La Voix De Sidi Bel Abbes

De l’éthique de l’intellectuel Algérien, signé par Mémoria.

Monsieur  Ammar Kessab ,brillant expert en politiques culturelles , a le mérite d’être présent  dans un espace où la houle du choc des cultures et civilisations n’en finit pas de nous rappeler  que l’Algérie géographique reste  un carrefour  où le flux  impétueux et bruyant  des  accidents de l’Histoire régule le passage des générations,  vécus de populations, tribus  et communautés, … destin du  peuple sans glisser  vers une démagogie qui  serait dépassée aujourd’hui par  une mondialisation irrémédiable au risque d’être séculaire…Et l’Histoire des peuples et cultures ne peut être  qu’accidents hors normes et au-delà du pathologique  puisque la violence atavique et « carnassière » des colons européens exterminant les  amérindiens et les tribus d’Afrique du Nord ne pouvait  déculpabiliser que par l’alibi civilisateur de la religion …et de la science euro centriste !

ammar-kessab

L’ intervention « La culture est aussi politique » dans la Chronique d’El Watan Week End du 07 mars 2014 reste un plaidoyer  pour une démocratisation  culturelle en Algérie du troisième millénaire ,une grille d’analyse et de lecture très « scolastique » dans le sens où  le Dr Kessab part d’un pré requis que… la politique culturelle héritée de la colonisation a utilisé les arts et la culture de tout un peuple pour glorifier un régime malade, comme son président…Je veux exprimer par là au Dr Kessab que l’échantillon  tunisien n’est aucunement représentatif d’une population statistique nord africaine et/ou maghrébine et l’extensibilité des résultats à un printemps arabe en Algérie n’est pas valide. Des invariants culturels perdurent entre les peuples mais les processus historique et révolutionnaire  des états-nations diffèrent dans un clivage déterminant leur avenir. La Tunisie  a très tôt subi une laïcité et francophonie à la limite du Dom Tom et un statut de proximité avec la France qu’envieraient les insulaires de Nouvelle Calédonie et de Guyane….Et puis l’Algérie indépendante ,après un début d’ouverture sur le Monde et ses cultures continentales ,a carrément fait table rase de cette culture française qui ne fût pas que coloniale après le putsch culturel  de 1965 qui préféra protéger les explosions atomiques et expériences chimiques  françaises  au Sahara  en exhibant au peuple en convalescence son art de faire des châteaux en ruines … de toute ces structures  culturelles « coloniales » que le regretté Kateb Yacine avait pourtant classées butin de guerre inaliénable…Une déculturation de plusieurs générations avait commencé et l’Intelligentsia révolutionnaire et francophone loin d’être francophile choisit l’exil. Les exemples des Mohamed  Boudia et Zinet resteront les icônes de cette déchirure qui fragilisera l’Algérie d’aujourd’hui. La liste est trop longue sur cette saignée de l’élite culturelle  qui se reprochera avec l’âge d’avoir été trop attirée par les mirages des panthéons alors que la plèbe de l’Algérie profonde avait besoin de ses lumières et conseils. Et là je remercierais Dr Kessab de m’avoir permis de faire le lien sur la possibilité de pronostiquer du point de vue psychosociologique  l’éventualité que  les populations algériennes  qu’avait  tétanisées  historiquement  De Gaulle  en viennent au scénario de  la désobéissance civile tant les nouvelles générations démographiques déculturées … d’une société de masse à la limite de l’analphabétisme restent prédisposées aux marchés diffus de la mondialisation puisqu’elles sont formatées et leurs héritages  ne seront  plus là pour leur assurer une programmation mnémonique ….Disparus dans les cimetières de l’oubli  au Bled ou les jardins trop verts  de la gériatrie européenne pour la plupart… !

Je terminerais par cette phrase de la philosophe Hannah Arendt  (1906-1975) :« Une société de masse n’est rien de plus que cette espèce de vie qui s’établit automatiquement parmi les êtres humains quant ceux-ci conservent des rapports entre eux mais ont perdu le monde autrefois commun à tous… »  . Née Allemande et morte américaine, Hannah Arendt qui réfutait sa qualité de philosophe et préférait être professeur  de théorie politique est à l’origine des  livres  publiés  en 1951 « Des origines du totalitarisme » et en 1961 « La Crise de la culture ».Mon allusion à cette intellectuelle  de confession juive et adepte  de la Modernité n’est pas fortuite puisqu’elle dénoncera lors de sa couverture en avril 196I du procès Eichmann à Jérusalem la connivence des conseils juifs(Judenrate) avec les autorités nazies  dans la déportation  de leurs congénères vers Auschwitz ….

Il est aussi pathétique que facile  pour une société de masse déculturée de tomber dans la  manipulation  en diabolisant à la limite du Totem bouc émissaire un homme  hors du commun rongé par la maladie et  certainement pas maître de ses facultés de discernement et d’évaluation !  L’ennemi  n’est jamais celui qu’on croit !  Dieu nous préserve …de nos amis !

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Signé  Mr HOUSSINE  Mourad Salim, psychologue et écrivain, auteur de « Terriens, réveillez-vous ! », Editions Edilivre et Aparis, Paris, 2012.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=56236

Posté par le Nov 9 2014. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

25 Commentaires pour “De l’éthique de l’intellectuel Algérien, signé par Mémoria.”

  1. OUERRAD en squatteur

    Je vais commence ,par la fin comme on dit egdhab ettalia , j apprends pour votre livre , ou est il vendu est il publie on line ? TOUJOURS POUR COMMENCER PAR LA FIN votre dernier paragraphe est eloquent , je ne puis dire plus , c est resumer notre vecu et je vous en remercie . J ai lu l article sur el watan weed , mais je n ai fait que le survoler , je vais le reprendre quoi le relire ;RABI YARHAM 3AMI HOUSSINE .Comme disait nos ancetres khairou khalef li khairi salef ; EL BADRA ESSALHA

  2. Abbes

    L’Algérie pays du maghréb certes mais à payé un des plus lourds tributs par rapport à ses voisins ce qui la rend spécifique et possède ses propres caractèristiques d’où toute approche est particulièrement singulière.

    • Omar

      Pour ton information L’Algérie faisait partie intégrante de la France d’où le slogan 55 millions de français de Dunkerque à Tamanrasset or que le Maroc ainsi que la Tunisie n’étaient que des protectorats il y avait une grande nuance il ne faut pas l’oublier.

  3. Point de vue

    Dans cet article, très intéressant, on peut lire cette phrase « Une déculturation de plusieurs générations avait commencé et l’Intelligentsia révolutionnaire et francophone loin d’être francophile choisit l’exil »…………

    Il me semble qu’en plus de 50 ans, un certain nombre d’algériens ont eu le temps de devenir des intellectuels renommés. En voici un exemple intéressant pour contredire l’explication de la déculturation comme principale raison du manque d’intellectuels en Algérie, car dans cet exemple qui n’est sans aucun doute pas unique, on constate que le Dr Behbi, est né juste avant l’indépendance, à suivi une scolarité normale et est devenu un brillant scientifique et que s’il n’est pas revenu en Algérie comme bon nombre de ses collègues, c’est tout simplement du au fonctionnement politique de l’Algérie depuis son indépendance.

    Le Quotidien d’Algérie.
    06 avr 2013
    La « fuite des cerveaux »…Extraits de l’Interview avec le Dr.Abdelwahab Dehbi

    JM – 1) Bienvenu Dr. Abdelwahab Dehbi. Pouvez-vous s’il vous plait nous donner un aperçu sur votre personne, et quelles ont été les circonstances qui vous ont amené ici en Suisse après avoir étudié dans les plus grandes universités mondiales, sachant que l’Algérie a besoin de compétences comme les vôtres ?

    DR DEHBI :Je m’appelle Abdelwahab Dehbi, ma famille paternelle et maternelle est originaire de Arbouat au Sud d’El Bayadh. Je suis né juste avant l’indépendance à Meknès, au Maroc, où ma famille avait émigré bien avant la révolution. J’ai fait mes études primaires et secondaires à Alger, précisément au Lycée Ibn Abbas d’El Biar, qui s’appelait Saint Joseph, et était alors dirigé par les Pères Blancs. Après le Baccalauréat, j’ai étudié les mathématiques supérieures à Paris, puis je suis parti aux USA, à l’Université d’Arizona où j’ai obtenu le diplôme d’ingénieur en génie énergétique en 1985. Ensuite, j’ai pu bénéficier, par la grâce d’Allah, d’une bourse financée par General Electric, ce qui qui m’a permis d’entamer des études supérieures au Massachussetts Institute of Technology (MIT) près de Boston, débouchant sur le Master’s en 1988 et le Doctorat en 1991, tous deux dans l’énergétique, avec spécialisation dans la sureté des centrales nucléaires. J’ai effectué ensuite une année de plus au MIT en tant que Post-doctorant et enseignant.…………………

    JM – 2) Les journaux algériens annoncent périodiquement qu’un grand nombre de compétences s’exile à l’étranger, au moment même où l’université algérienne a le plus besoin de l’appui de scientifiques comme vous. Quelles sont les principales raisons de cette fuite de cerveaux, et pourquoi ne retournez-vous pas travailler dans les universités de votre pays ?

    DR DEHBI : Quand je regarde derrière moi et me remémore les centaines d’universitaires algériens que j’ai pu croiser, que ce soit ici en Europe ou aux USA, et que je veuille compiler des statistiques personnelles sur ceux qui sont revenus au pays, j’ai du mal à compter sur les doigts de deux mains ! ………….
    La Chine dépense 1.5 % de son PNB pour la recherche et le développement, et quand on a cette volonté politique, les résultats suivent. Ainsi, en 10 ans, le nombre de publications scientifiques issues de Chine a quadruplé ! Qu’en est-il chez nous ? Le pouvoir politique n’est préoccupé que par sa survie, il n’a besoin ni de l’université, ni des intellectuels, puisqu’il n’a aucune ambition pour l’Algérie. Les hommes qui ont la charge du pays sont eux-mêmes extrêmement limités intellectuellement, et quand bien même ils voudraient faire avancer le pays, ils n’en sont pas capables, n’ayant jamais mis les pieds dans une université, ou lu des ouvrages, ou participé à une quelconque entreprise intellectuelle. Quand le pays a besoin de quelque chose, on l’importe, c’est cela la devise du pouvoir. Avec la maudite rente pétrolière, cela permet de jouer la montre, mais le réveil post-pétrole sera extrêmement dur. Les générations futures paieront cher l’hibernation qui dure depuis 30 ans au moins, et qui s’est aggravée depuis 20 ans. Les principaux dirigeants politiques du pays ont plus de 75 ans, ce qu’on ne voit nulle part ailleurs, et qui constitue un comble pour un pays jeune. Comment à l’heure d’Internet, de la révolution numérique et de la nanotechnologie, peut-on espérer avancer avec des décideurs qui bouclent leur huitième décade et qui n’ont aucun sens de l’évolution du monde ? Aussi, quand le pouvoir organise de temps à autre les « assises » des compétences scientifiques installées à l’étranger, c’est exclusivement pour les caméras de télévision, et ce n’est jamais suivi de faits. Cas a plutôt l’air d’une « zerda » pour scientifiques !
    Pour répondre à votre question me concernant, je dirais que personnellement, et comme tous les universitaires algériens à l’étranger, je n’ai pas de place dans mon pays, car ceux qui dirigent l’Algérie ont depuis toujours décidé d’exiler soit à l’intérieur soit à l’extérieur toutes les compétences honnêtes qui ne rentrent pas dans le moule du « système ». Une petite anecdote résumera la situation : il y a quelques années, le directeur d’un grand centre de recherche en Algérie m’invite pour donner une conférence ainsi que pour explorer les modalités d’une possible coopération. Arrivé à Alger, un émissaire, très sympathique par ailleurs, vient me voir pour me dire que tout est annulé, un « veto sécuritaire » ayant été émis à mon encontre, probablement par ceux qui ne dorment pas la nuit pour protéger l’Algérie de ses ennemis. Pourtant, et j’ai bien vérifié, mon nom ne ressort dans aucun des méga-scandales de ces dernières années, ni dans l’affaire Khalifa, ni dans celle de la BRC, ni dans celle de l’Autoroute Est-Ouest, ni dans Sonatrach-I, ni dans Sonatrach-II, ni dans Sonatrach-III …….

  4. Abbes

    Ou voulez vous en venir avec ce commentaire.

    • Point de vue

      De dire simplement, que le manque d’intellectuels et de scientifiques en Algérie vient principalement du fonctionnement politique de l’Algérie depuis son indépendance.

  5. Mr CH

    Les mots que nous utilisons sont parfois déformateurs de notre pensée. Il faut dans ce cas les revoir et affiner leur signification afin qu’elle se conforme aux idées que nous voulons « construire ».

    Faut il définir d’abord ce qu’est l’intellectuel ? Faut il faire la différence entre instruction et intellect ? Car l’instruction ne fait en fait que stimuler l’intellect mais ne le remplace pas, il est inné et tous le possèdent et certains plus que d’autres.

    A mon avis, si les gens de novembre n’étaient pas instruits, ils étaient en majorité des intellectuels en ce sens que la rationalité présidait à leurs actes encadrée par la morale, j’allais dire la moralité.

    Sommes nous, à l’heure actuelle, toujours rationnels dans nos comportements ? Nos actes obéissent ils toujours à la même morale ? Si c’était le cas je pense qu’on serait sorti depuis longtemps du puits où on sombre peu à peu.

    La question n’est pas de comprendre le problème de l’intellectuel algérien, la question est : y a t il encore des intellectuels en Algérie ou seulement des personnes instruites ? Car pour l’intellectuel, quand la rationalité lui dicte un acte conforme à sa morale, il doit en principe assumer cet acte et ses conséquences, sans tenir compte d’autre chose. Mais pour cela, il faut un bain social qui non seulement ne contrecarre pas cette orientation, mais est susceptible de la suivre et d’accepter de se réorienter vers les nouveaux buts s’ils sont plus rationnels. Or non seulement les gens rationnels sont considérés comme timbrés dans le nouveau référentiel social élaboré, mais en outre ils sont fuis comme la peste et se retrouvent seuls face à l’exil absolu. Comme ils sont sociaux de par leur nature d’hommes, ils finissent par tempérer et restreindre cette rationalité qui les met en butte à l’égard de tous et leur moralité finit par se diluer selon des rapports propres à chacun en fonction de sa capacité de résistance.

    Au surplus, l’intellectuel au sens habituel ne peut exister que dans une société construite et dont les cadres législatifs, réglementaires, moraux et religieux sont présents, ce qui semble t il n’est plus le cas chez nous.

    • Mémoria

      Bonjour,
      Nonobstant le fait que j’aurais voulu répondre à une personne qui assume pleinement son pseudo sans vouloir porter atteinte à un autre pseudo plus célèbre au risque de lui faire de l’ombre…,nous restons toujours dans …la problématique de l’éthique …algérienne de l’intellectuel .Assumer son intellectualisme ,c’est assumer son identité .Mémoria connu sur la VDSBA n’est qu’une signature mais aussi une identité qui,à trop perdurer sur le site,ferait dans le monopole et …l’absence de tact envers le lectorat ! C’est vrai et je vous le concède que l’intello n’est pas forcément l’instruit…C’est pour cela que le glissement sémantique est souvent facile et qu’il est souligné dans le titre de l’article « De la problématique de l’éthique de l’intellectuel algérien… »,une grille de lecture pas du tout exhaustive…
      Le débat est ouvert avec les « monopseudos… » connus et reconnus et dans…. ce seul cadre…!!!
      CORDIALEMENT !

  6. Mr CH

    Dieu nous préserve …de nos amis ! ET FIN DE L’ARTICLE

    Je vais finir par une vieille blague à l’instar de notre ami Benyoucef Badreddine:

    Un islamiste est monté dans un TGV et ayant peur de la vitesse s’est mis durant tout le trajet à faire des prières: « Allah Yestour, Allah Yestour… » sans interruption. Le TGV déraille. Une vieille femme le désigne et dit : »C’est lui qui a fait dérailler le train par magie. Depuis le début il disait :Là il se tord, là il se tord et finalement voilà, le TGV s’est tordu ».

    • Mémoria

      Bonjour !
      Je vous jure que j’ai entendu l’histoire de « Là il se tord » par ma mère les années soixante .L’imputer aux islamistes est soit mauvaise foi soit méconnaissance de l’époque !!!
      Il s’agissait du train Inox et non du TGV !!!

  7. Mr CH

    Echouer n’est pas très grave, le pire des echecs c’est d’bandonner après un echec…

  8. Nory

    un article ce bonne facture J’apprécie ce niveau et cet éclairage.

  9. Chot lahcene

    Les Barbelés Du Village Nègre
    Bouchan Hadj-Chikh nous gratifie, en Algérie, d’un beau roman publié récemment aux éditions CASBAH, fruit de son vécu pendant la guerre de libération, et en hommage à ses amis d’enfance qu’il cite de leurs vrais noms. « Cette guerre qui n’en finit pas de ronger notre génération », écrit l’auteur, a été un traumatisme pour ceux qui l’ont vécue ; bon nombre d’écrivains qui lui ont survécu lui ont consacré des écrits et continuent de se concentrer sur cette période historique douloureuse.

    L’auteur écrit en page 108 : « nos têtes remplies de bruits de guerre que nous ne voulions pas nous raconter de peur… de nous faire peur, Gilbert Martinez (son ancien camarade de classe d’origine espagnole) se retourna vers moi et dit : tu vois comme on est amis tous les deux. Eh bien, il n’est pas loin le temps où l’on se tirera l’un sur l’autre !
    Je n’osai pas défier le futur et lui jurer le contraire. Je restai muet ».

    La haine face aux exécutions, au lynchage de l’Arabe jusqu’à ce que mort s’ensuive, aux fusillades aveugles, aux tirs meurtriers et routiniers des territoriaux « sur tout ce qui bouge » (arabe, s’entend), aux humiliations, fouilles, rafles, brutalités, supplantera inexorablement l’humanisme : « aujourd’hui, écrit l’auteur, j’en veux encore à ces jeunes gens et jeunes filles excités, haineux (ils venaient de lyncher à mort un Algérien de passage dans leur quartier), qui ont tué en moi le reste d’humanité que j’avais réussi à préserver. Et tout le long du chemin, je priai Dieu de ne pas rencontrer Martinez ni Nahon qui étaient restés tout de même dans ma mémoire des amis ».
    La mort, dans ces années–là, est banalisée. L’auteur, alors enfant, en est témoin fréquemment, en direct, même. Son insouciance et sa joie de vivre vont s’émousser, s’estomper pour laisser place à une tristesse que l’on devine profonde

  10. Chot lahcene

    suite

    Les Barbelés Du Village Nègre Bouchan Hadj-Chikh ::::::cabah edition

    Courir devint donc un acte militant ! »
    Les Algériens « témoins possibles mais toujours muets et aveugles » se serraient, à quelques exceptions près, les coudes. « Les rebelles, à les croire, se cachaient derrière tout Algérien, ce qui était, d’une certaine manière vrai » souligne l’auteur en page 11.
    L’éveil national
    La prise de conscience nationale est nourrie par les chuchotements entre adultes, les paroles qui deviennent bruissements pour exprimer ce que les petits ne doivent pas entendre mais dont, en fait, ils n’ignoraient rien, « la politique ayant envahi les rues » ; alimentée par les différences sociales entre Européens et autochtones :
    Sur le plan vestimentaire, l’auteur évoque « les pantalons rapiécés », « les robes aux couleurs passées », « les chaussures plusieurs fois ressemelées », les chiffons en guise de poupées », les enfants qui « courent pieds nus ».
    Dans le quartier européen (la discrimination est entendue : il y a le quartier européen et les autres), le jeune garçon qu’il était, « traîne un peu les pieds, le long du bassin, dans le jardin public, pour regarder les jeunes Européens, accompagnés de leurs parents, prendre plaisir à voir flotter leurs petits voiliers ou leurs bateaux à hélices mécaniques sur le plan d’eau. L’envie me crevait les yeux… ».
    L’auteur évoque aussi la fuite permanente des Algériens toujours poursuivis, toujours obligés de courir…, «les courses éperdues vers les portes ». Il parle, du reste, de sa « vélocité », de son « élan vers la sortie du jardin public », des « grandes enjambées », du « délié de sa foulée … pour échapper à la colère et la bastonnade du jardinier » ;
    Les insultes à caractère raciste du genre « sale petit Arabe » qui valut à son auteur, le directeur d’école, un coup de poing « bien appuyé » d’un instituteur arabe (qui deviendra le célèbre commandant Moussa de l’A.L.N.) ou « ta gueule, l’Arabe ! » ne pouvaient pas s’oublier.
    Les medersas, les mouvements scouts font dans l’éveil national : « elles eurent, affirme l’auteur, une influence considérable sur la formation politique et idéologique des jeunes ».
    Le taleb, l’épicier, le coiffeur ( !), le conseiller municipal (décrié, pourtant, en général, et considéré comme « collabo » par la population arabe), l’instituteur arabe, le chef de troupe scout et le médecin, la couturière, le jeune facteur, Meriem, le professeur d’arabe, les jeunes, lycéens, militants actifs ou passifs…sont gagnés par la conscience nationale. « Les adolescents, sinon engagés, se firent, du moins, de dévoués propagandistes à la cause nationale » à l’instar de l’auteur lui-même.
    Les autres, les traîtres, plutôt rares, se firent éliminer par le F.L.N., « la seule autorité qui avait l’oreille de toute la population », indique l’auteur. « Cherif Hamia, l’élégant boxeur poids plume disputant le championnat du monde contre l’Américain Hogan « Kid » Bassey se serait fait mettre délibérément hors de combat, à la dixième reprise, afin de priver les sportifs français d’une couronne mondiale » apprend-on.

  11. Chot lahcene

    « Les Barbelés Du Village Nègre » Bouchan Hadj-Chikh ::::::casbah édition déclenche des stimulus chez les quinquagénaires, sexagénaires, septuagénaires………

    dans la même veine «  » » »le traumatisme des barbelés «  » »de Lahcène Chot en préparation confirme et affirme les récits sur cette époque dont certains sur ce site se font les chantres de l’oubli historique

    ALLAH EST JUSTE

    pour ceux et celles ;qui sur ce forum

    • R.TARI

      A Chot Lahcene
      Quel est le rapport entre tout votre bla-bla et le sujet en ligne « De l’éthique de l’intellectuel Algérien, signé par Mémoria » ?

  12. Abbes

    La vraiment il a tort et la dame a raison.

  13. Mémoria

    Quand « L’escargot entêté » ,ancien censeur en coulisse de l’unique comité
    de lecture de la défunte SNED des années 70,tombe dans le traquenard de ses ennemis politiques,il ne devrait s’en prendre qu’à cette prédisposition de l’intellectuel local à négocier son couffin du Ramadan !!!
    Saha ftourkoum !

  14. Mme CH

    Puffffffff….!!! El Mendba Kbira wal Mayet Farr….!!!

    C’est le prix à payer pour son narcissisme, « l’escargot entêté » tenait sûrement à avoir une séance de psychanalyse, c’est chose faite, il a eu ce qu’il voulait devant des millions..!!!

    L’Aigle et l’escargot. (J-A. Boyer-Nioche, 1788-1859).

    Prenant un jour congé du plus puissant des dieux,
    Et s’élançant de la voûte des cieux,
    L’aigle, d’un vol plein de force et d’audace,
    Un chêne le reçoit ; sur ses rameaux épars
    Le voyageur ailé promène ses regards.
    Qu’aperçoit-il à travers le feuillage ?
    Un escargot : le plaisant personnage !
    Je ne m’attendais pas à le rencontrer là,
    Dit-il ; mais parlons-lui. Camarade, holà !
    A ma voix, s’il te plaît, prête un moment l’oreille.
    Un escargot si haut me semble une merveille.
    Que diable viens-tu faire ici ?
    Crois-moi, tu n’es pas à ta place.
    Qu’importe ? Répond l’autre ! après tout, m’y voici.
    Pour le punir de tant d’audace,
    L’aigle, d’un coup de bec le faisant décamper,
    Sur la terre aussitôt le renvoya ramper.

    Saha Shorkoum.

  15. Amirouche

    NON, JE NE SUIS PAS D’ACCORD !

    Je ne suis pas d’accord que ces chaines de la télévision algérienne passent des programmes à la « c.. », nous obligeant tout simplement à les zapper pour regarder d’autres TV arabes.
    Que ce soit pour Rachid. B, ou tant d’autres personnes piégées avant lui, ces chaines, sous couvert de l’humour, humilient, malmènent, et poussent à bout leurs « piégés » pour « soit disant » FAIRE RIRE leurs téléspectateurs. Le réalisateur fait monter alors une mise en scène faisant croire à une passagère d’un taxi qu’elle a volé un enfant, ou bien, on invite une personnalité (écrivain, acteur, chanteur ou même simple citoyen) et on lui dit que tu as un casier judiciaire « noir » ou qu’on le menace d’une arme à feu et encore une fois, on lui fait subir les humiliations et railleries de la part d’animateurs irrespectueux …
    Dans les années 60/70, les caméras cachées étaient un petit moment de bonheur que tout le monde attendait avec plaisir. Aujourd’hui, elles représentent malheureusement, ( souvent) les coups de poings, les bagarres, les bousculades, des insultes…et même de bien gros mots. Je ne serai pas surpris si un jour on entendrait dire qu’un diabétique ou un cardiaque est mort suite à un choc intense dans le tournage d’une « caméra cachée » algérienne .
    MAIS C’EST QUOI CET HUMOUR ?!!! EST-CE VRAIMENT DE L’HUMOUR ?
    La télévision algérienne est en perte de repères…Existe-il un gendarme de l’audiovisuel algérien ?
    Il est où le programme Ramadan ?!!!
    Saha Ftourkoum

  16. Mme CH

    Salam Kouya Amirouche Saha Siamek….!! Totalement d’accord avec vous sur ces Caméras Cachées qui ont perdu leur sens et leur humour et qui ont dépassé bien des fois les limites…!! L’humour s’est transformé en horreur….!!!
    Les réalisateurs poussent les gens à bout et risquent même de provoquer des incidents très regrettables. Ces émissions doivent passer par les services de la régulation audiovisuelle ou tout simplement être supprimées…..!!!

    Ceci dit, pourquoi personne n’a….!!??? Certaines personnes narcissiques comme « l’Escargot entêté » ou le Caméléon en quête de je ne sais quoi méritent parfois ce qui leur arrive, comme ça, ils goûteront alors volontiers aux vexations, gènes et contraintes qu’ont enduré tant d’autres (causées par sa faute).

    C’est une histoire qui ressemble à celle de l’arroseur arrosé, et c’est pour cela que je me pouffe de rire….je ne devrais pas peut être, mais c’est comme ça…!!!

    Mes amitiés à Nssibtek et à toute la famille là bas chez- nous..!!

    Saha Shorek.

  17. Mémoria

    Dzair news TV a présenté hier vers 23 heures un « diagnostic » de la situation des intellectuels in situ en invitant le sociologue et critique Hmida Layachi qui brosse un tableau peu complaisant des intellos fonctionnarisés…Je me suis rappelé Grâce lorsqu’elle me tançait avec cette « connivence » de l’entre soi…que je confirmerais à la limite congénitale !
    Saha shourkoum !

  18. Mme CH

    Salam et Saha ftorkoum….!!! Hé ben, ça va, la soi-disant humiliation a un prix puisque « l’escargot entêté » a été décoré de l’ordre du mérite national….!!! Quel mérite…!!!!!???? That’s the question…??? Dites-moi, est-ce qu’il a accepté….??? That’s the second question…???

    Saha Shorkoum

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