La Voix De Sidi Bel Abbes

Débats Que reste-t-il du célèbre 24 Février …! Que l’on célébre encore!

Demain  encore des activités , voire tout un formel cérémonial confisqué par le syndicat Maison UGTA sont prévues prévues ici et la  Alors que ces derniers mois, beaucoup d’encre a coulé au sujet de la Sonatrach, cette entreprise qui est depuis 1963, la mère nourricière de tout un peuple. Mais ce qui est dit dans les différents articles de presse qui lui sont consacrés au niveau national et international, n’est qu’une partie infime de la réalité, l’œil de l’iceberg comme on dit partout. Les responsables qui sont mis en cause pour ces malversations d’ordres financières et autres trafics d’influences dans la passation des marchés, n’est que la blessure visible d’une amputation interne d’organes vitaux de cette compagnie internationale. Depuis la venue de véreux responsables aux commandes de la locomotive du pays, les fuites de tout genre n’ont cessé de se faire sentir, et leur odeur a attirée tous les charognards. La dénationalisation des hydrocarbures : La première inguérissable saignée avait commencé avec l’introduction de la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui pourtant, n’est pas passée officiellement, sa non approbation à temps, n’a pas empêché de mettre la carte géographique des gisements en carrés, qu’on appelle « blocs » pour les soumettre aux offres des multinationales. Des champs existants en production depuis les années soixante n’étaient pas non plus épargnés. Des gisements connus, avec toute l’infrastructure nécessaire en place et payés rubis sur ongles par les deniers de Sonatrach, sont remis sans pudeur aucune aux mains des étrangers sous le couvert d’association et partenariat avec la Sonatrach. Si notre défunt président Houari BOUMEDIENE qui a payé le prix fort pour récupérer lesdits gisements un certain 24 février 1971  » La Nationalisation des Hydrocarbures », venait à connaitre cette fatalité, il se retournera éternellement dans sa tombe. Le comble du ridicule, c’est qu’on continu aujourd’hui à fêter cette date historique, qui a été enterrée, à plusieurs reprises du fait que la dénationalisation était totale et consumée et qu’on s’accroche toujours au rite ancien, comme dans une croyance païenne. Malheureusement le ridicule ne tue pas, si non l’Algérie aurait été débarrassée de ses vampires et autres noms de la même espèce.

La nouvelle loi sur les hydrocarbures : Machiavélique en finalité

Lors de la présentation de cette nouvelle loi aux premières discussions internes à Sonatrach, l’ancien président directeur général M. BOUHAFS, s’est levé devant panel de cadres du ministère de tutelle et de Sonatrach, démontrant dans une analyse de vingt minutes, la dangerosité de cette nouvelle loi sur les hydrocarbures et le risque majeur qu’elle comporte pour la compagnie et la nation algérienne. Mais la courageuse position du susdit ex PDG lui avait couté sa place, il a été limogé dans les jours qui suivent, le 24 Février 2001 précisément. Quel hasard ! L’abus de pouvoir à l’époque, était l’arme utilisée pour aplatir et aplanir tous ceux parmi les cadres qui ont une idée différente à la dilapidation de nos richesses naturelles.

Dans la chute de ce premier responsable de la société nationale la plus prestigieuse, un signal fort a été donné à toute opposition dans la réalisation du schéma diabolique, qui n’est autre que de mettre les richesses de l’Algérie dans la loterie du siècle. Pour rappel, depuis la susdite date, durant une période de plusieurs mois, la société est restée sans PDG. Tous les postes clés de responsabilité managériale du secteur des hydrocarbures se sont trouvés entre les mains d’une seule personne, CHAKIB Khelil en l’occurrence Ministre de l’énergie & mines – PDG par intérim de Sonatrach – Président du Conseil d’Administration de Sonatrach et

Président de l’Assemblée Générale de Sonatrach, il faisait la pluie et le beau temps comme on dit chez nous. Cette période était la plus propice et la plus active, dans la purge de tous les dirigeants et opposants au projet machiavélique de la dilapidation des richesses nationales. Pour ceux qui ont la mémoire courte, même les députés (Représentants du Peuple …?) ont été bernés (…) dans leur quasi majorité en juillet 2005 pour faire passer ladite loi, seule la représentante du parti des travailleurs avait levé la voix, mais finalement pour se confondre dans la masse et cesser de pivoter et d’émettre sans raisons (…)

Le dernier sursaut était venu du président de la république qui avançant ses arguments comme l’avait fait avant lui le président Vénézuélien Hugo CHAVEZ, avait modifié et complété par ordonnance en Décembre 2006 certains aspects de ladite loi dans leur forme juridique, mais sans toucher à la réelle application dans la forme pratique (Essentiellement, il a décidé de l’augmentation de la part de participation de l’entreprise Sonatrach aux taux de 51% au lieu de 30% dans tout projet d’association avec une multinationale, et l’aménagement des procédures de fiscalité en faveur des zones ou l’activité pétrolière et gazière est exercée. Il y a nécessité de lire les deux moutures de la loi 05/07 pour constater le peu de modifications opérées)

Les partenaires étrangers de Sonatrach : Une perte sèche pour elle !

Actuellement il existe plus de vingt champs pétroliers qui sont exploités en partenariat avec des sociétés américaines, anglaises, chinoises, françaises, espagnoles, italiennes presque autant de nationalités, avec la prédominance américaine évidemment ! Ce partenariat en partage de production rapporte une bagatelle de trois à quatre cent mille barils jours (300.000 à 400.000 Barils / J) à ces associés. Si on fait le compte par un prix moyen de Soixante-dix dollars (70$ / Baril) et si on multiplie par le nombre de jours dans l’année, je vous laisse le soin de faire le compte vous-même.

Si cette manne pétrolière avait fait le bonheur et la réussite de ces sociétés étrangères, pour la Sonatrach et le peuple Algérien, elle n’est qu’une hémorragie qui risque à la longue de les ramener dans un coma profond et irréversible, qui conduit évidemment vers une mort clinique certaine.

Je ne parlerais pas des générations futures qui vont trouver notre Sahara désertique, au sens complet du terme, l’environnement détruit et le sous sol pillé. Devinez qui est responsable ? Celui-là même qui se vante sur les ondes et les médias du monde que Sonatrach a investi au Pérou, au Venezuela, en Chine et dans d’autres pays proches.

Je pense qu’il faut diligenter audits et enquêtes sur les dépenses de ces sociétés mixtes, car si à l’intérieur du pays devant le nez et la barbe de tous les organismes de contrôle et de sécurité, des irresponsables ont trouvé le moyen de faire des détournements ! Alors que dire des dépenses qui sont à des milliers de kilomètres, sans aucun contrôle ni comptabilité claire ? Cela est plus facile, je dirais plutôt que c’est une porte supplémentaire ouverte à la fuite de capitaux en devises (Le récent rapport d’audits sur les participations de Sonatrach à l’étranger est accablant selon des informations parues dans la presse nationale)

Donc en dehors de l’affaire B&R.C dont les rapports d’enquêtes sont devenus du domaine public, l’affaire Sheraton et les autres scandaleuses innombrables affaires de marchés gré à gré et syndicales qui sont étouffées dans l’œuf et qui ne sont pas instruites par les tribunaux, ou celles qui sont instruites actuellement par la justice, je dirais que personne n’est innocent jusqu’à la preuve du contraire, et pas l’inverse !

Aussi, des mécanismes de gestion ont été crées dans la même période de temps pour mettre Sonatrach à genoux et la vendre au plus offrant. Plusieurs coups bas et non visibles sont assenés à la compagnie nationale, pour la tuer dans la fleur de l’âge. Le but était de la rendre inopérante devant ces multinationales, par l’instauration d’un système de gestion archaïque, lent et inadapté. Ce système ne fait que temporiser, retarder la progression de la Sonatrach pour qu’elle soit devancée par ces concurrents et en final la montrer du doigt et dire que cette société boite et qu’il faut s’en débarrasser. Chose presque faite maintenant.

La bourse de l’emploi, et mobilité des cadres Sonatrach : Une purge

La purge des cadres et leur remplacement systématique par d’autres « cadres …» a commencé par l’instauration d’un système de mutation, de recrutement et de promotion basé principalement sur l’affiliation régionale, nommé bourse de l’emploi et mobilité des cadres ? Ce système en réalité vise à détrôner les gens déjà en poste, pour les remplacer par des gens d’une appartenance régionale bien connue et qui adhèrent aveuglément à toute directive provenant du haut. Cette appartenance ethnique crée aussi un labyrinthe quasi-sûr à toute magouille qui sera planifiée par la tête. Évidement, on ne mord pas la main qui vous nourrit.

Des cadres supérieurs au niveau de Hassi Messaoud se sont vus écartés et remplacés par des nouveaux, qui quasiment sont originaires de la région qu’on a trop citée. La procédure était très simple, un poste quelconque dans un organigramme et qu’on vise pour le reprendre, s’il est occupé par une personne qui n’est pas du fief est automatiquement mis dans la bourse de l’emploi. Une fois ce poste publié dans la bourse de l’emploi de Sonatrach, des gens qui ont les critères demandés vont postuler à ce poste, mais l’octroi de ce dernier et la nomination de quelqu’un à ce poste, s’il n’est pas de la même wilaya d’un membre influent aux commandes de cette compagnie, n’aura aucune chance d’y accéder à cette fonction. Pour vous dire, les critères de qualifications et de compétences sont relégués aux calendes Grecs.

L’appartenance régionale et ethnique prime sur la compétence. Cette concentration de responsables à tous les niveaux de la hiérarchie d’une même région était la semence primaire de la corruption, cette corruption aurait pu être évitée, si la diversification des cadres et l’équilibre régional était fait. Par de telles pratiques la corruption était prévisible. Le terreau qui est synonyme de fertilité est là, pour alimenter cette dernière sous toutes ses formes. Pour les personnes qui pensent que j’exagère, les dossiers de nomination des responsables Sonatrach existent et peuvent être consultés, la vérification peut être faite et si je mens, je ne donnerais pas ma langue au chat, mais ma tête à la guillotine.

Bien sûr ces nominations successives à la tête des différentes directions et départements de Sonatrach, ont ouvert la boite à pandore et ont un effet domino sur les mutations par voie interne et recrutements. Pour ne pas exagérer quatre vingt pour cent (80%) des nouvelles recrues sont de la même confrérie que ce cadre dirigeant de Sonatrach qui faisait le beau et le mauvais temps dans les nominations et le dégommage des cadres. Cela est vérifiable sur le vivier existant de Sonatrach, je parle des recrutements faits durant la période de ce cadre messie de l’activité Amont, qui croupit actuellement derrière les barreaux.

Ces nouvelles recrues, non seulement étaient en majorité du même fief, mais aussi ne répondent pas aux critères de sélection. Les ingénieurs et techniciens de l’université de Boumerdes sont exclus d’une quelconque chance de faire partie de la famille SH, pourtant c’est l’université qui enseigne toutes les disciplines de l’activité pétrolière ?

De l’autre côté, trouver dans l’effectif SH des gens qui ont fait les sciences humaines, juridiques, de la métallurgie, du n’importe quoi dans les services techniques de la SH , c’est comme ramener un plombier, pour faire la chirurgie cardiovasculaire dans un Hôpital ! Pour masquer un peu la situation, le subterfuge utilisé réside dans l’envoi de ces gens qui n’ont aucun rapport avec l’industrie pétrolière, en formation dans un centre de l’IAP ou de NAFTOGAZ. Dès lors qu’on les a formé pendant six mois, on leurs octroi la position d’ingénieurs mécanique, et autres fonctions qui correspondent aux métiers de base de SH. Ceci afin de masquer et éviter le questionnement des managers au niveau des unités de production, auxquelles ils sont affectés.

Pour passer à un autre volet, je dirais que les promotions aux postes de responsabilités et le recrutement dépendent exclusivement d’un seul critère, qui est l’appartenance régionale. Comment faire comprendre à ces cadres dirigeants, que l’Algérie est composée de quarante-huit wilayas et que chaque citoyen a le droit de travailler dans le pétrole ? Ce pétrole que le président Houari Boumediene avait un jour, dans une réplique aux Français qui critiquaient la couleur rouge de notre Or noir avait dit : « Il est rouge, car il est mélangé au sang de nos valeureux martyrs, qui ont abreuvé cette terre par le leur, pour que ce pays vit dans la liberté, la justice sociale et aux commandes de son destin.» Ce sang appartient à tous les algériens, du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest.

L’avis d’appel d’offres à tout va : L’ère du BAOSEM la poisse

La création du système des soumissions, même pour une simple batterie ou une fourniture de bureau, sans compter la pièce de rechange a crée un arrêt de beaucoup d’unités de Sonatrach. Pour l’acquisition d’une pièce de rechange quelconque, même le petit joint de culasse d’un véhicule et pourtant d’une marque donnée, (Toyota) il faut faire un avis d’appel d’offres, attendre la réponse des soumissionnaires. Une fois les soumissions reçues, faire la sélection, octroyer le marché soit disons au plus offrant, mais pendant tout ce temps le véhicule est à l’arrêt. Le parc roulant est immobilisé, alors c’est simple, il faut aller vers la sous-traitance et je pense vous comprenez pourquoi ? Il y a à boire et à manger !

Pour acquérir par exemple une pièce pour une pompe, le temps que cela arrive, la pompe elle-même, n’est plus utilisable. Toute cette gymnastique est faite pour éviter la corruption, mais en réalité c’est pour mettre tous l’outil de production de Sonatrach à l’arrêt. De là, accuser les responsables de la non compétence, bien sûr trouver l’excuse de les mettre dans les offres internationales sous la houlette du partenariat à sens unique. Comment expliquer qu’un manager de Hassi Messaoud qui est le cœur de Sonatrach et de l’Algérie, n’a même pas le pouvoir d’acheter une batterie pour un véhicule du parc Sonatrach, sans passer par l’avis d’appel d’offres à faire publier dans le bulletin des appels d’offres du secteur de l’énergie et mines – BAOSEM ?

Pourtant ces mêmes décideurs dirigeants de Sonatrach savent comment un Directeur Sonatrach d’un champ en association (Anadarko, Sonahess, Ourhoud, etc.) décide et peut acheter toute la pièce qu’il faut. Il peut aller jusqu’à un million de dollars, sans demander la permission à quiconque dans son organisation. Un vrai manager qui a le pouvoir de décision et qui travaille pour fructifier l’argent de cette dernière ? Par ce que ces derniers savent qu’un compresseur qui produit cinq mille barils jours (5000Barils /Jrs.) ne peut pas être à l’arrêt pour une pièce qui coute deux cents dollars et qu’on doit attendre l’appel d’offres et tout ce Tralala (deux poids, deux mesures dans les achats au sein de la même entreprise. Oui pour les champs en association parce que les étrangers obligent nos dirigeants à respecter de ruineuses procédures, et non pour les autres champs Sonatrach disent nos dirigeants à Sonatrach …!

Pour les directeurs de Sonatrach, ils voient des unités arrêtés, des fois des mois de suite, sans pouvoir faire quelque chose, car ils sont ligotés par cette procédure lourde et contraignante. Ils connaissent les pertes engendrés, pendant l’arrêt d’une telle machine, pendant des mois, mais que faire ? A qui parler ? A ces décideurs qui ont de mauvaises intentions, de mettre la clé sous le paillasson de la compagnie ? A quel saint se vouer ?

Je peux vous jurer qu’un groupe de travailleur avait cotisé pour acheter une tronçonneuse à Hassi Messaoud, pour faire leur travail dans des unités Sonatrach, car à attendre l’arrivée de cet outil par la commande SH, ils ne feront rien. Comme c’est des nationalistes et veulent faire avancer les choses, ils ont opté pour cette solution quitte à perdre de leurs poches, mais ne pas attendre indéfiniment. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres, qui montre la conscience des travailleurs et l’inconscience de nos cadres dirigeants qui sont pourtant payés largement plus, que leurs subordonnés.

Vous avez certainement lu dans la presse nationale les accidents à répétition à Arzew, Skikda, Alger un peu partout dans les régions du sud. Ces accidents sont dus au manque de pièces et on fait tourner les machines sans inspections, sans organes de sécurité, sans contrôle de l’intégrité, marche forcée jusqu’à l’usure technique totale.

D’un côté il faut produire et faire tourner les machines, d’un autre il n y a pas de pièces pour faire la maintenance convenablement des organes de surveillance et de sécurité. La résultante de ce mode opératoire est les accidents à répétition, la mise en danger des travailleurs et des cités avoisinantes à ces complexes et unités de production. S’il n y aurait pas de changement dans le mode opératoire et de maintenance de ces unités, les plateformes de Hassi Messaoud, Hassi R’mel, Skikda et d’Arzew, seront l’Hiroshima et le Nagasaki Algérien.

La destruction de nos villes se fera par notre bêtise et par notre politique de l’autruche. On instaure un système pour gagner quelques dollars dans les transactions commerciales et on crée par la même occasion des pertes s’évaluant en millions de dollars par l’arrêt de production, sans compter les risques majeurs qu’on fait naitre pour l’outil de production qu’on risque de perdre complètement et les riverains de ces unités, du genre Tchernobyl. Je ne suis pas un médium ni un voyant, mais un analyste logique des séquences événementielles et séquentielles qui se sont produites et des conséquences qu’on pourra projeter sur l’avenir, qui en découleront, d’un tel opérandes-modus, des cas d’accidents graves ont été révélés par la presse nationale.

La rémunération à Sonatrach : Une mythique renommée !

La rémunération des travailleurs Sonatrach est plus basse que celles des travailleurs de Djezzy, de Pepsi-Cola et de ses sous-traitants nationaux, je n’oserais pas la comparer à celles des autres sociétés pétrolières, car ces dernières payent dix fois plus sous d’autres cieux.. Cette disparité dans la paie et le maintien de cette dernière à un niveau des plus bas a crée une hémorragie sans précédent dans les anales de la Sonatrach. Pratiquement tous les agents qui ont atteint l’âge de partir en retraite anticipée et proportionnelle ont mis le voile, ces agents et cadres qui étaient la fierté de Sonatrach, font le bonheur des multinationales, que ce soit à l’intérieur du pays ou des plus nantis au Qatar et autres pays africains. Actuellement à Hassi Messaoud, le plus simple des techniciens de pétrole opérant dans une multinationale touche au net : 160.000,00 DA.

Pour les plus jeunes et ceux qui ont une expérience et un savoir faire acquis par des formations, dans des ateliers spécialisés ou sur le terrain, ils ont pris aussi la poudre d’escompte. Non seulement le salaire offert par ces multinationales est attractif, cela est un fait et que personne ne pourra nier, mais aussi le comportement de ces nouveaux chefs parachutés, qui ne connaissent même pas la couleur du pétrole, en est une autre cause. Sonatrach avec ses salaires de misère, n’a pu éviter la dispersion de ses cadres, le vide de compétence est effrayant. L’heure est vraiment grave !

La dernière trouvaille de ces cadres dirigeants de Sonatrach (le comité exécutif), est le nouveau système de rémunération qui a atteint le summum du ridicule en 2010 car non encore appliqué dans son intégralité. Ce système de rémunération est des plus abjects, il est refusé par tous les travailleurs sans exception, mais rien n’empêche on essai de le mettre en place de force et à perte. Un négatif système salarial en réalité, offert sur un plateau d’or par un syndicat maison à la direction générale de l’entreprise en violation de la législation en vigueur, appliqué partiellement en Juin 2009, mais sur le point d’être abandonné par Sonatrach Spa car les recours introduits par les agents Sonatrach Spa en mars 2010 relativement à leur positionnement dans le nouveau système de rémunération, n’ont eus aucun écho. La conception du dit système me rappelle l’arnaqueuse affaire du vaccin H1N1 que notre pays a connue.

Toutes les fonctions Sonatrach (environ de 4800) par métier sont mises dans dix portions, automatiquement beaucoup de chevauchement est crée entre groupes de métiers, on ne pourra pas mettre en place ce système, sans léser les uns et les autres. Dans l’appellation on ne distingue plus qui fait quoi, car tous les postes de base (Exécution) sont nommés « Opérateur », du boulanger, de l’électricien, au secrétaire et au comptable, sans compter le vrai opérateur sur installations, équipements, machines et sur puits. Tous les postes de maitrise sont nommés  » Relais technique » et les postes de cadres sont nommés « Animateur / ou Responsable d’équipe / ou Professionnel, etc. » Ils ont crée une telle cacophonie que certains travailleurs ont menacé de suicide, si jamais ce système est appliqué dans sa globalité après l’étude de tous les recours sur le positionnement des agents dans le nouveau système de rémunération « Rôles & Contributions »

Ce système qui est inspiré de celui appliqué aux fonctions des chemins de fer français, est une conception d’IBM Towers Perrin. Il n’est pas donné gratuitement, il a coûté une somme avoisinant les 42.000.000 de dollars US, comprenant le produit lui-même et les formations des cadres de Sonatrach D.C.G. / RH, vous devinez ou ? En France.

La paie des travailleurs de Sonatrach est maintenant la plus basse dans le domaine pétrolier à travers le monde. On ramène des Égyptiens, des Philippins, des Roumains et autres nationalités, qui sont payés cinq mille dollars US et plus dans notre pays, alors que l’Algérien qui travaille dur en alternance avec ces étrangers, ne reçoit que l’équivalent de cinq cents (500) dollars US.

L’objectif principal est de faire chasser tous ceux qui peuvent rapporter un plus à la compagnie nationale, créer la fuite massive des cerveaux et du savoir faire pourtant payé par la Sonatrach au pris fort pour des étrangers qui parfois se trouvent sans qualification adéquate à celle des nôtres sur exploités. Doit-on encore célébrer le rituel 24 Février ? Mais d’abord avant de répondre : – Que reste -t-il du célèbre 24 Février ? Un jour de calendrier. – Que reste -t-il de cette fameuse nationalisation du pétrole ? De la désolation. – Que reste -t-il de cette mobilisation autour du défunt Houari Boumediene ? De la démobilisation. – Que reste -t-il de l’effort des gens qui ont travaillé plusieurs postes de suite, pour maintenir la production lors du départ massif des étrangers en 1971 ? Des blessures, des cicatrices et des souvenirs pleins de regrets. – Que pensent ces familles qui ont soufferts de l’absence prolongé du père, car il travaillait huit, dix, des fois douze semaines de suite, pour compenser le manque de personnel qualifié qui manquait à notre jeune nation, des années Soixante-dix ? De l’amertume jusqu’à la lie et du sacrifice pour rien. Ou sont ces gens d’antan qui ont souffert et qui n’ont jamais demandé un centime d’augmentation ? Un bon nombre certainement morts loin de toute tentation. Ceux qui sont encore vivants ne regrettent rien, car ils savent que l’argent gagné par eux est partagé et que tous les algériens avaient profité. Cet argent dans le temps se trouvait dans les médicaments soutenus, dans la semoule soutenue, dans la construction d’écoles, dans l’électrification de zones rurales et dans tous ces biens partagés par tout le peuple algérien ? Dans les universités, les casernes, l’armement pour défendre notre territoire ?

Passer de la célébration au scandale : L’amère fin !

A l’approche de chaque 24 Février, je ne peux retenir ma colère contre ces maffieux comportements et cette galopante corruption drapés dans des habits de gestion. Alors, Pouvoir, je vous demande au moins d’avoir la décence morale de nous épargner ces simulacres de festivités, qui saignent encore plus le peuple Algérien et souille davantage la mémoire du défunt Président Houari BOUMEDIENE et celle de tous ceux qui se sont sacrifiés pour l’ex Sonatrach.

Enfin, Pouvoir Exécutif, je vous supplie d’arrêter la criarde dilapidation des biens du peuple, car la plus sûre des banques est le sous-sol Algérien, mieux que Khalifa Bank and Co (…) et les placements de MADOFF aux USA. Surtout ne pas oublier que nos enfants et nos petits enfants, ont le droit à un héritage de cette richesse, et que l’histoire vous rattrapera et vous jugera un jour, toi, Pouvoir Exécutif, pour ces gravissimes impardonnables dilapidations impunies.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=38329

Posté par le Fév 23 2014. inséré dans ALGERIE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

8 Commentaires pour “Débats Que reste-t-il du célèbre 24 Février …! Que l’on célébre encore!”

  1. BADISSI

    ????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. mohamed

    @Badissi je n’ais pas saisi ces points d’interrogation?

  3. gamra de sidi khaled

    Période faste l’algerien respecté

  4. Abbes

    impossible de lire ce genre d’article qui prend beaucoup de temps IL fallait le résumer en quelques lignes

  5. badsi

    Monsieur ne veut fournir aucun effort Un résume dénature les éléments qui constituent la charniére de cet article politique a mon avis Demain lisez sans vous tracasser et pondez nous un sérieux post

  6. BADISSI

    @Mohamed
    mon précédant commentaire a sauté je me demande pourquoi

  7. OUERRAD

    Bonjour ,moi j ai compris malgres que ton ecrit ait ete delapide les points d interropgation en disent LONG . Merci de ne pas etre AVARE de commentaires.

  8. OUERRAD

    C est cela qui a fausse la donne ; on se croyait imbattables et voilà le resultat.

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