La Voix De Sidi Bel Abbes

Débat: Libertés , qui reste en face du pouvoir ?

Alors que l’actualité politique nationale semble être polarisée par le regain d’activisme politique en prévision des législatives de 2012.Nous n’inventons rien pour redire qu’une construction politique qui se veut démocratique ne peut rimer avec le mêmes clients politiques ,les mêmes éternels acteurs politiques d’abord ceux des partis de l’alliance présidentielle FLN RND MSP de soltani.A relever les différents réactions recueillies ici et la on a cette impression que notre pays a mal de ses reformes répétitives et sans consistance.les indices du verrouillage sont de nouveau conforte par une assemblée nationale illégitime…ET CETTE DÉMOCRATIE a enjuguer par les différents ingrédients et autres discours chacun la révère..la gravite du débat exige que nous sachions que l’on continue a nous tricoter d’obscurs arrangements  indigne de nos souhaits de nos espoirs…..les urgences et les attentes sont reléguées  .Quant aux libertés  et tous les contre pouvoirs, ils se laminent a petit feu.on pleure et on regarde sur d’autres chaines de tv, comment s’est déroulée en Europe la récente manif de ouargla.le renouveau ou le renouvellement au plus profond de la classe dirigeante est certes une exigence.les élites sont déçues pour ne pas dire pessimistes .voyons ce que dit notre confrère el-watan dans le registre des libertés.

Par : Mekki Benattou

ihsane El Kadi. Journaliste, directeur de www.maghrebemergent.com : Les élites n’ont pas pu transmettre l’expérience

des luttes démocratiques

«Je suis un peu étonné que l’on découvre subitement la faiblesse des contre-pouvoirs en Algérie. Dix années de Noureddine Zerhouni au ministère de l’Intérieur ont fait plus de dégâts que le GIA et le FIS réunis. Les élites militantes atomisées, en exil pour partie, n’ont pas pu transmettre l’expérience des luttes démocratiques. Les années Bouteflika ont laminé les derniers espaces survivants à la guerre civile. Conséquence : pas d’association de femmes pour protester contre les scandaleux amendements qui les maintiennent en marge de la politique. Pas de mouvement de journalistes, comme en 1988, pour défendre les libertés de la presse.

Attention le recul touche tout le monde ! Ali Benhadj est embarqué dans l’anonymat lorsqu’il cherche à protester contre la loi sur les partis. La dynamique contestataire n’a pourtant pas quitté le pays. Elle est dans l’émeute permanente et lorsqu’elle s’institutionnalise, elle prend la forme de syndicats indépendants. Cela ne donne pas encore une force d’opposition civique au pouvoir, comme l’a montré l’échec de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie au printemps dernier. Mais tout peut changer très vite avec l’émergence de nouveaux acteurs. Les étudiants ont été très actifs dans la rue en 2011. Le renouveau pour la représentation de la société civile autonome passe par là.»

-Hocine Zehouane. Avocat et président de la Ligue algérienne des droits de l’homme : Les gens sont résignés

«Comme dit le grand théoricien politique italien Gramsci, la société civile est ‘‘par définition gélatineuse’’. En Algérie, la société civile n’est pas formée. Elle est en gestation. Face à un Etat plombant tout de sa toute-puissance, la société civile reste balbutiante. Les gens n’ont plus la force de protester. Ils sont dans une attitude de résignation. C’est pour cela que des projets de loi qui empiètent sur leurs libertés ne provoquent pas plus de réactions de leur part. Paradoxalement, cette absence de réaction est dangereuse pour l’Etat. Regardez comment la contestation se manifeste dans ce pays. Elle se caractérise par un déferlement d’émeutes. Cette attitude est due à l’absence d’une société civile solide qui peut permettre d’autres formes d’expression. C’est pour cela que l’Etat a tout intérêt à permettre l’émergence d’un contre-pouvoir, mais malheureusement les gens qui nous gouvernent ne sont pas dans ce cas de figure.»

-Ammar Belhimer. Docteur en droit, maître de conférences à l’université d’Alger et journaliste : Tout le monde est responsable et coupable

«Le drame de ce pays, c’est que les projets de loi votés en 2011 sont bien en deçà de ceux des années 1990. C’est un saut en arrière que les dirigeants de ce pays ont décidé de faire faire aux Algériens. Face à la gravité de la situation, le pouvoir a décidé de tout verrouiller. Au lieu d’agir pour le renforcement du front intérieur en prenant des mesures conséquentes, le pouvoir reproduit les mêmes méthodes qu’il a toujours appliquées. Quant à l’absence de réaction de la part de la société civile face au rétrécissement de ses libertés, il est symptomatique d’une situation où tout le monde est responsable et en même temps coupable. Cette situation est due à l’absence de véritables partis politiques, car à part le FFS, toutes les autres formations politiques sont des créations du pouvoir.»

-Redouane Boudjemâa. Enseignant en sciences de l’information et de la communication : La presse a perdu le pouvoir

«Pour parler de contre-pouvoir, il faudrait d’abord avoir une vie politique. Or, en Algérie, il n’y a plus ni politique ni scène politique. Je pense qu’aujourd’hui, à travers les lois, le pouvoir algérien s’inscrit encore à la marge de l’histoire. On ne réfléchit pas aux intérêts de l’Etat mais aux intérêts des personnes au pouvoir. Je pense que la corporation des journalistes est, par exemple, complètement affaiblie. Elle a été utilisée durant les années du terrorisme pour la sauvegarde de la République. Les plus intelligents, induits en erreur, découvrent aujourd’hui qu’en réalité, il s’agissait d’une sauvegarde du pouvoir.

La presse a été utilisée et consommée par des opérations de propagande sur tout ce qui touche à la gestion sécuritaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Aujourd’hui, le résultat est là : un métier clochardisé, des médias très affaiblis et une presse qui a perdu toute sa crédibilité. Je pense qu’elle a perdu le pouvoir sur la suite des évènements dans la mesure où elle ne «fait» pas l’information. J’estime que le moment est venu pour les éditeurs de presse, dont la majorité fait partie du système politique, d’ouvrir un sérieux débat sur l’exercice de ce métier depuis vingt ans.»

-Brahim Brahimi. Directeur de l’Ecole supérieure de journalisme d’Alger : Nous sommes en train de nous isoler

«L’adoption des deux textes va à contre-courant de ce qui se passe dans le monde et particulièrement dans le Monde arabe. A mon avis, cette loi ne va pas tenir, car nous sommes obligés de changer et de travailler dans le cadre de l’alternative Maghreb-Europe. Or, avec ce texte, nous sommes en train de nous isoler. Par ailleurs, le projet de loi va à l’encontre des réformes. En 1990, nous avons insisté sur le droit à l’information et aujourd’hui, il faut mettre l’accent, avec l’ouverture à l’audiovisuel, sur le droit à la communication.

Malheureusement, dans l’article 2, il y a des interdictions et des notions floues. On fait réellement marche arrière pour revenir enfin au texte de 1982. La presse aura à prouver qu’elle est le deuxième pouvoir en Algérie. Un effort supplémentaire est demandé à la corporation des journalistes. Le pouvoir a réussi à déstabiliser les partis politiques sans que la justice ose réagir. La presse est aujourd’hui appelée à continuer à lutter pour que la société civile finisse par trouver sa place dans un Etat moderne.»

-Kamel Daoud. Journaliste, écrivain : Le régime clientélise ce qui reste de libre

«Les contre-pouvoirs ont été exécutés. Les réformes sont pires que les dictatures dénoncées. Avant les nouveaux textes, on souffrait de manque de démocratie. Les réformes ont servi de prétexte pour faire pire. Nous ne pouvons pas faire des réformes avec des gens qui sont à réformer eux-mêmes. Le Parlement est en train de défendre ses intérêts et ceux de ses tuteurs. Pour moi, le régime clientélise ce qui reste de libre dans la société algérienne, à savoir la presse et les associations qui vont se retrouver obligées de se ranger derrière lui ou de disparaître. Il n’y aura plus de contre-pouvoir.»

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=9956

Posté par le Déc 17 2011. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

31 Commentaires pour “Débat: Libertés , qui reste en face du pouvoir ?”

  1. kebdani

    C « EST UN DEBAT DE FOND .LES ELITES ONT ETE CONTRAINTES A L’EXIL CEUX qui sont restees sont marginalissees d’autres sont compromises.le systeme rentier y est pour beaucoup

  2. senhadji T LEMCEN

    la presse a fait bouger bien de choses et des certitudes ebranlees rappelez vous betchine adami….et le tribut du terrorisme je salue tres fort cette equipe abbssie du journal.c’est une opnionpersonnele vous avez annonce debat non.

  3. benhaddou BOUBAKAR

    la presse des hauts et des bas! bah..

  4. Mr arbi zazou

    c’est un tableau de l ‘Algerie bloquee qui est bien peint.

  5. Mr kaddous retraite

    monsieur el kadi IHSANEa unlien de parente aves les louahla et notemment les attouch noredine ould el kadi ancien communal .si el hadri miloua peut ajouter.revenons aux libertes tout est balisse on reprendra les memes et on recomence pourles futures legislatives.

  6. malik z.sidi lahcene

    la societe est paralysee. l’ego a prime.le systeme avec la rente a achete la paix sociale.

  7. Abbes

    Quand je lis ce que disent les soit- disant  »démocrates » et en particulier les journalistes, j’ai l’impression qu’ils vivent sur une autre planéte. Eux même vivent grace à des hommes du pouvoir. Les journeaux ont été créés grace à l’argent de l’État sous Chadli Bendjedid. On nous ressasse des slogans creux sans consistance analylityque de notre société. Ils ne comprennent pas que l’Infitah de Chadli et ses acolytes à été fait pour s’accaparer des ressources du pays. Ces prédateurs et leurs supporteurs se réveillent comme une vierge éfarouché tout d’un coup pour dire on n’a pas réalisé que le peuple croupi dans la misère et l’injustice. Cela a été une négation du systeme pseudo socialiste pour installer un régime ultrat libéral basé sur la rapine et le clientélisme. Maintenant la situation est mûre pour une négation de la négation on aura un pouvoir réactionnaire de coloration religieuse ou ces charognards vont se recycler en  »Si El Hadj ». Le peuple sera encore une fois exploité jusqu’à la moelle. La bourjoisie compradore avec la complicité de l’occident revanchard va essayer de prendre le pouvoir politique pour assoir son pouvoir économique. On nous parlent des élites. Ou sont ces soit disant élites? On oublie que la révolution algérienne est d’éssence rurale encadrée par des gens du terroire et non pas les politiciens de salon d’Alger.
    Le peuple algérien n’est pas »gélatineux » il est vivant et le démontre chaque jour par ses manifestations . Il ne demande pas une notion abstraite  »Liberté, démocratie » mais concrétement la démocratie économique. En un mot la justice sociale. Si ses aspirations ne sont pas satisfaites il y aura des jacqueries successive jusqu’à la déferlante qui emportera toute cette classe politique corrompue et corompante.
    L’histoire avance , elle zigzague parfois mais elle avance, malheur à ceux qui vont à contre courant.

  8. gh-retraité

    decendez un peu du ciel nous sommes à dzair.
    se ne sont pas des pros, ils boss tous pour le beylek meme si c’ést pas evident.

  9. Smiley

    Smiley livre sa dernière contribution avant de recouvrer sa véritable identité (Hanifi K) et je ressens de la tristesse à abondonner ce cher ami qui arborait tous les masques pour livrer des vérités pas toutes bonnes à dire.
    Dans le prolongement de la reflexion d’Abbes, je dirai que notre pays vit encore le refoulement de la décennie sanglante, trop hâtivement présentée comme résultant d’un affrontement entre islamistes obscurantistes et élites laîques et modernistes.
    Le pays promettait au lendemain de l’indépendence de libérer le peuple d’une colonisation traumatique et séculaire; son régime politique du moment, lui a offert de continuer à être encadré par un parti unique comme un mineur handicappé.
    Le système social s’est alors replié sur la sphère domestique faisant du foyer des cellules de pensée autonome coupée des élités,des discours d’Etat alors que le lien social restait caractérisé par une grande conflictualité.
    L’inscription des groupes sociaux, non dans la logique d’Etat mais dans le prolongement de la généalogie et des réseaux de parentèle ont empêché le passage du domestique au national.
    Face à ce constat, les jeunes que nous étions à l’époque avions espéré jouer les avant-gardes pour construire des formes de modernité conciliant nos héritages et traditions.
    Nous avons été utilisés, usés et abusés car la collectivité nationale se décidait ailleurs et autrement.
    L’historiographie de la lutte de libération a servi de mythe fondateur chantant la gloire des martyrs dont le sang avait cimenté la Nation alors que la prédation s’organisait et que les transmissions dynastiques se préparaient avec une logique mathématique.
    Avons nous jamais réussi à franchir le seuil des solidarités claniques et familliales pour acceder à l’identification à la Nation?
    La violence politique a crée des séquences narratives en mettant en scène des obsédés textuels dont la préoccupation première était de brider la Femme.
    Hors, aucune société ne peut être un inventaire de normes qu’un robot appliquerait mécaniquement, car les mutations sociales imposent leur propre agenda.
    Etant de culture musumane, il nous reste à imaginer un état de droit de culture musulmane centré sur les notion de sujet libre et de citoyen autonome.
    La régulation étatique a montré ses limites et dévoile un anachronisme gestionnaire qu’il ne faut plus démonter.
    Il est donc urgent de changer pour que rien ne change et la presse doit accompagner une nouvelle sociabilité.
    Avons assez réfléchi au déferlement de violence qui a mis le pays à feu et à sang?
    Avons nous assé analysés la profondeur et la gravité de la crise?
    Peut-être nous sommes nous contentés de camper deux que tout oppose face à face.
    Cette présentation binaire et fait l’impasse sur l’héritage d’un système de governance autoritariste et clientéliste sur fond de crise économique et morale grave.
    L’exode rural massif a fait éclater les cadres traditionnels de sociabilité et construit une rurbarité faite de frustrations et aspirations démesurées.
    L’effondrement des bases communautaires de notre culture patriarcale et le délitement de son système de valeurs a poussé beaucoup vers une valeur refuge: l’islamisme.
    L’emancipation de la femme qui posait problème à cette société mutante a agit comme chiffon rouge et a émoustillé l’Islam politique.
    Le champ des affrontements passe maintenant par l’expression publique, donc médiatique des points de vue.
    Les acteurs de scène sociale algérienne nous ressemblent et assument toutes nos contradictions; localistes, régionaliste, islamique et moderne à la fois

  10. Smiley

    Errata: lire svp handicapé au lieu de handicappé
    a agi au lieu de a agit
    démontrer au lieu de démonter
    et localiste
    (adieu les fautes de frappe!)

  11. hamid ourrad

    Aujourd’hui les islamistes sont une carte,un joker aux mains du regime,il nous menace si on reclamait la democratie,ils ont de la marge sur nous,ils anticipent la prècipitation de l algerie dans les profondeurs. ( le vèritable progrè dèmocratique n’est pas d’abaisser l’elite au niveau de la foule,mais d’èlever la foule vers l’èlite) citation.

  12. Hanifi K

    La Constitution proclame que les citoyens sont égaux devant la loi.
    Faisons de cela une réalité et accordons à tous le droit de participer, d’informer et d’etre informé.
    L’Etat doit être légitime, crédible et fort pour assurer la régulation juridique et faire passer dans les moeurs la séparation des pouvoirs.
    C’est le maître d’oeuvre des réformes sociales pour assurer la paix civile, la sécurité du citoyen et prévenir les violences.
    Quand un décideur s’inscrit dans cette missions soyons prêts à l’applaudir: S’il faillit soyons disposés à le signaler.
    L’Etat fort nous est nécessaire, mais il se doit d’être l’émanation de la volonté collective du pays pour prendre en charge la dynamique politique du pays.
    La société sociale algérienne née de la post-décolonisation a réussi de grands chantiers au début (Ecole et Santé) et la fierté symbolique de s’identifier à un pays qui s’était libéré par les armes et non à la suite d’un deal politique.
    Accepter l’autorité de l’Etat devient facile lorsqu’il y a valeurs communes et adhésion à ces dernières.
    Cet Etat nous ressemble car il est fait par nous , faisons en sorte qu’il ressemble à tous!
    Trouffion,appelé dans le cadre du service national (cette grande école d’intégration) j’ai retrouvé avec fierté des gens de ma promo aux plus hautes charges (premier ministre et ministre de la justice entre autres)
    J’aurai beaucoup de mal à voir en eux des personnes coupées du peuple, mais peut-être que je garle le romantisme et la naiveté de ma jeunesse.
    L’espace public doit être garanti et celui d’une presse responsable étendu: il en va de la quête du sens!
    Le lien social ne saurait éternellement dépendre de la rente pétrolière et des modalités de sa redidtribution.
    Les mouvements de libération ont été l’âme de ce peuple, leurs descendants doissent se hisser vers la libération du peuple des dépendences claniques.
    Le dénominateur commun , rappellons le à tous reste l’Algérie!
    merci à tous

  13. basic

    mazaltou etamnou bel ghoula
    une maison de retraite à la tête du gouvernement Algérien et ses résidents sont le président et ses ministres avec un moyen d’âge de 65 ans et le dernier entrant à 10 ans en poste, sommes nous en deficit de jeunesse? sommes nous en defficit des cerveaux? sommes nous en deficit des competences,? pourquoi sont toujours là ?

  14. Nabila t étudiante sba

    Salut Basic je vous pose une question car je vois le ton franc sur nos polticiens que pensez vous du probléme France Turquie. Votre avis la dessus

    • basic

      Salut Nabila
      Il me semble que le problème France Turquie c’est un enjeu purement électoral sachant qu’il ya 1 million et demi d’Armeniens qui votent c’est a dire ils ont la nationalité française donc ils vont pesé sans doute en 2012 « élection présidentielle »

  15. Ecolo 2

    Basic je crois hélas que vous n’avez rien rien révélé d’original.
    Un livre paru dans les années 90 sous le titre « Ces malades qui nous gouvernent « recensait La Troika soviétique gériatrique, Maoo qui se jettait dans l’eau à 80 ans pour faire croire qu’il avait les forces pour mener un pays continent, Kennedy malade et obsédé sexuel,De Gaulle qui reconnait que la veillesse était un naufrage.
    Plus près Mitterand cachait sa redoutable maladie et livrait de faux bulletins de santé.
    Un président américain était invalide à Yalta.anté
    Le problème véritable est que le pays reste suspendu à la santé chancellante d’un président qui quoique l’on dise a donné de sa personne en croyant faire ce qu’il y avait de mieux pour son pays.
    Oui l(heure est au renouvellement des élites politiques véritable et la sagesse est de le préparer maintenant.

    • basic

      malheureusement on est trop fort pour faire un état de lieux et walou en projection et nos malheurs c’est toujours la faute à l’autre frança, l’occident ou la main étrangère c’est une façon de cautionner la pratique du systeme et pour nous calmer il nous sort la memoire, ou les exepmles à travers l’histoire comme vous venez de le faire, arrêtez de déplacer le mal et d’être hors sujet.
      ils n’existe pas de perspective pour la jeunesse diplômés, les parents ont dimissionés, les enseignants sont dépassés avec 45 élèves en classe, le chômage n’arrête pas d’augmenter,et ceux qui travaillent ne sont même pas assurer etc…un pays puissant c’est par sa justice et ses impots deux faille dans le systeme. l’Algérie est championne du monde dans l’assistanat et aussi dans la corruption, arrêtez de nous parlez de la memoire reveillez vous et soyez objectif et pragmatique dans vos ecrits et vos action et arretez de nous donnez les dourous el hassania.svp

  16. Youssef

    Ah! le pouvoir ,cette puissance ,cette autorité et cette influence exercée sur le bougre peuple,grâce à cet autorité que la nation avance à reculant socialement ,médicalement ,administrativement j’en passe et des plus belles .C’est comme au casino faites VOS JEUX,,,,RIEN NE VA PLUS…….
    L’État, c’est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète.
    Pardonnez-moi mon excès car n’aimant point la politique encore moins la notre je ne peux m’empêcher de dire ce qui me fait………
    Quand je pense à ce que j’ai vu et endurer ,sur le social ,le Médical ,etc…etc…
    Donc ou sont ces libertés tant voulu par le peuple qui souffre économiquement et matériellement ,et quand je dis peuple c’est le peuple de l’Algérie profonde et non pas celui qui vit avec l’abus des bien sociaux.
    Pour conclure Mohamed Ben Cheneb grand écrivain du début du siècle dernier avait écrit un proverbe sur la LIBERTE

    « La liberté avec l’indigence vaut mieux que l’abondance avec la honte. »

  17. Madame mostefaoui SBA

    MONSIEUR YOUCEF JE VOUS SALUE POUR CE COMMENTAIRE

  18. réponse collective

    L’enjeu, monsieur Basic serait basiquement électoral si la gauche et Hollande n’avaient approuvé le projet.
    Il y a consensus pour freiner la présence musulmane en France et Sarko a déclaré les turcs inassimilables et il a prouvé qu’il leur préférait les poupées lights :Rachida, Khalida et la ministre fière des oeuvres de son père l’officier Harki.
    Au-delà de l’affichage (ou casting si vous préférez) on leur demande le reniement des origines et le mimétisme aveugle du progrès occidental à la mode vestimentaire et promotion canapé

  19. Benyahia Lakhal

    La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (AG/ONU 10 décembre 1948) claironnait que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit «. Cela a le mérite de la clarté, car en garantissant la liberté aux citoyens , à leur naissance et pas au delà, ce texte semble vouloir nous suggérer que, par la suite, ils se démerdent (oh ! pardon) comme ils peuvent. Chacun, à la force de ses jarrets ou plutôt à la puissance de ses biceps et de sa dextérité à jouer du coude. Les fauves sont lâchés. Et cette sentence se vérifie à l’échelle des Etats : il y a les moins avancés, les émergents et ceux qui détiennent le droit de veto, c’est-à-dire le droit de vie et de mort sur tout ce qui bouge sur notre planète : les êtres humains et l’environnement dans lequel ils évoluent. La Constitution de notre pays est plus généreuse en ce qu’elle promet à tous « ad vitam æternam » « l’égalité devant la loi sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d’opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale ( ?) ». La messe est dite. Elle enjoint aux institutions d’assurer l’égalité en droits et en devoirs de tous les citoyens. Cela en théorie, et seulement en théorie, car les problèmes ne se situent pas dans l’atmosphère éthérée des principes a priori et des raisonnements logiques mais au niveau des faits et des plus prosaïques et brutaux parmi les faits, ceux qui ont cours dans la vraie vie, celle de tous les jours où il est constaté que les institutions de l’Etat sont comme une toile d’araignée qui laisse passer les grosses mouches et arrête les petites. Pauvres petites. Mais, le plus grave est à venir, car, en même temps, le propre d’une toile d’araignée est d’être d’une faiblesse alarmante. Je tiens cela du Saint Coran. Indiscutable, n’est ce pas ? « Or la maison la plus fragile est celle de l’araignée. Si seulement ils savaient. » (sourate el ankabout verset 41). Or c’est d’un Etat fort dont nous avons besoin en cette période d’incertitudes, comme celui, par exemple, qui savait nous mobiliser et savait titiller notre orgueil d’adolescent en nous faisant participer à l’effort de développement et à la défense de notre patrie. Et nous adhérions volontiers, par angélisme puéril, car nous étions persuadés de sa rigueur et de l’idéal de justice qui l’animait. Et puisque tu évoques ta conscription et tes camarades de chambrée (EFOR octobre 1976 si mes comptes sont bons), je t’apprends qu’au lendemain de la guerre des « six jours », dès juillet 1967 (bien avant l’instauration du Service National), les autorités avaient décrété la mobilisation générale pour préparer la Nation à se prémunir d’une agression de la coalition américano-sioniste. L’Algérie avait eu le geste auguste de rompre ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis d’Amérique et la 6eme flotte croisait au large d’Alger ( !). On dit, dans les milieux informés que les bruits de bottes des Américains avaient été mis en sourdine par l’intervention avisée d’ un simple citoyen algérien, pourtant à la périphérie de l’Etat, non investi de missions officielles ni de mandat particulier mais oh combien disponible pour son pays. (Messaoud Zeggar Allah yerhmah).
    Quant à nous, encore au lycée à peine sortis de l’adolescence, nous avons été mobilisés pour une formation militaire accélérée de 45 jours à l’Académie inter-armes de Cherchell. Cette décision de visionnaire avait été précédée de la promulgation, le même jour, d’une ordonnance (texte ayant valeur de loi en l’absence d’un Parlement régulièrement élu) et de son décret d’application (Ordonnance n° 67-124 du 8 juillet 1967 portant mobilisation générale. JORA n°60). Alors que de nos jours, en temps de paix, nombre de lois tombent en désuétude faute d’avoir été accompagnées des textes d’application que pourtant elles annonçaient. Il est là le grand écart.
    Quant à la presse, en l’évoquant, je ne peux contenir l’envie de réveiller cette maxime que nous devons à Balzac : « Quand on observe la nature, on y découvre les plaisanteries d’une ironie supérieure : elle a, par exemple, placé les crapauds près des fleurs ». Beaucoup coassent à proximité de quelques nénuphars qui auraient pu sentir bon s’ils ne s’étaient longtemps abreuvés aux organes de propagande de la pensée unique et se sont recyclés dans la défense d’idéaux auxquels eux-mêmes n’y croient plus.
    Voila, je suis sorti du bois et j’entends déjà le bruit des bottes des gendarmes et le cliquetis de leurs menottes. Au secours, Hanifi K. khouya, prends soin de mes gamins.
    Amitiés sincères à tous.

  20. D.REFFAS

    Bonjour Benyahia.
    Vous aviez participé, où peut être témoin, durant votre carrière , en tant que responsable d’une administration liée directement aux pouvoirs en place, à tous les évènements, combien pénibles qui ont secoué l’Algérie. Aujourd’hui, très serein, vous évoquez les droits de l’homme que l’administration a broyé pendant des décennies. Le résultat est là, et vous êtes entrain de le constater sans contraintes, à tête reposée. Malheureusement, on donne de l’importance à la nature que lorsqu’on se trouve de son côté, et on constate des plaisanteries d’une ironie supérieure comme vous le mentionnez à travers une règle de morale.Monsieur Benyahia, la nature juste et organisée, a toujours placé le crapaud près de la fleur aquatique. C’est sa place naturelle, parce que la symbiose l’exige. Quelle est la position de l’homme dans la nature? Il est l’agresseur par ses gestes et ses discours circonstanciels.Ce qui est sûr, elle finit par l’évacuer.Lui, le crapaud ne changera jamais de place. Merci. Que la nature nous pardonne notre mesquinerie. Amitiés.

  21. BENALI. ABBASSI D 'ALGER

    je lis avec attention ce que vous écrivez vous deux comme produits de notre ALGERIE FIERE ALTIEREet de sidi bel abbes surtout a travers le présent journal.Un commis de l’état est astreint au droit de réserve.Un syndicaliste de l’union des médecins est plus libre.DE GRACE pas de relents de polémique.Vous etes généréux les deux on vous aime trés complémentaires. Mr benali a d’alger

    • D.REFFAS

      Bonjour monsieur Benali.
      Je vous remercie du respect que vous portez à l’égard de ma personne, et je vous prie d’accepter les mêmes sentiments. Je vous promets monsieur Benali que mon commentaire a été rédigé en dehors de toutes accusations. Je suis aussi concerné,et je refuse de porter des jugements en m’excluant. Nous sommes tous responsables de la situation que traverse notre pays. Quant à mon ainé Benyahia, il reste à mes yeux une référence quant à son abnégation durant sa carrière. S’il pense que mon commentaire est une attaque, alors je lui présente mes excuses. Simplement, je voulais un peu philosopher sur la maxime de Balzac, ni plus ni moins.Mes amitiés.

  22. Hanifi K

    Monsieur Reffas aujourdh’ui comme hier je persiste et signe qu’il nous fallait plus d’Etat et mieux d’Etat.
    Je tiens en la personne de Mederghi le vrai architecte d’un embryon d’Etat moderne quand nous nous relevions de cendres.
    Vous qui avez opté pour la carrière militaire que ne vous êtes vous pas indigné de la dérive de vos nombreux condisciples?

  23. Hanifi K

    Monsieur Reffas, je vous tiens pour honnête homme et c’est pourquoi je m’étonne de votre adresse qui pose au fond la question de l’Ethique de l’action en termes polémiques.
    Je ne me rue pas à la défense de Benyahia (il est assez adulte pour le faire) mais je relève dans votre propos un argutie sectaire à l’encontre de ceux qui ont contribué la permanence de l’Etat quand beaucoup anticipaient sa chûte.
    Plus que tout autre, à l’instar de Rousseau, je hais la servitude comme la source de tous les maux de l’humanité, mais je pense que nous n’avons conçu l’action de l’Etat que comme bouclier pour protéger les plus faibles d’entre-nous.
    Assumer l’intérêt général en des temps troublés est la marque de l’exigence morale à ne pas déserter quand des opposants de pacotilles se sont réfugiés sous l’ombrelle du droit de l’hommisme et ont marchandé la dignité contre des papiers et des haltes opportunistes.
    Je serai d’accord avec vous que le dernier mot doit revenir à l’Homme et non à l’Etat mais il n’est jamais aisé de définir la responsabilité et le rôle politique majeur qui s’apprécie dans l’analyse du rapport de forces.

    • D.REFFAS

      Bonjour monsieur Hanifi .K.
      Je vous assure que je voulais uniquement déveloper la maxime de Balzac en mettant en exergue la responsabilité de tout Algérien que nous sommes durant nos carrières.Mais je pense, que j’ai raté ma dissertation, vous m’avez corrigé.Je mérite une mauvaise note.Notre ainé Benyahia demeure un exemple de serieux durant sa carrière.

  24. bel abbes


    eponse d’un gentleman a des gentlemans. bravo mesieurs

  25. Hanifi K

    Monsieur Reffas de Mayotte où je me trouve j’ai posté un commentaire décalé pour dire que nous savons apprécier le temps qui passe et montrer de l’auto-dérision. Je vois qu’il n’est pas passé.
    Bonne santé à vous tous mes frères et à bientôt.

    • Benyahia Lakhal

      Notre ami D. REFFAS nous la joue « la pleine lune »: un coup il apparait et il nous illumine de sa clarté et un autre il disparait et bonjour les ténèbres.
      Mais quelle classe son « mea culpa » ! Sincèrement. Son attitude, se confondant en excuses, quelle élégance ! Vrai gentleman. Mais, dis moi Hanifi khouya, toi il t’écoutera: pourras-tu lui dire de cesser de tater des joints ? C’est pas bon pour la santé (humour, bien sur et tant pis pour ceux qui ne savent pas l’apprécier). Bonsoir à tous.

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