La Voix De Sidi Bel Abbes

Commerce : Pomme de terre impropre à la consommation sur les étals

Qui se soucie de la santé du consommateur?b1
A la même période de chaque année, le même rituel revient au galop et L’Echo d’Oran, à chaque fois, fait part de certains agissements nocifs entrepris par des personnes qui ne pensent qu’à renflouer leurs caisses aux dépens de la santé publique.
Aussi, certains barons du commerce illicite et autres commerçants véreux, continuent leur sale besogne en alimentant le marché par divers produits de consommation dont la date de péremption est largement dépassée.  Même la pomme de terre, légume de large consommation et aliment prisé par les différentes couches de la population, notamment celles aux moyens financiers limités, ne sort pas du lot infernal de ces suceurs du sang qui, devant l’inertie et l’immobilisme des pouvoirs publics, ont tendance à se multiplier chaque jour que Dieu fait. Ainsi, ces derniers jours, on constate la mise en vente sur les étals des marchés, à des prix inabordables, d’une grande quantité de pomme de terre impropre à la consommation du fait de son long stockage dû à des fins de spéculation et de trafic. Après avoir stocké longuement ce légume dans des locaux malsains et infects qui ne répondent aucunement aux normes d’hygiène et d’insalubrité, les commerçants se retrouvent pressés par l’arrivée de la nouvelle moisson fraîche et disponible à profusion. Pour y faire face, ces spéculateurs emmagasinent la nouvelle récolte et font ressortir pour la vente l’ancien stock périmé, maquillé intentionnellement par de la terre, afin de dissimuler sa couleur.
Sillonnant les quartiers de la ville, ces commerçants indélicats, chargeant leurs camionnettes de caisses de pomme de terre infectée, crient à tue-tête la qualité et le prix très abordable de leurs produits empoisonnés.  Croyant profiter de cette aubaine de se décharger du transport de cette lourde marchandise à partir du marché, les pauvres consommateurs tombent tête baissée dans ce traquenard bien tissé. Selon un mandataire que nous avons sollicité, «de grandes quantités de cet aliment ont été stockées depuis l’été dernier pour éviter de casser les prix, notamment durant le mois du Ramadhan. Malgré les délais de conservation dépassés et la marchandise devenue impropre à la consommation, elle continue d’être commercialisée au vu et au su de tout le monde, alors que toute la nouvelle récolte de ce légume est automatiquement stockée dans des silos de fortune ou dans des chambres froides, dans l’attente de se débarrasser de l’ancienne marchandise.  Le même scénario se reproduit à chaque fois», conclut notre interlocuteur. D’autre part, certains commerçants attribuent cette dramatique mascarade à certains barons spéculateurs qui ont pignon sur rue et la mainmise sur le commerce informel, qui n’hésitent pas, avec la bénédiction de certains cultivateurs, à acheter leur récolte sur plants. Ces monopolisateurs devant l’absence de tout contrôle des services censés préserver et la santé du citoyen et ses ressources de financement, gardent jalousement leur exclusivité sur ce créneau juteux faisant fi des lois de la République, de la salubrité et de la santé publique.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=52643

Posté par le Août 3 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

17 Commentaires pour “Commerce : Pomme de terre impropre à la consommation sur les étals”

  1. kaid

    Alerte ;aux consommateurs de rejeter ces produits

  2. Omar

    Sommes-nous pas dans Pays un musulman ? L’honnêteté la droiture la sincérité la foi les cinq prières au quotidien ? dit-on : pommes de terre pourrie à même le sol où est le respect du citoyen ? Quant je pense que les insalubrités de tous bords génèrent moult maladies,infections et on s’étonne que tout va mal il est impératif que le service d’hygiène s’il en existe qu’il mette de l’ordre dans cette cacophonie oups que dis-je (cacaphonie) tout est pourrie jusqu’à la moelle,mais où vont les choses je pense que la population est immunisé de toutes sortes de catastrophes ( e va la nave)

  3. chaibdraa tani djamel

    Comme l’a dit notre consoeur Faty ,cette population est complice elle (la population) achéte n’importe quoi et n’importe où, méme si ça se vend dans une MEZBALA les controleurs que ce soit de l’hygiéne ou ceux des prix prennent leur quota et ferment les yeux .Prions DIEU nuit et jour de nous envoyer un résponsable méme s’il est dictateur, un 3ADEL inchallah pour nous mater pour que nous reviendrons à ce qu’on a été avant (années 60-80) pour que ce laisser- aller disparaisse et tout ça que pour nos enfants et petits enfants vivent une vie meilleure inchallah

  4. N.Télaghi

    Et le role de la Direction du commerce et des prix ?????? Aussi les Imams doivent axer sur « les tricheries ». Et aussi ,et aussi les………………………..Alors nous sommes TOUS complices TOUS dans le meme Pétrin. Que DIEU nous Pardonne.

  5. Melle Nouar .Sd

    A nous de nous défendre en refusant ces produits et c’est un minimum

  6. fethi

    L’état est faible miné par des centres d’intéret

  7. un fonctionnaire

    reponse a chaib draa djamel je tiens a t informer que suite a tes dires sur les controleurs qu ils prennent leur quota cela veut dire que tu as des preuves de corruption une plainte va etre deposee contre toi chaib draa

  8. Abbes

    Arretez de faire ces remarques Vous vivez bien dans ce pays !

  9. Abbassi . Sidi yassine .

    Ces commerçant véreux , malhonnetes , criminels ne pensent qu’à la recette et le plus beau c’est qu’ils rentrent à la mosquée pour prier dans le premier rang sans rien ressentir .

  10. Abbassi . Sidi yassine .

    Mr Abbes , ça ne vous interesse pas ces problèmes ? ma yaklekch galbek .

  11. Mme CH

    Chers lecteurs, il faut voir le problème à l’amont comme toujours…!!! Vous allez comprendre….que la production de pomme de terre est otage des lobbies de l’importation des pays des Trois Nord…!!!

    « L’Algérie enregistre d’énormes pertes de production en raison de la qualité des semences, l’inefficacité des pesticides et la sous-utilisation des engrais. Ce phénomène est occulté. Pourtant, il contribue à la dépendance de l’Algérie à l’égard des importations, voire l’énorme déficit de sa balance agricole.
    La question des cultures dites stratégiques, malgré tous les efforts consentis par les pouvoirs publics sur les plans organisationnel, financier et réglementaire, semble appelée à durer encore longtemps. S’agissant d’une culture stratégique dans l’alimentation ordinaire du plus grand nombre, celle de la pomme de terre, des intérêts complexes et contradictoires interviennent pour gêner la mise en œuvre de solutions efficaces et durables….. »

    « Il y a eu d’abord le projet de construire une usine de production de semences hybrides à Sétif. Un centre de biotechnologie que rien n’a pu faire démarrer, tant les intérêts en jeu sont énormes. Ni les Canadiens ni les Australiens, qui y ont été associés, n’ont pu arriver à un résultat.
    En 2004, après que le ministère de l’Agriculture eut décidé de normaliser la filière en instaurant des règles et des normes pour l’importation de semences (taux de tubercules malades, les règles de refoulement, leurs causes, les maladies jugées rédhibitoires, la taille et le calibrage des tubercules, leur nombre par sac de
    50 kg, etc.), une véritable cabale a été déclenchée par des importateurs privés via la presse écrite. Il faut dire que le commerce et l’importation de la semence de pomme de terre (et ce qui va avec : pesticides et produits de soins) constituent un vrai pactole qui frise les 100 millions de dollars pour les deux parties contractantes : l’importateur algérien et l’exportateur étranger. Côté algérien, si l’on ferme l’œil sur la qualité phytosanitaire des semences, on peut les payer pas cher, alors que de son côté, l’exportateur pourrait écouler à bon prix un produit qui, de toute façon, lui serait impossible de vendre dans un pays sérieusement protégé par des normes phytosanitaires rigoureuses…. »

    « Durant les dernières années d’activité (vers 1993-94), les besoins en semence étaient largement couverts, avec une production de 125 à 130 000 tonnes de semence de qualité pour des variétés testées qui avaient montré de belles performances et une résistance aux maladies traditionnelles selon les terroirs : Timate, Spunta, Diamant, Mondial, Désirée, pour le Centre et l’Est (pour des raisons de pluviométrie abondante), Timate et Condor pour l’Ouest, etc. L’expérience, pourtant concluante, a été écourtée durant les années noires du terrorisme ; et on s’est retrouvé à la case départ : l’importation à tout-va.
    Produits d’entretien périmés, chers, inefficaces ou mal utilisés
    Les caprices climatiques peuvent engendrer des catastrophes, lorsque le cultivateur manque de vigilance ou de savoir-faire dans l’utilisation des produits d’entretien et des pesticides…. »

    « Si sa récolte est la plus importante, la période de printemps est de loin la plus risquée car elle favorise le mildiou et toutes sortes de maladies de la pomme de terre, qu’il faudra soigner très tôt pour éviter qu’elles ne déciment les récoltes. Parfois, il est impossible d’arriver à un résultat pour diverses raisons: semences infestées dès le départ, à l’importation, ce qui signifie que le travail des contrôleurs à la frontière dans bien des cas laisse à désirer ; produits de traitement inefficaces ou périmés : là aussi les services de contrôle sont mis à l’index (en plus du civisme des importateurs !) ; manque de savoir-faire des agriculteurs (dosage, utilisation inadéquate des produits) ;
    cas de force majeure : fortes pluies, impossibilité de pénétrer dans les champs en vue de traitement : c’est là que l’absence d’une véritable aviation destinée au traitement des grandes étendues cultivées se fait le plus sentir.
    En effet, l’épandage par voie aérienne est parfois la seule issue pour sauver des récoltes menacées d’anéantissement….. »

    « Du côté de la Mitidja, vers Meftah, les cultivateurs ont obtenu des semences
    infestées. Résultat, peu de champs ensemencés comparativement aux années passées. Le risque est en effet trop grand de voir pourrir sous terre les tubercules plantés, lorsqu’ils sont atteints par la gale, ou de les voir dès leur sortie du sol infestés de mildiou. Si dans le premier cas, il n’y a pas le moindre espoir, dans le second, les coûts en produits d’entretien risqueraient d’être trop élevés, car il faudrait utiliser des produits systémiques au lieu des produits de contact, afin de protéger les jeunes plants durant au moins deux semaines, si bien sûr les produits ne sont pas périmés !
    “Il y a quelques années, j’ai planté de la semence de pomme de terre qui montrait des protubérances semblables à des verrues. J’ai pensé que les choses allaient s’arranger dès que la récolte serait prête. Mais non : la récolte avait hérité de l’apparence des pommes de terre plantées et la maladie est restée dans le sol qui ne produit plus que des pommes de terre avec ces verrues, difficiles à commercialiser.”
    “Il n’y a pas que la semence de pomme de terre qui est en cause. Nous recevons d’autres semences qui ne sont pas très bonnes, qui présentent des maladies, etc. Jusqu’aux produits phytosanitaires qui sont inefficaces ou périmés.”

    C’est clair comme de l’eau de patates infestées…..par la connivence, comme toujours des Oursons en peluche……….!!!! « Klawna, Rabbi Ykhallashoum…je parle des nôtres…qui ont vendu leurs âmes à l’argent, pour ne pas dire à Satan…!!!

  12. Mme CH

    Selon M. Benaouda du groupe Hasnaoui : “Nous avons arrêté la production de pomme de terre de semence pour plusieurs causes, dont la moindre est le dispositif administratif en place trop lourd qui ne permet pas une certification rapide des semences produites. La certification est coûteuse et le test sérologique revient à 5 millions de DA pour les 100 hectares, ce qui signifie 5 DA/kg de semence !”

    « La Sodea du groupe Hasnaoui a réussi à produire de la semence base et prébase. Mais selon M. Benaouda, “le marketing particulier entrepris par les exportateurs étrangers (à 70% des hollandais) a réussi à éclipser totalement les producteurs algériens du secteur. Par ailleurs, les agriculteurs algériens matraqués ne sont pas encore tout à fait confiants dans la semence produite en Algérie”. La Sodea avait tout de même réussi à produire, en 2001 déjà, 650 quintaux à l’hectare de semence de base. Facile de faire l’opération pour 1 000 hectares ! Les besoins nationaux en semence de pomme de terre s’élèvent à environ 180 000 tonnes, soit l’équivalent de 70 millions de dollars.
    On peut estimer qu’elle a été victime de son succès dans un créneau juteux qui risquait de ne laisser que des miettes à ceux qui s’y étaient incrustés depuis longtemps.
    Selon M. Benaouda, même les étrangers ne désirent pas délocaliser leur production de semence prébase afin de ne pas pénaliser leurs agriculteurs. La Sodea a réussi à produire de la semence prébase de qualité dans diverses variétés : Spunta, Timate, Désirée, Diamant, etc. Une semence d’excellente qualité et à hauts rendements.
    Autre difficulté apparemment insurmontable pour les investisseurs, le système bancaire national. “Les banques ne suivent pas, n’accompagnent pas sérieusement ceux qui s’aventurent à tenter de développer une filière pourtant jugée stratégique”, selon M. Benaouda qui précise encore que “les crédits de campagne ne sont pas accordés, au-delà d’un hectare. Ni la Badr ni la Cnma ne nous ont accordé de crédits de campagne à la Sodea. Toutes nos campagnes ont été financées sur nos fonds propres”.
    Si l’écoulement de la semence produite localement se fait très difficilement, à cause du manque de confiance des agriculteurs dans la semence nationale, il faut savoir que son importation coûte près de 70 millions de dollars, ce qui constitue un enjeu financier considérable pour les importateurs et les exportateurs.
    Selon le cadre du groupe Hasnaoui, “il n’y aurait quasiment pas de contrôle phytosanitaire sur la semence de pomme de terre importée, contrairement à ce qui se passe avec la semence produite en Algérie qui subit un contrôle des plus tatillons, ce qui décourage la production. La réglementation qui encadre le contrôle et l’inspection phytosanitaires en Algérie s’inspire de celle étrangère. Elle devrait assouplir ses procédures pour encourager les producteurs de semences à s’investir plus dans un secteur stratégique”. M. Benaouda pense que les producteurs étrangers sont favorisés au détriment des producteurs nationaux, ce qui rend la concurrence déloyale entre eux. La pomme de terre étant, avec le pain et le lait, un aliment de base en Algérie, il serait peut-être temps de lui trouver une solution durable afin d’échapper à la dépendance totale des marchés extérieurs pour notre sécurité alimentaire. Ce qui s’est passé en 2007 et en 2009 doit être considéré comme un coup de… semonce et inciter les pouvoirs publics à mettre en place des dispositifs plus efficaces capables de garantir, au moins en partie, la sécurité alimentaire du pays. »

    Eh, oui, c’est un exemple parmi tant d’autre « du Sleeping partner »….!!! Il ne faut pas que l’Algérie produise quoi que ce soit, pour que l’on soit toujours dépendants des pays des Trois Nord….!!!! Sinon qui remplira les caisses des Pingouins, des Renards et Ours polaires….????

    Hasbiya Allah Wa Ni3ma El Wakil Fikoum….!!!!

  13. gherbi sba

    Des informations sur sba cela est encore bien pour nous qui ignorons Je vous remercie chére soeur

    • Mme CH

      Merci Mr Gherbi sba, je pense qu’il faut éradiquer le mal à sa source, sinon tout le corps sera gangréné Ya Latif…!!!! car, ce n’est pas suffisant de faire passer des commerçants malhonnêtes aux tribunaux, il y en aura d’autres, puisque tout le milieu est véreux, et la complicité est partout…..La seule solution est de changer de système et de cesser l’importation anarchique….!!!! Ils sont entrain de stériliser nos terres fertiles avec leurs semences infestées et leurs pesticides à l’origine des cancers et de la pollution….! Il faut travailler la terre et retourner à l’agriculture Bio avant que ça ne soit trop tard…..!!!! Oui ne riez pas, c’est la seule issue pour l’indépendance alimentaire…..!!! Klawna Yakoul Ressanhoum ces importateurs et leurs sponsors….!!!!

      Très Honorée, monsieur, de m’avoir considérée comme votre « chère soeur »…!!!

  14. Imène

    Merci bcp pour ces éclaircissements, on voit nettement plus clair ! merci ma chère soeur ! c’est un sentiment terrible de constater chaque jour un peu plus ( d’apprendre comme c le cas pour ce sujet avec cette histoire de semences d’importation infestées ) que notre pays est à ce point inféodé , assujetti après plus d’un demi siècle de l’indépendance !que nos décideurs sont à ce point embourbés ds les accointances les plus douteuses .. Jusqu’où iront -ils ? dans la fourberie et la cupidité ..merci ou djazaki Allahou khair !

  15. abbassi hor

    @ FONCTIONNAIRE ce qu’a dit chaib draa est juste IL YA MEME UN GROUPE DE COMMERCANTS QUI SE CONSTITUENT AVEC DES PREUVES POUR DE CE QUI S’EST PASSE PENDANT LE RAMADHAN ENVERS EUX DE CHANTAGE CONTRE LA FERMETURE DE LEUR COMMERCE( LETTRE AU MINISTRE DU COMMERCE) BELABBESIENS ATTENDEZ DE CE QUI VA SE PASSER DANS CES MOIS -CI ,MEME DANS LES JOURNAUX VONT APPARAITRE DES PHOTOS PRISES EN FLAGRANT DELIT

  16. chaibdraa tani djamel

    @ ABBASSI HORR merci ,si j’ai dit ça c’est que tout le peuple algerien le dit, nos tribunaux ne cessent de condamner des fonctionnaires malhonétes qui ont bousillés notre pays de ce virus de « rachoua » méme le commentateur de ce sujet le dit= lire  » ces monopolisateurs devant l’abscence de tout CONTROLE c’est qui ce « controle » ya si LE FONCTIONNAIRE moi au moins je mets mon nom dans chaque commentaire et je ne dis que la vérité je suis dans un pays de liberté j’éspere que tu me reponds avec courage en inscrivant ton nom dans ton commentaire prochain dont j’attends avec impatience ya LE FONCTIONNAIRE

Répondre