La Voix De Sidi Bel Abbes

Débat : Que veulent les 15-29 ans ?

En grandissant, les jeunes d’aujourd’hui ont découvert les vertus de la rapine, de la force et de l’obédience, et ont perdu de vue l’effort, le civisme et la dignité. (Mustapha Hammouche)
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Le plus dur pour les jeunes de maintenant est de se retrouver face à des aînés qui n’ont rien à transmettre. Ces derniers, anciens combattants d’une guerre de libération, souhaitent demeurer entre eux, même s’ils évoquent, dans leurs discours, sans trop y croire, une (improbable) transmission du “flambeau”. Cette génération a, en définitive, reproduit ce qu’elle avait singulièrement et sincèrement combattu : la confiscation du langage au profit d’une caste jalouse de ses privilèges. Il est significatif de rappeler que le seul héritage manquant de cette génération est “l’art de ne rien dire et de ne pas écrire” !
Pourtant, les anciens militants adorent raconter des tas d’histoires, mais jamais leur histoire personnelle, à croire que celle-ci n’est pas à même de les valoriser.  Aujourd’hui, pour eux, et c’est leur dilemme, se retrouver un individu, une personne isolée, après avoir tant cru au salut collectif est la pire des épreuves. Il leur fallut naître à nouveau et naître amputé ! Pour les jeunes, les 15-29 notamment, il reste beaucoup à faire, non seulement au plan social, mais aussi au plan générationnel, sinon comment expliquer que, 52 ans après l’indépendance, un jeune Algérien sur cinq ne connaît de la guerre de libération que les récits familiaux, ou ce qu’il suit, cycliquement, à la télévision, comme reportages redondants, sur les maquis ou les hommes qui ont fait la révolution.  Il faut avoir le courage d’admettre, aujourd’hui, que ce qui était charnel pour les moudjahidine n’est plus qu’un “ouï-dire” pour les 15-29 ans, tant que l’histoire, celle du pays, n’est ni écrite ni enseignée correctement !
Au pourquoi de cette triste réalité, le sociologue Nacer Djabi croit savoir que le problème est démographique et lié aux générations :
• la première, celle de 1954 qui a libéré le pays du colonialisme “a trop duré dans le pouvoir” et fermé, politiquement, toutes les portes aux générations suivantes
• la deuxième est, majoritairement, issue de la classe moyenne et constituée de cadres “cette génération qui a une relation ambiguë avec la première et qui s’est embourgeoisée n’arrive pas à tuer le père et ne croit pas en ses capacités de gestion des affaires politiques, n’étant formée qu’en gestion administrative”
• la troisième génération enfin est, quant à elle, celle “qui ne croit pas aux valeurs du nationalisme prônées par la première génération et est d’ailleurs entrée en conflit en maintes reprises, avec elle (1988-1992)”.

Qui sont-ils ces 15-29 ans ?
Ces jeunes, dont 2% seulement adhèrent dans des partis politiques, sont sans doute les premières générations livrées à elles-mêmes, sans autorité à affronter ni valeurs à contester. Déjà, ils ont quitté prématurément l’école ; ils n’ont ni le savoir ni les clefs leur permettant d’entrer dans la vie active. Ils ont aussi rompu les amarres avec leurs parents, donc plus de repères possibles, encore moins un quelconque soutien matériel de la part de ces derniers. La fracture générationnelle est consommée déjà dans la structure familiale !  Le fossé se creusera davantage, les jeunes estimant dans leur globalité, aujourd’hui plus que jamais, qu’ils n’ont pas eu la part de pétrole qu’il leur revient, ou les postes de commandement auxquels, légitimement, ils aspirent, 52 ans après l’indépendance, et qui exigent une “transmission générationnelle du pouvoir” maintenant !
Les journaux leur consacrent des dossiers, certains leur trouvent encore des “valeurs” ; d’autres, tout en pensant que ces jeunes possèdent la “débrouillardise” qui leur permettrait de s’en sortir quoi qu’il advienne, reconnaissent globalement que les jeunes souffrent d’une absence de reconnaissance sociale. On ne plaide jamais leur cause ; on les entend, certes, crier mais on ne les écoute pas !  Et quand ces jeunes se mettent à bouger les lèvres pour nous recracher leur désarroi, on les comble de cadeaux empoisonnés de l’Ansej, ou on les caresse dans le sens du poil, leur rappelant leur épopée d’Oum Dourmane !
Aujourd’hui par exemple, à la question posée “Et la jeunesse ?”, on vous répond : “Quelle jeunesse, la jeunesse perdue ?”.
Les 15-29 ans, qui n’ont été intégrés ni dans le système éducatif ni enrôlés par le marché de l’emploi, se partagent la rue, se disputent violemment les parkings sauvages et, conséquemment, encombrent les tribunaux.  Des stages de formation professionnelle semblent être la solution pour certains, pour d’autres, c’est les affaires, ou l’emploi informel mais sans les fameux “marchés parisiens” promis par Daho Ould Kablia à son époque ; quand ce n’est pas le trafic de drogue qui permet aux délinquants “jusqu’au-boutistes” d’afficher une réussite aussi factice que dangereuse dans ce qu’elle peut susciter comme tentation chez les plus jeunes.  Mais dans l’absolu, tous ces jeunes s’accordent à dire que seul l’emploi peut les stabiliser dans leur vie de tous les jours ; ils ne s’interdisent pas de rêver qui d’avoir un logement ou pour tel autre, cerise sur le gâteau, se marier !  Alors, posons-leur encore une fois la question : “Avoir un logement, une fois que vous serez mariés ?” “Non, non ! Avant, sinon ce n’est pas possible, car avec la famille ça ne marchera pas !” Et ici “le laissez-les vivre !” clamé par le Premier ministre dans l’une de ses toutes premières sorties publiques, prend tout son sens.

Y a-t-il une violence des jeunes ?
Si l’on se réfère aux derniers événements, la réponse est oui : les jeunes deviennent de plus en plus violents ; une violence stupide et barbare ou encore gratuite, une sauvagerie inouïe ; le même lexique ressort, d’ailleurs, dans les médias à l’occasion de chaque fait divers les impliquant. Après le drame de Tizi Ouzou et la mort d’Ebossé, c’est à nouveau le spectre de la violence gratuite, de l’ultra-violence des jeunes et de leur barbarie qui ressurgit ! La charge symbolique est d’autant plus forte que les stades de football sont, désormais, associés à la violence. Et chacun d’entre nous peut s’identifier aux victimes puisqu’elles n’ont rien fait pour mériter cela. Et le nombre, sans cesse croissant, de jeunes mineurs mis en cause dans de tels événements dramatiques, augmente bel et bien, ce qui a amené certains spécialistes à parler d’une “violence enragée”, sans motivation et sans objet défini.

Quel est le profil de ces jeunes ?

Une étude du GRAS, soutenue par le Fond des Nations unies pour la population (FNUAP) réalisée par le ministère de la Santé avec l’ONS et la Ligue des Etats arabes, rendue publique le 12 juillet 2004, révèle que :
• 9% des jeunes célibataires, âgés entre 15 et 29 ans, sont analphabètes ;
• 32,5% exercent une activité économique marchande, dont seulement 13,2% sont de sexe féminin ;
• 30% des jeunes estiment que leur état de santé est médiocre ;
Les jeunes, en âge de voter, représentent quelques 45,12% du corps électoral ; les abstentionnistes se recrutent, globalement, dans leur catégorie, les “baltaguias” aussi ! Comme première mesure, résultat de l’enquête du groupe de recherche en anthropologie de l’université d’Oran, il a été préconisé “la création d’un centre géré par une équipe pluridisciplinaire et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP)”.  En attendant la mise en place de ce centre, la jeunesse manque tellement d’identité qu’elle absorbe, aveuglément, tout ce qui s’aventure dans son orbite ; faute de pouvoir la définir, on en est réduit à la caricaturer, et à faire l’inventaire de tout ce qu’elle happe et qui disparait en elle sans laisser de trace. Selon un chroniqueur, “l’effet baril de pétrole a enfanté toute une génération à morphologie reconnaissable, de loin : cheveux taillés en ailerons de requins, yeux petits et fureteurs, bras mous sans os, corps glissants, sang-froid comme celui du reptile veuf, la génération ‘’Ibiza blanche’’. Enfermée dans le maraudage, sans but que le petit instinct sous l’aisselle ; et ce n’est pas fini : la rente, Ansej et argent gratuit vont produire d’autres monstres flasques pour les prochaines décennies”.

De quoi la jeunesse s’inquiète-t-elle au juste ?
De s’ennuyer, de ne croire en rien, surtout pas les politiciens, de ne pas savoir quoi faire de son temps libre en dehors du stade, défouloir par excellence ? La jeunesse n’a pas de repères, elle vit à l’intérieur d’un gigantesque aquarium plongé dans la pénombre. Elle rêve éveillée, songeant, parfois à l’aide de substances illicites, à des cieux lointains qu’elle ne connaît pas.
Elle retrouve la réalité de l’aquarium et se rendort dans sa grisaille tout en se morfondant sur son présent obscur, dans un pays regorgeant  de pétrole. Le “jeune” parle et agit en “jeune”, isolement, sans conséquence ; comment ferait-il autrement, dès lors où il est exclu du débat qui se déroule, par devers lui ?  Il a grandi dans l’aquarium et, pour lui, la vie ne se détache pas du simulacre. Tout est mensonge pour lui ! Les enquêteurs du GRAS ont certainement demandé au panel des “70 jeunes Oranais”, avec des trémolos dans la voix, s’ils croient en l’amour, en la liberté, en un monde meilleur ? Ces jeunes ont, certainement, répondu “oui”, mais c’est avec l’enthousiasme pathétique du malade à qui l’on demande s’il souhaiterait être en bonne santé. Et les enquêteurs et experts de conclure : oui, la jeunesse a une morale, non, elle n’a pas perdu tout espoir ; oui, elle croit aux “valeurs” ! Mais toutes ces certitudes qu’on aime l’entendre célébrer, elle les ânonne en vérité, la jeunesse, comme un enfant, une “poésie” à laquelle il n’entend rien.

Quels espoirs formulent ces jeunes ?
Les souhaits, les vrais, que les “jeunes” émettent pour leur avenir : fonder un foyer, avoir un travail intéressant, élever convenablement leurs enfants et, peut-être, voyager, avoir du temps pour soi, etc. En fin de compte, la jeunesse serait bien un mythe dont la spécificité apparaît très mal : rien ne lui est destiné en propre !
“On a une vie programmée comme un âne qui va labourer le matin et revient le soir”, me disait un jeune. “Et s’il n’est pas nécessaire d’aller labourer, je reste au lit jusqu’à midi. Là, je me fais virer par ma mère, mais si on me laissait tranquille, je dormirais jusqu’à 16 heures.”  Et notre société se cherche encore pendant que “son armée inutile de jeunes”, en errance, n’en finit pas de grossir ! Tous rêvent d’Europe : “Là-bas, la vie est plus facile”, disent-ils ; et qu’on ne s’y trompe pas, même les diplômés de l’enseignement supérieur font le même rêve “pour valoriser leur formation et leur diplôme”, prétendent-ils, “pour acquérir le savoir et revenir”, surenchérissent les plus futés parmi eux !  Nos jeunes aiment le pays et ils veulent le quitter : quel paradoxe ! On peut au regard de la demande des jeunes “emploi-logement-local commercial”, déplorer sur le principe, leur mentalité d’assistés, mais sur un autre registre, on ne peut que blâmer tous ces gouvernants et tous ces candidats “au pouvoir” qui pensaient régler le problème de la jeunesse par un simple “conseil interministériel” ou “en quelques lignes dans leur programme électoral”.  Les jeunes, en réponse, disent qu’ils ne s’intéressent pas à la politique. C’est en fait le verbiage politique et la langue de bois qu’ils rejettent ; ils sont fatigués des promesses sans lendemain et de l’intérêt qu’on leur manifeste, soudainement, la veille d’élections ou au soir de la rentrée sociale de septembre, par exemple ? Nos jeunes, c’est connu : quand ils adhèrent, ils aiment jusqu’à en mourir et quand ils détestent, c’est en masse qu’ils l’expriment et souvent sans prendre de gants ! Et cela, les politiques, les sociologues et le ministre de la Jeunesse, lui-même, ne l’ont peut-être pas, encore, compris !

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Posté par le Oct 2 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

22 Commentaires pour “Débat : Que veulent les 15-29 ans ?”

  1. Fouzia T

    Une rupture très grave entre générations existe Pour moi les vieux qui restent aux postes font mal et provoquent l’exil

  2. Rainaraykoum

     » les vieux se répètent et les jeunes n’ont rien à dire …. De part et d’autre l’ennui est réciproque «  » »

  3. moha

    Raina.raykoum.je n’ai pas saisi

  4. OUERRAD en squatteur

    on ne l a peut etre pas pas comprise
    dites plutot en politiques averes :on ne veut pas la comprendre
    on n a pas la possibilite ni la capacite car incapable de gerer gouverner creer innover sans avaler toute la rente du BLED
    nos ancetres quoique ils ne sont pas alles a l ecole ont transmis le flambeau intelligemment
    qui au coin de la cheminee le soir
    qui au bout du lopin de terre a labourer ensemble cote a cote
    qui en allant rendre visite aux membres de la famille lointaine
    qui tout simplement en adoptant un comportement sain et saint devant sa progeniture
    Qu ont fait les suivants ils ont tout accaparres
    ils ont negliges la famille
    ils ont negliges l apprentissage de la vie a ses enfants et aux enfants du voisin avant l exemple etait pour tous le fils la fille et ceux du voisin
    les tenants du pouvoir ont traces des lignes rouges a ne pas enjamber
    FLN pas touche
    REVOLUTION pas touche
    BOUMEDIENE pas touche
    ALGERIEN //// OEUSOPHAGE tu es oeusophage tu resteras
    cours apres ta pitance touche pas a nos interets delaisses l education de tes enfants ne t occupes qu a trimer pour leur panse et le reste est a nous
    on degarnit cette jeunesse montante de toute son energie son savoir faire on la laissera tete en l air a chercher des ailleurs plus clements tout en leur fermant toutes les issues en adoptant des positions contraires aux regles de bon voisinage en leur faisant croire etre le NOMBRIL DU MONDE §
    DOMMAGE UN SI BEAU BLED AU MAINS D UNE MAFIA QUI N EGALE A TRAVERS TOUT L UNIVERS
    PS /votre enfant connait il tous les membres de sa famille et pas seulement celle du coin CONNAIT IL SES ANCETRES ET L HISTOIRE DE SA FAMILLE
    AID KOUM MABROUK

  5. Benmhidi

    Je ne pense pas que le problème se pose entre les vieux et les jeunes et ce n’est pas un conflit de génération que nous vivons mais c’est surtout la mafia qui a pris le pouvoir ces dernières années qui a spolié l’espoir à notre jeunesse.Feu Mohamed Boudiaf après son bref passage a bien réussi a redonner de l’espoir aux jeunes et à tous les algériens.Il s’agit de ne plus mentir à notre peuple en général et à nos enfants en particulier.Il suffit de récrire notre histoire et d’expliquer tout ce qui s’est passé dans notre pays et surtout le pourquoi et la réalité des événements et des hommes qui ont fait notre histoire.Expliquer pourquoi tel moudjahid a fait la révolution et quel était le but de chacun quel étaient les idées qui se confrontaient pendant la révolution ainsi on pourra discuter de l’avenir ouvrir un vrai débat démocratique !Car l’Algérie a été effectivement libérée mais le peuple reste toujours sous la domination de sehab chekara qui ont remplacé les colonisateurs d’hier.Ce n’est pas le méchoui qui a disparu mais ce sont les hommes qui sont autour qui ont changé.

  6. OUERRAD en squatteur

    il fallait au depart separer le grain de l ivraie
    comment expliquer a un jeune ce qu est un moudjahid
    il n y a plus que des faux
    on peut juste lui expliquer
    leMARTYR et le faux M …..

  7. MADANI

    Artcle sur les 15-29 ANS avec une photo de personnes beaucoup plus agés l’éternel couac de la VDSBA décidèment les habitudes ont la peau dure ? quant à ce que veulent les jeunes ? DU TRAVAIL qui est LA LIBERTE de faire sa vie et tout le reste mais comme on est dans un pays de corrompus sans foi ni loi et d’hypocrites alors les jeunes souffrent et préferent la mort en mer , l’exil , ou la drogue par la faute d’incompétents qui ont museler la société pour se servir dans ce qui est devenu leur PROPRIETE héritée de je ne sais qui ?

  8. mohamed

    Aidons ces jeunes

  9. Mohand

    Être jeune aujourd’hui, c’est beaucoup plus difficile que de l’avoir été il
    y a trente ou quarante ans. La raison immédiate est que l’avenir de la
    jeunesse actuelle est bien plus incertain que ne l’était celui de la
    génération qui les a précédés. Mais cette incertitude générale a une origine,
    qu’il faut d’abord rappeler.
    1. Deux changements contradictoires, générateurs d’incertitude
    On peut le dire en une phrase : ceux qui sont jeunes aujourd’hui sont nés
    et ont été socialisés dans une société qui les fait rêver plus haut et plus
    grand, mais qui répartit très inégalement les opportunités et les ressources
    pour réaliser les rêves qu’elle éveille. Il faut préciser et nuancer ce constat.
    2. Les visages multiples de l’incertitude
    Entre ces deux changements majeurs (culturel d’une part et socioéconomique
    de l’autre), il y a donc une contradiction : le premier invite
    les jeunes à rêver haut et grand, le second les ramène sur terre ! Leurs
    incertitudes viennent de cette contradiction et elles ont des visages
    multiples.
    Bien sûr, il y a d’abord la question de l’emploi, donc, celle de l’argent,
    du pouvoir d’achat. Quand le taux de chômage des jeunes varie entre 7% et 44% , on comprend qu’ils s’inquiètent. Mais il ne suffit pas, pour les rassurer, qu’ils trouvent un emploi : ceux qui en ont un doivent souvent se contenter d’un travail précaire, mal payé – et surtout sans perspective d’épanouissement
    personnel, ce qui est contraire aux attentes que leur culture leur inspire.
    Les jeunes ont le sentiment
    de vivre dans un monde social et politique qui ne les protège pas, qui les
    laisse se débrouiller tout seuls, ou avec le seul appui, souvent limité, de
    leurs parents. A part ça, rien n’est sûr !
    Former un couple et avoir des
    enfants dans un monde où les liens affectifs sont si fragiles, leur apparaît
    comme un risque grave, qu’il faut reporter à plus tard, même si leur
    épanouissement personnel en dépend.
    Participer à la vie citoyenne, quand
    l’intérêt général tombe sous la coupe de politiciens qui se font élire en en
    parlant, en le promettant, mais qui ne s’occupent que des intérêts
    particuliers d’une classe dominante qui les corrompt et
    décide à leur place, leur semble complètement inutile, voire dérisoire.
    Compter sur cette classe dominante et ces politiciens pour se préoccuper
    d’un environnement sûr et sain, dans lequel ils voudraient vivre, leur
    semble illusoire. Les jeunes ne manquent donc, certainement pas, de
    réalisme, ni de capacité d’analyse !
    Et puis viennent les réactions à l’incertitude, et vous les connaissez toutes .

  10. mkmoh

    Franchement j’apprecie bien votre analyse

  11. Abdelhak

    Salem,
    C’est le mensonge sur l’histoire de l’indépendance qui a et fait beaucoup de mal à notre pays et notre peuple, les usurpateurs de l’armée des frontières qui ont pris de force en 1962 le pouvoir au détriment de vrais moujahidines et Chouhada ALLAH yerhamhoum . Ce pouvoir de la mauvaises graine à cangréné toute la population par les crimes, l’injustice, la cupidité, le vol, le trafic etc … HASBOUN’ALLAH WA NÎIM EL WAKIL

  12. El Kantara

    Par essence l’Algérien est un menteur, un roublard,un corrompu un cupide, un faux.c…..un arrogant, n’admet jamais qu’Il a tord pourquoi ? Tout simplement depuis le premier jour de l’Indépendance (cinq Juillet 1962 ) ils existaient déjà des clans à qui peut gruger l’autre et c’était clanique.Donc depuis cinquante P…. d’années on vit que dans le mensonge et dans la m…………… quelle mentalité,et on s’étonne que tout va mal mais rassurez-vous ce n’est que le début il va y arriver un jour pire que les années quatre vingt dix c’est à qui empaler son prochain.On est pas idoine avec ce qu’on appelle le partage dans tous les sens noble du terme,y’a pas un jour ou ne ne parle pas de l’Algérie en particulier les U.S.A. pour eux c’est un Pays Géo-stratégique d’ailleurs ils y sont dans le sud et font leur business à savoir brouiller les pistes entre les pays (Arabes) pour enfoncer de plus en plus leur présence.le Pays va à la dérive et nous un Tsunami qui nous guette on se déteste,la médisance bas son plein le chômage bas son plein les infrastructures industriels inexistantes on importe tout de l’étranger,quant à l’histoire de la révolution pour le peu des anciens sont devenus amnésiques voir l’Alzheimer fait des ravages quant aux jeunes leur goal c’est de quitter le pays le plus vite Ils pensent que l’herbe est plus verte ailleurset le niveau d’instruction c’est zéro pointé pensant que de belles femmes les attendent à l’Aéroport,or qu’ils ne savent pas faire une phrase correctement.Les Abris-atomiques sont <> leur profession c’est attaquer les personnes agées et le lendemain en première page un grand titre un jeune Algérien a attaquer une personne d’un certain âge,et dire que ses jeunes demain probablement vont etre expulsés au Pays et notre réputation va de plus belle déjà qu’elle est dans un piteux état,alors vive la « République Algérienne Démocratique et populaire » c’est le futur de demain en espérant. qu’on ne verra pas ça de notre vivant

  13. Benmhidi

    Essayez de répondre à la question posée par l’article Mr ANA MA FHEMTCH.

  14. ANA MA FHEMTCH

    j ai deja repondu ,,,,,,,,, voir plus haut

  15. Imène

    Les 15 et 29 ans ne sont pas dans la même tranche d’âge : ls ne se ressemblent pas , n’ont pas les mêmes attentes , les mêmes rêves , les mêmes but ..
    à 15 ans , on encore gamin ( e ) on emerge à peine de l’enfance – même s’il est aussi grand que son père , ou la belle plante qu’elle est devenue – ça reste des enfants ! leurs priorités en général , c les études ,le bef, le lycée, le bac…c aussi la priorité de leurs parents – qu’ils soient instruits eux mêmes, ou pas – ils ont des rêves plein la tête ! 15 ans ..c l’âge des promesses , des premiers émois, des premières amours , des  » je t’aime jusqu’a la mort « ..des beaux fringues , bcp de joujoux ( i pod , tablette, ..des trucs qu’ils manipulent comme des experts ) c aussi l’âge des amitiés – les plus belles , les plus durables- les copains ( ines ) d’abord !
    maintenant les 29 : en général ils ont terminé leurs études sup et avec un peu de chance déjà ds la vie active ..leurs préoccupations majeures : un boulot ( pour ceux qui ne travaillent pas ) un logement , trouver la femme de leurs rêves pour y fonder un foyer ( assez de batifolage !! ) c qu’ils sont exigents à 29 ans !! ils voudraient une fille belle comme monica belluci , canon comme shakira, douce , attentionnée qui les pouponnent, et qui fait la cuisine comme maman..sage (comme une image ) sérieuse , de bonne famille..et si en plus elle a un logement et qu’elle est riche ! c le jackpot , leilat el kadri ..loooool ! pas vrai les mecs ??
    Amicalement Tous , toutes !

  16. 22

    il veulent l’ansej ou la cnac 3icha anta3 allah

  17. b a

    *ET SI NOS RESSOURCES ÉNERGÉTIQUES VENAIENT A TARIR ?

    Depuis l’indépendance de l’Algérie,les enjeux politiques intérieurs sont dictés par la manne pétrolière ; la seule préoccupation de nos gouvernants depuis lors ,est de définir et entretenir une stratégie qui permet de les maintenir au pouvoir ,quitte à subir la révolte populaire où les quelques colères ,parfois provoquées,pour créer diversion (il est préférable de gérer un conflit localisé que d’avoir à traiter un sujet qui se pose en matière de gouvernance à l’échelle nationale ).
    La mafia s’est érigée en système et tout le pays est géré implicitement à cette mode de gouvernance qui fait l’affaire des ignares sans loi ni foi , qui fonctionnent à la chkara sans se soucier, outre mesure ,des règles élémentaires économiques et sociales.
    Le pouvoir central établit les lois pour aveugler le peuple et noyer le poisson dans l’eau tout en favorisant l’opacité,en multipliant les aberrations dans les choix économiques et cultivant le désintérêt d’un peuple anesthésié par les sollicitudes quotidiennes d’une vie éreintante ,le laisser faire et la désinvolture , afin de s’autodétruire,ne pas réfléchir à son destin,batailler journellement pour sortir de sa condition de précarité et foutre la paix aux puissants qui trouvent la liberté de s’alimenter des richesses du pays à leur guise ,sans se soucier du devenir des générations futures.
    Et si on venait à poser l’équation à une inconnue ,facile et accessible à tous ,déterminante pour l’avenir du pays à moyen terme ,de son existence mais devenue par la force de l’habitude entretenue,de la rente et du moindre effort, insoluble dans l’esprit de chacun ? Sachant que le pays vit pratiquement et exclusivement de ses ressources naturelles tarissables ou substituables ,n’est-il pas profitable ,sage et patriotique d’utiliser cette manne pour construire une économie de substitution basée sur les richesses perpétuelles qui sont la terre et le travail de l’homme et l’exploitation judicieuse de son intelligence ( actuellement aucun de nos jeunes ne daigne produire le moindre effort pour gagner sa croûte et vivre de la sueur de son front ,prétextant les injustices dans la répartition des richesses du pays ).
    N’est-il pas plus simple pour un homme de se libérer par le travail (richesse incommensurable depuis la nuit du temps ) que de lutter pour sa survie ,à l’image de ce qui se passe ailleurs et les exemples foisonnent ?
    Les pays développés et puissants n’arrêtent jamais d’innover pour maintenir le niveau de leurs citoyens et engagent en permanence une prospective assurant une amélioration de leur niveau de développement par le travail,l’innovation et le respect de l’échelle sociale (il n’ y a jamais le mélange du genre ) ;parfois ils adoptent une attitude hégémonique envers les peuples réputés fainéants et corrompus afin de les affaiblir davantage ou en semant la fitna pour les laisser à leur sort éternel.
    Ils leur arrivent même d’utiliser l’intelligence des autres à leur seul profit, s’enrichir de leur frustration en leur assurant simplement des conditions décentes à leur épanouissement.
    Combien de temps faudrait-il consentir à ce mode de gouvernance qui aboutira avec certitude vers la faillite d’un pays riche ,livré aux convoitises et la cupidité des hommes ?

  18. moha

    Style familier merci pour votre travail sans relâche

  19. abbes

    Un avis des plus simples et sincères de si b.a

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