et l`apporta,la nuit, sans bruit, et le mis en position assise devant le portail du casernement et partit sans avoir ete vu.Le matin en ouvrant le portail les militaires se trouverent devant la bete etr ce fut la panique et l`alerte generale,et bien sur l`hilarite des autochtones.
    j`ai connu dans mon enfance son fils, le vieux MAACHOU BOUZGAOU qui nous raconta cette histoire.Lui aussi etait de forte corpulence et avait un fusil a un canon -KORDILLA- Il nous disait aussi qu`il utiliserait ce fusil pour combattre l`occupant ,mais il est mort bien avant le 1er novembre 1954.
    ALLAH YARHAM E CHOUHADA

  10. BADISSI

    @Mustapha Mekri
    je vous remercie pour cette histoire , vous avez raison chaque fois que je passe devant sidi hamadouche je contemple ces sapins , meme la nature n’a pas échapper au désastre de la colonisation , une réponse pour ceux qui disent que la colonisation a construit , je vous remercie encore une fois pour ce témoignage , chaque fois que je connais une histoire de notre wilaya ça ma fait plaisir , surtout quand ça vient d’un notable de la région , je connais beaucoup de Mekri et ont apprécie toujours leur connaissances , mes amitiés

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