La Voix De Sidi Bel Abbes

« Conflit de générations …au SILA ! »ndlr

L’écrivain controversé Kamel Daoud indésirable au Salon du livre ?

           Par R. Mahmoudi – Le commissaire du Salon international du livre d’Alger (Sila), Hamidou Messaoudi, a annoncé, mardi, que son organisme n’a pas prévu d’inviter le romancier francophone Kamel Daoud à la prochaine édition de cette manifestation culturelle, sans en donner aucune explication.

Ses livres ne seront pas interdits au Sila mais lui n’aura pas droit de cité alors que plusieurs écrivains algériens d’expression arabe ou française seront à l’honneur cette années, parmi lesquels le commissaire du Sila cite notamment Rachid Boudjedra, Wacini Laâredj, Amine Zaoui et Merzak Baktache. La présence de Boudjedra paraît en soi un message clair à l’adresse de Kamel Daoud, sévèrement critiqué par l’auteur de L’Escargot entêté dans un pamphlet paru en 2017 (Les Contrebandiers de l’histoire, éditions Franz Fanon), en rappelant ses connexions passées avec le Groupe islamique armé (GIA)et en l’accusant de faire partie d’un vaste réseau d’intellectuels algériens et français œuvrant sans relâche pour la falsification de l’Histoire de l’Algérie et pour sa déstabilisation.Daoud a, pour rappel, menacé Boudjedra de le poursuivre en justice pour diffamation mais aucune suite n’a été donnée à l’affaire, à ce jour. Il avait, à un moment, exigé de son détracteur de retirer le passage    controversé du livre pour renoncer à sa plainte.

Hamidou-Messaoudi-commissaire-du-sila-

Hamidou Messaoudi, qui s’exprimait au forum hebdomadaire du quotidien arabophone Echaab, a révélé qu’une vingtaine de maisons d’édition, sur un total de 970, ont été interdites de participation à ce salon du livre pour non-respect des conditions de participation. Là encore, le commissaire n’a fourni aucune précision sur les noms des éditions touchées par cette mesure qui, à vrai dire, n’est pas nouvelle, ni sur les motifs exacts de l’interdiction, même si l’on sait que le commissariat du Sila reste très scrupuleux sur certains thèmes, comme l’apologie de l’extrémisme, du terrorisme et du racisme.

Source écrite /Lien : https://www.algeriepatriotique.com/2018/09/26/lecrivain-controverse-kamel-daoud-indesirable-au-salon-du-livre/

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=74143

Posté par le Sep 26 2018. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE, CULTURE, MONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

21 Commentaires pour “« Conflit de générations …au SILA ! »ndlr”

  1. Mme CH

    Que viendrait-il faire au SILA, ce K.D de mes soucis……. l’Aplaventrisme sur les plateaux de TV étrangers rapportent mieux….il a de la chance, puisque ces lifres n’ont pas été interdits, il ne doit pas s’en faire puisqu’ il récoltera une conquête somme qu’il ira dépenser aux……..!!!

    Même Amine Zaoui ne devrait pas être invité comme son copain. Ce pseudo-écrivain a viré de 360° après son limogeage, même si sa couleur et sa direction du courant sont bien connues….il jouait un peu au caméléon histoire de se faire un nid…!!

    C’est ce larbin qui a déclaré à la presse : « les lecteurs francophones sont plus tolérants et plus «intelligents» comparativement aux lecteurs arabisants »…… Hé oui, ce sont des propos discriminatoires qui risquent d’enfoncer le clou entre les Algériens……, au lieu de rassembler, certains aiment diviser pour régner en maître…!
    Alors, selon ce raisonnement, les lecteurs bilingues sont tantôt tolérants et intelligents lorsqu’ils lisent en français et tantôt intolérants et bêtes lorsqu’ils lisent en arabe….!! Le ridicule devrait tuer…!!! Cela me fait rappeler (comme toujours) le grand Malek Bennabi et sa théorie de la colonisabilité et de la horde des colonisables..!

  2. Mémoria

    Au delà de l’aveu de certaines erreurs d’écriture(s) et du désaveu exprimé dans des lettres et signatures d’intellectuels étrangers et algériens surtout après la « glissade » de Cologne,il y a lieu après étude des vécus des personnages en sellette médiatique de préciser :
    Kamel Daoud s’est rendu célèbre en tant que chroniqueur de l’autodérision nationale sur un Quotidien national et indépendant pendant les années de plomb !
    Il n’a coûté à l’Algérie que son salaire et peut être quelques primes !Il ne fût ni cadre de gestion,ni « cadre » politique en rupture de ban…ou de comptes pertes…
    Si ses style et écritures ont intéressé des médias francophones et éventuellement des sponsors et chasseurs de têtes pour décorer in situ un printemps arabe qui…survola l’Algérie,Kamel Daoud ne peut être l’instigateur du complot ! Il est vrai qu’il fût considéré pendant des années persona non grata par la presse.dz « centraliste »(Qualificatif de l’écrivain et Dr ElHadj Abdelhamid) pour désigner les intellectuels de la périphérie.dz qui n’émargeaient pas aux « buffets » du système…à ce jour !
    A-t-il été définitivement « récupéré » par l’euphorie médiatique judéo-chrétienne ? L’avenir nous l’infirmera je l’espère puisqu’il affirme avoir réédité des textes où il s’était trompé !
    Conflits de générations certainement ! Les intellectuels du système.dz sont partis se refaire une virginité surtout en France lors de la décennie noire et puis ils reviennent donner des leçons à leurs cadets qui tenaient les routes d’Algérie .Et ils sont invités au Sila sans vérification de leur(s) nationalité(s)!? Evitons l’anathème mais lorsqu’on invite un ancien directeur de la BN et des archives culturelles qui a profité de ses assises algériennes pour remettre en cause ses origines in situ jusqu’à les dénigrer pas seulement au niveau de l’autodérision comme le faisait Kamel Daoud,mais à la limite du racialisme,il y a lieu de se poser des questions sur son opportunisme pour rejoindre son autre branche sémitique…désirée !
    Le SILA ne pourrait que pérenniser sa durabilité en invitant toutes les tendances d’opinion et de littérature du patriarche éradicateur en chef au dénigreur autoproclamé et polémiste en mettant à jour sa banque de données internationales sur les « écrivants » algériens francophones et arabophones avec une demande express à certains services malgré l’absence du colonel Fawzi,pour éviter des bévues monumentales !

    • Mme CH

      Un conflit de génération, non, je ne pense pas Grand frère, c’est plutôt une couche de Harkisme gratuite en plus, pour des desseins avoués….!!! Quand des soi-disant intellooossss perdent leurs âmes, leurs principes, leur honneur et leur dignité….hé bien, le résultat est flagrant…!

      Salammmmmeeettttt.!

  3. Mme CH

    voici le très bel article d’un citoyen algérien intitulé: « Lettre à Amine Zaoui » (AP, 6/03/2017, N.Maiza). A lire….!!!

    Il est difficile pour moi de rester là et las, en toute équanimité, en lisant votre chronique intitulée «Inch’Allah» (correctement écrit : In cha ALLAH). De prime abord, je comprends aisément la motivation de ce que vous avancez avec un soupçon d’ironie. En effet, vous êtes de plain-pied dans la thèse dont raffolent beaucoup d’intellectuel(le)s dans des pays se voulant garants de la conscience universelle et les penseurs «outremertistes» en attente de blanc-seing pour le départ ; la thèse en question est : «La renaissance de l’indigénat 2.0».

    Certes, en Algérie, nous avons cette «culture» de dire incha’Allah dans notre quotidien ; la chose est irréfragable. Une culture a contrario de votre modèle linguistique a divinis, une vision que je respecte d’ailleurs. En vérité, cela n’est pas important.
    (Pour vous, Dieu écoute, une faculté humaine prêtée au divin. C’est à croire que nous retombons dans l’anthropomorphisme antique) Je comprends vos motivations de paraître combattre l’islamisme (un terme incohérent) pour pouvoir profiter de ce qui vous semble l’idéal européen en général et de la Gaule celtique en particulier. D’autres l’ont fait au prix de leur vie, pas dans les salons feutrés des «estaminets» pseudo-littéraires.

    En revanche, notre naïveté n’est pas biscornue pour la simple raison que nous puisons cela dans les enseignements de notre religion pacifiste et progressiste, malgré le fait que vous pensez que nous sommes une génération «saoudisée» ou «égyptianisée», comme vous l’avancer. Prétendre être musulman et l’être est un autre débat qui à mon avis relève du domaine de la vie privée.
    Ce terme incha’Allah fut de tout temps une description de ce qu’un laïc pourrait dire : si tout va bien. Or, pour nous, la condition future a un lien intrinsèque avec la volonté de Dieu, d’où incha’Allah (bien que la laïcité est une religion avec la fameuse minute de silence comme prière).

    En ce qui concerne les mathématiques et autres disciplines (bien que je ne connais pas de mathématicien à l’école, mais des profs de mathématiques, et c’est autre chose, encore une nuance qui vous dépasse) dont vous constatez le fait qu’elles soient trop imprégnées de la religion musulmane, essayons de comprendre et de faire un exercice de pensée bref pour pouvoir, j’espère, vous expliquer si c’est dans vos cordes (je ne parle pas de la théorie physique).

    La réflexion mathématique et scientifique bien après les os d’Ishango fut développée par la civilisation islamique (sans exclusivité de territoire), précisément dans la représentation des nombres, sans oublier les références grecques.

    Cela suffit pour démontrer que vos allusions à la sourate El-Fatiha restent une déclaration simpliste et dénuée de tout sens pour l’écrivain que vous êtes, je vous connais ne pas être ganache.

    Surfer sur cette vague du péril religieux islamique est trop facile et tellement à la mode que cela n’amuse plus personne, mis à part les préfectures de France et leurs baromètres pour délivrer des papiers de séjour aux intellectuels auto-exilés (vous auriez pu surfer comme Joël de Rosnay pour l’épigénétique en particulier et le savoir en général sans toucher aux religions).

    Pour ce qui est des prévisions météorologiques, je vous signale en toute innocence que c’est Edward Lorenz qui a prouvé les différences exponentielles dans les prévisions. Autrement dit, l’incapacité d’avoir deux situations identiques en météo dans le cadre prévisionnel.

    C’est pour cette raison que la présentatrice météo avance (à la fin du journal télévisé) l’argument de incha’Allah, ou si vous préférez : si les statistiques des évolutions exponentielles soient au rendez-vous. La dame de la météo voilée ou naturelle, selon vous, encore une absurdité visant la gent féminine, car porter un voile est un acte de travestisme, et ne pas le faire est naturel, un postulat incohérent et… nudiste avec un soupçon de perversité.

    Concernant votre constat voulant que l’on commence des discours par bismi Allah, cela reste notre tradition musulmane, bien que vous la considérez naïve vu qu’apparemment vous ignorez la civilisation dont est issue cette dernière. De plus, je ne vois pas à quoi vous faite allusion en disant des discours jumeaux, j’ose espérer que vous prenez en référence Des jumeaux du discours de Fleischman et non pas la similarité des paroles, tout intellectuel que vous êtes ! (pour ayat El-Kourssi, donnez-nous des exemples où elle est usitée en préambule, il faut parler ex professo d’un sujet aussi important dans la société et non pas «droper» n’importe comment).

    Il en est de même pour les médecins gynécologue concernant les incha’Allah dans vos délires échographiques, car vous ne connaissez point la mort in utero, d’où votre pauvreté argumentaire.

    Quant à vos discours de sorcière, je ne vois pas auxquels vous faites allusion, car à se que je sache, les sorcières n’ont jamais tenu de discours vu que c’était généralement des sociétés secrètes, de plus la froideur leur sied mieux que la chaleur des bûchers.

    Nous exploiterons l’intelligence, comme vous le dites si bien, quand les apprentis sorciers, qui eux tiennent des discours, arrêteront de massacrer l’éducation des enfants à l’école, les enfants de parents dont le incha’Allah portât son fruit en matière de fertilité.

    Je voudrais, in fine, vous conseiller d’aller plus loin dans la provocation avec vos «œuvres» qui bousculent les tabous et que vous croyez dérangeantes pour finir sur un plateau télé où on est couché en face d’intellectuel(le)s et promouvoir votre stérilité littéraire vu votre prédisposition à ironiser sur l’infertilité et au incha’Allah (bien que je ne comprends pas votre expression «Monsieur le Docteur», car cela provoque une redondance illogique vu que Monsieur est un titre autant que Docteur).

    Avec un peu de chance et beaucoup de salamalecs, vous trouverez un gourdiflot qui, d’une tribune aucunement représentant l’islam, émettra une fatwa contre vous et vous entrerez dans le cercle restreint des victimes des islamistes sanguinaires qui ne représentent en rien l’islam. En vérité, nous les combattons toujours.

    Sinon, profitez de votre statu d’intellectuel et basculer encore plus à l’ouest (vu la tendance), peut-être qu’un poste se libérera et vous y serez chez vous ; vous l’êtes déjà.

    Je suis d’accord que le modèle présenté comme étant l’islam est tronqué dans certains cas, mais laissez notre culture tranquille, cherchez d’où vient le mot bonjour et vous comprendrez la grandeur de l’islam ou, si vous n’y arrivez pas, vous vous enfoncerez dans le sujet en question.

    Excusez-moi de ne pas aller plus loin, car, présentement, je suis en plein autoroute garé sur le bas-côté et je vous écris à partir d’un Smartphone, mais j’espère avoir un tant soit peu aidé votre réflexion du moins.

    Incha’Allah !

    Vous excuserez aussi les fautes et le manque de style ; je ne suis qu’un naïf «made in Algeria» devant vous, la grandeur andalouse incapable de sauvegarder devant la «catholique» les acquis… Des berbères musulmans en Europe. Eux au moins avaient l’air, mais cher Amine, vous n’avez pas la chanson.

    Quel article..!!!!!!!! Bravo et Merci Mr Nazim Maiza …..c’est clair, simple et précis

  4. MS

    Le fait qu’un livre se vende à des centaines de milliers, voire à des millions d’exemplaires, n’est pas un critère. Par contre, le niveau universitaire et académique de l’auteur en est un.
    Un bon livre est immanquablement rédigé dans une langue soutenue, recherchée, comportant un vocabulaire riche et une syntaxe complexe que l’on ne trouve pas ailleurs. C’est un critère INCONTOURNABLE.
    Je ne li ni Daoud, ni Zaoui ni Sansal. J’ai arrêté de lire Monsieur Yasmina K , car il ne peut rien faire pour les Khalil dont les hirondelles ne volent plus.
    Je me ressource chez les bouquinistes de l’ouest qui peuvent vous ramener un Steinbeck ou un Dazai.

    • Hafid B.

      Yasmina Khadra est désormais banni de l’émission le « Masque et la plume » sur France-Inter.
      Les formules totalement foireuses dont il parsème chacune de ses pages laissent pantois.
      Jean-Claude Raspiengeas en a cité quelques-une lors d’une fameuse émission, il y a trois-quatre ans, et c’était à se tordre de rire.
      Quant aux clichés, on en trouve à la tonne chez ce cher Khadra.
      Le problème ? Il semble l’avouer lui-même : ne lire que ses propres productions, ou peu s’en faut.
      Il faut s’ouvrir aux autres, et pas à Gavalda ou Christine Angot, mais aux vrais stylistes : Blondin (dans ses chroniques) ; Aragon ; Charles Juliet ; Paul Morand, etc.

      • Mémoria

        Paul Morand un styliste ? Ce fonctionnaire zélé de Vichy nommé en 1942 par Laval à Bucarest pour engranger fortune sur la fortune de sa femme d’origine gréco-roumaine se replie lors de l’avancée de l’armée rouge en remplissant le train de la débâcle d’objets d’art saisis . Ce n’est pas un cliché…mais Charles Maurras devait être plus nationaliste malgré son engagement avec le régime pétainiste de Vichy !Si Yasmina Khadra possède un capital sympathie auprès des algériens c’est parce qu’il est difficilement manipulable par le lobby qui guide la ligne éditoriale des principaux médias français.D’accord avec vous Si Hafid sur certaines formules qui ne font qu’enrichir l’ethnolinguistique si nous considérons que la langue française n’appartient plus à la France depuis la décolonisation !Qu’on le veuille ou non Mohamed Moulessehoul est l’écrivain Algérien le plus lu dans le Monde ! Bonne soirée !

        • Hafid B.

          Je m’avise après coup, cher Mémoria (« Magnifique prête-nom », disait déjà quelqu’un ici même), que j’ai cité deux « hussards », tous deux de droite, et qui n’en faisaient guère mystère : Antoine Blondin, et Paul Morand.
          Il n’en reste pas moins que ce sont là deux merveilleux stylistes.
          Si les romans de Blondin ne valent pas tripette (quoi qu’on en dise), ses chroniques enlevées demeurent insurpassables.
          Quant à Paul Morand, la grâce habite chacune de ses pages.
          On peut, bien sûr, fustiger l’homme (air connu) ; mais l’œuvre perdure ; et elle est de prix.
          Pour rester dans ce domaine, réjouissons-nous, après le Goncourt remporté par Leila Slimani, de l’entrée en scène d’une autre Marocaine de talent, et qui figure déjà parmi les nominés à cette distinction.
          J’ai nommé Meryem Alaoui, dont l’étonnant premier opus, « La vérité sort de la bouche du cheval », fait grandement sensation depuis sa sortie cet été.
          (Très heureux de vous lire, cher Mémoria. Vous relevez grandement le site par vos contributions de haut vol).

          • Hafid B.

            « [Le roman de Meryem Alaoui] fait grandement sensation.  »
            Vous relèverez que je n’utilise pas la sotte locution « faire le buzz », qu’on entend claironner urbi et orbi.

            • Mémoria

              Merci Sir Hafid pour l’appréciation qui n’est pas tirée …à la hussarde j’en conviens ! Néanmoins ,contrairement à une mouvance littéraire franco-maghrébine en vogue ces derniers temps et boostée par un …embryon trop féministe et printanier ,nous restons des navigateurs solitaires à la périphérie de la francophonie qui n’a épargné ni Kateb Yacine ni Edouard Glissant même si Brasillach est en phase de réhabilitation !

              • Hafid B.

                Brasillach.
                Merveilleuse plume, également ; mais ses diatribes contre les juifs sont intolérables.
                Nous sommes tous issus d’Abraham ; et comme tels, tous dignes d’estime.
                A l’exception, bien sûr, des nervis qui tuent les Palestiniens, comme à la foire.
                (Je me retire provisoirement de la Toile, pour lire et écrire).

  5. renard

    les gens cherchent surtout la litterrature scientifique et technique pour avoir un mener nos parents nous conseiller  »mon enfant mets dans ta gauche la langue etrangere pour manger le pain et dans ta main droite la langue arabe pour lire e coran et te sauver de l’enfer » ..ce n’est pas un auteur qui iose sa politique au maison d’edition mais le commerce. l’internat et la technologie a bouculé les envies et les habitudes maintenant la literrature dite distractive pour passer un temps mort entre 10 stations de metro a paris et éviter le regard des gens. les gens ont besoin de livre français pour manger le pain médecine, agronomie ,dessin sur soie, peinture, maçonnerie ,électronique ,mécanique générale, mécaniques auto, programmation, etc qu’est ce qu’il font avec le sansal que nous utilisions pour effacer une tablette en bois ….mais entre le besoin et la réalité des maison d’edition c’est tout un monde

  6. MS

    Après Khallil , le terroriste de monsieur Yasmina, Mr Daoud sort son nouveau roman intitulé ‘le peintre dévorant la femme’ , dedicated ‘ Aux femmes qui dansle monde dit <> ou ailleurs, n’ont pas droit à leur propre corps. Dans ce livre (que je ne lirai jamais), le nu de Picasso est mal vu par l’arabe , invité à passer une nuit au muséum.
    Personnellement, je pense qu’il n’ y a pas de conflit de génération, mais il s’agit plutôt d’un trouble psychanalytique, l’ enfant terrorisé par son père, puis une crise d’adolescence bercée dans l’islamisme, un mariage, un divorce, et enfin on devient écrivain, on écrit n’importe quoi, pourvu que sa plaise à ceux qui prônent le mariage pour tous.
    Moi je dirai que les femmes nous aiment, et nous les respectons, comme on respecte nos mères et nos sœurs.L’islam est la seule religion monothéiste où l’amour charnel et le désir sexuel sont abordés sans complexe ni culpabilité. Le plaisir naturel et légitime est néanmoins encadré par l’institution du mariage.
    Enfin si l’écrivain adore l’art du nu, il peut aller à Montmartre qui grouille d’artistes et se faire peindre ou se tailler une statue.

  7. MS

    Ce que Yasmina Khadra doit à Tahar Ouettar :
    Yasmina Khadra a publié plusieurs romans sous son vrai nom. Deux, Houria et Amen ! (tous les deux en 1984) ont été publiés en Algérie. Il a publié trois autres romans sous son vrai nom, un en France (De l’autre coté de la ville (1988; The other side of the city) – et deux en Algérie : La fille du pont (1985 ; The girl on the bridge) etLe privilège du phénix (1989; The privilege of the phoenix.) Ecrit dans sa jeunesse, à l’âge de 20 ans, Le privilège du Phénix a vu sa parution bloquée à cause d’un personnage dans le roman nommé Llaz. Il a été accusé de plagiat et le roman a été retiré du commerce. Ce n’est que bien des années après, et seulement après qu’il eut effectué des changements, que le roman fut finalement publié. Bien que Khadra n’a jamais voulu dire qui était l’écrivain qui l’accusait de plagiat, il s’agit, selon toute probabilité, de AL Taher Wattar, auteur de Al Laz. Selon son auteur, Le privilège du Phénix est « un roman bâti de façon acceptable et partiellement achevé.

    Reçu, ce 10 avril 2010, de Jonathan Klein, professeur de littérature à Bakersfield, en Californie, ce message où il est question d’une autre affaire de plagiat, plagiat reconnu cette fois par Yasmina Khadra et inscrit sur le site d’une encyclopédie en ligne. Je le reproduis ici tel qu’il est (mais il ne faut pas le dire à Grégoire Leménager ) :

    “bonjour Karim Sarroub

    Yasmina Khadra avait déjà reconnu un plagiat.

    Son livre a été retiré de la vente.

    Yasmina Khadra a plagié des passages du livre “Al-Laz” (1974), de l’écrivain AL-TAHER WATTAR”

    Jonathan Klein

  8. Imène

    A notre ami Hafid B : Azzul ! tlm…
    Et alors ???? ça prouve quelque chose ??? ça fait quoi d’être « banni « ( mon Dieu quel grand mot ! ) de FR .I ça fait quoi que Raspiengeas ou un autre chroniqueur tire à boulets rouge sur Yasmina Khadra pour amuser la galerie ? c’est leur truc , c’est l’esprit même de l’émission , car au-delà de la provoc , des bouffonneries , éclats de rire et critiques littéraires , il ya avant tout l’aspect mercantile qui prévaut : taux d’audience , part de marché , etc , etc …et quand l’invité est un Arabe ou musulman , ils en remettent une couche , ( à moins qu’il ne s’aligne en aplaventriste sur leurs positions ) avec Tarik Ramadhan sur les plateaux , je me souviens , ils lâchaient la meute !
    Le succès est éphémère quelque soit l’auteur , entre thuriféraires et contempteurs il n’ya qu’un pas ..Y.K le sait très bien « je ne suis qu’un romancier qui s’évertue à mériter l’intérêt de ses lecteurs. Sans fard ni fanfare. Sans polémiques ni la moindre agressivité. Je travaille dur, tu sais ? Personne ne me fait de cadeau.. » extrait de sa lettre adressée à R. Boudjerdra .
    Notre Y.K national est parmi les auteurs les plus lus , les plus vendus au monde , et Ça ils ne peuvent rien y changer . A l’évidence tout peut basculer , rien n’est définitif : il n’ y a pas de quoi en faire tout un fromage .
    Khayticalement .

    • Hafid B.

      Il n’y a là aucune exclusive contre les arabes.
      Rachid Mimouni, Boudjedra et bien d’autres ont fait le bonheur de l’émission (que j’écoute depuis 30 ans).
      Yasmina Khadra n’est pas un mauvais écrivain ; il se trouve seulement qu’aucun livre, truffé d’âneries (sans parler des clichés, qu’il aligne en stakhanoviste du convenu), ne survit.
      Quant au tirage, je vous rappelle que Guillaume Musso, Marc Lévy, Anna Gavalda et Christine Angot (sans parler de feue Madeleine Chapsal) s’arrachent en librairie.
      Et qui peut dire qu’il s’agit là d’écrivains ?

  9. MS

    PS: Lire Meryem Alaoui au lieu de Leila Alaoui, cette dernière morte victime d’un acte terroriste à Ouagadougou , alors qu’elle réalisait un reportage pour Amnesty International.

    • Mémoria

      @MS
      Merci pour votre précision afin d’éclairer le lectorat profane sur un risque de confusion entre les deux nom et prénoms Meryem Alaoui(Nommée et non nominée(?!) pour le Prix Goncourt),et feu Leila Alaoui photographe d’Amnesty International victime collatérale de l’attentat de Ouagadougou en 2016.@MS suggérerait peut être la possibilité de l’existence d’un coefficient de corrélation entre les deux personnes de nationalité franco-marocaine(?) Quelques sources d’infos du Figaro et d’un autre site confirment qu’elles ont vécu aussi aux USA ! Ont-elles un lien familial ? La seule observation que je pourrais faire est qu’il est bizarre qu’un écrivain(e) soit listé pour un Goncourt avec un seul et unique livre ! C’est vrai que les lièvres ne sont pas uniquement sur les pistes…

      -1-L’écrivaine Meryem Alaoui:
      « La vérité sort de la bouche du cheval » raconte l’histoire de Jmiaa, une prostituée de Casablanca qui vit seule avec sa fille. Sa vie bascule quand elle rencontre Chadlia, surnommée Bouche-de-Cheval qui veut réaliser son premier film sur la vie d’un quartier populaire de Casablanca et cherche des actrices. D’après la présentation de l’ouvrage, Meryem Alaoui brosserait à travers ce roman « un tableau de la ville de Casablanca où elle a grandi avant de s’installer à New York »…Meryem Alaoui est la fille de Driss Alaoui Mdaghri, poète, écrivain et homme politique marocain. Driss Alaoui Mdaghri a été ministre à plusieurs reprises et a publié des ouvrages .

      L’ouvrage est en lice pour plusieurs prix de la rentrée littéraire. Selon le site LivresHebdo, « La vérité sort de la bouche du cheval » figure parmi les dix premiers romans sélectionnés pour le prix Stanislas qui sera remis le 8 septembre lors de la 40e édition du Livre sur la place à Nancy. Il est également en lice pour la 17e édition du Prix du roman Fnac, décerné le 14 septembre à Paris.

      -2- Leila Alaoui photographe:
      «  » » »Alors qu’elle réalisait un reportage dans le cadre d’une mission pour l’ONG Amnesty International, la jeune femme a été grièvement blessée au cours de l’attentat. Elle est décédée lundi soir au Burkina Faso.

      C’est la troisième victime française. La photographe franco marocaine Leïla Alaoui, qui avait été grièvement blessée dans l’attentat de Ouagadougou, est décédée Elle se trouvait au Burkina Faso pour réaliser un reportage dans le cadre d’une mission pour l’ONG Amnesty International.
      Née en 1982, Leila Alaoui a étudié la photographie à …l’université de New York. Issue d’une double culture, française et marocaine, elle portait un intérêt tout particulier aux identités culturelles et à la migration. Elle utilise la photographie et l’art vidéo pour exprimer des réalités sociales à travers un langage visuel qui se situe aux limites du documentaire et des arts plastiques.Source Le Figaro 19/01/2016. » » » »
      Restons-en aux supputations pour ne pas déplaire à notre ami @ Hafidh B. !

      • Hafid B.

        (MÉMOIRES DE SID-AHMED LALIMI)
        Le testament des frères Goncourt touchant la fameuse distinction éponyme stipule que « Ce prix sera donné au meilleur volume d’imagination publié dans l’année ».
        Je ne crois pas que le roman d’Alaoui remplisse ce cahier de charges ; il semble (Bernard Pivot dixit) que cette première liste de nominés n’engage en rien l’académie Goncourt.
        Le geste peut passer pour un encouragement, et le nom de la nominée disparaître sans autre à la prochaine liste
        Mais il est vrai qu’un Goncourt pour une première œuvre peut se montrer « incapacitant » pour la suite de la carrière d’un écrivain.

        Pour revenir à mon intitulé en lettres capitales :
        J’ai toujours pensé que mon cher instituteur de l’école Turgot, Sid-Ahmed Lalimi, devrait prendre la plume, et nous donner à lire ses mémoires…

        • Mémoria

          @Hafid B Qu’à cela ne tienne Si Hafid ! L’élève devra demander des comptes à son vénérable instituteur Sid Ahmed Lalimi que je ne connais de visu malheureusement mais que je salue !

  10. Mme CH

    « Concernant les intellectuels harkis, le cas le plus médiatisé est celui de l’écrivain Boualem Sansal. Voici les constatations empiriques : il a écrit le roman « Le village de l’Allemand » (1) ; il s’est rendu en Israël pour un « colloque » sur la « paix » ; il vient de signer un appel « Contre le nouvel antisémitisme ». Tous ces actes semblent, à première vue, relever de la « culture » dans son sens noble, et des « bonnes » intentions du romancier dans le domaine des conflits sociaux.

    À propos du roman, la question et la réponse ont déjà été fournies dans une partie précédente : une telle œuvre aurait-elle pu être promue, médiatisée et recevoir le prix Goncourt si elle n’avait pas mis ensemble le nazisme et l’Islam du « héros », d’où il devient facile d’amalgamer pour obtenir nazisme = Islam ?… Ce qui suggère, par la suite, Islam = antisémitisme, entendu, de manière unilatérale, comme signifiant atteinte aux droits humains uniquement des Juifs, confondus avec les Israéliens ? Or, tous les Juifs, en Israël comme dans le monde, ne se reconnaissent nullement dans la pratique coloniale et d’apartheid envers les Palestiniens.

    À propos de médiatisation, signalons une première contre-épreuve. Un auteur, Pascal Boniface, a écrit un essai prouvant la fausseté de l’assertion suivante : critique des actions de gouvernants israéliens = antisémitisme. Voici les mésaventures de publication de son essai « Les intellectuels faussaires : le triomphe médiatique des experts en mensonge », dont le premier visé était Bernard Henri-Levi, défini comme « Le seigneur et maître des faussaires » : « M. Boniface a fait face à 14 refus d’éditeurs avant que son manuscrit ne trouve preneur auprès des éditions Jean-Claude Gawsewitch. « Certains étant des éditeurs universitaires le trouvaient trop polémique, d’autres estimaient que je mettais en cause certains de leurs auteurs. Mais il y eut également le cas fréquent d’éditeurs me disant qu’ils avaient apprécié le livre (…) mais qu’ils ne pouvaient pas prendre le risque de le publier car ils ne voulaient pas se fâcher avec des gens puissants dans le milieu de l’édition et des médias », explique l’auteur. L’autocensure a très bien fonctionné. » (2)

    Deuxième contre-épreuve : le genre d’accueil en Israël. Alors Que Boualem Sansal fut reçu avec tous les égards, voici ce qui arriva à Pascal Boniface :

    « J’ai été pris à partie par une demi-douzaine d’individus franco-israéliens apparemment – ils parlaient très bien notre langue – qui m’ont insulté de façon très vive », a déclaré l’auteur d’Antisémite.

    « Ils ont mis en avant mes liens avec les Arabes. Il y avait beaucoup de racisme anti-arabe dans leurs propos, dans leurs insultes », poursuit-il. « Ils m’ont bousculé, ils m’ont craché dessus, ils ont voulu m’entraîner en dehors de l’aéroport pour me crever les yeux selon leurs propos », a poursuivi le chercheur. « Ils ne l’ont pas fait parce que j’ai un peu résisté et au bout de quelques minutes, la police est intervenue pour me mettre à l’abri ».

    Pascal Boniface souligna que la police « ne les a pas interpellés, mais au moins elle a évité que ça ne dégénère plus que cela. »

    « Ces personnes qui m’ont pris vivement à partie pensent que je suis antisémite parce qu’il m’arrive de critiquer le gouvernement israélien. Il y a donc une confusion qui est gravissime entre la critique d’un gouvernement et la haine d’un peuple. » (3)

    Ajoutons que Pascal Boniface est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment « Est-il permis de critiquer Israël ? ». Il y dénonce l’amalgame entre la critique des actes de gouvernements israéliens et l’antisémitisme, entendu comme haine des Juifs. Le tort de Boniface est de n’avoir pas été, comme Sansal, invité par les autorités gouvernementales israéliennes, pour parler de « culture », mais pour faire des conférences sur le problème palestinien, sur invitation du consulat français à Jérusalem…. » (Le M.DZ, 27 mai 2018)

    Donc pour avoir un prix, vous savez ce que vous devez faire…..vendre votre âme au diable…!

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