La Voix De Sidi Bel Abbes

De l’universalité d’Ibn Khaldoun …à une régression tribale au 3ème millénaire ! par Mémoria.

Ibn khaldounComment ne pas reconnaître que la Pensée d’Ibn Khaldoun dépasse le cadre d’une production  conceptuelle diachronique et événementielle  pour les historiens, d’une chronique spatio-temporelle pour les férus de littérature « médiévale », enfin de « Prolégomènes » pour les sociologues… ?

Avons-nous su préserver dans notre patrimoine l’héritage académique et opératoire de ce voyageur, cavalier, chroniqueur qui sillonna l’Andalousie et le monde arabo-musulman (1332-1406) et nous livra à travers la Mouqqadima  des enseignements et analyses sur cette Aççabiya (Esprit de clan) que les unités de recherche de certaines universités  occidentales  ont pérennisée dans leur laboratoire ?

Comment ne pas être culpabilisé  devant la diligence  du monde anglo-saxon dans cette traduction de la Mouqqadima  par Franz Rosenthal en 1958 sous le titre « An introduction to history » où ce dernier qualifie Ibn Khaldoun de génie… ?  Huntington n’a pas été un mauvais élève même si il ne sera jamais  un  orientaliste qui se respecte pour la postérité. Il a seulement alimenté ce scientisme positiviste  US  où la recherche  tant dans les sciences sociales qu’exactes est sponsorisée par les trusts et  groupements bancaires, où l’épistémologie (Philosophie des sciences) est reléguée  en l’état de bibliothèque pour enfants…par la haute finance judéo-chrétienne !

La finalité de cet article  ne se veut pas une promotion de cette  icône de notre patrimoine sociohistorique et de l’universalité  que le traducteur  français Vincent Mansour Monteil  titre en 1967 « Discours sur l’histoire universelle » en ajoutant : « Ibn Khaldoun est fort en avance sur son temps.Aucun de ses prédécesseurs ou contemporains n’a conçu ni réalisé une œuvre d’une ampleur comparable… »

Le cas d’école que représente la marionnette libyenne que voudrait bien restructurer  le NATO sans Rommel ni  Mussolini…en Tripolitaine et Cyrénaïque est plein d’enseignements khaldouniens  sur la Aççabiya  tribale  qui fût en son temps un processus de passage violent  et « mécanique » de la vie bédouine (Badawa) et nomade  à la cité (Umran) sédentaire augurant le cycle de construction d’un pouvoir(Mulk) puissant et centralisé pour une période trentenaire…Prémonition khaldounienne ou pronostic  analytique  basé sur des études de causes à effets  avec  des  milliers d’observations d’époque à classer  par les unités de recherche en sociologie politique,psychologie sociale et communication, ethnologie et  anthropologie, diagnostic des territoires en montage de projet(GCP)…enfin prospective…et stratégie globale !

La déliquescence de cet état libyen qui vu le boom pétrolier lui ravir un royaume ancestral et des traditions séculaires où le héros  populaire Omar El Mokhtar sera nationalisé par une révolution très artificielle aux relents  du naphte, est d’actualité avec ce risque de métastases à nos frontières algériennes.

La régression de ce qui fût une Révolution de pacotille pleine d’euphorie pour ces sirènes qui sillonnaient les rues de Tripoli en treillis serré pour épater les touristes voisins, en est à son stade final….La Jamahiriya a vécu et sa fin fût dantesque…Les tribus ont souffert et participé à la chute de l’unité libyenne puisque l’Etat-Nation ne pouvait se construire sans un travail social synonyme d’expertise où les tâches essentielles  de production, maintenance et réparations étaient confiées à des étrangers,…sans  échelle des valeurs nationales et républicaines   dans une armée  peu structurée étouffant  sous un suréquipement où le mercenariat remplaça l’esclavagisme des harratines

kadhafi

La Libye cas d’école ? Certainement car l’OTAN en particulier les américains ont déjà fonctionnalisé  les recherches de leurs experts des Hight Schools en Irak  en créant les postes d’officiers de communication au niveau de leurs unités combattantes avec des profils de chercheurs sociaux allant de l’historien à l’ethnologue en passant par tous les spin doctors en scientologie…La Mouqqadima d’IBN Khaldoun a-t-elle été mise en laboratoire  par les experts de la guerre du pétrole et de  l’acclimatation printanière comme l’a été la « Bataille d’Alger » à  Fort Bragg  ?

Nous a-t-on volé la Mouqqadima ? Ou n’avons-nous pas su  la lire  et l’enseigner … ?

—————————————————————–

Mr HOUSSINE  Mourad  Salim, enseignant en sciences sociales.

http://www.librairielabuissonniere.com/livre/1868509-le-sanglier-d-hippone-mourad-salim-houssine-ed-edilivre-aparis#

http://www.leslibraires.fr/livre/2351308-terriens-reveillez-vous–mourad-salim-houssin-edilivre-aparis#

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=55579

Posté par le Oct 17 2014. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

67 Commentaires pour “De l’universalité d’Ibn Khaldoun …à une régression tribale au 3ème millénaire ! par Mémoria.”

  1. OUERRAD en squatteur

    Les savants , les oulemas ;laissent des outils de travail ,des traces indelibiles ,des griffes mais les politiques laissent des blessures , des fosses entre les differentes franges de la societe .

  2. Mohand

    ll est trop tôt pour tirer conclusion sur la seule Lybie.
    l’arabe sait il gouverner? le tribalisme est il pour qq chose dans cette mauvaise gestion de l’état ? la religion peut elle apporter des solutions et de quelles manières? faut il prendre le modèle occidental comme exemple pour la gouvernance des arabes? je pense qu’il n’est pas résolu et que nous resterons divisés ……….pendant des décennies.

    • Mohand

      Ibn Khaldoun est cité par plusieurs intellectuels européens et arabes, comme précurseur de la sociologie.

      Il est décrit par Arnold Toynbee comme celui qui « a conçu et formulé une philosophie de l’Histoire qui est sans doute le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays.» .

      L’islamologue et orientaliste français affirme que «le discours d’IIbn Khaldoun sur l’Histoire Universelle, annonce trois siècles à l’avance celui de Bossuet ( 1627-1704 , avec son œuvre portant le même titre ) Ibn Khaldoun se présente comme historien, ce qu’il est en effet ; mais il est aussi, cinq siècles, avant Auguste Comte, l’inventeur de la sociologie : Ibn Khaldoun dit dans sa Préface : “Notre propos actuel est d’une conception nouvelle, c’est une science indépendante, dont l’objet spécifique est la civilisation humaine et la société humaine.” Il s’agit pour ibn Khaldoun, d’étudier la nature de la civilisation, à savoir : La vie sauvage et la vie sociale, les particularismes dus à l’esprit de clan et les modalités par lesquelles un groupe humain en domine un autre ; ce qui le conduit à examiner la naissance du pouvoir, des dynasties et des classes sociales, des professions lucratives et des manières de gagner sa vie, enfin des sciences et des arts. Articulée en 6 grands chapitres, c’est une somme des connaissances de son temps que nous livre ainsi le lointain précurseur de nos encyclopédistes. »

  3. YAGOUB

    Bonjour,
    j’aime bien lire vos articles, je retire le mot haine et je m’excuse par contre je le remplace par dégout.
    On me dit que je suis homme rigoriste.
    Mais en fait je refuse de m’abaisser.
    Qui cède aux gens subira leur mépris.
    Qui préserve sa dignité sera respecté.
    Cet adage s’applique sur vous c’est un compliment.

  4. ahl el kheir (citoyens de sba)

    Hier on a parlé de la vente de boissons alcoolisées dans notre ville et c’est une lettre adressé au WALI pacifiquement pour interdire et fermer ces lieux de vente sataniques (DERDAKH- GRABA, SALAH ,Route d’oran et autres du Fg THIERS) et on voit que notre commentaire a été annulé et on dit que la VSBA est un journal électronique alors ou est la libérté de la presse ou vous avez eu peur du WALI et c’est pour ça qu’on voit la peur et la lacheté des belabbesiens

    • Mme CH

      Alors que ses oeuvres sont de plus en plus courtisées et décortiquées en Occident pour mieux comprendre les sociétés maghrébines en particulier et arabo-islamiques en général, en vue de provoquer la Roubla et de remodeler le GMO; dans nos pays on continue de l’ignorer car son oeuvre renvoie à une réalité à la fois rude et triste qui derange les Oursons en peluche en place et les maîtres de la médiocrité. « Pour l’historien, Abdeslam Cheddadi, Ibn Khaldoun a posé les bases d’une science de l’histoire à vocation universelle. Inventeur de la sociologie, Ibn Khaldoun interpelle donc plus que jamais. »

      Permettez-moi de rappeler quelques citations de ce grand savant:

      « Le but de la civilisation, c’est la culture et le luxe. Une fois ce but atteint, la civilisation se gâte et décline, suivant en cela l’exemple des êtres vivants. »

      «Une nation s’affaiblit lorsque s’altère et se corrompt le sentiment religieux.»

      « L’histoire est une discipline des plus répandues entre les nations (umam) et les races (ajyâl). Le vulgaire voudrait la connaître. Les rois, les dirigeants la recherchent à l’envi.
      Les ignorants peuvent aussi bien la comprendre que les gens instruits. En effet, l’histoire n’est, en apparence, que le récit des événements politiques, des dynasties (duwal) et des circonstances du lointain passé, présenté avec élégance et relevé par des citations. Elle permet de distraire de vastes publics et de nous faire une idée des affaires humaines. Elle fait voir les effets des changements, elle montre comment telle dynastie vient conquérir tel vaste pan de terre, jusqu’au jour où retentit l’Appel, lorsque son temps fut révolu.
      Cependant, vue de l’intérieur, l’histoire a un autre sens. Elle consiste à méditer, à s’efforcer d’accéder à la vérité, à expliquer avec finesse les causes et les origines des faits, à connaître à fond le pourquoi et le comment des événements. L’histoire prend donc racine dans la philosophie, dont elle doit être comptée comme une de ses branches. »

      A Bon Entendeur salam…!!!!

    • Hamid

      Dépensez un peu de votre argent en payant dans les journaux une page PUB mais vous donnez vos identités. Car comme cela c’est facile de donner des leçons

  5. ouhala

    Si les œuvres de Malek Ben nabi sont adoptés même dans les universités israéliennes, alors que peu d’intellectuels dans notre pays connaissent ce nom, ça renforce la théorie de « nul n’est prophète en son pays ». Pire encore, on diabolise souvent nos icônes pour des raisons purement tribalistes, qui ne se limitent pas dans le tribalisme ethnique mais aussi partisan et clanique.
    On assassine la raison, on diabolise ceux qui la prêchent, pour mieux se servir.

  6. Mme CH

    Très bel article de Mr Mémoria surtout lorsqu’on le parcourt dans tous les sens et surtout entre les lignes….!!!! C’est aussi un hommage rendu d’une manière ou d’une autre à ce grand savant arabo-musulman, dont la présence en Algérie est réduite au mince espace universitaire….!!!!
    Que savent les Algériens de sa « khalwa », près de Frenda où il a écrit la Mouqqadima et une partie du Kitâb al-Ibar…. ?

    Ce grand Homme historien, philosophe, diplomate et homme politique est considéré comme le père de la science historique, le premier sociologue de l’histoire des hommes, le précurseur de l’anthropologie…etc…; d’ailleurs c’est sa façon d’analyser les changements sociaux et politiques qu’il a observés dans le Maghreb et l’Espagne de son époque qui a mené à considérer Ibn Khaldoun comme un « précurseur de la sociologie moderne ».
    Il est issu d’une famille noble qui a vécu dans la région de Séville (Andalousie) pendant plusieurs générations.Dans son autobiographie, il retrace son ascendance en remontant jusqu’à l’époque du prophète Mohamed (saws). Il découvre qu’il est issu d’une tribu bédouine, originaire de la région de l’Hadramaout au Yémen, qui s’est ensuite déplacée en Espagne au début de la conquête musulmane au VIIIe siècle, alors que les autres tribus s’implantent plutôt aux abords du Sahara… !!!

    Ses deux ouvrages: la Mouqqadima et Le Livre des exemples ou Livre des considérations sur l’histoire des Arabes, des Persans et des Berbères sont « résolument modernes dans leur méthode, Ibn Khaldoun insiste dès le début sur l’importance des sources, de leur authenticité et de leur vérification à l’aune de critères purement rationnels. Georges Marçais affirme que « l’œuvre d’Ibn Khaldoun est un des ouvrages les plus substantiels et les plus intéressants qu’ait produit l’esprit humain »… »

    Dans un dialogue entre Olivier Mongin, directeur de la revue Esprit et le professeur Abdesselam Cheddadi, ce dernier a expliqué que « le degré le plus élevé de reconnaissance de l’oeuvre d’Ibn Khaldûn est, comme il est naturel, parmi les spécialistes du monde arabo-musulman, historiens, sociologues et anthropologues. Paradoxalement, c’est en Occident en général – mais aussi au Japon, où la Muqaddima a connu trois traductions au xxe siècle – que l’on trouve à la fois les études les plus nombreuses et les plus sérieuses sur Ibn Khaldûn, et non dans le monde musulman, cela étant à relier à l’état très peu avancé des sciences sociales dans cette région. Mais lorsqu’on regarde du côté des spécialistes des sciences sociales en général, on constate une ignorance quasi totale de l’oeuvre d’Ibn Khaldûn, visible dans le fait que ni ses théories sociales et politiques ni ses théories historiques ne sont discutées…. »

    Tout à fait normal, Mr le professeur, puisque une bonne partie de nos « intellos » sont branchés ailleurs, puisqu’ils connaissent par coeur la Smala des Trois Nord, le bon et le mauvais, puis ils font en sorte de nous embaumer avec toute sorte de parfums selon les goûts des…..??? Heureusement pas tous…!!!

    Dans la Mouqqadima, le grand Ibn Khaldun a fait « le parallèle entre les empires et les hommes, qui ne se réunissent en société que pour s’aider à trouver des moyens de subsistance, puis, ils laissent progressivement un appétit, pour les choses superflues, se développer, jusqu’à la prochaine étape : installer des rivalités entre eux……..Cela, les fait aboutir finalement à leurs échecs, leur déclin, laissant place à d’autres civilisations naissantes et ainsi de suite….. »
    « Faire de la recherche dans une seule discipline serait donc selon lui, une perte de temps ! C’est là qu’intervient la notion de hiérarchisation des différentes sciences, avec à sa tête les sciences religieuses, ensuite viennent les sciences philosophiques dites encore intellectuelles (métaphysique, mathématique…). Puis, avant d’énumérer et analyser chaque discipline des sciences intellectuelles, Ibn Khaldoun nous propose quelques réflexions autour de l’Histoire des sciences, de leur développement et de la transmission des connaissances…. »

    « Toutes les sciences y sont abordées, en passant de la médecine, de l’agriculture…… à l’alchimie, la magie, la science des rêves… Le plus important à relever, c’est qu’il nous invite à enlever de notre esprit cette fausse dichotomie , avec d’un côté la religion et de l’autre la raison…. »…! Donc , il n’est pas pour une pratique passive de la religion, mais plutôt réfléchie…..!!!

    Autrement dit, il nous invite à comprendre notre spiritualité pour mieux la vivre….!!!

    Quant à ce qui se passe en Libye, c’est l’oeuvre de ceux qui ont bien étudié la sociologie du monde arabo-musulman….!!!! A méditer…!!! Pendant que la sociologie et l’histoire dans nos pays sont recalées à la dernière place…!!! Pôvre de nous, on n’a rien compris…..!!!

    Je Salue Mr Ouhala qui a compris lui…!

    Merci Mr Mémoria…!

  7. KARIM

    Effectivement,vous n’avez rien compris et vous ne comprendrez jamais.

  8. chaibdraa tani djamel

    Mrs d’EHL EL KHIR les belabbesiens n’ont jamais été laches ou peureux , peut etre il y a eu une erreur ou coupure de connection de la part du journal

  9. Hamid

    Ne vous tracasse plus l’hôpital Salem on les connaît ces laches

  10. Moha

    Sujet des plus constructifs a d’autres!

  11. Lahcène Chot

    Pourtant IBN KHALDOUN est un auteur abondant et qui s’est essayé aux disciplines les plus variés….philosophie ,mathématiques,littérature ,droit musulman,mystique,tassawwuuf etc…s’il évoque quelques échos dans le public cultivé,mis à part le cercle des spécialistes ,il y a fort à parier que c’est uniquement à la Muquadima que l(on pensera;;;;ou ces prolégomènes de puis Silvestre de Sacy n’est que le premier des trois livres que comporte son histoire générale connu par le public francophone de la traduction de Slane …

    ALLAH EST GRAND

  12. Mohand

    Le 8 août 1840, le ministère de la Guerre à Paris charge un jeune orientaliste d’origine irlandaise, fraîchement naturalisé, William Mac-Gucklin, baron de Slane, de la publication dut exte arabe et de la traduction française de l’ Histoire des Berbères d’Ibn Khaldoun. L’identité du commanditaire, le ministère de la Guerre, et le contexte de la commande
    – nous sommes peu après la reprise des combats avec Abd el Kader – , appellent à conclure sans équivoquesur le lien organique qui rattache l’œuvre savante au projet colonial. C’est en cette même année 1840 que Bugeaud reçoit le commandement de l’armée d’Afrique, bien décidé à juguler la résistance, à assurer la maîtrise du territoire de l’Algérie aux troupes françaises, à en faire un pays conquis. La hauteur de la somme qui est allouée au savant arabisant, 8 000 fr.,indique la grandeur relative de l’enjeu : c’est près de deux ans de traitement pour un professeur au Collège de France (quatre mille jours de salaire pour un ouvrier travaillant dans le textile mécanisé). Pourtant, en promouvant l’édition et la traduction de ce qui concerne l’Afrique dans l’œuvre d’Ibn Khaldoun, l’État français a -t-il véritablement en vue d’acquérir un instrument nouveau pour mieux guerroyer, dominer, gouverner, administrer ? A-t-on déjà quitté avec l’œuvre de De Slane ce premier dix-neuvième siècle où la Muqaddima était au centre de l’intérêt essentiellement spéculatif du public savant? Touche-t-on avec la décision d’éditer et de traduire ce qui concerne l’histoire des Berbères à un second dix-neuvième siècle dominé par la raison coloniale ? Plusieurs éléments témoignent de la force de la logique savante chez un acteur de la conquête coloniale – et permettent de rappeler que cette approche érudite d’Ibn Khaldoun a pu aussi être encouragée ou motivée par l’usage politique qu’on pouvait en espérer : non pas ici par la manipulation des forces sociales révélées par Ibn Khaldoun de façon à mieux assurer le pouvoir colonial, mais par le prestige que pourrait conférer à a France, aux yeux des peuples musulmans, la remise en valeur d’un incontestable chef d’œuvre.

  13. Mme CH

    A toute fin utile, je vous propose des passages de l’article de A.Boukerche intitulé: « La conception de la ville chez Ibn Khaldoun » peut être que ceux qui veillent, de près et de loin, d’en haut et d’en bas, sur la ville vont en tirer quelque chose….Qui sait…??? Il écrit:

    « Quand on évoque la sociologie on cite volontiers les noms de: Montesquieu, Tocqueville, ainsi qu’Auguste Comte que l’on présente comme l’inventeur du mot qui désigne cette science, ce qui est à moitié vrai car il y a eu aussi Quételet dont la postérité n’a pas retenu le nom. Or, Ibn Khaldoun qui, bien avant tous ces noms et au-delà d’une oeuvre remarquable de sociologue et d’historien, est surtout un très grand penseur, n’est jamais cité ou presque… »

    « Or, ce qui fait l’intérêt d’Ibn Khaldoun ce n’est pas tellement qu’il fût le premier à dire des choses, mais ce qu’il a dit. Pourquoi Ibn Khaldoun vaut-il le détour ? Qu’y a-t-il dans sa pensée qui peut encore nous interpeller à six siècles de différence ? Pour cela, il faut se pencher sur ses textes et c’est là que l’on découvre non seulement la finesse de ses observations et de ses analyses mais, aussi et surtout, son étonnante modernité. Ibn Khaldoun est un maghrébin comme nous et nous dit des choses dans de nombreux domaines qui pourraient nous éclairer sur nous-mêmes. Parmi les multiples thèmes qu’aborde Ibn Khaldoun dans ses « Prolégomènes » ou la « Moqqadima » celui de la ville mérite que l’on s’y attarde. Ibn Khaldoun, au fond, nous incite à nous poser une question fondamentale : pourquoi vit-on dans une ville? Dans quel but ?… »

    L’homme ne peut trouver son plein épanouissement que dans une forme de vie supérieure : la vie sédentaire qui est au fondement de ces espaces collectifs que sont les villes. Néanmoins, le passage de la vie bédouine à la vie citadine requiert des conditions car il porte la marque d’un progrès « civilisationnel » qui doit répondre, selon Ibn Khaldoun, à deux exigences :

    La première affirme que pour qu’une ville devienne telle, il faut que la vie sédentaire puisse s’installer de façon durable, afin d’éviter tout retour au nomadisme. Cela signifie que le passage d’un mode de vie à l’autre n’est pas irréversible. Il peut se réaliser dans les deux sens. Pour éviter le retour à la vie nomade, qui représente un degré moindre de perfection pour la forme de vie collective, il faut l’émergence d’une véritable culture citadine qui se distingue du bédouinisme. Pour le dire autrement, les usages ( les modes de comportements, les techniques diverses et variées, etc.. ), les représentations collectives ( connaissances en tous genres, opinions, croyances ) et les valeurs ( ce qui mérite d’être poursuivi et ce qui doit être banni , le bien , le mal ) qui caractérisent toute culture humaine changent du tout au tout quand les hommes passent d’une vie mouvementée, bédouine à une vie stable, citadine.

    La seconde condition selon Ibn Khaldoun, qui permet de dégager à coup sûr l’émergence d’une véritable vie citadine, réside dans l’accession de la ville au statut de cité. Le vivre en commun dans une ville n’est pas un simple espace partagé par une agrégation d’individus. En effet, ce qui caractérise le vivre en commun dans une cité ce n’est pas, pour Ibn Khaldoun, la simple satisfaction des besoins comme c’est le cas pour la vie bédouine. Dans les villes, les hommes vivent aussi pour autre chose. Quoi ? Ibn Khaldoun soutient que les hommes à travers la vie citadine peuvent accéder au « bien-être ». C’est cette dernière notion qui donne à la ville sa vraie finalité…. »

    Cependant, en quoi cette deuxième condition, qui stipule la réalisation du « bien-être », est-elle l’apanage de la véritable vie citadine? En fait, pour Ibn Khaldoun, le « bien- être » auquel permet d’accéder la vie sédentaire n’est, ni plus ni moins, que la marque même d’un phénomène social qu’il nomme « Hadara » ou « civilisation ». Qu’est-ce à dire ? Que la vie citadine est meilleure que la vie bédouine parce qu’elle permet à l’homme de se civiliser, autrement dit de passer de cet être frustre qu’il était dans la vie nomade, à un être raffiné. Pourquoi ? Parce que telle est la destination de l’homme…. »

  14. Mme CH

    Voici la suite, à bien méditer…!!!

    « bn Khaldoun, comme beaucoup de penseurs, trace une limite nette entre l’homme et l’animal. Qu’est-ce qui fait que l’homme ne peut se réduire à son animalité ? Tel est l’un des axes sur lequel repose la réflexion khaldounienne pour justifier l’intelligibilité et la nécessité du passage de la vie bédouine à la vie citadine. L’homme est, avant tout, un être de la nature car c’est ainsi que Dieu l’a voulu. Par conséquent, l’homme doit répondre à ses besoins fondamentaux comme tous les êtres vivants. Il se doit de persévérer dans son être. L’homme, comme tout animal, doit mobiliser une grande partie de son énergie pour préserver sa vie et l’intégrité de son être. Il y arrive d’autant mieux en unissant sa force avec celle des autres. C’est l’une des raisons qui justifie le vivre en commun….. »

    Mais l’homme n’est pas qu’un animal. Il est plus que cela. Il possède quelque chose que toutes les autres espèces vivantes ne possèdent pas et c’est ce qui fait de lui un être à part dans la création et dans la nature. Ibn Khaldoun écrit à ce sujet:

    « Dieu a distingué l’homme de tous les autres animaux en lui accordant la réflexion, faculté qui marque le commencement de la perfectibilité humaine et qui achève la noblesse de l’espèce, en lui assurant la supériorité sur (presque tous) les êtres ».

    « Entre l’homme et l’animal il y a un saut, et ce saut se situe dans une faculté intellectuelle humaine : la raison. L’homme est, certes, par son corps lié aux lois de la biologie mais c’est surtout par son esprit, dont la faculté maîtresse est la raison, qu’il accède à son essence. Corps et raison sont deux entités en l’homme qui ont besoin d’être satisfaites. Si le corps doit être nourri, abreuvé, contenté, l’esprit ne doit pas être en reste car c’est grâce à lui que l’homme peut se perfectionner, donc progresser, devenir un être à part entière.

    On le voit, Jean-Jacques Rousseau n’a rien inventé lui qui, bien des siècles après Ibn Khaldoun, a fondé une grande partie de sa philosophie sur le concept de perfectibilité….. »

  15. Mme CH

    Suite et fin…!!!

    « Certes, nous l’avons compris une ville atteint le statut de cité quand elle favorise le « bien-être » qui est le signe même de la « civilisation », la « Hadara ». Mais qu’est-ce que cela veut dire précisément ?
    La civilisation, pour Ibn Khaldoun, s’entend en terme de raffinement. Mener une vie civilisée c’est avoir la possibilité de tendre vers des activités nobles qui permettent l’assouvissement des besoins de l’esprit…. »

    Selon notre auteur, une ville accède au statut de cité quand le bien-être atteint un degré certain. Comment reconnaître cette situation? Par la multiplicité des arts qui existent dans la ville, donc par ce que l’on pourrait appeler le progrès. Toutefois, tous les arts ne se valent pas. Il y a des arts vulgaires et des arts nobles. Ces derniers sont ceux qui permettent à l’homme d’atteindre sa perfection. Ibn Khaldoun en distingue trois.

    Le premier est l’art de la médecine qu’il relie fondamentalement à celui de l’accouchement. Pour que l’homme puisse prétendre à l’exercice de la réflexion encore faut-il qu’il puisse persévérer dans son être, c’est-à-dire qu’il conserve le plus longtemps possible la santé. Or, la médecine est l’art qui permet de répondre à cette nécessité. La santé est un bien fondamental. Sans lui l’homme ne peut faire un usage serein de sa raison.

    Le deuxième a trait à la beauté. Seul l’homme est sensible à la beauté esthétique. Cette dernière naît de cet art d’agencer les sons de façon harmonieuse que l’on trouve dans la musique. L’homme doit nourrir sa sensibilité par des sons qui plaisent à ses oreilles car telle est sa nature. Un homme raffiné est un être capable de goûter à des plaisirs nobles et non pas vulgaires car c’est la preuve que l’esprit l’emporte chez lui.

    Enfin, le troisième art qui répond à cette noblesse des aspirations humaines est celui de la librairie qu’Ibn Khaldoun lie à l’écriture. Pour Ibn Khaldoun, l’art qui renseigne véritablement sur le degré de « hadara » d’une ville c’est celui du libraire. L’auteur donne à cet art une signification beaucoup plus large que celle que nous lui accordons. L’art du libraire ne se réduit pas uniquement à vendre des livres, mais aussi à transmettre la connaissance, par la maîtrise de la copie et de l’écriture. Bien sûr, l’imprimerie n’existe pas à l’époque d’Ibn Khaldoun et c’est pour cela que libraire, entendu en ce sens, occupe une place fondamentale….. »

    Alors la question qui se pose, est ce que la ville de Bel Abbés « a atteint le statut de cité qui favorise le « bien-être » qui est le signe même de la « civilisation », la « Hadara »….. »…..????

  16. Albarracin de Sidi Bel Abbés

    @Mme CH
    Un régal pour l’esprit, et une bonne introduction sur le vivre ensemble , nombreux , et différents …. tel est le défi de la ville…;et son invitation muette!
    Le rapport à l écriture , à la lecture et à la ville, ne manque pas d’à propos, le libraire étant le vecteur du pluralisme , de la complexité de la pensée qui s’ouvre à l’universel, comme la ville est à la fois une et plurielle….SBA , résume assez bien cette orientation , avec la Place Carnot, qui offre un lieu ou l’on se croise , lieu de rencontres Le kiiosque, qui offre la capacité d’offrir aux musiciens d’exalter les sons ,et adoucir les tempéraments , le théatre tout proche, qui s’offre comme une puissance invitante à découvrir les talents les plus divers !
    Plus éloigné de cette agora moderne , le jardin public , en retrait pour aménager le silence qui convient à la méditation!
    Les éléments essentiels sont l,à il ne faut que s’en pénétrer pour en saisir le mouvement et pour partager la chose commune  » .Notre ville « ets la tienne si tu l’aimes !Elle s’attache à notre âme et t’invite à l’aimer (selon les mots du poète
    Meci pour cette introduction méditadive

    • Hamid

      Bon texte monsieur Albarramcin

    • Mme CH

      Grand Futé, Mr Albarracin, (Ah! je m’excuse si l’expression ne vous plait pas…mais elle n’a rien de méchant bien au contraire….)…!!! Je vous ai encore une fois compris….! Mais, vous avez remarqué qu’Ibn Khaldoun fait partie de l’Elite arabo-musulmane démontrant ce que les musulmans ont apporté à la « civilisation moderne » lorsque d’autres peuples vivaient dans les ténèbres, la barbarie et l’obscurantisme. …!!!
      Malheureusement, en occident , dans les établissements scolaires, on ne fait jamais ou presque référence à cette contribution imposante de la civilisation musulmane…!!!
      « On inculque aux élèves que les sciences modernes étaient tirées des sciences anciennes gréco-romaines, indiennes et égyptiennes ! Or, sans l’apport des musulmans qui ont développé ces sciences, perfectionné et y ont rajouté des milliers d’inventions et de découvertes, le monde d’aujourd’hui ne serait pas ce qui l’est actuellement ! Cette éclosion scientifique puissante et multiforme a considérablement enrichi des matières aussi diverses que la médecine, la géométrie, l’astronomie ou la mécanique….. » Bref….!!!

      Toutefois, je suis d’accord avec vous, que certains éléments essentiels de la ville sont là, il faut juste bien les exploiter, mais avant cela, il faut les préserver, les réhabiliter et les entretenir….!!! Et pourquoi pas créer d’autres espaces….!!! Mais pour ça, il faut des Hommes à la hauteur, au sens large du mot….!!!

      Vous savez Mr Albarracin, vous connaissez peut être une partie des Algériens, mais vous ne connaissez pas encore la plus grande partie qui n’a pas eu l’occasion de gouverner ou ne veut pas s’impliquer pour le moment pour une raison ou une autre……!!! Il faut dire que pour le moment, la médiocrité sévit un peu partout…..!!!!

      Vivement Ibn Khaldoun….!!!!

      Au fait, vous avez combien d’amour dans votre vie Mr Albarracin…??? Je parle bien sûr, des Villes…!!!!

      Bonne soirée…!!!

      • Albarracin de Sidi Bel Abbés

        @Mc H
        Merci de ne pas insister sur mes amours humains….Casanova, et Don Juan en seraient détronés, et ma réputation hautement compromise….
        J’ai une qualité , je suis reconnaissant, aux hommes et femmes croisés dans ma vie! J’ai pu observer que la ville,n’est pas pour grande chose , ni la race, ni la religion ne sont les références qui conditonnent la nature profonde de l’être humain…..mais ce supplément de Lumière qui éclaire certains êtres ou qui demeure absent chez d’autres ou à des degrés divers plus ou moins présent !
        « La baraka », est à mon avis le mot juste qui explique ces écarts et différences… Ceux qui en sont bénéficiaires se doivent être la chance de ceux qui en sont dépourvus…. Les chrétiens appellent cette option de posture: » être mésirécordieux!
        Ceux qui en bénéficient ne sont pas pour autant démunis de « défauts »
        La nature humaine est complexe…je ne vous apprends rien:!
        S’agissant des villes ou des cités qui inspirent ma réflexion sur la civilisation musulmane…. Elles sont nombreuses ! Un blogueur vient tout juste de faire référence à la Malaisie! J’ai eu le privilège de visiter cette région du monde et Kuala Lumpur en particulier….C’est à l »évidence une réussite mais surtout une leçon de tolérance , vis à vis des minorités indiennes, asiatiques etc!
        Et la beauté des femmes aux milles couleurs dans leurs robes chatoyantes, souriantes, espiègles, est un régal pour les yeux et l’esprit!
        J’ai mon idée sur les difficultés de gouvernances administratives et entrepeunariales pour la gestion des cités algériennes…. Mais çà c’est un défi qui vous concerne et dont nul étranger ne peut se permettre de donner son avis et encore moins de proposer des solutions !
        Cordialement

        • MADANI

          mr elbarracin vous ne voyez pas que vous en faites de trop on a pas besoin de philosophes du passé en plus on ne comprends rien de ce que vous insinuez à moins que …..? vous vous rêvez en Apollon ?

        • Mme CH

          Salam Mr Albarraccin….!!! Tout de même, je ne pouvais me permettre d’insister sur vos amours humains….!!! Même si, je me rappelle la fille du Calèche…..(sourire)….!!! J’espère que vous n’avez pas fait souffrir beaucoup de monde…(rires)….!!!! Tant pis pour Casanova et Don Juan..!!

          Hummmmmm…..!!!! Comme toujours, le grand patriarche veut m’attirer à sa plate-bande préférée, mais cette fois-ci, je ne marche pas…!!!! Toutefois, je vous dis « Lakoum Dinoukoum Wa Liya Dini…. »

          Quant au défi, nous sommes entrain de le relever malgré les insuffisances….!!!! L’ingérence ne fera que compliquer les choses…!!!

          Par contre, Je ne sais toujours pas pour les amours de votre vie concernant les villes bien sûr….!!!

          Cordialement…!!!

          • Albarracin de Sidi Bel Abbés

            @MCH!
            Loin de moi de tenter de convertir qui que ce soit… J’ai déja fort à faire à résister aux chants des sirènes , aux prédicateurs talentueux,…
            S »agissant d’aimer une ville de maniére toute particulière ? Je ne suis pas en mesure de répondre, toutes me sont agréables à me souvenir, car toutes m’ont fait partager une tranche de vie et chacune est une pierre constitutive de ce que je suis…
            A l »évidence la cité d’Albarracin est chère à mon coeur …..Par sa beauté et son originalité historique, Par cette complicité qui à facilté qu’elle se révèle à moi, sans introduire un souvenir de relations humaines , mais de petites révélations sur le mystère de ce nom que je patarge avec une histoire! ésotérique, philsophique, je ne puis en dire davantage!! Ce moyen de communication est un obstacle majeure!
            Pour Sidi Bel Abbés,le coin le plus chère à mon coeur est ce bord de mékerra , à la ferme du centre, avec sa pinède et les hauts eucalluptus disparus! Rien de rien , c’est parfois tout dans une vie humaine, des lors, que se forme la mémoire des émotions qui nous accompagnent et forgent ce que nous sommes!
            Comme l’amour humain; le petit baiser de la petite copine sur notre joue la première fois, demeure à jamais!
            Bonsoir

        • Imène

          Ooooooh Albarracin .. grand coquin va ! en fait , qu’importe que nous soyons des villes, des cités , des campagnes des bedw ou des haddar lorsque le bon Dieu dans son immense bonté , nous gratifie de ce  » supplement de lumière  » qui éclaire les  » abysses  » de l’homme avant son visage : lorsqu’on a un diamant dans le coeur , il brille sur le visage ..et c’est vrai ! en tout cas j’ai bcp aimé votre esquisse un peu perso, un peu intime , des petits bouts de confidence – distillées avec parcimonie – mais quel effet ! la curiosité est à son paroxysme !! seulement voilà : la curiosité est un bien vilain défaut ..alors tant pis , comme mon amie je n’insisterai pas !.. à regrets ( smiling )
          Dîtes – moi Albarracin vous avez une idée , des propositions sur la gestion des cités DZ ? parfait , rédigez un article sur cette thématique via vdsba , on verra les repercussions ..pourquoi étranger ? vous êtes bien de Sba ??
          Salem !

          • OUERRAD en squatteur

            BONSOIR Imene ; bonne nouvelle??????

            • Imène

              Bsr squatteur ! 3mirouche est rentré ?? il va bien ? c’est ça ?

              • Amirouche

                Imène

                Bonsoir ………shuuuuuuuute je me cache
                Fatigué mais très heureux ,que Dieu fasse que toi Imène ,ainsi que tous ceux qui le souhaitent , que vous ayez la chance également de faire ce voyage oh! combien émouvant , magique , indescriptible ……..Que de belles et bonnes choses .Allah la yahrem koule moumen
                Ne dis rien au squatteur !
                A bientôt ma sœur

                • Mohand

                  hadj mabrouk wa danb maghfour .

                  • Amirouche

                    Mohand
                    Merci mon frère ,que Dieu vous facilitera ce voyage à votre tour.

                    • OUERRAD en squatteur

                      BIENVENUE CHEZ TOI HADJ SAHBI SUR LA VD SBA .REPOSES TOI ET A BIENTOT INCHALLAH .HADJ MAKBOUL SA3YI MACHKOUR DENB MAGHFOUR .

                    • MADANI

                      A mon tour de vous féliciter mr AMIROUCHE hadj makboul que dieu nous pardonne nos péchés et nos méchancetés . amin ya rabbi el alamin .

                    • OUERRAD en squatteur

                      TU VOIS SAHBI EL HADJ je suis toujours en squatteur a SIDI BEL ABBES QUE J AFFECTIONNE .Mais en convalescence donc deux choix ou le lit ou le clavier ? TU CONNAIS LA BLAGUE DE hadj cat avec la souris donc je te dis amicalement EL HATTA HATTET HADJ wel ktiba KTIBET @MIROUCHE alors a ton clavier des que tu le pourras reposes toi bien

                • Imène

                  Ooooh 3mirouche , marh’ba , asslema !! bessahtek ..ou el hamdoulah 3’la salamtek : kirek khayi ? les gosses sont fous de joie ..tu nous as bcp manqué ,mon frère ! une avalanche de questions se bousculent dans ma pauvre tête ..ce sera pour plus tard ..reposez vous bien d’abord..inchAllah tout (es ) nos ami (es ) auront cette chance ..
                  le sqauatteur ? il se doute bien de quelque chose A trés bientôt .

                  • Mme CH

                    Ohhhhhhhhhh!!! Notre Hadj Amirouche qui nous revient blanc comme neige Inchaallah…!!! Vous nous avez manqué…!!! El Hamdoulillah 3la Essalama, Hadj Mabrour, wa Sa3y Machkour, wa Denb Maghfour Wa Al Janatou Inchaallah….!!
                    J’espère que vous avez trouvé toute la famille en bonne santé…!!

                    Au fait, je vous avais demandé un peu d’eau de ZemZem…??

                    Reposez-vous bien bien, car nous vous attendons….!!!

                    Contente que vous soyez parti et revenu en bonne forme…!!!

                • BADISSI

                  @Amirouche
                  Hdj mabroure daneb maghfour mon frère j espère que tu nous a pas oublier pour le douaa , heureux pour toi pour l accomplissement de ce pilier de l ISLAM , hamdouALLAH pour ton retour . même Kamel a accomplie ce pilier est il revenue Mardi 14 octobre , on attends toujours ta visite Hadj Amirouche

                  • Amirouche

                    BADISSI

                    Ayayaye !!! Kamel était aussi au hadj !! dommage ,je ne le savais pas ,sinon je lui aurais fait la surprise ; soubhane Allah , mon ami était là et je ne l’ai pas rencontré , pourtant j’ai voulu aller au camp des algériens à Mina mais la fatigue et l’éloignement entre les cantonnements Algérie et France m’ont découragé . Passe lui le bonjour Takabala allahou sa3yahou inchallah

                    • Amirouche

                      BADISSI

                      Excuse -moi mon frère , je ne t’ai pas remercié , qu’Allah te protège , te donne la santé et préserve ta famille

              • OUERRAD en squatteur

                wa3rah ?

          • Albarracin de Sidi Bel Abbés

            @ Imène

            Dernière confidence! J’ai assumé 3 mandats de maire adjoint sur ma commune de résidence actuelle! C’est dire si les questions relatives à la gestion de la cité quelqu’en soit la taille, sont des questions qui relèvent à la fois de la légitimité d’accés aux dossiers, en droits et en devoirs d’assumer des mandats par délégations; Mais le coté administratif et légal n’est rien comparativement aux questions des interêts contradictoires qui résultent des enqutes et des contradictions politques ^légitimes sincères ou simplement partisanes !
            Oh oui je suis étranger aux réalités de la ville dans ses composantes partisanes et politiques…..La seule chose de vraie , je ne suis pas citoyen de Sidi Bel abbés, mais simplement natif, et celà n’ouvre aucun droit Heureusement !!!
            Bonne nuit!

  17. Mme CH

    En conclusion, « la civilisation qui caractérise une ville n’est pas un concept abstrait pour Ibn Khaldoun. La « Hadara » s’incarne dans l’homme à travers des actions concrètes dans la cité. Toutefois, il ne suffit que pas que cette vie citadine raffinée surgisse pour que la civilisation soit affirmée une fois pour toute. En effet, il faudrait que la vie sédentaire perdure et se consolide suffisamment dans le temps en devenant forte et vigoureuse. Ce n’est que par l’émergence d’habitudes nouvelles en l’homme que le danger d’une régression vers la vie bédouine peut être écarté. Néanmoins, pour Ibn Khaldoun une ville n’est jamais assurée de ne pas régresser. Le progrès n’est jamais acquis, ou plutôt il peut suivre une voie funeste qui peut mener une ville vers sa ruine. C’est la leçon que nous demande de méditer le maître. »

    On dirait qu’Ibn Khaldoun vit parmi nous…..!!!!

    On comprend mieux pourquoi kadhafi a maintenu la vie tribale et bédouine en Libye….!!! Ce mode tribal a constitué un choix majeur à l’Etat en matière d’organisation et d’appartenance. La vie politico-socio-économique de la Libye peut s’appréhender presque entièrement à travers les chaines de parenté. Mais ce lien s’et avéré fragile suite à la guerre désastreuse décidée par Sarko, ses sponsors et ses sbires comme BHL…!!

    L’assassinat de Kadhafi a entraîné les grandes tribus à se tourner sur elles-mêmes dans un raisonnement de confrontations armés tribaux régionaux ayant pour objectif la prise du pouvoir…!!! Donc pour une stabilisation en Libye, il faut chercher la reconstitution des alliances tribales, mais les responsables actuels sont hors circuit puisqu’ils baignent eux aussi dans le marécage ethno-géographique…!!! Et là, vient le rôle de l’Algérie qui est directement concernée par les « retombées » de la crise libyenne. Elle doit peser de tout son poids pour instaurer un dialogue avec la participation de tous les antagonistes et leurs sponsors des Trois Nord pour arriver peut être à une « réconciliation nationale ». Tout ça en veillant à ce que ses territoires soient sécurisés….!!!
    Et comme a dit le Ministre des A.E Lamamra: « l’Algérie veille à ce que «ses frontières ne soient pas utilisées à des fins de déstabilisation vers l’intérieur du territoire national comme vers les territoires des pays voisins »….!!! Donc, pas d’embourbement dans les marécages de la pieuvre du mal..!!!!
    Tenez bon…!!!

  18. Abbassi

    Madame vous êtes pour ou contre Kadaffi

  19. karim

    La conception de la ville chez Ibn Khaldoun
    août 10, 2007

    par A.Boukerche*

    Quand on évoque la sociologie on cite volontiers les noms de: Montesquieu, Tocqueville, ainsi qu’Auguste Comte que l’on présente comme l’inventeur du mot qui désigne cette science, ce qui est à moitié vrai car il y a eu aussi Quételet dont la postérité n’a pas retenu le nom. Or, Ibn Khaldoun qui, bien avant tous ces noms et au-delà d’une oeuvre remarquable de sociologue et d’historien, est surtout un très grand penseur, n’est jamais cité ou presque.

    La commémoration du sixième centenaire de son décès est l’occasion de revenir sur la richesse de sa pensée.

    Or, ce qui fait l’intérêt d’Ibn Khaldoun ce n’est pas tellement qu’il fût le premier à dire des choses, mais ce qu’il a dit. Pourquoi Ibn Khaldoun vaut-il le détour ? Qu’y a-t-il dans sa pensée qui peut encore nous interpeller à six siècles de différence ? Pour cela, il faut se pencher sur ses textes et c’est là que l’on découvre non seulement la finesse de ses observations et de ses analyses mais, aussi et surtout, son étonnante modernité. Ibn Khaldoun est un maghrébin comme nous et nous dit des choses dans de nombreux domaines qui pourraient nous éclairer sur nous-mêmes. Parmi les multiples thèmes qu’aborde Ibn Khaldoun dans ses « Prolégomènes » ou la « Moqqadima » celui de la ville mérite que l’on s’y attarde. Ibn Khaldoun, au fond, nous incite à nous poser une question fondamentale : pourquoi vit-on dans une ville? Dans quel but ?

    VIE BEDOUINE ET VIE CITADINE

    On le sait, Ibn khaldoun soutient une distinction fondamentale entre vie nomade et vie sédentaire. L’une est première chronologiquement parlant par rapport à l’autre et la fin que poursuit la vie bédouine est radicalement différente de celle de la citadine. Qu’est-ce qui justifie, selon Ibn Khaldoun, cette différence ?

    La vie bédouine représente l’une des formes primitives du vivre en commun. Effectivement, l’homme ne peut vivre seul parce qu’il lui faut répondre à ses besoins fondamentaux afin de survivre. C’est pour cela, et reprenant une thèse que l’on retrouve déjà dans la pensée grecque, Ibn Khaldoun affirme que l’homme a besoin des autres pour assurer sa survie. C’est ce qui le pousse à constituer des communautés. Cependant, la première forme d’organisation sociale qu’est la vie bédouine n’est pas la meilleure forme de vie collective, car le nomadisme se définit comme une vie rude, laborieuse, dangereuse, donc par définition précaire.

    L’homme ne peut trouver son plein épanouissement que dans une forme de vie supérieure : la vie sédentaire qui est au fondement de ces espaces collectifs que sont les villes. Néanmoins, le passage de la vie bédouine à la vie citadine requiert des conditions car il porte la marque d’un progrès « civilisationnel » qui doit répondre, selon Ibn Khaldoun, à deux exigences :

    La première affirme que pour qu’une ville devienne telle, il faut que la vie sédentaire puisse s’installer de façon durable, afin d’éviter tout retour au nomadisme. Cela signifie que le passage d’un mode de vie à l’autre n’est pas irréversible. Il peut se réaliser dans les deux sens. Pour éviter le retour à la vie nomade, qui représente un degré moindre de perfection pour la forme de vie collective, il faut l’émergence d’une véritable culture citadine qui se distingue du bédouinisme. Pour le dire autrement, les usages ( les modes de comportements, les techniques diverses et variées, etc.. ), les représentations collectives ( connaissances en tous genres, opinions, croyances ) et les valeurs ( ce qui mérite d’être poursuivi et ce qui doit être banni , le bien , le mal ) qui caractérisent toute culture humaine changent du tout au tout quand les hommes passent d’une vie mouvementée, bédouine à une vie stable, citadine.

    La seconde condition selon Ibn Khaldoun, qui permet de dégager à coup sûr l’émergence d’une véritable vie citadine, réside dans l’accession de la ville au statut de cité. Le vivre en commun dans une ville n’est pas un simple espace partagé par une agrégation d’individus. En effet, ce qui caractérise le vivre en commun dans une cité ce n’est pas, pour Ibn Khaldoun, la simple satisfaction des besoins comme c’est le cas pour la vie bédouine. Dans les villes, les hommes vivent aussi pour autre chose. Quoi ? Ibn Khaldoun soutient que les hommes à travers la vie citadine peuvent accéder au « bien-être ». C’est cette dernière notion qui donne à la ville sa vraie finalité.

    L’HOMME ET L’ANIMAL

    Cependant, en quoi cette deuxième condition, qui stipule la réalisation du « bien-être », est-elle l’apanage de la véritable vie citadine? En fait, pour Ibn Khaldoun, le « bien- être » auquel permet d’accéder la vie sédentaire n’est, ni plus ni moins, que la marque même d’un phénomène social qu’il nomme « Hadara » ou « civilisation ». Qu’est-ce à dire ? Que la vie citadine est meilleure que la vie bédouine parce qu’elle permet à l’homme de se civiliser, autrement dit de passer de cet être frustre qu’il était dans la vie nomade, à un être raffiné. Pourquoi ? Parce que telle est la destination de l’homme.

    Ibn Khaldoun, comme beaucoup de penseurs, trace une limite nette entre l’homme et l’animal. Qu’est-ce qui fait que l’homme ne peut se réduire à son animalité ? Tel est l’un des axes sur lequel repose la réflexion khaldounienne pour justifier l’intelligibilité et la nécessité du passage de la vie bédouine à la vie citadine. L’homme est, avant tout, un être de la nature car c’est ainsi que Dieu l’a voulu. Par conséquent, l’homme doit répondre à ses besoins fondamentaux comme tous les êtres vivants. Il se doit de persévérer dans son être. L’homme, comme tout animal, doit mobiliser une grande partie de son énergie pour préserver sa vie et l’intégrité de son être. Il y arrive d’autant mieux en unissant sa force avec celle des autres. C’est l’une des raisons qui justifie le vivre en commun. Toutefois, on l’a vu, la vie bédouine peut répondre à cette exigence et l’on peut dire avec Ibn Khaldoun que ce genre de vie satisfait les besoins premiers indispensables de l’homme en tant qu’être de la nature.

    Mais l’homme n’est pas qu’un animal. Il est plus que cela. Il possède quelque chose que toutes les autres espèces vivantes ne possèdent pas et c’est ce qui fait de lui un être à part dans la création et dans la nature. Ibn Khaldoun écrit à ce sujet:

    « Dieu a distingué l’homme de tous les autres animaux en lui accordant la réflexion, faculté qui marque le commencement de la perfectibilité humaine et qui achève la noblesse de l’espèce, en lui assurant la supériorité sur (presque tous) les êtres ».

    Entre l’homme et l’animal il y a un saut, et ce saut se situe dans une faculté intellectuelle humaine : la raison. L’homme est, certes, par son corps lié aux lois de la biologie mais c’est surtout par son esprit, dont la faculté maîtresse est la raison, qu’il accède à son essence. Corps et raison sont deux entités en l’homme qui ont besoin d’être satisfaites. Si le corps doit être nourri, abreuvé, contenté, l’esprit ne doit pas être en reste car c’est grâce à lui que l’homme peut se perfectionner, donc progresser, devenir un être à part entière.

    On le voit, Jean-Jacques Rousseau n’a rien inventé lui qui, bien des siècles après Ibn Khaldoun, a fondé une grande partie de sa philosophie sur le concept de perfectibilité.

    Ainsi, on peut dire que dans la vie bédouine, l’esprit ne peut être nourri de façon adéquate car l’homme est trop préoccupé par la satisfaction de ses besoins fondamentaux. On pourrait presque comparer cet état à l’état de nature que décrit Rousseau où la raison humaine est en quelque sorte tenue en « veille » car toutes les conditions ne sont pas réunies pour qu’elle puisse se réaliser pleinement. Dans la vie nomade, l’homme mène une vie trop laborieuse et centrée sur sa survie pour prétendre à des fins plus nobles. On comprend dès lors, que la vie dans une cité, selon Ibn Khaldoun, a pour fin suprême de satisfaire cette raison qui distingue l’homme de l’animal. C’est pour cela que le « bien-être », qui ne peut éclore que dans le cadre d’une vie sédentaire, constitue le milieu dans lequel la réflexion humaine pourra s’affirmer.

    BIEN-ETRE ET CIVILISATION

    Certes, nous l’avons compris une ville atteint le statut de cité quand elle favorise le « bien-être » qui est le signe même de la « civilisation », la « Hadara ». Mais qu’est-ce que cela veut dire précisément ?

    La civilisation, pour Ibn Khaldoun, s’entend en terme de raffinement. Mener une vie civilisée c’est avoir la possibilité de tendre vers des activités nobles qui permettent l’assouvissement des besoins de l’esprit.

    Cependant, il n’y a pas pour Ibn Khaldoun, et en cela il reste lié au monde des anciens, de distinction entre la technique et l’art. Expliquons : l’art, en tant qu’activité indépendante distincte des activités techniques qui visent la production d’objets utilitaires, est une invention assez récente en Occident (XVIII ème siècle). Pour les anciens, tout comme pour Ibn Khaldoun, art et technique relèvent d’une seule et même activité. C’est pour cela qu’Ibn Khaldoun parle des arts en général qui comprennent tous les métiers qu’ils soient techniques, au sens productif du terme, ou artistiques. Pourtant, cela ne veut pas dire que tous les arts sont à mettre au même niveau.

    Selon notre auteur, une ville accède au statut de cité quand le bien-être atteint un degré certain. Comment reconnaître cette situation? Par la multiplicité des arts qui existent dans la ville, donc par ce que l’on pourrait appeler le progrès. Toutefois, tous les arts ne se valent pas. Il y a des arts vulgaires et des arts nobles. Ces derniers sont ceux qui permettent à l’homme d’atteindre sa perfection. Ibn Khaldoun en distingue trois.

    Le premier est l’art de la médecine qu’il relie fondamentalement à celui de l’accouchement. Pour que l’homme puisse prétendre à l’exercice de la réflexion encore faut-il qu’il puisse persévérer dans son être, c’est-à-dire qu’il conserve le plus longtemps possible la santé. Or, la médecine est l’art qui permet de répondre à cette nécessité. La santé est un bien fondamental. Sans lui l’homme ne peut faire un usage serein de sa raison.

    Le deuxième a trait à la beauté. Seul l’homme est sensible à la beauté esthétique. Cette dernière naît de cet art d’agencer les sons de façon harmonieuse que l’on trouve dans la musique. L’homme doit nourrir sa sensibilité par des sons qui plaisent à ses oreilles car telle est sa nature. Un homme raffiné est un être capable de goûter à des plaisirs nobles et non pas vulgaires car c’est la preuve que l’esprit l’emporte chez lui.

    Enfin, le troisième art qui répond à cette noblesse des aspirations humaines est celui de la librairie qu’Ibn Khaldoun lie à l’écriture. Pour Ibn Khaldoun, l’art qui renseigne véritablement sur le degré de « hadara » d’une ville c’est celui du libraire. L’auteur donne à cet art une signification beaucoup plus large que celle que nous lui accordons. L’art du libraire ne se réduit pas uniquement à vendre des livres, mais aussi à transmettre la connaissance, par la maîtrise de la copie et de l’écriture. Bien sûr, l’imprimerie n’existe pas à l’époque d’Ibn Khaldoun et c’est pour cela que libraire, entendu en ce sens, occupe une place fondamentale.

    VOILA CE QU’IL DIT, PAR EXEMPLE, A CE SUJET :

    « L’écriture, et l’art du libraire, qui en dépend, servent à fixer et à conserver les souvenirs que l’homme veut garder, à faire parvenir aux pays lointains les pensées de l’âme, à éterniser dans des volumes les produits de la réflexion et les connaissances scientifiques, et à donner aux idées une existence assurée. »

    Grâce à l’art de l’écriture l’homme est en mesure de transmettre à l’humanité, à travers les générations qui lui succèdent, le fruit de sa réflexion. Les livres sont les objets qui transmettent ce travail de la raison humaine, cet exercice permanent de son intelligence et qui est la marque de la nature historique de l’homme, contrairement à l’animal qui n’a pas d’histoire. Aussi, une ville est dite hautement civilisée, pour Ibn Khaldoun, quand les hommes qui y vivent peuvent aussi se consacrer, au-delà de la satisfaction de leurs besoins fondamentaux, à la recherche de la connaissance par les livres et à exercer leur réflexion. Grâce à ce critère, Ibn Khaldoun affirme, par exemple, qu’à son époque une ville comme le Caire est supérieure en « civilisation » à bien des villes mauritaniennes.

    En conclusion, la civilisation qui caractérise une ville n’est pas un concept abstrait pour Ibn Khaldoun. La « Hadara » s’incarne dans l’homme à travers des actions concrètes dans la cité. Toutefois, il ne suffit que pas que cette vie citadine raffinée surgisse pour que la civilisation soit affirmée une fois pour toute. En effet, il faudrait que la vie sédentaire perdure et se consolide suffisamment dans le temps en devenant forte et vigoureuse. Ce n’est que par l’émergence d’habitudes nouvelles en l’homme que le danger d’une régression vers la vie bédouine peut être écarté. Néanmoins, pour Ibn Khaldoun une ville n’est jamais assurée de ne pas régresser. Le progrès n’est jamais acquis, ou plutôt il peut suivre une voie funeste qui peut mener une ville vers sa ruine. C’est la leçon que nous demande de méditer le maître.

    *Professeur de philosophie

  20. Abbassi

    Content de lire ce prof

  21. Mme CH

    Mais Mr Karim pourquoi vous vous êtes donné tant de peine, il fallait nous sortir l’article avant que je ne le fasse…..!!!!! Vous avez remarqué que j’avais cité l’auteur et l’intitulé de l’article, dans mon post…..!!!!

    Quelle gaminerie…!!! Je crois que vous avez un autre pseudo un peu plus haut et si c’est le cas, vous par contre vous n’avez cité ni l’intitulé ni l’auteur du passage de l’article que vous avez mis dans votre post….!!! Allez je n’en dirais pas plus….!!!

    En tout cas, Ibn Khaldoun  » ne s’est pas trompé concernant « L’HOMME ET L’ANIMAL, vous venez de le prouver avec votre comportement que je ne qualifierais pas, par respect aux lecteurs de la VDSBA……!!!! Pffffffffffffffffffffffffffffffff……!!!!

    • karim

      t’es paranoïaque ou malade? traiter un lecteur de gamin ou d’animal, ahachemi si t’es vraiment une femme.

      • karim

        et si vous êtes vraiment musulmane, apprend à respecter homme et animal!

      • Mme CH

        Ahchem Ntaya Chouiya…!!! Et si vous vous êtes posé la question qui est de nous deux le paranoïaque ou le malade, celui qui reprend un article que j’ai déjà posté, ou…??? dans quel but…????

        Apprenez à bien lire, je n’ai traité personne d’animal , j’ai repris un titre de l’article…!!! Et puis quand je dis quelle gaminerie, cela ne veut pas dire que vous êtes un gamin, même si……..ce n’est pas de ma faute si vous ne comprenez pas les nuances de la langue de Molière…..!!!!
        Au contraire j’ai dit que je ne qualifierais pas votre comportement par respect aux lecteurs de la VDSBA….alors au lieu de vous mettre en boule cessez vos agissements M…….si vous êtes vraiment un Homme, car les hommes, il y en a beaucoup….!!!!???? Je ne vous répondrais plus le généreux….!!!

        Bonne soirée….!!!

  22. Mme CH

    Tout dépend de l’angle sous lequel on se place, mais je trouve que Mr Mohammed Guétarni (Maître de Conférence) a produit un bel article en 2008, intitulé: « Ibn-khaldoun : un géant du génie arabe », où il a fait allusion à certains facteurs responsables du sous développement de l’Afrique du Nord en particulier et le monde arabe en général, selon la vision d’Ibn Khaldoun, l’ « une des plus grandes personnalités de tous les temps.» (F. Rosenthal.)…!!! Permettez-moi de la partager avec vous…!

    Abdel Er-Rahman Ibn-Khaldoun (1332-1406) reste le plus connu des historiens arabes. Son nom seul évoque tout un passé majestueux du savoir arabe dont les Arabes en restent fiers. Il a su, à son époque, concevoir une véritable «philosophie de l’Histoire», jamais conçue avant lui, ni dans le temps, ni dans l’espace.
    C’est pourquoi, pour beaucoup de philosophes, d’historiens, de sociologues, Ibn-Khaldoun est un «miracle arabe.»
    Durant l’époque médiévale arabe, la pensée d’Ibn-Khaldoun n’a pas trouvé d’autres savants arabes pour prendre le relais. Les chefs de l’époque «vaquaient» à leurs rivalités intestines épidémiques et endémiques pour protéger, sinon d’accroître leurs privilèges au détriment du savoir. Pour d’aucuns, la pensée khaldounienne n’ayant pas trouvé de successeurs a fini par se perdre et disparaître avec lui. Pour d’autres, le colonialisme des pays du Maghreb a entrepris de fausser le sens originel de La Mouqadima, en tant que riche patrimoine scientifique et culturel maghrébin, jusqu’à la dénaturer.
    L’étude de la pensée d’Ibn-Khaldoun par les médiévistes est d’une importance cardinale. Elle doit être relayée par des comparatistes afin d’étudier les obstacles auxquels s’est confronté le développement des Arabes.
    Ibn-Khaldoun a étudié sa société, son temps et son espace avec un esprit rigoureusement scientifique, tant sur les plans politique, économique que social de l’Afrique de Nord médiévale qui fait partie aujourd’hui de la «Géographie du sous-développement.» «L’homme, dit-on, est un «microcosme», c’est-à-dire qu’il reflète et son milieu et son époque.» (1)
    Le sous-développement n’est pas une fatalité mais un processus engendré par un immobilisme qui empêche toute aspiration sociale vers le progrès.
    Ce qui rend une pareille nation apte et idoine à la colonisation. Ainsi, le retard combiné sur la modernisation de la politique, de l’économie et de la culture conduit, en droite ligne, sur l’apparition d’une société arriérée, donc fatalement sous-développée.
    Cette situation de sous-développement est favorisée par la disparité entre la croissance démographique et le développement économique assez lent. Cette situation grave n’est pas traversée uniquement par l’Afrique du Nord, mais par tout le monde arabe. Autrement dit, le sous-développement n’est rien d’autre qu’un déséquilibre entre l’essor démographique et une stagnation, voire une régression de la croissance économique créatrice de richesses. Ibn-Khaldoun a posé la problématique de la «lacune sociale» (2) du Maghreb arabe. Cette pensée présente, en soi, une dimension universelle qui se vérifie dans le temps et dans l’espace. L’état de sous-développement endémique dans cette région est le même dans le monde arabe, voire le Tiers monde. Ceci s’explique par le manque d’une classe bourgeoise qui, non seulement possède, mais aussi développe et modernise les moyens de production. Pour les économistes, cette classe est un moteur essentiel pour l’essor économique comme le montre l’Occident dans son ensemble.

    C’est ce qui fait dire à Monteil qu’Ibn-Khaldoun était trop en avance sur son temps.

    • Mme CH

      la suite…!!!

      Ibn-Khaldoun ne pouvait se poser des interrogations de manière objective, la classe bourgeoise du fait qu’elle n’existait pas au 14° siècle, au Maghreb. Ce dernier, en dépit de certaines tentatives de renouveau explique Ibn-Khaldoun, a amorcé son processus de déclin endémique. Aujourd’hui, malgré que le sous-sol arabe foisonne de richesses inestimables -(75% des ressources énergétiques)-, le monde arabe, divisé et faible, se vautre dans la misère et le sous-développement. Il n’y a ni solution, ni remède à cette faiblesse sans pratiquer, au préalable, un scanner sociopolitique afin de déceler la racine du mal dont souffre toute la nation et lui trouver un traitement d’attaque. Une autopsie a été entamée à partir du 19° siècle, avec un esprit critique scientifique émanant de réformateurs d’envergure tels que Djamel Eddine El-Afghani, Mohammed Abdou, Mohammed Ridha.
      Ibn-Khaldoun a été le seul capable d’analyser, de manière scientifique, la stagnation de sa société figée dans une fixité cadavérique. Il a pensé en visionnaire. L’Histoire lui a donné raison.
      «Les efforts accomplis par les peuples orientaux pour faire progresser les connaissances des humains, prirent fin au XIII° siècle après l’échec des Arabes…
      Ce sont d’autres peuples […], les Italiens, les Français, les Allemands, les Anglais qui, éveillés aux XII° et XIII° par le bienfaisant des Arabes, ont balayé ceux-ci de leur course et se servant de leurs travaux comme tremplin, sont arrivés au bout de quelques siècles à obtenir des résultats prodigieux.» (3)
      Ce qui a favorisé la «Renaissance» en Europe à partir du XV° siècle, alors qu’elle était en proie aux guerres et à l’obscurantisme auparavant. Selon Yves Lacoste, l’oeuvre d’Ibn-Khaldoun est étudiée en Europe depuis plusieurs siècles. D’après A. Megherbi, ce n’est qu’au XX° siècle qu’elle est enseignée timidement au Machreq arabe. Peut-être est-elle mal appréhendée, sinon détractée.
      De rares thèses de doctorat sont préparées pour mettre en valeur l’importance de l’oeuvre khaldounienne, la vulgariser et surtout la faire sortir de l’ombre, ne serait-ce qu’en direction de la communauté universitaire.
      «Le sociologue [est] l’intellectuel privilégié dans un monde où l’intellectualité est affectée de partialité et de mensonge. Cela signifie […] que la sociologie est la forme principale d’une critique radicale qui […] définit la seule connaissance qui échappe à la mauvaise foi.» (4)
      Cela montre qu’Ibn-Khaldoun s’est posé déjà ces interrogations qui en suscitent, aujourd’hui l’intérêt des historiens contemporains dans les domaines politique, économique, social et même culturel. Certains de ses détracteurs lui reprochent de n’avoir pas défini, de manière précise et rigoureuse, les concepts utilisés de nos jours. Il ne le put pour:
      1°- c’était un intellectuel hors-pair, certes, mais pas un oracle.
      2°/ ayant vécu au XIV°siècle, il ne pouvait cerner la problématique de notre ère, ni de notre aire de manière précise et complète, en dépit de son génie.
      Il avait, sans conteste, suffisamment de génie pour tout expliquer mais les Chefs en avaient davantage pour tout compliquer. C’est ce qui explique, en partie, certaines contradictions de sa pensée, aujourd’hui, notamment dans le monde arabe.
      L’Histoire est la jonction du passé avec le présent afin d’assurer un avenir meilleur d’un peuple, d’une nation, d’un pays. C’est-à-dire repenser les problèmes du passé pour mieux aplanir les écueils qui entravent l’évolution sociale.
      «Les Prolégomènes» d’Ibn-Khaldoun se sont imposés en tant qu’oeuvre majestueuse, à partir du XIX° siècle, en Europe occidentale, notamment. Les auteurs se sont rendu compte des traits généraux de l’évolution historique de cette œuvre au point d’être érigée au rang de «philosophie de l’Histoire» ou de «sociologie.»
      Ceci est dû en raison de l’historiographie qui fut, sans conteste, une des branches les plus prisées de la production intellectuelle musulmane. «C’est l’histoire qui fait le charme des assemblées littéraires,» disait Ibn-Khaldoun.
      Elle est, aussi, la partie essentielle des sciences arabes en ce qu’elle mène à la sagesse et à la compréhension des choses de la tradition et de la vie religieuse.
      «L’Histoire est l’une de ces branches de la connaissance; […] elle est recherchée à l’envie par les rois et les grands et appréciée autant par les hommes instruits que par les ignorants.» (5)

      Cependant, l’oeuvre d’Ibn-Khaldoun n’est pas seulement une simple continuation d’une «littérature historique.» Elle est une «révolution» dans la conception de l’Histoire en tant que science sociale à part entière. Notre auteur est, de ce fait, le précurseur de nombre de penseurs européens connus sur la scène universelle tels que Machiavel, Spinoza, Montesquieu, Comte et bien d’autres.

      • Mme CH

        L’instabilité politique du XIVe siècle, au Maghreb, l’a incité à orienter ses recherches vers une explication rationnelle des évènements pour aboutir à une explication objective dénuée, au maximum, d’interférence et d’interprétation subjective. Telle paraît la force intellectuelle majeure de l’oeuvre de cet intellectuel. Ibn-Khaldoun est un miracle arabe en ce qu’il appartient, à la fois, au Moyen-Âge et aux temps modernes. Pour beaucoup d’intellectuels, il est le père de la sociologie moderne. Selon le Docteur A. Megherbi, Auguste Comte n’a inventé que le vocable. Quant à la méthodologie, notre génie l’avait déjà pensée et pratiquée. Ibn-Khaldoun avait le mérite de pouvoir séparer, de manière scientifique, le rationalisme rigoureux de la mystique religieuse qui était très forte en raison du rite malékite considéré comme le plus austère et le plus rigide des écoles musulmanes, parce qu’il refuse un intellect trop débridé. Sa démarche relève plus de la praxis pour «comprendre l’état social de l’homme.» Ce dernier vaut ce que vaut sa société. Autrement dit, le milieu et la classe influent sur l’individu. L’homme est, à la fois, un produit et un producteur de sa culture.
        Cette dernière n’est jamais figée. Elle est, constamment en évolution. C’est cette évolution culturelle qui est à même de bâtir une nation nouvelle et de former un homme nouveau où le coeur n’étouffe pas l’esprit créateur. Ibn-Khaldoun a pu édifier, à son époque, une science sociale à l’échelle maghrébine, voire arabe. Il n’a pas omis de souligner la diversité (humaine) dans l’unité (de l’humanité), la relativité dans l’absolu, la pratique dans la théorie, le particulier dans le général. La particularité d’Ibn-Khaldoun est qu’il est, en même temps, un mystique et un rationaliste. C’est un personnage exceptionnel au regard de son temps et en même temps du nôtre de par sa perception moderniste de l’Histoire.
        «La pensée historienne d’Ibn-Khaldoun, le dernier des grands penseurs de la civilisation arabe du Moyen-Âge, apparaît comme un fruit supérieur, exceptionnellement mûri, d’un arbre dont la plupart des branches étaient déjà mortes et dont la croissance allait s’interrompre pour des siècles. (6) Dans «Les Prolégomènes», Ibn-Khaldoun a esquissé un facteur des plus modernes et des plus dramatiques de nos jours: le sous-développement en Occident arabe (Maghreb). Pour lui, l’essor économique, social et même culturel a été entravé par des causes endogènes plus qu’exogènes, notamment par l’incompétence politique et une médiocrité économique qui ne sont pas parvenues à créer des moyens de production à la hauteur des ambitions des peuples maghrébins de l’époque.
        «Les Prolégomènes» sont, en fait, une réaction contre «l’Histoire historisante.» De même -et c’est très important- Ibn-Khaldoun, dans son oeuvre, a voulu réfuter la thèse que la sclérose arabe provient de l’Islam en tant que religion de la paresse, de la fatalité et de la résignation. L’Islam n’a aucune part de responsabilité de la situation qui prévaut dans le monde arabe.

        Enfin, il faut dire qu’Ibn-Khaldoun est un géant hors pair du génie humain qu’a connu le monde arabe. C’est un météore. Il n’a pas eu de prédécesseur. Il n’a pas encore de successeur. Son arbre est-il définitivement mort? Espérons que non.

        Vraiment à méditer….!!!! Bonne lecture…!!

  23. Amirouche

    MADANI,

    Qu’Allah t’accorde un jour d’être devant sa demeure sacrée , si déjà fait une deuxième fois inchallah devant la kaaba el charifa , centre spirituel vers lequel convergent les cœurs de Ses serviteurs .Que Dieu exauce nos prières et attendrisse nos cœurs.

    Merci si MADANI

  24. Amirouche

    OUERRAD

    Merci , Je me demandais comment tu allais! mais je vois que tu te portes bien , chose que je te souhaitais avant l’opération , sahit sahbi ,encore merci

  25. Amirouche

    Mme CH

    Blanc comme neige !!!! Inchaallah bien sûr , (ya rabi Amine), Inchaallah et prochainement ,à votre tour d’ accomplir la circumambulation autour de la Kaaba et faire deux raka3ettes derrière makame sidna Ibrahim .Amine ma sœur

    Fraternellement

  26. VDSBA

    Lire Belheimeur Abdallah détenteur du premier et que nous félicitons f.r

  27. Mémoria

    Salam !
    Nous ne cesserons de remercier Mme CH pour son esprit de synthèse et d’analyse garanti par la fonctionnalité d’une mémoire phénoménale ! Déjà le 17 octobre 2014 ,l’analyse « ‘De l’universalité d’Ibn Khaldoun…à une régression tribale au troisième millénaire » » avait été publiée en scoop par La Voix de Sidi Bel Abbès après avoir été refusée par El Watan, par corporatisme-Je suppose- parce que cet enseignant en sciences sociales,auteur de l’article, avait déjà trop marché sur les plates bandes d’un clan de journalistes d’Alger-Sahel trop porté sur les soirées mondaines et les billets d’avion que la nomenklatura leur jetait en pâture pour justifier sa pérennité remise en cause aujourd’hui par le terrain des réalités.Pourtant d’autres articles analytiques leur passèrent …sur la tête alors qu’ils voulaient supplanter ou usurper les prérogatives de nos officiers de communication…Devenus critiques littéraires ou théâtraux,sans avoir écrit un seul livre ou essai,ils font aujourd’hui dans la surenchère à défaut de faire la litière à nos bourreaux tant ils ne sont pas encore repus de leur famine atavique…Ils s’avère que les deux plus importants sites de la presse électronique de Sidi Bel Abbès ont eu la présence d’esprit de « fixer » cette analyse prémonitoire.D’où la remise en cause de la crédibilité de gros quotidiens à budgets et subventions qui ont escamoté par un déficit volontaire en informations la décomposition de la situation à Ghardaia par ce silence culpabilisant sur le phénomène du tribalisme alimentant le semblant de classe politique plutôt appelée groupes de pression souvent à origine mafieuse régie par la loi de la…Chkara !!! Nous ne cesserons pas de remercier ces veilleurs sociaux comme notre camarade Hakem Abderahmane qui me rappelle..l’histoire de .la sentinelle de Kafka ! Remerciés Si Amirouche,Cheniti, Imène à qui je réitère mes souhaits de rétablissement à Mam et à tout ceux qui veillent sur les réseaux sociaux (Belamri,Fourat,et les autres…) pour éviter l’asservissement d’une opinion à la limite de la déculturation… SAHA Ramdankoum!!!

    • Imène

      Memoria : Salem !
      Merci pour votre ( vos ) contributions que nous ne cesserons d’apprécier , de lire avec bcp d’interêt et un plaisir à chaque fois grandissant..
      Merci pour vos souhaits de bon rétablissement à ma Mam , ça me va droit au coeur ..
      Que cette nuit bénie de leilat el kadr vous apporte joie , serenité et verra se réaliser vos voeux les plus chers..Merci Memoria !

  28. hakem abderrahmane

    Continue à aiguiser ta plume pour aiguiser la conscience de tes semblables !Salut à toi mon ami Mémoria et saha ramdanek!

Répondre