La Voix De Sidi Bel Abbes

Cuisine de la Hrira aux plats locaux

Ce jour on est sorti des sujets que l’on abordait dans nos différentes rubriques ainsi avions opté de parler de cuisine et si généralement le plat Hrira est connu nous avons voulu faire partager cette Recette qui est la  KHO’BIZA à la Bel-Abbésienne : Pour 4 pers.Un bon plat de Khoubiz à l’Ail de chez nous .un bon plat de Khoubiz à l’Ail de chez nous et qui est évoqué par notre confrère Sidi BEL aBBES Khiwani et qui est signée par Mr Moudjahed Djilali qui dit ceci  »  mieux que les épinards d’ailleurs .la khobizza ou mauve sauvage est une plante sauvage comestible . C’est mieux que les épinards et cela à une valeur curative .pour la petite histoire :La mauve est une plante très appréciée depuis l’Antiquité.Certains auteurs pensent que les hommes préhistoriques en faisaient leur met quotidien.
– C’était une plante très appréciée par Charlemagne qui en raffolait.
La plante est riche en mucilage, en sels minéraux, en vitamines A,B1,B2 et C ainsi qu’en protéines complètes. Un usage trop important de mauve peut être laxatif. C’est un bon régulateur de système intestinal.Recette : KHO’BIZA à la Bel-Abbésienne : Pour 4 pers. * 4 bottes de khobiza (feuilles et tiges de mauve). * 12 olives façon Grèce (zitoun m’tamar). * 6 gousses d’ail grossièrement hachées. * 1 piment sec (sassafinda) débarrassé de ses graines et concassé. * 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive. * 1 feuille de laurier. * Sel, poivre.Laver à grande eau la mauve, faire égoutter, puis hacher menu. Passer à la vapeur dans un couscoussier env. 15 mn.Faire chauffer l’huile, 2 à 3 m., dans une casserole ou un faitout, réduire le feu, et commencer par y faire revenir le piment, l’ail, les olives et la feuille de laurier 2 à 3m. Verser la mauve par dessus. Bien mélanger couvrir et laisser mijoter à couvert 7à 8 mn. La préparation se mange chaude, tiède ou froide, comme un hors d’oeuvre ou à « l’algérienne » en accompagnement de tout le repas, avec du pain d’orge de préférence.
Servir les khoubiz et dégustez.

Ma tante Kheira , du village Errih , préfère aussi ajouter de la pomme de terre et des carottes et cuire le tout dans une marmite comme un tajine .

Tout comme cette admirable illustration .

notre source cite Filaje Errih qui est un quartier autochtone de Sidi Bel Abbes situé au nord ouest de la ville .

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=13859

Posté par le Juin 3 2012. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE, SOCIETE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

24 Commentaires pour “Cuisine de la Hrira aux plats locaux”

  1. Mme CH

    Et dire que les plus grands cuisiniers du monde sont des hommes!!!!
    Avis aux amateurs, la mauve ou Khoubiz est émolliente, cal­mante, pectorale et laxative, donc vous savez ce qu’il vous reste à faire……..
    Quant à la petite histoire, je pense que le petit tour a bien été joué…………

  2. madame mostefaoui SAB

    Je ne doutais pas des capacités des gars de la voixdesba mais ce jour je découvre que vous nous sortez du train train quotidien avec cette recette du plat pays comme on le plait a le dire.Nénamoins le moment est plus propicea la hrira avec les fétes familales que ntre khobiza séculente.

  3. souad belabbes

    je découvre avec plaisir cette recette du plat pays bien que c’est la période des hriras

  4. Mohamed.G...

    C’est du typiquement de chez nous ,c’est un plat traditionnel qui ne coûte presque rien et qui est très nutritif.La khobiza est appréciée dans notre région,en tout cas moi j’en raffole et surtout s’il vous plait ne nous présenter pas ces 2 photos au mois de Ramadhan…Allah idakhlah aalina belkheir !!!

  5. Giselle de Marseille

    Bonsoir mon ami belabbésien Djilo m’en as parlé et devait dire a sa maman de nous faire gouter ce plat .Hélas tata mokhtaria est décédée.Enfin je vois des détails précis ce sera un bon plat de notre terroir.Pensez a moi dans vos samedis belabbésiens. Bon appétit la harira j’en ai assez gouté. Bonne soirée Bonjour a la rédaction aux lecteurs

  6. merabi

    Ceux qui assisteront trouveront quii dire de gentil Les rencontres DU sba sont trés amicales madame.

  7. un parmi d'autres

    Ne pas oublier
    Le Berkoukes qui est un plat traditionnel Algérien épicé à base de pâte en forme de gros grains de couscous, de légumes de saison, d’un peu de viande surtout la viande séchée qu ‘on appelle le Khli3

    Les grains de Berkoukes sont préparés et roulée à la main dans un très large plat, appelé « Gasâa ». et surtout cette Gasâa autour de laquelle on se réunissait pour le déguster c’était notre plat des pauvres ,et aujourd’hui il vaut son pesant d’or avec cette viande et ces légumes hors de prix pour certains .

    • Bouchentouf Ghalem

      Salem.
      Qu’il était bien bon ce plat du pauvre qui mijote encore dans mon estomac. Rien que d’écrire son nom « Khoubiza » je revois encore les jardins potagers où j’allais le cueillir, il y a cinquante ans de cela. Il n’y avait pas que cette tige verte sans odeur pour agrémenter les repas frugaux d’autrefois, qui n’a pas connu alors « El k’bel » sorte de brocoli sauvage, brouillé avec des œufs, de vrais œufs de poules arabes, ou les chardons en sauce avec du lapin en civet. Ah ! Les lapins, je leur en veux encore à ces rongeurs boulimiques, quand il fallait parcourir les champs à la recherche de pissenlits, de serpolets, et ramener le sac sur le dos à travers les chemins tortueux. Mais c’est grâce aux lapins que j’ai appris à manger de la viande, le ménage chez les particuliers ne rapportant pas beaucoup, et pour arrondir des fins de mois difficiles, en plus des travaux de tissage, ma mère s’entêtait à élever ces rongeurs imperturbables dont elle était au petit soin. Des lapins blancs au pelage long et duveté, avec un petit bout de nez rose, des yeux rouges effrayés et des oreilles presque sans poils aplaties sur le dos. Elle leur parlait et les caressait. Ils la connaissaient aussi, sa présence ne les effarouchait pas. Dés mon plus jeune âge, je connaissais le coup de couteau tranchant la gorge de l’animal fermement tenu par les pattes arrière. Pensant que la religion musulmane ne permettait pas à une femme de sacrifier l’animal ou n’ayant pas le courage de le tuer, ma mère me confiait la bête bien ligotée afin de la remettre à un homme, mais pas n’importe lequel ! Un homme attaché à la prière, un dévot en somme pour l’exécution fatale. Une fois égorgé, je ramenais la carcasse molle à la maison en la trainant par terre, gigotant dans une marre de sang. Elle l’accrochait sur la porte à la bonne hauteur. Après une judicieuse entaille pour décoller la peau, elle la tirait d’un coup sec, déshabillant le lapin de l’avant à l’arrière, et découvrant la chair blanche encore fumante. Les abats dégoulinant, la tête pleine de sang, les yeux visqueux, elle enveloppait le corps dans une serviette blanche pour éviter les mouches, ou pour le soustraire à la convoitise des voisins, n’hésitant pas à solliciter une bouchée de ce met délicieux et assez rare qu’elle réservait uniquement à sa progéniture. Fine cuisinière, elle adorait le préparer en civet, accompagné faute d’artichauts, par des chardons qui piquaient les doigts des heures durant. Elle le faisait longtemps mijoter dans une cocotte de terre cuite à même les braises. La viande de lapin étant assez neutre, elle la parfumait pour relever son goût, une viande moelleuse qu’elle cuisinait en sauce aux herbes sauvages dont elle seule connaissait les secrets, surtout « El bellouze » une racine jaune ressemblant au gingembre. La cuisson très douce pouvait durée des heures, pour que les os se détachent facilement. Une odeur savoureuse envahissait alors la pièce, aiguisant notre appétit à goûter ce repas du soir qui tardait à venir, et qui nous faisait oublier la puanteur des peaux que ma mère laissait tremper dans l’eau et de la farine jusqu’à ce que tous les poils tombent, pour en faire ensuite des tambourins qui servaient pour le fêtes, et qu’elle vendait pour quelques sous. Aujourd’hui que reste t-il de ces plats traditionnels ? Rien ou pas grand chose je l’avoue, mais c’est peut-être aussi un signe tangible de bien être chez nous et c’est tant mieux ainsi! Amicalement.

      • hami de sba

        voila les commentaires trés interessants sur le sujet abordé sans invectives ni programme ou porojet de société » distillé a comptes gouttes.un témoignage d’un enfant de notre peuple qui come nous admire ce bon plat merci khayi.

      • nabila t sba

        Formidable ce texte on ne peut témoigner mieux sur ces anecdotes Ces choses vécues c bien.je me réjouis de cela. merci Mr bochentouf g

      • un parmi d'autres

        Mon cher BouchentouF G pour ce qui est des chardons disons plutôt Cardons belle plante potagère avec ses belles tiges charnues et ses belles feuilles vertes (khorchef ) encore un plat du pauvre ,avec des pommes de terre et des poichiches sans oublier la viande d’agneau ,et aujourd’hui qui mange ce plat onéreux ,ah!j’allais oublier les BETTES CARDONS qu’on appelait ( CIRGA ) et qui de temps à autre remplaçait la KHOUBIZA ,tu nous as parlé de pissenlits mais as-tu oublié le cresson qui poussait dans l’eau des rivières et qu’on cueillait pour le manger en salade .Et les poireaux sauvages que j’allais ramasser en dehors de la ville dans les champs et que ma petite maman nous les faisait bouillir et manger en vinaigrette .Mais je t’approuve lorsque tu dis que reste-t-il de tout cela et moi je te réponds RIEN et comme au casino et à la roulette RIEN NE VA PLUS FAITES VOS COURSES AVEC PLEIN D’ARGENT ,et non pas faites vos jeux.Salutations

      • Mme CH

        Salam Mr Bouchentouf.G !!!! Oh! quelle belle histoire !!!! du tonnerre !!! Très heureuse de lire ce magnifique récit, il est si bien raconté que j’aie la nette vision de voir votre Maman Allah yarhamha, assise entrain de caresser ces petits lapins blancs comme neige… Elle était sûrement une femme géniale, magnifique et très attachante…. Priez pour elle surtout….
        Néanmoins, vous risquez d’avoir sur le dos Mme Brigitte Bardot , car elle qualifierait sûrement, les scènes où vous avez si bien décrit « l’exécution fatale », de violence contre les animaux…!!!!! Ne dites pas que je ne vous ai pas averti !!!! lol !
        Quant au Khoubiza, je ne crois pas que c’est le plat des pauvres puisque Charlemagne en personne en raffolait avec plaisir, comme l’a si bien souligné notre ami Madjid.B, donc, c’est un plat pour tous(tes), surtout lorsqu’on connaît les bienfaits de cette plante…….
        Et croyez-moi, ce plat avec celui des épinard existent toujours et en abondance dans les trois coins d’Algérie (je supprime le grand Sud vu les conditions climatiques et géographiques), donc, si vous voulez y goûter la prochaine fois, faites-nous signe…….plus délicieux encore que les fromages de Normandie, quoique, si vous mélangez du fromage non puant, bien sûr, et des oeufs à la khoubiza, ça donnerait une recette délicieuse (je ne plaisante pas, car c’est effectivement très bon) et ça fera même un repas de riche….???.
        Bon, si vous permettez, ma tradition veut que j’intitule votre commentaire, cette fois-ci, je lui donnerai le titre qui suit, pour rester toujours dans le volet cuisine et rendre hommage à votre charmante Mère:  » La fine cuisinière et les rongeurs imperturbables »…..
        Au fait, vous ne m’avez donné votre avis sur les autres intitulés ??? Merci..
        Mr Bouchentouf des jardins potagers vous êtes superbe (ça peut aussi être l’autre titre de ce récit…enfin….les mères d’abord)…
        Recevez ma très haute considération Mr !!!!!

    • hanene

      Parlez nous du berkoukess il est formidable moi je me suis mis a cette épreuve je voulais un avis de un pari tant d’autres0.

  8. zouaoui

    la cuisine est plus vieille que la mosquéé c un proverbe qui convient notre theme que veut il dire d’apres vous?

  9. zouaoui

    GRASSE CUISINE FAIT MAIGRE TESTAMENT proverbe d’antan

  10. HAKIM

    Parlez nous de la table de ramadan et de ses différents plats sans oublier la notion de partage puisque c’est la période ou les musulmans se donnent à fond

  11. kamikaze

    J adore ce plat . Quand je descend en algerie a sidi bel abbes mes cousines me prepare ce plat qui est d un gout extrat et font revivre mes origine.

  12. kamikaze

    C bien vrai que le ramadan arrive. Donnez nous d autre recette car moi je suis tout seul je vis en france et malheureusement avec le travail c dificile de venir un mois de ramadan en algerie. Mais hamdoulha on se debrouille comme on peut pendant le mois du ramadan. Je voudrais remercier toute l equipe la voix de sidi bel abbes grace a vous on suit les infomations de notre belle ville etant loin.

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