La Voix De Sidi Bel Abbes

Débat : Quand le présent n’est pas à la hauteur du passé !

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Le malheur d’une certaine frange d’Algériens, c’est d’avoir des repères, que d’autres et plus particulièrement les jeunes d’aujourd’hui n’en ont pas. Rien n’est immuable, peu à peu, les traditions disparaissent et se font remplacer par d’autres. À chaque génération son époque et ses hommes, qui ajoutent au substrat d’autres sédiments qui font la richesse et la fierté d’un peuple.  Mais peut-on parler en Algérie d’aujourd’hui, de fierté alors que la régression est partout visible à rendre myope, urticante au touché, répugnante à l’odorat et déplaisante à l’oreille. Sous d’autres cieux cela peut paraitre assimilé à un conflit de générations, mais si seulement les ainés sont distancés et ne peuvent plus suivre le progrès. Quel progrès ? Plutôt le déclin, la déchéance dévastatrice et létale!  A voir ce qui s’échange sur les réseaux sociaux, l’Algérien semble être figé à un passé révolu, mais idéalisé. Pour lui, le temps biologique comme le chronologique, se sont arrêtés aux années glorieuses, celles de l’optimisme, de l’espoir et des certitudes. Le temps de Blek le rock, de Kiwi, de Zembla…de Pascal, de Voltaire, de Corneille, de Racine, de Kant… des misérables, de Germinal… . Le temps des bibliothèques scolaires et municipales, des librairies et des grandes éditions, des bouquinistes et des Kiosques dans les villes et les villages : tout simplement le temps de la lecture et de la culture plurielle, sans complexe et sans réticence.

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Le temps où le maitre d’école en blouse grise, était le notable et le modèle à suivre, au bout de l’instruction qu’il dispensait, la réussite sociale était certaine.  Le temps des trois séances quotidiennes de cinéma, des ciné-clubs, des affiches de films dans les artères principales des villes et villages, des veillées familiales autours d’une pièce radiophonique (TSF), d’émissions d’information ou de divertissement. Le temps du théâtre et des fêtes foraines, des diseurs de bonne aventure et des magiciens de rues et des Souks. Le temps des arracheurs de dents, des  »coupeurs » de sang, des tatoueurs, des barbiers et coiffeurs en plein air, à la lame de rasoir et à la tondeuse mécanique. Le temps où la bureaucratie et les passe-droits n’avaient pas de sens, la flamme de l’état embryonnaire forçait le respect de tous, ses représentants respectueux, élégants, propres, la chemise immaculée et la cravate de mise. Le temps où les agents de la force publique n’étaient pas chétifs, nains, frêles et binoclards, les postiers, les agents de (l’EGA) la Sonelgaz, les banquiers, les chauffeurs et contrôleurs de cars et de bus, les taxieurs en tenues parfaites et réglementaires. Le temps de l’obligation de sortir les poubelles à la tombée de la nuit et les faire rentrer avant le passage de l’arroseuse communale qui nettoyait les rues dès la levée du jour.

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Le temps de la mercuriale qui affichait les prix officiels des fruits, légumes, viandes et poisson vendus dans les marchés couverts et poissonneries, les denrées bien achalandées, les lieux nets, propres et astiqués. Le temps du lait de vache juste sorti du pie et encore chaud dans les bidons, de la galette de pain maison sortie avant midi du four à bois du boulanger, du café torréfié au feu de bois. Le temps du marchand ambulant de Mona et de beignets chauds arpentant au petit matin, les rues et venelles, des pommes d’amour toutes rouges et succulentes, du bonbon enroulé sur le mat et coupé au couteau de peintre. Le temps des petits moulins de quartiers qui sentaient le blé. Le temps des pompes d’huile alimentaire et de pétrole domestique. Le temps du charbonnier, du vendeur d’eau (Guerrab) à l’outre ointe à l’huile de cade, du troc des vieux vêtements contre de la vaisselle. Le temps des acheteurs de bouteilles vides de verres, de vieux journaux, de peaux de moutons, de vieux meubles et de bijoux. Le temps des cireurs de chaussures et de vendeurs de journaux à la criée. Le temps des marchands ambulants de tapis et de pacotilles. Le temps des réparateurs de tamis, des bassines en bois de couscous, de plateaux de cuivre, de théière et de tables basses. Le temps du cardage de laine, des teinturiers, des métiers à tisser, du crin et de la laine battue dans les matelas. Le temps des laveuses et repasseuses de linge au fer, chauffé au réchaud à pétrole. Le temps des laveuses de blé et rouleuses de couscous. Le temps du transport en calèches à ânes. Le temps où on ne connaissait pas les embouteillages et deux couples de policiers distraits devant des feux tricolores. Le temps des moissons du blé à la faucille, des lentilles, des pois-chiches et du riz algérien. Le temps de la cueillette et des vendanges. Le temps des poules et des œufs de campagne. Le temps où l’on mangeait bio et algérien.

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Le temps du patriarche écouté, de la pudeur, du respect et du baise mains des vieilles personnes et des pieux. Le temps où l’on n’importunait pas les femmes dans les bus et où l’on ne dévisageait pas les jeunes filles dans la rue. Le temps où fumer une cigarette en présence des ainés était impensable. Le temps où les portes des maisons ne se fermaient jamais à clé et les fenêtres n’étaient pas barricadées. Le temps des vertus, de l’honnêteté et des petits voleurs bannis de leur communauté.  Le temps des solidarités sincères entre voisins, qui partageaient le peu de chose qu’ils avaient. Le temps des démunis dignes, de l’exiguïté, de la promiscuité et des cœurs gros et ouverts. Le temps des frères et sœurs de lait, des amitiés désintéressées et des secrets et dépôts bien gardés (Amana). Ici il n’est nullement question de sentiments nostalgiques :  »pieds-noirdisés » (de Kamel Daoud, grand chroniqueur au respectable  »Quotidien d’Oran »), ni de l’idéalisation de ce passé décomposé, mais simplement de rappeler que l’Algérien (jusqu’aux premières années de l’indépendance) était travailleur, laborieux, trimeur, appliqué, consciencieux et aussi pour le souligner: Bien élevé, respectueux, sociable, pacifique et civilisé, etc.…  Si on est passé de l’esprit entreprenant de l’Algérien, autosuffisant, soucieux du sens du devoir, du droit, de la morale et des valeurs sociales; à l’esprit de l’assisté, boudeur, frondeur, méconnaissant l’urbanité et le devoir: c’est parce qu’il a été élevé dans ce sens.  »On récolte ce que l’on sème » .La génération de Novembre a été courageuse et ambitieuse, libérer le pays de la colonisation et bâtir un état, mais celui du plus fort et sans partage.

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La lutte pour le pouvoir avait commencé très tôt. Dès le début de la guerre de libération, des clans rivaux se sont constitués, ont fini par se marginaliser et s’éliminer mutuellement et impitoyablement, non pas parce qu’ils portaient des projets de société différents et concurrents, mais parce qu’ils étaient de clans antagonistes. Une fois le colon  » chassé « , le plus frais, le mieux équipé et puissant avait neutralisé les autres, sans parvenir seul, sans consensus et rassemblement, à instaurer un état de droit, de justice sociale et d’une économie performante et compétitive. Si l’on comparait les résultats obtenus avec les moyens gigantesques engagés (Ressources humaines, sol et sous-sol), pendant plus d’un demi-siècle : L’équivalent de plusieurs plans Marshall pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale, le bilan de sa gestion serait trop mitigé; malgré les infrastructures réalisées, mais sans l’imagination et l’intelligence ; Que reste-t il de l’industrie industrialisante (Que de la quincaillerie qui rouille)? Qu’ont-elles apporté les réformes agraires (Lait, Blé, Farine, Riz, Mais, Graines oléagineuses, Aliments de bétail et de volaille, Haricots secs, Lentilles, Pois-chiches, Fruits secs… encore importés, et zéro exportation.)? Qu’a-t elle donné l’université à la société algérienne (Prix Nobel, Distinctions internationales, Brevets d’invention, Publications en sciences et technologie de pointe, et numérique…)?

LE GACHIS EST ABYSSAL…

En 2014, l’Algérie est l’un des pays les plus grands importateurs d’équipements, de produits agroalimentaires et pharmaceutiques, entièrement dépendant de l’énergie fossile de son sous-sol. Aujourd’hui ce sont les Chinois, les Japonais, les Turques, les Portugais, les Français, les Espagnols, les Italiens, les Cubains, les Canadiens, les Américains, etc.… qui réalisent nos logements, nos routes, notre chemin de fer, qui prospectent notre sous-sol, et soignent nos malades, etc.…  L’Algérie a inventé une génération gémellaire, une des 50 Euros « non diplômés » l’autre des 100 Euros  » Diplômés », que l’on désigne aujourd’hui de tous les qualificatifs, mais est-ce sa faute si elle est arrivée là, mérite-t elle ce sort ? Ne disait-t on pas, pendant le service militaire à un moment donné,  » Ne pensez à rien, laissez le système le faire pour vous ! « , véritable formatage de l’intellect algérien, rendu incapable de se prendre en charge et décider de son avenir, à l’âge de 40 ans il vit encore chez ses parents et à leur dépens. Tant que le robinet coule de liquide noir, l’illusion est là, avec un faux-semblant de peuple qui fait semblant de travailler dans un pays de faire semblant, qui lui assure un faux-semblant de revenu…en attendant les jours vraisemblablement, meilleurs.

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Posté par le Nov 6 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont actuellement fermés.

106 Commentaires pour “Débat : Quand le présent n’est pas à la hauteur du passé !”

  1. OUERRAD en squatteur

    Le temps des ,,,,,,pourquoi regarde t on dans le retroviseur ? C est pour pas faire de gaffes , mais notre retroviseur a nous c est juste pour se lamenter ? Il ne faut plus se lamenter il faut faire le point , les bilans et prendre le taureau ^par les cornes et donner a ce BLED la chance de survivre a la mediocrite .Tout le monde est arrive a la meme conclusion notre declin a commence avec l independance .AUCUN BILAN A CE JOUR POUR VOIR CLAIR .Mais une chose est sur , c est notre suivisme qui nous a emmene la ou on est , et la glorification de la personne , un peuple qui met son destin entre les mains d un seul homme se trompe ,un seul HEROS le PEUPLE ? L auteur termine par ; en ettendant des jours vraisemblablement , meilleurs ???? MON OEIL ??

  2. OUERRAD en squatteur

    LIRE EN ATTENDANT

  3. Hamid

    Sensations multiplies.Une réalité bien décrite avec des relents d’amertume dans ces comparaisons.

  4. Ghosne

    Quand le présent n’est pas a la hauteur du passe!!!!c’est au Futur qu’il faut penser et l’avenir incertain de nos petits enfants!!! Il ne faut plus regarder derrière soit ne pas faire marche arrière vous risquez d’avoir une maladie grave !Alors prions pour que la stabilité soit faite sur la terre de nos Aïeux Les chacals et les loups garous nous guettent et veulent nous démolir! Alors soyons vigilants et intelligents.

  5. BEDDIAF abdelkader

    Pourquoi serait-il un malheur d’avoir des repères quand en conclusion ,le texte explique le contraire ? Cela exige une explication de texte.

    • Ghosne

      Ma position géographique, L’éducation que j’ai reçue de mes parents, l’histoire de mon Pays voila mes repères .Ceux qui ont du Khortane et de la Nzala dans le ventre et les boumetels qui sont a le tête de fortune je regrette ce n’est pas mes repères.voila pourquoi je parle du futur. Et je reste méfiant !!!!

  6. lecteur tout court

    Le liquide noir ennakma. Vraie cause de nombreuses tares.

  7. MADANI

    À travers son ouvrage Les Conditions de la renaissance, publié en 1954, on peut s’apercevoir que les maux dont souffre la société algérienne sont restés les mêmes. Il est inutile de se voiler la face : la décolonisation n’a pas produit de transformations profondes de l’être post-almohadien qui, depuis la période d’Ibn Khaldoun, erre puisque ayant perdu les racines qui ont fait sa grandeur passée, racines qui fondent une identité individuelle et collective.

    En effet, en Algérie, et contrairement au discours souvent simpliste et à l’image trompeuse, il n’existe pas de conscience collective, ou du moins n’est-elle que superficielle, de même que la solidarité, au sens durkheimien, fait défaut. Une véritable anomie largement perceptible par l’observateur s’ancre dans la vie des individus à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la vie économique et sociale.

    Cette solidarité reste du domaine de la théorie et n’a que peu d’application concrète ; il s’agit pour reprendre Malek Bennabi d’« idées mortes ». Ce qui ressort de cette société, c’est aussi le renoncement et la passivité face à une forme de décadence ; chaque Algérien se déculpabilise alors en alimentant une constante rhétorique faisant porter sur les pouvoirs publics la responsabilité de son malheur.
    Cette attitude et cette construction mentale conduisent à une complète démobilisation contribuant ainsi à maintenir et même à aggraver la situation. Cette ambiance générale, synonyme plus ou moins de culture chez Bennabi, étouffe la moindre bonne initiative. C’est ainsi qu’en côtoyant les Algériens de tout bord et de toutes « classes » on peut se rendre compte que ce pays est aussi peuplé de personnalités extraordinaires et d’une grande honnêteté mais que cette ambiance et ce système broient au quotidien.

  8. MADANI

    Tout a été dit , écrit , pensé , avant nous il suffit de lire pour ne pas tomber dans la méchanceté , le mépris et les langues de vipères . le présent n’est pas à la hauteur du passé car ceux qui ont dirigé ce pays étaient plus intélligents , plus honnêtes , plus compétents tout est question d’éducation et de gouvernance les gens étaient heureux dans le passé avec un rien actuellement les plus riches , les politiques , les penseurs , les religieux tout le monde se dit malheureux , pas bien dans sa peau parce que tous corrompus , tous hypocrites , voleurs ; escrocs , tag ala man tag .le résultat est là attendons la suite et nous verrons plus clairs avec des yeux grands ouverts et nous saurons de quoi est faite notre f arrogance et notre injustice

  9. Mehdi

    Un texte anachronique mélangeant nostalgie d’une époque faussement idéalisée et une synthèse politico-historique plus au moins logique … Il est de l’honnêteté intellectuelle de comparer le comparable …je veux dire par exemple que lorsqu’il faut parler de jeunesses des deux époques..il faut choisir de parler de l’élite des deux périodes ou bien des autres et ne pas préméditer une amalgame malintentionnée pour arriver à de fausses conclusions..les jeunes actuels sont aussi performants que leurs aïeux et continuent par exemple à alimenter les grandes universités et laboratoire du monde… les maisons d’éditions n’ont jamais été aussi actives en Algérie que pendant ces dernières années..On a qu’a voire le monde médiatique.. et les performances de nos jeunes diplômés.. En fin parler un peu de ce qui se fait en médecine de pointe en Algérie…malgré les insuffisances ….ect…
    Effectivement le monde a changé ainsi que notre mode de vie…il était acceptable de vivre dans la maison des parents et déléguer l’éducation des enfants à tout les adultes de la grande famille..avec ses points positifs et surtout négatifs.. cela ne se fait plus car on est devenu plus individualistes et les jeunes couples d’aujourd’hui aspirent à plus de libertés et une meilleur qualité de vie..
    En fin j’aurais voulu que l’auteur nous parle de l’insécurité permanente qui régnait dans les quartiers populaires et les difficultés aux personnes étrangères aux lieux à y figurer ..ainsi de la vente concomitante ,des queues interminables aux prix uniques pour acheter les produits de premières nécessites……..des poux sur le cuir chevelu des élevés et des épidémies de gales..de la police militaire »PM » qui patrouillait en permanence et qui n’hésitait pas à frapper des civiles pour faire de » l’ordre » devant par exemple un cinéma à l’occasion de la projection d’un film hindou mettant ainsi les droits de l’homme en souffrance… La liste est longue mais le but de les citer n’est pas de faire de valoriser une période par rapport à une autre mais de dire que l’amnésie sélective ne doit pas nous pousser à faire une lecture erroné d’événements passés et d’arriver ainsi à de fausses conclusions …Quand aux choix politico-économico-culturelle des décideurs depuis les années 60…je pense qu’on ne peut qu’être d’accord avec ce qui est écris dans ce texte…mais cela ne peut pas nous voiler la face et dire que la vie du peuple algérien des années 60 était meilleur à celle de nos jours….MERCI

  10. Hamid

    Merci docteur
    .

  11. Albarracin de Sidi Bel Abbés

    Terrible constat d’une réalité qui interroge ? Le nationalisme nord –africain a été la manifestation locale du phénomène général d’émancipation du monde islamique !
    Pour y parvenir les nationalistes algériens n’étaient pas isolés, mais le développement d’une société implique une cohésion en interne, volontairement ouverte, définissant un modèle de société qui distingue et privilégie l’intérêt général et collectif !
    Les débats su ce site ne sont qu’un pâle reflet d’une société, qui cultive au-delà du raisonnable, le culte de la victimisation ! Tantôt en désignant la puissance publique comme étant incapable d’entrainer le pays vers et pour une société où l’intérêt général ne peut se confondre avec des intérêts particuliers ! Tantôt en regardant son passé comme la cause d’un traumatisme qui tétaniserait toutes initiatives qui favoriseraient l’intérêt général dans le sens d’une répartition équitable de la richesse nationale !
    Dans la réalité des faits est que l’Algérie, n’a pas déterminé le modèle de gouvernance du pays ! Son économie se distingue entre grosses entreprises nationalisées et petites initiatives individuelles, qui vont des petits boulots et petits commerces et amples systèmes de petites magouilles, des lors que l’on détient un minuscule pouvoir de favoriser un passe droit, voir celui de limiter le temps d’attente à un guichet de service public !
    Pour maintenir une certaine homogénéité « d’unité nationale » « de patriotisme » on cultive l’héroïsme, les sacrifices, des hommes et des femmes qui ont permis l’indépendance, de l’Algérie ! Ce qui est un devoir de mémoire juste et incontournable !
    Paradoxe…Jamais autant d’Algériens ne se seront autant ex –patries, vers l’Europe, les Etats-Unis etc !
    La question demeure, est ce que le rappel incessant du passé et des errements de la période coloniale, favorise le ferment d’unité nationale Algérien ? Consolide la République Algérienne ? Favorise son épanouissement et sa place dans le concert des nations ?
    Ou au contraire, favorise une impression de stagnation de la mentalité de l’esclave qui étant libre, ne nous entretient que de son ex maitre et gourou ?
    L’élan de l’Algérie, ses atouts, son peuple, et son expérience de l’Histoire confèrent au pays une responsabilité de premier plan au NORD de l’Afrique, comparable à l’Afrique du SUD
    Faut il encore qu’elle le veuille !

    • Mme CH

      Salam Mr Albarracin… !!! Je dois dire qu’il y a beaucoup de « vérités » et de bon sens dans votre intervention dont je partage plusieurs points…!! Mais je dois m’arrêter sur deux ou trois petits fours bien enrobés…au chocolat, bien sûr…..!!!
      Commençant par ce que vous appelez : « le culte de la victimisation »… !!?? Il faut préciser que le peuple algérien a vraiment été victime de carnages massifs, de génocides et de crimes contre l’humanité. Les « razzias » étaient fréquentes et l’incendie des villages, un châtiment courant, autrement dit, une colonisation barbare durant 132 ans, donc, les séquelles restent et les plaies ne se sont pas complètement cicatrisées. Ce n’est pas une ardoise magique qu’on efface et réécrit dessus sans aucun problème….. !!!
      Le plus important est de savoir que les séquelles de la colonisation sont restées dans la mémoire collective, le lien social, politique et culturel, les institutions étatiques, la politique étrangère ainsi que les relations internationales… !!! Nier cela, relève de la supercherie…. !!!! Et c’est de là que viennent tous « les problèmes » ou presque… !!! Aussi, il ne faut pas oublier, le compromis de l’eau minérale d’Evian avec la belle au bois dormant… !!!
      Par ailleurs, je constate que le culte de la victimisation est beaucoup plus entretenu chez vos compatriotes « PN.s », refusant ainsi de tourner la page, et c’est, peut être pour eux, la seule façon de se distinguer du reste du peuple français…!!! Pourquoi…??? Vous êtes mieux placé pour le savoir..!!

      Cependant, on est d’accord quand vous dites que le passé ne doit pas être « la cause d’un traumatisme qui tétaniserait toutes initiatives qui favoriseraient l’intérêt général dans le sens d’une répartition équitable de la richesse nationale ! » Mais pour cela, nous avons besoin de nous débarrasser des oursons en peluches, de leurs sponsors et des satellites géostationnaires, autrement dit, on a besoin d’ Hommes « indépendants » pour faire la différence…. !!!

      Par ailleurs, nous sommes d’accord qu’on doit « cultiver l’héroïsme, les sacrifices, des hommes et des femmes qui ont permis l’indépendance, de l’Algérie ! Ce qui est un devoir de mémoire juste et incontournable ! », tout comme en France d’ailleurs, puisque des stèles, des musées, des colloques…etc….sont là, pour entretenir ce devoir de mémoire, y compris celui des criminels de l’OAS, donc…????

      Tout à fait d’accord, quand vous dites : « L’élan de l’Algérie, ses atouts, son peuple, et son expérience de l’Histoire confèrent au pays une responsabilité de premier plan au NORD de l’Afrique, comparable à l’Afrique du SUD Faut il encore qu’elle le veuille ! »…et, je dirai même au plan de l’Europe et du moyen Orient , pourvu qu’on la laisse faire et ne pas s’ingérer dans ses affaires internes et externes….. !! C’est ça notre problème, l’ingérence…!!!

      Au fait, Mr Albarracin, le peuple algérien a toujours refusé le statut d’esclave qu’on a voulu lui imposer durant 132 ans…!!! La preuve, les différentes Insurrections et Révoltes…!!! Les algériens sont libres d’origine, malgré les circonstances et les apparences…. !!! Sauf, pour l’espèce des H, des news H, des souris et des manchots nourri au fromage puant et qui se prennent pour des pingouins……!!!!

      Vous voyez, on peut être d’accord sur pas mal de choses…!!!!

      Mes Respects du soir…..!!!!!

    • Mme CH

      Mr Albarracin, voyez-vous, j’ai eu l’occasion de relever le même paradoxe chez-vous, pourtant la France fait partie des pays soi-disant développés….!!!!

      Donc, l’immigration n’est pas un phénomène propre à l’Algérie, puisque le nombre de Français partis vivre à l’étranger est en hausse vertigineuse. En dix ans, il a augmenté de 50 % ; en 2011 seulement, de 6 % – un record.
      Au 31 décembre 2013, les immigrés Français inscrits sur les registres consulaires sont au nombre de 1 642 953, dont 102 007 en Afrique du Nord…. !!!! Selon Les inscriptions sur les registres consulaires étant facultatives, pour le ministère des Affaires étrangères, « la population totale française à l’étranger est estimée à plus de deux millions de ressortissants ».

      Donc, « une révolution silencieuse est en cours A l’heure où l’on parle beaucoup des dangers de l’immigration.. »

      L’enquête annuelle réalisée par la Maison des Français de l’Etranger (MFE) en 2010 indique que ces départs sont motivés par les difficultés à obtenir un emploi en France. Les jeunes diplômés expatriés se déclarent victime d’un manque de « confiance aux juniors » ou de « discriminations » en raison de leurs origines. Est dénoncée aussi une dégradation des relations humaines dans l’entreprise et plus largement dans la société française.
      Parmi les autres raisons qui expliquent pourquoi de plus en plus de Français décident de s’expatrier ou d’émigrer : le coût de la vie, le goût du soleil, le goût des autres et la recherche de « chaleur humaine ».
      Les plus de 60 ans sont de plus en plus nombreux à s’installer à l’étranger. Ils étaient 203 128 inscrits en 2010 (208 730 en 2009.

      Pour le démographe Hervé Le Bras, la France qui s’inquiète d’être submergée par l’immigration est en train de devenir un pays d’émigration et ce sans ce se donner les moyens et les outils statistiques d’en saisir les causes et les conséquences sur sa démographie.

      Donc, l’Algérie n’est pas un pays spécifique en quoi que ce soit, je parle bien sûr des problèmes d’ordre multiple….!!! Au contraire, beaucoup de maux ont été importés, ou provoqués par les pays des Trois Nord…!!

      Nous vivons, hélas sur la même planète….!!!!

      Bonne soirée

      • Imène

        Azzul tlm !
        j’aime particulièrement les échanges musclés et tellement instructifs entre Albarracin – CH ( mme ) qui tournent au ping pong..pour notre grand plaisir à tous ! et au fond de moi ,je me dis : qu’avec une poignée d’Albarracins (ines ) et une autre de CHéens (éennes ) aux postes de commandes dans nos deux pays respectifs , le rapprochement tant souhaité , entre nos peuples ne serait plus un vain mot , mais une réalité vivante ! le pacte de l’amitié algéro-française – titubant jusqu’alors – serait définitivement scellé pour des générations..avec la résorption de nos différends , – aussi nombreux , aussi complexes soient -ils – la fin des inimitiés et incompréhensions avec notamment les rapatriés d’Algérie ( je n’aime pas dire pn ! ) qui sont avant tout les enfants de ce pays ! ( sont exclus bien entendu les sionistes , les harkis , l’oas et sympthisants..) oh ..bien sûr les pourparlers au sommet ( lol ) seront difficiles , âpres , tenaces et sans concessions ..un peu à l’image de leurs leaders ! ils porteront sur plusieurs volets ( historico-politiques -economiques ) trés imbriqués ..mais la question centrale est sans ambages : la souveraineté nationale ! étant moi -même une CH (éenne ) convaincue , je vais lui emprunter certains lexiques les plus usuels pour faire passer le message : Non les Algériens ne sont pas figés à 62 ! il faut cesser ce discours qui consiste à idéaliser l’époque coloniale avec ses affres , ses traumatimes indélébiles ..pour ce , il faut en finir avec  » hizb frança  » bannir ses orbitons , ses peluches , ses manchots ( et tous leurs fromages ) et du coup l’équation des 3 H sera résolue illico ! revisiter ,revoir , corriger le compromis d’évian , fin de l’opacité politique ,et discours brumeux , fin du sleeping partner , établir les règles d’un partenariat gagnant- gaganant qui garantirait nos interêts mutuels ..le volet  » histoire  » est trés important , mais on connaît les grands titres maintes fois fois évoqués par nos amis ( es ) vdsb1 ( n ) notamment mme CH..nous voulons lever la tête , retrouver la fierté d’être Algériens ( passeport vert ! ! ) briser les carcans de l’assujetissement , car même si nos poignets ne sont plus ligotés , les chaînes restent dans les têtes ! vivre LIBRES enfin ..ça ne ne nous empêchera pas d’aimer la langue française , de lire Corneille , voltaire , ou Zola , mais la priorité sera à notre langue , à nos érudits Ibn khaldoun , Ibn Badis , ou Bennabi …etc …etc ( oh , il ya tellement de choses ,que j’aimerais écrire et partager avec vous tous (tes ) !
        mais bon..maintenant vous savez ce qui vous reste à faire : votez massivement Albarracin – CH !! lool ( Albarracin de sba , mme ch , si vous me lisez ..ne le prenez pas mal , je suis sincère Ouallah ! ) mes amitiès.

        • Mme CH

          Salam Chère Imène…!!!! Ohhhhhhhhhhhhhh….!!! La petite futée…(rires)…. quelle belle sortie….!!! Un beau récit, très intéressant, net et précis et très agréable à lire, surtout quand je relis mon fameux lexique (sourire)….!!!! Non, de ma part, je ne le prend pas mal, bien au contraire, d’ailleurs si jamais nous serons élus Mr Albarracin et moi, vous aurez une place bien distinguée (rires), mais ça va faire des jaloux et des jalouses, surtout parmi l’espèce des 2 H et des C.N….!!!! Tant pis….!!!! Rien à ajouter, vous avez bien résumé la situation et apporté beaucoup d’éléments pour la résolution de l’équation à 3H…!!!!

          Effectivement, Mr Albarracin est un homme de caractère, très fin, très perspicace, solide, un faux calme, un séducteur et qui a beaucoup d’expérience de part son vécu. Il sait gérer les situations et bien négocier les virages, donc, ça serait un plaisir de s’asseoir avec lui autour d’une table mais sans eau d’Evian….!!!!

          Merci Cygnus, sincères amitiés et bisous à Mam…!

          • Albarracin de Sidi Bel Abbés

            @Imène t MmCH!

            Ce n’est pas demain la veille, et faites moi la grace de penser que je connais les fables de Monsieur De La Fontaine…
            Salutations

            • Abbes

              @Albarracin Vous êtes bien revenu a Belabbes ?

              • Albarracin de Sidi Bel Abbés

                @Abbés

                Bonjour Mr uu Mme Abbés ! Ma réponse est oui; en 2007 et j’ai été hébergé durant un mois dans une famille Algérienne ancienne voisine et camarade d’enfance ! J’ai dormi tranquille , j’ai bénéficié de beaucoup de marques de sympathies , d’émotions et d’affections !
                Cordialement!

        • Mémoria

          Bonjour !

          @Imène:
          Prenez votre régistre soeur Imène et inscrivez:
          Mémoria vote « OUI »

          Le champ de bataille est là aussi….!!!

          Journée d’espoir !

        • Amirouche

          Imène

          C’est tout simplement le plus beau récit que j’ai lu et relu depuis que j’ai découvert ce journal , tellement que le trouve beau ,censé ,agréable ,avenant ,enivrant et « mamaye » que je le sauvegarde sur mon ordi . Dommage qu’il n’ y a pas de roses animées sur la VDSBA , je vous en aurai offert des milliers .
          Je dirai votez massivement Imène ……..Bravo
          Fraternellement sister

          • OUERRAD en squatteur

            El hadj rak en forme SAHBI ? Tu dois lire dans mes pensees , j ai fait le meme constat pour le recit signe Imene .C est bien de se lever du lit et lire des choses sensees ;cela nous change des ecrits pas nets pas clairs et ou on sait pas ou veut nous embarquer l auteur , mais la c est clair .Alors soeur IMENE je me joins a h@dj @MIROUCHE pour vous garantir toutes les voix ; OUERRAD ?OURRAD ? OURED ? OUIRED ? et meme celle de OUIRIRID comme il a dit lui ; SAHBI @MIROUCHE ….. alias HADJ @MIROUCHE …….

  12. chaibdraa tani djamel

    Qu’on on voit ces valeureux hommes de belabbesiens autour de TAYEBI LARBI (allah yarhamah) que l’on ne trouve plus de notre époque dans notre ville (photo 1) .Quand on voit la photo du jardin public avec ce beau jet d’eau et les fleurs qui l’entourent ,que l’on ne trouve plus ( photo 3 ) .Quand on voit cette belle photo ou l’on voit un des anciens boulevards avec des gens habillés en vrais tenues arabes (burnous, a3maimes que l’on ne trouve plus (photo 4) .Quand on voit la belle mosquée EL A3DAM (GRABA) ou tout a changé depuis des années ( saleté etc…).Qu’on on voit ce qui ce passe maintenant, on doit vomir , la passé c’est avec des milliards que l’on ne trouvera jamais.

    • MADANI

      @ cousin djamel photo 3 c’est la rue de souk el fellah , bata , andre , café de harmel , librairie oumata ,librairie badsi etc….. les gens sont habillés en guenilles ils étaient très pauvres ,des indigènes , l’époque de la faim mais ils étaient tranquilles hamdine allah et heureux et dire que elyoum ennass chabhatte et ils n’ont toujours pas trop ills veulent aller au ciel les arrivistes nouveaux venus d’on ne sait ou les temps changent avec moulihoum et le mot REPERE n’a plus aucun sens . c’est fini li hadj hadj li aouak aouak n’es-ce pas cousin ?

  13. fethi

    j’ai lu et relu ce monsieur relate le vécu et sa comparaison est vraie

  14. Mr CH

    Les Algériens ne se portent pas très bien, râlent beaucoup, en cela ils ressemblent énormément aux Français, mais les chiffres obligent à regarder le pays d’un autre oeil. « L’Algérie a réalisé plus d’infrastructures, en 10 ans, entre 2003 et 2013, qu’en 40 ans, entre 1962 et 2002. » Et il ne s’agit pas là d’un slogan de la campagne électorale en cours, mais d’une enquête publiée en novembre 2013 par l’Office national de la statistique sur le niveau de vie des ménages. Elle est venue confirmer ce que les nouveaux paysages urbains laissaient deviner : logements, barrages, usines de dessalement d’eau de mer, routes, autoroutes, générateurs électriques, métro, tramways, équipements publics divers… l’Algérie est devenue un immense chantier.

    « Les Algériens vivent mieux qu’il y a quinze ans, leurs dépenses ont été multipliées par 2,9 de 2000 à 2011 », souligne l’enquête. Plusieurs raisons expliquent cette amélioration du niveau de vie. La première, la diminution du chômage, qui a reculé globalement de près de 20 points en onze ans pour passer officiellement sous la barre des 10 %, mais 21 % des jeunes sont au chômage. La deuxième est l’accroissement de l’urbanisation : 69 % des Algériens vivaient en ville en 2013 contre 58 % en 2000. Troisième raison : la réduction des inégalités sociales en une décennie grâce à la hausse des salaires de la fonction publique et des transferts sociaux (28 % du PIB en 2012), selon l’enquête. Concrètement, le PNB par tête est passé de 2 500 euros en 1999 à 5 600 dollars l’an dernier.

  15. Mr CH

    Cette amélioration du niveau de vie de l’Algérien moyen est visible dans les rues : en 2012, les Algériens ont acheté 443 000 voitures neuves, plus que les Polonais et les Portugais réunis. Le bas de laine de la classe moyenne supérieure a grossi. En février dernier, le Touring Club d’Algérie, un tour-opérateur qui relève de l’État, a acheté 2 500 séjours au Brésil pour la Coupe du monde de football où « les Verts » (l’équipe algérienne des Fennecs) sont qualifiés. À 4 000 euros le forfait le moins cher, TCA redoutait de ne pas les écouler. Ils ont été vendus en dix jours.

    « Le rebond de la natalité en 2013, avec + 7,5 % de nouvelles naissances par rapport à 2012, est très probablement une autre conséquence du mieux vivre, mais aussi de l’accès plus facile au logement. Résultat : l’âge moyen du mariage des jeunes femmes est de nouveau inférieur à 30 ans », explique le sociologue Said Derrache.

    On comprend qu’Abdelmalek Sellal, ancien Premier ministre et actuel directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, insiste, dans tous ses meetings, sur les « réalisations économiques » du président candidat. Il oublie de préciser que cette performance algérienne est due avant tout à la manne pétrolière et à la hausse du prix du brut depuis près de dix ans. Le pays a engrangé 550 milliards de dollars tirés de l’exploitation pétrolière et gazière ces quinze dernières années. Les hydrocarbures assurent 98 % des recettes d’exportation, un tiers du PIB et les deux tiers des recettes budgétaires de l’État.

    Production en baisse

    Mais les Algériens perçoivent confusément que derrière le tableau idyllique « de la décennie du grand rattrapage » se cache un arrière-plan plus précaire. Le miracle énergétique ne sera pas éternel. Lors de son récent passage à Alger, les 2 et 3 avril, John Kerry, le secrétaire d’État américain, aurait souhaité que les responsables algériens lui promettent de pallier une éventuelle baisse des livraisons de gaz russe en Europe dans les mois prochains. « Pas un de ses interlocuteurs algériens n’a pu lui faire cette promesse devant une caméra », raconte un ancien responsable de la Sonatrach, la compagnie pétrolière du pays.

    Et pour cause : la production des principaux gisements gaziers et pétroliers du Sahara a commencé à diminuer depuis cinq ou six ans. Le volume d’hydrocarbures produits en 2012 est de 10 % inférieur à celui de 2008. Si le prix du brut pétrole reste élevé, les quantités exportées sont plus faibles. « Cela explique que le pays n’arrive pas, depuis cinq ans, à enchaîner des taux de croissance supérieurs à une moyenne de 3 % », explique l’ancien responsable de la Sonatrach. Concrètement, l’Algérie a exporté moins de 47 milliards de mètres cubes de gaz naturel en 2013 alors qu’elle aurait dû écouler 65 milliards de mètres cubes selon son programme d’exportation. Le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, tente d’attirer les « majors » pour de nouvelles explorations dans le Grand Sud peu exploré depuis dix ans. Alger compte aussi sur des réserves de gaz de schiste qui seraient les troisièmes au monde. « Une coûteuse chimère », estiment des spécialistes.

    Le temps est compté face à l’effet ciseaux qui menace. « D’un côté, une consommation domestique d’énergie électrique, et donc de gaz naturel, qui croît de 9 % par an ; de l’autre, une production de gaz qui, au mieux, ne peut que se maintenir à l’horizon 2030. À cette échéance, pour générer les 42 000 mégawatts de gaz dont le pays aura besoin, il faudra mobiliser tout le gaz extrait en Algérie. Et il n’est pas certain que cela suffise », déclare Tewfik Hasni, consultant énergétique et père de la première centrale hybride « gaz-solaire » du pays.

  16. Mr CH

    Avec une rente énergétique en diminution, comment l’Algérie va-t-elle payer des importations qui sont devenues monstrueuses ? Elles ont atteint 60 milliards de dollars en 2013 ! Les excédents commerciaux ont disparu depuis longtemps. Les 190 milliards de dollars de réserve de change placés sur les places financières occidentales – autre nouveauté à mettre à l’actif d’Abdelaziz Bouteflika – ont donné durant la campagne électorale l’illusion que le pays a encore de la marge pour infléchir sa politique économique. Un think tank informel, Nabni, a expliqué l’année dernière qu’il était déjà presque trop tard. Son étude prospective sur l' »Algérie 2020″ prévoit « un retournement » des finances publiques aux alentours de 2016. En clair, l’Algérie risque de se retrouver dans le rouge. Comme dans les années 90. Le FMI estime que l’Algérie devra commencer à réemprunter à partir de 2024. C’est demain.

    Il serait donc urgent que l’Algérie prépare l’après-pétrole et gaz. Or, ce n’est pas à l’ordre du jour, sauf en paroles. Concrètement, l’économie, « sur-administrée », reste globalement paralysée. « C’est le plus inquiétant. Le pays n’est pas gouverné comme il le faudrait pour sortir de l’intoxication à la rente énergétique », explique drôlement Abdelkrim Boudra, le porte-parole de Nabni. En fait, il ne lui manque pas seulement la « qualité dans la gouvernance », comme le note le responsable de Nabni, mais les longues années de dépense publique à haute dose ont provoqué des addictions en série. La plus répandue est la corruption. Elle mine l’édifice.

    Ainsi, l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, est en fuite aux États-Unis. Des charges pèsent sur lui dans la passation de nombreux contrats de la Sonatrach entre 2004 et 2009. L’autoroute est-ouest a coûté presque un milliard de dollars en commissions distribuées par la compagnie chinoise CITIC. L’intermédiaire aurait été Pierre Falcone, a révélé l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction. C’est un scandale d’État, mais sans procès. Que ce soit dans le domaine de l’énergie ou dans celui des grands travaux, les pistes mènent au plus près de l’entourage présidentiel.

  17. Mr CH

    Abdelmalek Sellal, l’ancien Premier ministre, avait commencé à parler de diversification de l’économie pour la soustraire à la seule puissance des hydrocarbures. Mais l’outil industriel, qui représente 5 % du PIB en 2013, part de très bas. Et surtout, la défiance à l’égard des investisseurs étrangers depuis 2009 et l’obligation qu’ils ont de ne pas prendre plus de 49 % du capital (le candidat Ali Benflis a promis de changer cette loi) retardent la modernisation de l’industrie. Total vient de renoncer à un méga-projet pétrochimique en partenariat avec la Sonatrach après cinq années de négociation. Renault a consenti un investissement minimum pour produire 50 000 voitures à bas prix par an à Oran, lorsqu’il en produit cinq fois plus à Tanger, au Maroc.

    « Hors pétrole et gaz, l’Algérie a perdu toute compétitivité », explique Tewfik Hasni, partisan d’un plan Marshall pour l’électricité solaire exportable. En pourparlers pour rejoindre l’Organisation mondiale du commerce (OMC), probablement en 2015, Alger a demandé un délai de trois ans supplémentaires pour démanteler complètement les barrières tarifaires. Elles ne le seront qu’en 2020. « Après quinze années de gestion par Abdelaziz Bouteflika, le pays est certes reconstruit, mais il reste sans réponse face au déferlement, chez lui, du dynamisme et de l’ingéniosité du reste du monde. Si rien ne change, il est programmé pour une nouvelle banqueroute ».

    • MADANI

      l’ancien premier ministre ? c’est une blague mme ?

    • houari

      Il est bien évident que l’Algérie est entrain d’évoluer et elle le fait a son rythme, le gouvernement Algérien a bien raison de mettre en priorité d’améliorer les infrastructures et à adresser les besoins immédiats des citoyens en matière de logements, eaux, gaz, et autres infrastructures ..etc.
      La diversification de l’économie Algérienne commence a enregistrer des résultats positifs comme par exemple en agriculture (10% croissance annuelle)..
      On cherche pas un secteur privé pour jouer le rôle de « locomotive de croissance » mais plutôt un secteur privé dynamique capable d’évoluer en harmonie avec le secteur publique.
      J’espère que les dirigeants Algériens se bouchent les oreilles aux conseils des institutions financières occidentales, et d’adapter des solutions locales comme c’était le cas pour le succès chinois sous la direction de Deng Xiaoping
      Mon conseil a nos dirigeants Algériens c’est d’ignorer les conseils des experts financiers Européens qui ont causé une crise financière énorme en Europe.
      NB. l’

      • fethi

        @Houari Espérons cela.

      • MADANI

        @ HOUARI Mon conseil a nos dirigeants Algériens c’est d’ignorer les conseils des experts financiers Européens qui ont causé une crise financière énorme en Europe.
        vous êtes sensé savoir que la crise est mondiale et que l’europe est la première puissance économique du MONDE et quand vous dites en agriculture 10% de croissance annuelle vous croyez en ce pourcentage il est énorme même les USA n’arrive pas à cette croissance (agriculture ) chez nous on importe tout même les pommes de terre dans un pays aussi vaste y a encore des pénuries etc……. je ne comprends pas comment les gens acceptent tous les chiffres dans un pays en faillite

    • OUERRAD en squatteur

      FAKAKIR n est plus prime minister? ok bonne nouvelle? au suivant ?Les gouvernements Algeriens ne font que donner l impression de travailler car celui qui vient apres ne suit pas casse tout et recommence a sa maniere ? Drole de gestion , depuis 62 on navigue au gres du temps , aucun projet de societe serieux n a ete etabli a ce jour , chacun ne fait passer que ses idees et les moutons de ,,,,,,,, suivent en applaudissant et venerant le BOSS du moment ?

    • Amirouche

      Mr CH

      Bonsoir

      Il me semble avoir lu EXACTEMENT le même article sur « Le Point.fr » !!! sauf si vous êtes « Malek Sobhi  » son correspondant à Alger .Pourriez-vous m’éclaircir Mr CH ou Mr Sobhi , du fait que vous êtes maintenant deux à avoir publié cet article ??????

  18. madjid

    Est il tard de récupérer le temps perdu Madame?

  19. MADANI

    @ Mme C.H les statistiques sont fausses en algerie et vous les prenez toujours pour de l’argent comptant ne pensez vous pas qu’il n’y a que du mensonge ? voulu

    • Mme CH

      Mr MADANI, lisez bien la prochaine fois, car il s’agit d’un Mr CH et non pas Mme CH, sûrement un petit futé qui veut semer la confusion…!!!

      • MADANI

        MME C.H je vous le jure que j’ai vu seulement ch sans faire attention pour moi il n’y a qu’une seule mme ch eh ben oui je le constate et je m’excuse mme les indigènes sont forts en fourberies et escroqueries la prochaine fois je porterai mes lunettes et je ferai plus attention

  20. gherbi sba

    la je suis entièrement d’accord avec Madani

  21. MADANI

    @ VDSBA mon ordinateur me parle intelligemment chaque fois il me demande de prendre mon temps car d’après lui j’envoie mes commentaires très vite je ne comprends pas ya-t-il explication à cette intrusion sans aucune politesse et de fait le commentaire est effectivement supprimé es-ce que c’est votre logiciel ou ma machine ? es-ce que ça arrive aux autres lecteurs ? merci

  22. Abbes

    Cela m’arrive

  23. tewfikhayii

    Salam,
    Ce merveilleux recit qui retrace toute notre histoire,m’a fait sourire par nostalgie
    quand il evoque toutes les facettes de mon pays,mais en meme temps me fait enrager quand il me remet directement et durement a la ralite. Le passe aurait du nous permettre de nous ameliorer et d’avancer dans le bon sens.L’algerien
    etait un citoyen modele,que soit socialement ou dans le travail.Le socialisme a commence a en faire un assiste faineant,gonfle comme une baudruche,par une propagande communiste qui faisait de lui un surhomme que tout le monde redoutait en restant assis sur son posterieur pendant que d’autres peuples se mettaient au travail (Japonais,Coreens,Malaisiens,Singapouriens
    et d’atres et d’autres). Nous, nous avons privilegie la grande gueule et l’assistanat a tous les niveaux, et voila le resultat :un citoyen qui ne sait rien faire de ses 10 doigts,au taux de natalite galopante.comme si nous ne savions faire que ca, PROCREER,attendant le cheque a la fin du mois et vouloir vivre comme des pachas.J’ai lu ce matin un journal (sur le net),qui parlait de ce qui se passait au Burkina Faso,qui montrait, illustrant son recit une photo,on ne peut plus explicite montrant une pancarte,qui s’adressait a l’ex chef d’etat Blaise Compaore,lui disant qu’eux -les Burkinabais – n’etaient pas le peuple algerien,qui a permis a leur president agonisant de toucher la constitution et de changer les lois qui lui permettrait de rester president a vie. Vous voyez khoutis, nous sommes devenus la risee du monde entier, meme des pays du Sahel,qui,dans un passe proche,consideraient notre pays comme l’Eldorado ou la terre promise. Non, khoutisca ne marche pas comme ca et dans quelques annees, nous nous mordrons les doigts,et les pieds nickeles qui nous servent de gouvernants,seront sous d’autres cieux,quand nous ils ne nous restera que nos yeux pour pleurer et des chapelets pour egrenerlesTAFRETE,TAFRETE,TAFRETE,TAFRETE,TAFRETE,TAFRETE,pendant le restant de nos jours. Nos enfants nous maudiront de leur avoir laisse un pays exsangue,et sans ressources.Voila, le destin d;un peuple,qui a prefere la cupidite et la compromission avec des bandits, qui se sont rempli les poches
    en lui jetant des miettes,mais a ce moment la, les larmes seront inutiles,car les jeux seront faits,et rien n’ira plus.ALLAH IJIBE EL KHEIR
    Salam.

  24. Amirouche

    Qui a écrit ce récit !? Merci

  25. elhadj abdelhamid

    Bonjour
     » Ma vie d’avant était joyeuse, heureuse, paisible,c’était une belle vie.  »
    Ce n’est pas une lamentation, sur un mur, d’un pensionnaire d’hospice mais celle du locataire actuel du château de l’Elysée.
    Le passé, simple ou composé, serait ainsi meilleur que le présent et bien plus que le futur, pour tous,  » du balayeur au président « .
    Le passé, qu’est-ce à dire ? Des années en moins, la jeunesse, l’enfance… et des êtres, surtout les plus chers, en moins, éloignés ou disparus, voilà peut-être l’abc de la nostalgie humaine.
    Les amours de François sont parties,  » mortes  » ( Ah Aznavour ) mais celui de la vie,  » Royal « , hob el ômr ( Ah Farid El Atrache ) est là, tout près mais si loin. Le raïs pourrait chanter, à sa dulcinée,  » Kouddam âyniya oua baîd âlaya  » de Farid.
    A ce propos, j’aimerais recommander, à tous les amis, le merveilleux film qui passe ces jours à la télé,  » Le mari de la coiffeuse « .
    Jean Rochefort, éblouissant, joue un vieil amoureux qui se met à danser des chansons arabes !

    • R.TARI

      « Il y a toujours un moment où on se retourne un instant pour voir si là-bas tout est resté tel quel, ou si quelque chose a changé en ceux qu’on a laissés derrière soi et en nous » (Donato Carrisi « le chuchoteur » page 143)

      • R.TARI

        Bonjour Faty
        Je ne pense plus depuis fort longtemps à mon enfance à SBA en revanche, j’ai reçu hier une amie que je n’avais plus revue depuis 1959 et là, oui, nous avons évoqué des souvenirs communs à l’école primaire Sévigné, de l’ancienne avenue Kléber. Nous avons bien ri et elle m’a avoué ceci : c’est grâce à son départ forcé d’Algérie, à sa haine du FLN et de de Gaulle, qu’elle a tout fait pour prouver à tous qu’une pied noir pouvait (et devait) être la meilleure en tout. Elle a brillamment réussi sa vie professionnelle et je suis très fière d’elle et de son amitié.

        • Abbes

          C’est une bonne nouvelle au moins Madame.

          • R.TARI

            Merci Abbes, c’est dommage que cela n’ait pu être le cas quand vous m’avez contactée pour que l’on puisse se rencontrer. Hélas, je n’étais pas disponible mais peut-être une autre fois, inch Allah

  26. Abbes

    Encore le grand toubib qui nous épate par ses sorties plume au pied comme Benkenbauer.

    • Mme CH

      Mr Bélaïd Abane a écrit un bel article , voici quelques passages: « Même les exécuteurs des «hautes œuvres» coloniales, ces fanfarons de l’infâme, n’y voyaient eux-mêmes que «compression », «répression» et même parfois «extermination» dont ils tiraient souvent panache et gloire. Il ne s’agit pas non plus, pour les Algériens, de demander une quelconque réparation. Ce serait dérisoire. Car la saignée démographique, les souffrances incommensurables, l’abaissement et les humiliations subies, sont «irréparables», pour reprendre le mot d’Aimé Césaire. Que répondre alors aux promoteurs de la loi négationniste du 23 février 2005 à tous Ceux qui assènent sans vergogne que la colonisation a joué un «rôle positif» en apportant aux colonisés le progrès et les «bienfaits» de la civilisation ? Que cela relève du cynisme de ce violeur qui légitime son crime en soutenant, sûr de sa suprématie machiste, que sa victime a pris du plaisir. Quand un enfant naît d’un crime horrible et inexpiable, on fait avec. Mais nul n’oserait avancer ou même imaginer que l’acte abominable qui lui a donné naissance, ait pu «jouer un rôle positif» ou qu’il ait été, d’une quelconque façon, pourvoyeur de «bienfaits ». Et que penser de cette comptabilité obscène qui consiste à faire un bilan de la colonisation comme si celle-ci était le passage obligé pour inonder les peuples dits «sauvages» des bienfaits et des progrès d’une civilisation décrétée une fois pour toutes comme norme supérieure et universelle ? A supposer que «les nations inférieures» n’aient pas eu les capacités de produire leurs propres progrès et que l’intention civilisatrice du colonisateur ait été sincère, n’y avait-il pas d’autres moyens que l’horreur dévastatrice d’une conquête militaire ? «Je me demande pourquoi mon pays doit être ébranlé dans tous ses fondements et frappé dans tous ses principes de vitalité… par une armée… qui ne cherche qu’à introduire la civilisation», écrivait en 1833, déjà, Hamdan Khodja, dernier secrétaire du gouvernement d’Alger. Entrons, cependant, dans ce raisonnement et poursuivons la logique «du rôle positif» jusqu’à ses retranchements. Comme les colonialistes d’hier, les «révisionnistes» d’aujourd’hui clament que ce ne fut pas si noir, que la colonisation a mis l’Algérie sur la voie de la modernité économique. L’Algérie, sans la colonisation, serait donc restée figée pendant plus d’un siècle dans sa situation de 1830 ! Soit. Rappelons que cette «modernisation» à la hussarde que lui impose la colonisation s’est faite au bénéfice des colons et au détriment d’une population autochtone massivement dépossédée de sa terre, sans cesse refoulée et abandonnée dans le dénuement le plus total, aux famines et aux épidémies…….. »

      • Mme CH

        la suite du menu, à toute fin utile….!!!

        Les laudateurs de la colonisation rappellent également que celle-ci a créé une infrastructure, tracé des voies de communication (routes, chemins de fer…), érigé des barrages, bâti des hôpitaux. Certes. Mais rappelons aussi que cette «bonne colonisation» du pays était destinée à la population allogène même si par ricochet une poignée d’autochtones «évolués» y trouvait son compte. Quant à la masse algérienne qui en paya lourdement le prix, elle en était quasiment exclue. Ce progrès matériel qu’elle regardait passer comme un mirage ne faisait en réalité qu’exacerber davantage sa condition de colonisée. «Que m’importe, clamait Ferhat Abbas, avec humour, qu’on mette l’électricité dans la maison si cette maison n’est pas la mienne.»L’agriculture coloniale, on dira à juste titre qu’elle fut l’une des plus modernes du monde et que les domaines colons pouvaient rivaliser avec les meilleures exploitations californiennes. Orientée vers la satisfaction des besoins de la métropole, notamment la viticulture qui en était l’une des activités essentielles, dans un pays où 90% de la population ne consommaient pas de vin, l’exploitation coloniale désorganisa brutalement, par la violence militaire, le système agraire algérien, basé sur la propriété communautaire et solidaire. Elle produira dans son sillage une effroyable casse humaine. Au demeurant, l’Algérie n’était pas une terra nullus, ni ce marécage que prétendaient les chantres de «la colonisation bienfaitrice». Les silos du Directoire ne regorgeaient-ils pas de ce blé des Hauts-Plateaux, destiné aux armées du général Bonaparte ? C’était bien ce blé algérien livré à crédit, que la Restauration refusera de payer. Au grand dam du colérique dey Hussein dont le malencontreux coup d’éventail aura été, pour la petite histoire, l’incident déclencheur de l’aventure coloniale française en Algérie. Et l’école ? Oui naturellement, on a construit des écoles et il y eut même des hommes inspirés comme le recteur Jeanmaire, pour prêcher avec constance et persévérance «l’école pour les indigènes», malgré l’opposition résolue des colons. Mais il suffit de rappeler la proportion des enfants européens et celle des enfants indigènes qui fréquentaient ces écoles pour s’apercevoir que les portes de l’instruction républicaine largement ouvertes aux premiers, étaient quasiment fermées aux seconds (à peine 10% d’enfants algériens scolarisés en 1954). Résultat de cette politique : le taux d’analphabétisme en français est, au début des années 1950, estimé à 94% chez les hommes et 98% chez les femmes.

        S’agissant de la moitié droitière de la classe politique française, prisonnière de considérations électoralistes, elle passe son temps à caresser dans le sens du poil de larges secteurs de l’opinion, nostalgiques de l’empire colonial français. La droite décomplexée, en phase ou en cheville avec des groupes de pressions électoraux, est même dans la surenchère nationaliste, en perpétuelle glorification du passé colonial français, valorisant la colonisation comme une entreprise de civilisation et de bienfaits au profit de peuples considérés comme inférieurs. Il n’y a rien à en attendre. Elle n’est pas près de verser une goutte de lubrifiant, une seule, dans les rouages des relations franco-algériennes…… » …!!!!?????

        A méditer…! Enfin je ne parle pas pour « ainsi font font les petites marionnettes »…!!!!!

      • BADISSI

        @Mme CH
        merci Madame très intéressant article

  27. Abbes

    À la main. Merci docteur.

    • Mme CH

      Chems-Eeddine Chitour a écrit (16 – 05 – 2005): « Les historiens Claude Liauzu, Gilbert Meynier et Gérard Noiriel, furent les initiateurs de la pétition «Colonisation: non à l’enseignement d’une histoire officielle», lancée dans Le Monde du 25 mars, se sont élevés haut et fort contre l’article 4 de la loi du 23 février 2005 «portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés».(1).
      Que la loi leur impose une «vérité officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité». Le malaise des historiens est d’autant plus grand qu’ils soupçonnent que cet article a été écrit sous la pression «d’activistes de la «nostalgérie». «Cette loi apparaît comme un règlement de comptes, c’est une instrumentalisation et une exploitation du passé, explique Claude Liauzu. Derrière cet article 4, il y a un groupe d’activistes qui a réussi à imposer son point de vue sur la guerre d’Algérie. On trouve des relents des activistes de cette guerre et un parfum d’OAS.»
      Ce combat intellectuel engagé par les historiens contre «l’inacceptable» est, pour Gérard Noiriel, «d’autant plus important qu’aujourd’hui, on voit émerger des groupes qui tentent de confisquer l’histoire à leur profit». «Si l’Etat lui-même donne l’exemple de ces détournements partisans de l’histoire et si nous acceptons sans broncher, alors nous n’aurons plus d’arguments contre tous ces entrepreneurs de mémoire qui utilisent le passé pour cautionner leurs intérêts du présent.»
      Mettre l’accent sur les aspects positifs de la colonisation, selon ce spécialiste de l’histoire de l’immigration, «ne peut que contribuer au sentiment d’humiliation (…) qui risque d’accentuer le repli sur soi». Le silence qui a entouré la promulgation de l’expression apoplectique d’une incontrôlable nostalgérie [colonostalgie plus généralement], renseigne sur la face immergée du fantasme toujours tenace de la pompafrique et de la vision figée d’une humanité ontologiquement inachevée ; pour peu qu’il s’agisse d’anciens colonisés, pis d’Arabes, de Noirs….. »

      • Mme CH

        la suite….!!!

        « Dans le même ordre d’idées et s’agissant de l’enseignement de l’histoire, écoutons ce qu’en pensait Maurice Mashino: «Abreuvés d’images qui célèbrent, même si elles ne la nomment pas, la «mission civilisatrice» de la «métropole», ignorant presque tout des profits (matériels, symboliques) que «métropolitains» et colons tiraient de l’exploitation du peuple algérien, n’ayant jamais eu l’occasion d’analyser le système colonial dans ses manifestations «concrètes», telles que les ont subies les colonisés (racisme – dont aucun manuel, excepté le Bréal de terminale, ne dit mot -, injustices de toutes sortes, inégalités économiques, sociales, politiques, culturelles), ils ne sont pas à même de comprendre pour quelles raisons, sinon leur «fanatisme» ou leur «ingratitude», les «musulmans» se sont révoltés, ni pourquoi la France s’est opposée si violemment à leur «émancipation», comme disent pudiquement les livres de classe. «Comme les Algériens n’apparaissent pas dans leur condition d’«indigènes» et leur statut de sous-citoyens, comme l’histoire du mouvement nationaliste n’est jamais évoquée, comme aucune des grandes figures de la résistance – Messali Hadj, Ferhat Abbas – n’émerge ni ne retient l’attention, dit Benjamin Stora, bref, comme on n’explique pas aux élèves ce qu’a été la décolonisation».(2).
        Dans un ouvrage récemment paru, les journalistes Dominique Vidal et Karim Bourtel ont recueilli de multiples témoignages de ce «mal-être arabe». «On devine le racisme dans les regards», raconte notamment un syndicaliste qui a vécu toute son enfance dans un village des Ardennes, mais n’en finit pas de devoir révéler ses «origines». Cofondatrice du collectif les Blédardes, Houria Bouteldja affirme dans le livre de Vidal et Bourtel : «De par mon origine algérienne, je sais que la République a contribué à l’humiliation du peuple dont je suis issue». Impossible pour elle «de séparer la question des discriminations, les problèmes économiques et sociaux, la répression et la question coloniale, la figure de l’indigène» continue de hanter l’action politique, administrative et judiciaire ; elle innerve et s’imbrique à d’autres logiques d’oppression, de discrimination et d’exploitation sociales». (3).
        On comprend mieux dans ces conditions l’état d’esprit qui prévaut concernant tout ce qui n’est pas français de souche et à qui on ne peut imputer aucune faute. En clair, la mentalité paternaliste et partant, en creux, de la race supérieure, a amené les différents pouvoirs de droite ou de gauche à considérer avec une certaine suspiscion ces Français légués par l’histoire coloniale. Au départ, il y a un appel lancé par une dizaine d’associations et une trentaine de personnalités, intellectuels ou militants associatifs. Que dit ce texte brandi comme la revendication d’un héritage, et paru sous le titre «Nous sommes les indigènes de la République! »? Il dresse d’abord un constat qu’on ne saurait guère contredire de bonne foi. »

        A suivre

        • Mme CH

          « Les rares élus sont généralement cantonnés au rôle de «beur» ou de «black» de service. On refuse le droit de vote à ceux qui ne sont pas «français», en même temps qu’on conteste «l’enracinement» de ceux qui le sont. Le droit du sol est remis en cause. Pendant plus de quatre siècles, elle a participé activement à la traite négrière et à la déportation des populations de l’Afrique subsaharienne. Au prix de terribles massacres, les forces coloniales ont imposé leur joug sur des dizaines de peuples dont elles ont spolié les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l’histoire, effacé la mémoire. Les tirailleurs d’Afrique, chair à canon pendant les deux guerres mondiales, restent victimes d’une scandaleuse inégalité de traitement».(4).
          «En Nouvelle Calédonie, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Polynésie, règnent répression et mépris du suffrage universel. Les enfants de ces colonies sont, en France, relégués au statut d’immigrés, de Français de seconde zone sans l’intégralité des droits. Dans certaines de ses anciennes colonies, la France continue de mener une politique de domination. Une part énorme des richesses locales est aspirée par l’ancienne métropole et le capital international. Son armée se conduit en Côte d’Ivoire comme en pays conquis.
          «Le traitement des populations issues de la colonisation prolonge, sans s’y réduire, la politique coloniale. Non seulement le principe de l’égalité devant la loi n’est pas respecté mais la loi elle-même n’est pas toujours égale (double peine, application du statut personnel aux femmes d’origine maghrébine, subsaharienne…). La figure de l’«indigène» continue à hanter l’action politique, administrative et judiciaire ; elle innerve et s’imbrique à d’autres logiques d’oppression, de discrimination et d’exploitation sociales. Ainsi, aujourd’hui, dans le contexte du néo-libéralisme, on tente de faire jouer aux travailleurs immigrés le rôle de dérégulateurs du marché du travail pour étendre à l’ensemble du salariat encore plus de précarité et de flexibilité…. »

          • Mme CH

            «La gangrène coloniale s’empare des esprits. L’exacerbation des conflits dans le monde, en particulier au Moyen-Orient, se réfracte immédiatement au sein du débat français. Les intérêts de l’impérialisme américain, le néo-conservatisme de l’administration Bush rencontrent l’héritage colonial français. Une frange active du monde intellectuel, politique et médiatique français, tournant le dos aux combats progressistes dont elle se prévaut, se transforme en agents de la «pensée» bushienne.
            «Investissant l’espace de la communication, ces idéologues recyclent la thématique du «choc des civilisations» dans le langage local du conflit entre «République» et «communautarisme». Comme aux heures glorieuses de la colonisation, on tente d’opposer les Berbères aux Arabes, les Juifs aux «Arabo-musulmans» et aux Noirs. Les jeunes «issus de l’immigration» sont ainsi accusés d’être le vecteur d’un nouvel antisémitisme. Sous le vocable jamais défini d’«intégrisme», les populations d’origine africaine, maghrébine ou musulmane, sont désormais identifiées comme la cinquième colonne d’une nouvelle barbarie qui menacerait l’Occident et ses «valeurs». »
            «Frauduleusement camouflée sous les drapeaux de la laïcité, de la citoyenneté et du féminisme, cette offensive réactionnaire s’empare des cerveaux et reconfigure la scène politique. Elle produit des ravages dans la société française. Déjà, elle est parvenue à imposer sa rhétorique au sein même des forces progressistes, comme une gangrène. Attribuer le monopole de l’imaginaire colonial et raciste à la seule extrême-droite est une imposture politique et historique. L’idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d’idées qui composent le champ politique français».
            «La République de l’égalité est un mythe. L’Etat et la société doivent opérer un retour critique radical sur leur passé-présent colonial. Il est temps que la France interroge ses Lumières, que l’universalisme égalitaire, affirmé pendant la Révolution française, refoule ce nationalisme arc-bouté au «chauvinisme de l’universel», censé «civiliser» sauvages et sauvageons….. »

            • Mme CH

              «Nos parents, nos grands-parents ont été mis en esclavage, colonisés, animalisés. Mais ils n’ont pas été broyés. Ils ont préservé leur dignité d’humains à travers la résistance héroïque qu’ils ont menée pour s’arracher au joug colonial. Nous sommes leurs héritiers. «Nous, descendants d’esclaves et de déportés africains, filles et fils de colonisés et d’immigrés, nous, Français et non-Français vivant en France, militantes et militants engagés dans les luttes contre l’oppression et les discriminations produites par la République postcoloniale, lançons un appel à celles et à ceux qui sont partie prenante de ces combats à se réunir en assises de l’anticolonialisme en vue de contribuer à l’émergence d’une dynamique autonome qui interpelle le système politique et ses acteurs…Le 8 mai 1945, la République révèle ses paradoxes : le jour même où les Français fêtent la capitulation nazie, une répression inouïe s’abat sur les colonisés algériens du Nord-Constantinois : des milliers de morts. Le 8 mai, 60e anniversaire de ce massacre, poursuivons le combat anticolonial par la première Marche des indigènes de la République!(4).
              La marche des «indigènes de la République» a effectivement rassemblé, dimanche 8 mai à Paris, plusieurs milliers de personnes selon les organisateurs, à l’occasion du soixantième anniversaire de la répression des manifestations algériennes de Sétif le 8 mai 1945. Il est à signaler qu’aussi bien les médias lourds que les journaux n’ont fait mention de cet événement. Il a ostensiblement été traité par le mépris. Souvenons-nous d’une affaire insignifiante et combien significatrice comme l’affaire du RER. -qui avait pour but l’accusation des beurs qui avaient molesté une Juive – a fait réagir dans l’heure qui suit, les ministres et le président de la République. C’est dire si la société française est bien prise en charge par une catégorie d’intellectuels qui lui indique ce qu’il doit aimer et haïr, naturellement martelé à longueur d’émissions par des médias qui leur sont dévoués.
              Il y a, de ce fait, à coté de l’extrême-droite tout un courant de Français de profession qui, oublieux de leur origine aussi étrangère que celle des émigrés maghrébins ou des créoles, font dans la provocation et se proposent de combattre «le racisme anti-blanc» se plaçant d’emblée dans le camp de la race des Blancs et s’intronisant de ce fait, «chevalier sans peur et sans reproche» pensant se liguer avec l’extrême-droite contre les barbares – les Arabes – et les Antillais coupables d’avoir accueilli Dieudonné…..!!!!

              Très intéressant cet article….! Merci Mr Chitour..!

  28. Point de vue

    L’immigration en Algérie
    Al Huffington Post HuffPost Algérie Publication: 20/09/2014 14h56 CEST Mis à jour: 26/09/2014 20h44 CEST

    « 840.000 Algériens ont quitté le pays sous Bouteflika contre 110.000 dans la décennie 90. » ???
    930.000 personnes nées en Algérie vivaient à l’étranger en 1990. Le chiffre passe à 1.040.000 en 2000 et 1.710.000 en 2010 pour s’établir à 1.770.000 en 2013.
    Les chiffres sont tirés d’une carte publiée le 2 septembre par le think tank américain Pew Research Center et se basant sur les données de l’Office de la migration internationale des Nations Unies. La carte détaille les pays d’origine et de destination des flux migratoires dans le monde.
    La Division de la Population au sein de l’ONU, donne le qualificatif de migrant international a une personne qui vit depuis au moins une année dans un pays autre que celui où il ou elle est né(e).
    Les chiffres confirment en données brutes que la crise violente des années 90 a été le début d’un nouveau grand flux migratoire des Algériens et s’est poursuivie dans les années 2000 marqué par un reflux des violences.
    Les années 2000, sous le règne de la « réconciliation » et malgré le reflux des violences ont connu un renforcement de ce mouvement d’expatriation.
    Entre 1990 et 2000, alors que les violences étaient généralisées il y a eu un accroissement très modéré de 110000 nouveaux expatriés algériens.
    Mais dans les années 2000 dites de « réconciliation » ou de « paix relative » sous le règne de Bouteflika, ce sont 670000 nouveaux expatriés qui se sont rendus en Europe, en France notamment, ou en Amérique du Nord (Canada). Entre 2010 et 2013, ce sont 60.000 nouveaux expatriés qui ont été enregistrés.
    Ainsi contrairement à une idée reçue, le grand départ n’a pas eu lieu dans les années 90 mais dans la décennie 2000 de Bouteflika. Mais les années 90 ont bien été les déclencheurs d’un mouvement qui n’a pas été stoppé par le reflux des violences.
    « Fuite des élites. Les données fournies ne donnent pas de détails sur le profil des expatriés mais on sait que ces deux décennies ont été celle d’une hémorragie grave dans l’encadrement et les élites universitaires. » ???
    « La France représente la principale destination des Algériens » ??? . Marocains et Tunisiens qui quittent leur pays d’origine. En tout ce sont 2.780.000 migrants maghrébins qui se sont établis en France entre 1990 et 2013, soit 37% des immigrés qui vivent dans ce pays, formant la communauté maghrébine la plus nombreuse à l’étranger.
    « Sur les 1.770.000 Algériens vivant à l’étranger, 1.460.000, soit 82%, se trouvent en France. » ??? La deuxième communauté algérienne à l’étranger la plus nombreuse, loin derrière celle de l’Hexagone, se trouve en Espagne qui compte 60.000 immigrés algériens.
    L’Algérie accueille plutôt les réfugiés, notamment du Sahara Occidental (100.000), suivie de la Palestine (60.000) et de la Somalie (20.000). Le nombre total d’immigrés vivant en Algérie est estimé à 270.000, loin devant les 50.000 au Maroc et les 40.000 en Tunisie. ???

  29. Danielle B

    @ TOUS
    UN MAGNIFIQUE ARTICLE ECRIT PAR UNE PERSONNE LUCIDE
    QUI NE SE VOILE PAS LA FACE
    (je l’ai imprimé car il est criant de vérités)
    vous avez tout pour être heureux alors qu’attendez vous pour faire le nécessaire et obliger vos gouvernants à affronter la réalité et rendre au peuple ce qui lui appartient de droit
    cordialement et bonne journée à tous

    • Mr CH

      PME ruinées, grandes entreprises redéployées, entrepreneurs expatriés et jeunes qualifiés au chômage. Le constat est sans appel : la France se vide de sa population.
      je suis démographe, je sais que les Français émigrent massivement. Je suis un ancien dirigeant d’une entreprise internationale, je comprends pourquoi ils le font. Je suis un économiste libéral, je comprends encore mieux pourquoi. Mais, en dehors de quelques journaux économiques, personne n’y croit et les propos que je tiens sur ce sujet paraissent excessifs. Qu’en est-il et pourquoi ?

      es chiffres officiels ne donnent ni l’immigration ni l’émigration, mais le solde migratoire (immigration moins émigration) : 40 000 personnes pour 2012. L’immigration se situant entre 200 et 300 000 personnes, l’émigration serait donc cette année-là de 160 à 260 000 personnes. C’est donc un phénomène massif. Or, il semble qu’elle s’est accélérée depuis pour les raisons que nous allons voir.

      Est-ce grave ? Tout dépend de qui part et par qui il est remplacé : si nous perdions trois bons informaticiens, mais que trois génies de la Silicon Valley venaient s’installer en France, il n’y aurait pas de problème. Mais les causes de départ dont nous allons parler maintenant vont nous montrer que justement ce qui fait partir les uns fait que les autres ne viennent pas.

      • Mr CH

        Un jeune sur deux souhaite partir

        Et le mouvement s’étend aux sièges sociaux dans leur ensemble : Lafarge ira à Zurich après s’être réfugié dans les bras de son collègue suisse Holcim, Rhodia ira en Belgique chez Solvay. C’est autant d’emplois de moins en France qui pèsent sur les recettes fiscales, tant directement qu’indirectement du fait de la consommation qui disparaît. Pourquoi rester en France si on y paye plus d’impôts, qu’il est plus difficile d’y gérer son personnel et qu’en plus on se fait insulter ?

        Donc on « vote avec ses pieds » en émigrant. André Bercoff et Déborah Kulbach publient chez Michalon Je suis venu te dire que je m’en vais, Julien Gonzalez publie chez la Fondation pour l’innovation politique Trop d’émigrés ? Regard sur ceux qui partent de France, où est notamment repris ce sondage de 2013 selon lequel 51 % des 25-35 ans quitteraient la France s’ils le pouvaient. Or le monde entier recherche non seulement les plus qualifiés, mais aussi tous ceux « qui en veulent ». Quand je demande des nouvelles de leurs enfants à mes amis, ils me disent qu’ils sont au bout du monde.

        Cela dépasse de très loin les exilés fiscaux recensés par Bercy (3 % des départs, d’après André Bercoff) : un entrepreneur qui se lance butte sur le coût des charges et la complication de la gestion du personnel, et se verra taxer à l’ISF et sur les plus-values s’il réussit. En attendant, comme il se rémunère peu ou pas du tout, sa fuite est ignorée par Bercy.

        Londres est la grande gagnante de ces maladresses et incohérences, (décompte très partiel puisqu’il ne s’agit que des « investissements directs », et non des opérations signalées ci-dessus). Cela pour des raisons fiscales, mais surtout par la considération dont bénéficient les entrepreneurs et les entreprises, et par la liberté du marché de l’emploi (liberté qui ne crée pas de chômage puisque l’Angleterre crée 100 000 emplois par mois) ! « Nation de boutiquiers » disait Napoléon, sans voir que c’était justement sa force.

        • Mr CH

          n résumé, l’émigration est un phénomène très grave, en nombre comme en qualité puisqu’il s’agit soit d’employeurs actuels ou potentiels, soit de futurs employés qui auraient dépensé et cotisé. On ne peut s’empêcher de penser à l’exode des huguenots poussés à quitter la France par Louis XIV. C’était pour des raisons religieuses dira-t-on, mais à l’époque le religieux était idéologique. L’État était catholique, les catholiques étaient traditionalistes et leur élite rentière, les protestants étaient entrepreneurs ou artisans qualifiés. Le résultat a été une catastrophe pour la France, et une bénédiction surtout pour la Prusse, mais aussi pour l’Angleterre, les États-Unis et même l’Afrique du Sud !

  30. Mlle CH

    Le message est plus important que le nom du messager.

    • R.TARI

      Si « Le message est plus important que le nom du messager. », il vaut toujours mieux appeler un chat un chat et un rat un rat…

  31. Mlle CH

    Comme les guerres coloniales avaient enfermé les pauvres bougres comme supplétifs de l’appareil répressif, les guerres de libération dont la matrice idéologique s’épuise, encerclent les rescapés dans une mémoire revisitée, recrée leur faisant vivre un combat par procuration.
    Des personnes nées après l’indépendance s’installent dans le mythe glorificateur et avancent masquées en ayant peur de déclarer que leur but est d’éradiquer la langue française, son influence et d’oeuvrer à l’avènement d’un état religieux.
    Ces ennemis de l’émergence d’une société civile ont la haine des démocrates et de la démocratie qui est pourtant la seule antidote à tous les pouvoirs despotiques;
    Plus que jamais la résistance idéologique est de mise et ne doit pas désarmer devant ceux qui ont le projet de se saisir de l’étendard du nationalisme pour vendre les chimères d’un état théocratique.
    A l’indépendance, les seigneurs de la guerre ont fait main basse sur les bars des européeens et ont vendu bière et vins par hectolitres avant de faire un petit lavage-graissage qui passe par la case pélérinage et l’obtention du titre de Hadj.
    Voir le monde par le petit bout de la lorgnette et raconter des sornettes n’a jamais constitué un programme politique.La cavalcade du papier-collé ne fait non plus le penseur où se joue une dramartugie aux allures de farce.

  32. Mlle CH

    Avez vous la nostalgie des ratonnades?

  33. Point de vue

    Algérie-focus.com. 04/2013
    Algérie : pénurie de main-d’œuvre au pays des chômeurs

    Les entreprises du BTPH peinent à trouver des ouvriers qualifiés pour leurs chantiers, alors que le nombre de jeunes qui sont au chômage est devenu alarmant”. C’est en ces termes que le président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), Mouloud Kheloufi, a interpellé les autorités et l’opinion publique sur le problème de la pénurie de main-d’oeuvre en Algérie.

    Un problème surréaliste dans un pays où les jeunes disent souffrir du chômage. Alors pourquoi nos entreprises qui cherchent désespérément des travailleurs ne les recrutent pas ? “Nos jeunes sont mal formés, peu qualifiés et refusent souvent de travailler dans les secteurs qu’ils jugent pénibles comme le BTPH et l’agriculture”, répondent tout de go les recruteurs. Mais qui dit vrai ? Les économistes viennent à la rescousse des entrepreneurs pour appuyer leur diagnostic en affirmant que la main d’oeuvre se fait de plus en plus rare en Algérie. Certaines entreprises algériennes, et plus seulement multinationales, recourent même à la main d’oeuvre étrangère pour répondre à leurs besoins. C’est pourquoi la plupart des Algériens diplômés travaillent rarement dans leur domaine de compétence, en dépit de leur formation.

    Une université qui forme des chômeurs diplômés : Et cette pénurie commence à toucher pratiquement tous les secteurs économiques. Mais certains secteurs souffrent encore plus pour trouver des jeunes employés qui daignent réellement travailler. L’agriculture, par exemple, est en détresse à cause du manque criant de travailleurs. “L’agriculture manque de bras. Il n’y a pas de main-d’œuvre pour travailler la terre. Beaucoup de terres sont abandonnées. Faites un tour un peu partout et vous verrez les milliers d’hectares qui sont totalement abandonnés. Les gens cherchent beaucoup plus à spéculer sur la terre qu’à la travailler”, a indiqué à ce sujet l’Expert international auprès des Nations unies, Mohamed Tounessi qui est intervenu dans les colonnes de notre confrère Liberté pour lancer un véritable SOS en direction des autorités pour qu’elles se mobilisent et traitent ce problème. “Faute de quoi, les chinois travailleront prochainement nos terres à notre place”, s’indigne M’hamed, un agriculteur possède une exploitation agricole à Oued El Alleug, une commune agricole de la wilaya de Blida située tout près de Boufarik. Et notre Fellah en sait vraiment quelque chose sur la pénurie de main-d’oeuvre. “Le chômage n’existe pas dans notre pays. Il y a surtout de la fainéantise. Les jeunes d’aujourd’hui veulent gagner de l’argent sans travailler. Ils veulent tous devenir patrons et demander des crédits à l’ANSEJ. La terre, c’est devenu humiliant pour eux de la travailler. Nous courons un grand danger si cette mentalité se perpétue”, avertit notre interlocuteur.

    Et il n’y a pas que le BTP ou l’agriculture qui manquent cruellement d’ouvriers en Algérie. De nombreux autres secteurs souffrent le martyr pour trouver des gens qui peuvent ou veulent travailler ! Ainsi, il est devenu délicat de trouver un informaticien, un électronicien ou un ingénieur dans une quelconque spécialité. Mais comment est-ce possible ? C’est la faute à l’université algérienne qui forme des chômeurs diplômés ! Oui, les universités algériennes dispensent des formations inadaptées aux besoins du marché du travail en Algérie. C’est ce qui explique qu’il y a une véritable pénurie d’ingénieurs dans notre pays. Il n’existe qu’une petite cohorte d’ingénieurs “formés à des spécialités très diverses et dans des rapports des proportions sans rapport avec les disciplines les plus nécessaires”, note à ce sujet le Centre de Recherche en Economie Appliquée au Développement (CREAD) dans sa revue “Les Cahiers du CREAD”. Le système universitaire algérien favorise-t-il ainsi le chômage ? Les ministres du gouvernement reconnaissent eux même cette réalité amère. “Nous n’arrivons pas à répondre au besoin de l’économie algérienne en ouvriers qualifiés et en techniciens”, a fait savoir à ce propos le ministre de la formation professionnelle, Mohamed Mebarki. “Il faut valoriser les métiers et les salaires qui leur sont liés. Il faut réviser le système d’orientation national. Pourquoi laisser des jeunes à 50 par classe dans les lycées, alors que l’offre de la formation professionnelle est plus importante”, a-t-il proposé pour remédier à ce problème délicat.

    Mais combien de temps faudra-t-il attendre encore pour adapter l’enseignement supérieur et la formation professionnelle aux besoins de l’économie algérienne ? Cette question brûle les lèvres de tous les économistes algériens qui s’inquiètent des retombées du chômage sur la stabilité et la sécurité du pays. Des retombées qui commencent, d’ores et déjà, à se faire sentir dans plusieurs régions notamment au sud du pays où les chômeurs montent au créneau pour réclamer leurs droits sociaux. A n’en point douter, la bataille du chômage est cruciale pour l’avenir de l’Algérie. Et cette bataille, il faudra absolument la remporter

  34. Chot lahcene

    je vais immigri dans l’espace interstellaire ,comme les innombrables poussières d’étoiles ….il est fort probable que tu rencontres un con qui te demande tes papiers …hhhh

    ALLAH

  35. Mlle CH

    Il existe des certitudes dans la vie qui peuvent se passer de discours.L’humain, qu’il l’Afrique, l’Europe, l’Amérique ou l’Océanie est fait du même matériau.
    Dans l’édifice il y a du bon et du mauvais.
    Ceux qui biberonnent à la haine basculent dans la toxicité qui rend la vie impossible.Tonitruant dans les charges ad hominen, ils restent pudiques sur les travers de leur société et se refusent au droit d’inventaire.
    Sur le plan psychanalitique, la fixation sur la France accusée de tous les maux n’est qu’un symbole de vies en jachères.
    Que n’invitent-ls pas des repentis à la sauce algérienne qui battent leur coulpe et se repententent publiquement d’avor trucidé femmes et enfants et enseignants innocents si près de bel Abbès et si loin de la mémoire.
    Se décharger de ses tares sur les autres pousse à embarquer la société civile dans des logiques de guerre civile et à verser dans des haines non abouties.
    La France n’est plus comptable du chaudron algérien et la première preuve de nationalisme est d’en prendre acte et de se vivre pleinement comme pays souverain qui n’a plus besoin de béquilles mémorielles pour avancer sur son chemin quelqu’il soit.
    Les posts traqueurs de violations des droits de l’homme seraient plus crédibles s’ils commençaient à s’occuper du près avant d’envahir le lointain.
    la dérive du site procède par ‘complicités’ claniques et stupides pour ligoter tout un chacun dans un écheveau de connivences honteuses.
    Les logiques partisanes sont un piège qui pousse la réflexion vers les bas et l’abîme dans un voyage sans retour.
    Notre absence de culture de débat ne laisse plus place qu’à une polarisation qui fait le bonheur des atrophiés du bulbe qui plastronnent à longueur de posts, bien aidés en cela par des PN aux motivations douteuses.
    Ce tête-à-tête ridicule entre gens désoeuvrés démontre à l’évidence que les imaginaires ne sont décolonisés ni d’un côté ni de l’autre.
    palabres à la slibovitch et succédané de débat, l’alternative reste piteuse.

    • Mémoria

      De …Grâce, n’en rajoutez plus !!!

      On peut pardonner au…fonds mais jamais à la forme car elle relève de l’éthique !

  36. Point de vue

    Dans la famille « CH », nous avons « Mme », « Mr » et « Mlle », apparemment dans cette famille, il y a des divergences d’appréciations, j’ai bien dit apparemment. L’une « Mme » est plutôt pour ressasser, sans arrêt, le passé et rendre responsable la France, 52 ans après, de toutes les difficultés du développement de l’Algérie. L’autre « Mlle » est d’avis d’arrêter cette guerre fratricide et de regarder vers l’avenir et de dialoguer d’une façon plus constructive. On peut se dire que cela est logique de la part de la jeunesse (Mlle) d’avoir cet état d’esprit, que je salut au passage s’il est sincère. « Mr » lui, intervient de temps en temps plutôt pour approuver « Mme ». Mais pourquoi ce même pseudo de « CH » ?? Est qu’il s’agit réellement de différents membres de la même famille ayant des opinions réellement différentes ?? Ou est ce qu’il s’agit d’une seule et même personne qui veut encore continuer à brouiller les cartes ?? Je m’interroge, affaire à suivre !! Pour information à « Mlle », je suis un PN et je n’ai aucune « motivation douteuse », je souhaite uniquement dialoguer d’une façon constructive et sereine avec mes amis Algériens.

    • Fethi

      @Point de vue Pour étayer vos propos en passant aux actes tangibles J’aimerai vous voir commenter les thèmes socio culturels etc. A ce moment la:on discutera mieux Cordialement

      • Point de vue

        Bonjour M. Fethi, ………..
        Pourquoi m’interpellez vous de cette façon ???. Je suis souvent intervenu sur différents sujets, il suffit de vous reporter à mes anciens Posts. Où sont vos Posts ou vous commentez des thèmes socioculturels etc …..pour que je puisse vous répondre
        Bien cordialement

        • Fethi

          A moi de vous dire que j’ai souvent intervenu. Le moment n’est plus a se justifier mutuellement mais de se sentit utile au forum avec chacun son opinion Trés bonne lecture sur vsba

  37. Mlle CH

    @ point de vue.
    Il serait facile de répondre que plus d’un baudet s’appelle Martin et qu’il n’y a vraie famille que celle de L’Esprit.
    Je le convoque chaque jour pour m’assurer qu’il est là en non las.
    Esprit es-tu là?
    Pour valser si bien avec nos maux je vous propose un poème de mon ami Nadim Abou Khalil:
    Un papillon
    insonore
    s’est posé
    sur le mur
    du son

    Dehors les huées tissent
    l’ambiance d’histoires bien gênantes

    Sur le ventre d’un rocher
    tu as gravé le cygne
    de ton bras despote
    et compte s’arpenter au nuage
    qui l’intrigue

    • Point de vue

      @Mme CH, @Mr CH et @Mlle CH,

      Merci pour votre réponse, et bien comme cela les choses sont claires, on ne nagera plus en eau trouble. Maintenant c’est bien clair et net, nous sommes bien dans la famille des autruches !!!!

    • Mémoria

      «  » »Notre livre est à son sommet et ne sera plus écrit car il devient prophétie qui grandit et grandit… » ADONIS

  38. OUERRAD en squatteur

    Si je comprends bien ,le debat ne doit pas etre a sens unique , il faut ecouter tout le monde ;l expediteur etant connu pour ce cas la ,Mr SENNI a deja collaborer avec des ecrits dignes de quelqu un qui connait son sujet , peut etre que pour ce sujet il a ete mal oriente , qu il n a pas saisi que le sujet etait general et non local ,des derapages il y en aura tous les jours que dieu fasse ,l essentiel c est d arriver a une conclusion qui nous permettes d avancer ?
    @MADANI ? IL N EST PAS LE SEUL QUE DE GENS SE SONT ERIGES EN ??Maintenant , c est aux uns et aux autres de se reserver a la CHARTE DU FORUM POUR LE BIEN ETRE DE TOUS et pour preserver ce site qui est le notre , je vois que beaucoup ont quittes les lieux , et ce n est pas bon pour le moral ?????? CORDIALEMENT MADANI
    ET BEN TU VOIS MON PC M A DIT TU ENVOIES TES COMMENTS TROP VITE ?????RIRES

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