La Voix De Sidi Bel Abbes

Décès de la moudjahida Danièle Djamila Amrane Minne. Partagé par Mustapha BRAHIM DJELLOUL

L’ancienne moudjahida Danièle Djamila Amrane Minne est décédée à l’âge de 78 ans, le samedi 11 février 2017 à Alger.

Née le 13 août 1939 à Neuilly-sur-Seine (France), Danièle Djamila Amrane Minne, qui était une fervente militante de la cause nationale, avait intégré les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) de 1956 à 1962.

Après l’indépendance, Danièle Djamila Amrane Minne, a opté pour la nationalité algérienne et travaillé à l’université d’Alger puis devenue en 1999 professeur d’histoire et d’études féminines à l’université de Toulouse.

La défunte était également auteur de plusieurs ouvrages littéraires ainsi que des poèmes. Parmi ses publications, « Les femmes algériennes et la Guerre de libération nationale » (1989).

Daniele Djamila Amrane Minne sera inhumée dimanche à Bejaia. Le ministre des Moudjahidine Tayeb Zitouni a envoyé un message de condoléances à la famille de la défunte.

Inhumation à Bejaia de la moudjahida Djamila Amrane

La moudjahida Djamila Amrane, née Danièle Minne, décédée samedi à l’âge de 77 ans, a été inhumée dimanche au cimetière de Sidi-Mohand Amokrane, situé au bois sacré, au cœur de la ville de Bejaia, en présence d’une foule importante composée des membres de sa famille, de moudjahidine de la Wilaya III historique et des autorités locales.

Sa mise en terre a été précédée par une oraison funèbre, prononcée au nom du ministre des Moudjahidine par le directeur des moudjahidine de la wilaya de Béjaïa dans laquelle il a retracé le parcours de la défunte, son engagement pour la libération du pays et son activité post indépendance consacrée à l’écriture de l’histoire et à la valorisation du rôle des femmes durant la Révolution.

Très tôt, la moudjahida a pris conscience de la nécessaire libération du pays, participant en 1956 à la grève des étudiants, puis rejoignit la lutte armée quelques mois plus tard où elle s’était distinguée dans des opérations à Alger, par le biais du réseau des combattants libres, alors en plein bataille d’Alger et sous la férule de Yacef Saadi.

« Ensuite elle a fait partie des flux des étudiants envoyés en formation en Tunisie. Mais elle n’y’est jamais arrivée à destination. Son groupe a été intercepté par l’armée coloniale, qui en a tué une dizaine, parmi lesquelles figurait Raymonde Pesharde. Djamila a été faite prisonnière puis condamnée a mort en octobre 1957 », se remémore Djoudi Attoumi, officier de l’ALN, qui l’a connue fin 1956, alors qu’elle était déjà opérationnelle dans un groupe médical dans lequel se trouvaient les Docteurs Lallam et Hammoud.

« C’était une jeune fille courageuse, engagée et animée de l’esprit de sacrifice », a-t-il ajouté, soulignant qu’au lendemain de l’indépendance, « elle a fait le choix d’une vie intellectuelle en consacrant sa vie à écrire et à enseigner. C’était une façon à elle de poursuive le combat libérateur ».

Son mari, Rabah Amrane, a tenu, pour sa part, malgré l’émotion, à mettre en exergue, son humanisme, sa générosité et surtout son courage. « Elle ne se plaignait jamais et est restée discrète dans sa vie. »

Sa mise en terre a suscité énormément d’émotion, dont certains qui l’ont connue à quelques rares occasions, notamment durant ses visites à Béjaïa, où, malgré sa timidité, elle allait à la rencontre de tous et prenant plaisir à rendre service et à aider ceux qui la sollicitent, dira Amar, ancien voisin les yeux embués de larmes.

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Posté par le Fév 13 2017. inséré dans ACTUALITE, NECROLOGIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

7 Commentaires pour “Décès de la moudjahida Danièle Djamila Amrane Minne. Partagé par Mustapha BRAHIM DJELLOUL”

  1. Mme CH

    Je présente mes sincères condoléances à toute sa famille, ses proches et ses amis….et je tiens à les assurer de toute ma compassion……!!!

    Voilà, une femme qui a bien connu la barbarie du colonisateur et a choisi le camp de ceux qui ont lutté pour retrouver leur liberté malgré l’opposition et le terrorisme des colons et des PN qui ne voulaient pas entendre parler d’une Algérie algérienne et indépendante…!

    En plus elle n’a pas fui, elle est restée et a obtenu sa nationalité algérienne…et a été enterrée en Algérie…!! Quant aux autres, qu’ils assument leur choix…!!!

    A Dieu nous appartenons et A Lui nous retournons…!

  2. chaibdraa tani djamel

    ALLAH YARHAMHA, INA LILAHI WA INA ILAYHI RAJI3OUNE.

  3. smiley

    « Vénérez la maternité, le père n’est qu’un hasard » disait Nietsche.
    La Moudjahida Daniele-Djamila avait de qui tenir assurément.
    Belle fille de Si Djillali de son vrai nom Abdelkader Guerroudj né le 26 juillet 1928 à Tlemcen, ce militant communiste et moudjahid de la première heure fut condamné à mort avec Jacqueline, la mère de Danièle pour appartenance au réseau de Fernand Yveton, premier européen guillotiné.
    Ils furent graciés après une campagne de soutien à laquelle s’associèrent Jean Paul Sartre et Simone de Beauvoir. quand l’honneur des intellectuels n’était pas galvaudé.
    Jacqueline Netter, Danièle Djamila Minne,Abdelkader Guerroudj, Fernand Yveton, le vrai visage d’une Algérie occulté par le révisionnisme historique.
    Des hommes et des femmes venus de tous les bords idéologiques pour que vive une Algérie libre et fraternelle.

  4. smiley

    Ahmed Zabana avait précédé dans le chemin du sacrifice ultime en étant le premier guillotiné. De grâce, ayons la décence de ne pas utiliser ces morts glorieuses!
    Leur stature morale nous commande respect et silence!

  5. smiley

    Témoignage rare de Si Dlillali:
    « Je suis Guerroudj Abdelkader dit Djillali et j’ai été condamné à mort pour ma participation à la lutte de libération à l ‘initiative du FLN.
    Je suis de culture politique communiste et dès le 3 novembre 1954 nous nous sommes réunis avec un groupe de 21 personnes au douar 3oucha dans les monts de Tlemcen. nous avons décidé de participer au combat alors que m^me le FLN n’en avait pas entendu parlé.
    Nous avons décidé d’y aller et j’ai nommé des personnes pour l’achat de matériel de sabotage.
    Arrêté en 1957, et torturé à sept reprises, j’étais en prison avec Khemisti et j’ai appris la mort des mes compagnons chahids Tahar Omri et Hillali Moussa dans les monts de Tlemcen.
    ….. La révolution reste à faire: industrielle, culturelle et éducative ….Il faut remettre de l’idéalisme dans notre vie. »

  6. smiley

    Merci de lire  » Douar 3ouchba »

  7. Hakem Abderrahmane

    Mes sincères condoléances à la famille Guerroudj.

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