La Voix De Sidi Bel Abbes

Démocrates, islamistes et modérés à la salle Harcha Un cocktail politique pour le boycott

Du démocrate Sadi à l’islamiste Ali Benhadj en passant par le modéré Mokri, ils étaient tous présents hier à la salle Harcha-Hassan pour appeler au boycott de l’élection présidentielle du 17 avril.La salle Harcha Hassan qui a abrité, hier, le meeting des partis politiques ayant appelé au boycott de l’élection présidentielle paraissait trop exiguë pour contenir les foules venues des différents horizons et des sensibilités.L’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocrate, qui a appelé récemment à la disqualification politique du système figure parmi les présents mais sans avoir pris la parole. À l’extérieur, un important dispositif sécuritaire a été déployé pour parer à tout débordement. En fait, le décor a été planté avant l’arrivée des organisateurs. Certes, la manifestation de boycott a été autorisée, mais la présence des forces de l’ordre est nécessaire pour parer à tout dérapage, dira un policier.Le président de Jil El Jadid est le premier à prendre la parole après que l’assistance eut observé une minute de silence à la mémoire des martyrs, en particulier les derniers morts enregistrés dans la wilaya de Ghardaïa. Soufiane Djilali s’est attaqué d’entrée au Président-sortant qualifié « d’égoïste » et « d’ingrat », car ne pensant qu’à sa propre personne, mettant en danger toute la nation et les générations à venir. Dans son intervention Soufiane Djilali n’a pas épargné, l’ex-Premier ministre et directeur de campagne de Bouteflika ainsi que Amara Benyounès, ministre de l’Industrie qui ne s’empêche pas selon ses propos d’insulter le peuple. Le premier avait injurié les Chaouis, à travers sa célèbre boutade et l’autre tous ceux qui ne partagent pas les mêmes idées que lui. Le président du RCD, Mohcen Belabès a qualifié la rencontre de point de départ pour un changement sans précédent sous les applaudissements du public et au cri de « boycott, boycott… a rencontre d’aujourd’hui et celle de l’Algérie plurielle. On sera là pour sauver l’Algérie », dit-il. « On est là pour assurer que le vote est une illusion pour ne pas dire trahison », ajoute-t-il. Avant de s’interroger sur les réalisations du président Bouteflika et la stabilité vantée par le pouvoir. « Où sont les réalisations ? ». « Où est la stabilité quand Ghardaïa vit depuis cinq mois dans cette situation ? ». Dans son intervention, le leader des islamistes, Abdallah Djaballah, a rendu hommage aux habitants des Aurès qui « ont cassé le mur de la peur », en allusion à la manifestation qui s’est déroulée hier à Batna. Puis il s’adresse aux présents : « Vous êtes venus pour dire non à la répression ». Pour Djaballah, le plus grand risque qui guette l’Algérie « ce n’est pas le handicap d’un président », mais une élite corrompue attirée par le pouvoir et l’argent, non sans décocher des flèches contre l’administration et la justice inféodées, selon ses termes, au régime en place. «L’administration n’est pas neutre et la justice n’est pas indépendante». Selon lui, aucune institution ne peut contrôler le pouvoir. « Comment peut-on combattre la corruption ?». Avant d’expliquer son choix : « La moindre des choses que nous puissions faire c’est le boycott. J’aurais aimé que tous les candidats se retirent ». Puis il s’adresse au pouvoir : « Cessez de mentir sur la démocratie ». Le président du Mouvement de la société pour la paix, Abderrezak Mokri a souligné l’importance de mener un combat pour arracher des espaces de démocratie en prenant l’exemple du voisin de l’Est

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Posté par le Mar 22 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

6 Commentaires pour “Démocrates, islamistes et modérés à la salle Harcha Un cocktail politique pour le boycott”

  1. Ahmed Khiat

    Ce ‘ cocktail ‘ politique est significatif à plus d’un titre. Pourvu qu’on ait des yeux pour voir, et des oreilles pour entendre.

  2. Belamri Abdelkader

    Le producteur de miel s’apprete à ramasser sa récolte avec le consensus des ouvrières et ce sont les quelques gardiens (RAGDA OUA TMANGER ) qui s’agitent pour réclamer leur inquiétude et justifier leur existence en bourdonnant inutilement.

  3. houssine

    Ces gens ont le droit de s’exprimer

  4. BADISSI

    @ houssine
    vous avez raison , on doit respecter les opinions des autres , le pouvoir absolue c’est révolue , ce qui m’énerve se sont ceux qui on étais soit disons élues APN APC APW il ont échouée et aujourd’hui ils proposent des solutions

  5. Karima

    Mr @Badissi,
    Ils n’ont pas échoué, ont leur a mis des batons dans les roues …

  6. BADISSI

    @Karima
    Mme je ne parle pas de ceux qui sont dans la salle mais des élues FLN et ces dérivée beni oui oui RND ect

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