La Voix De Sidi Bel Abbes

Cheikh Dahou, Bénadji l’berrah, Antar : la TAHTAHA, toute une époque KHAYI

La vie est ainsi faite, des activités culturelles au théâtre régional de Sidi Bel Abbes avec le prochain festival de théâtre sur lequel on y reviendra en compagnie de notre confrère Benkhelouf Khadir, qui a rencontré avant hier Kader Kada, cinéaste de notre ville, installé a Paris (voir article). Néanmoins, et à la demande formulée de vive voix par de nombreux lecteurs, ici à Sidi à Bel Abbes, un petit voyage dans le temps est souvent proposer dans le Sidi Bel Abbes d’antan, ou il existait à Sidi Bel Abbés par ailleurs une activité culturelle particuliére et très intense.Et c’est au sein d’abord de la mythique Tahtaha de la GRABA . Un des berrahs de l’époque revient sur les langues, l’inoubliable BERRAH Bénadji.

El Berrah qui Habitait juste en face du bain maure « Sekkal » sur la rue Lavigerie (aujourd’hui Sekkal Chaïb un Chahid exécuté par la France) dans une maison de maître. Et Benadji El Berrah, un homme de forte corpulence, toujours vêtu traditionnellement (coiffé d’un turban jaune, chemise Blanche avec gilet où pend une montre avec chaînette et un seroual ample) indique notre source.Etant donné que l’opportunité se présente, notre source indiquera que ce dernier était un employé de l’Administration communale chargé de faire passer les communiqués locaux à l’intention des indigènes des quartiers de la cité. Muni d’un, clairon en cuivre, Bénadji parcourrait les quartiers arabes pour annoncer une fois par semaine, la distribution de denrées alimentaires aux nécessiteux détenteurs d’une carte d’assistance délivrée par l’Administrateur de l’époque appelée communément El Mestatour ». Et de temps à autre, El Berrah utilisait un tambour pour mieux rassembler les gens pour annoncer la bonne novelle qui consistait à se rendre à Dar El Msaquine pour la distribution de produits alimentaires et autres dons en espèces. A titre indicatif, cette enceinte existe toujours, actuellement jouxtant dar El Askri (maison du soldat) mais comme bureau des ayants droit et ascendants des moudjahidine, une battisse ayant dépassé les 110 années environ. Le travail de Bénadji consistait également aux annonces de décès avec l’adresse du domicile mortuaire, le nom de la famille du défunt et l’heure de l’enterrement. Et cela il le faisait gratuitement malgré la fatigue d’une grande tournée à travers les quartiers des indigènes d’El Graba, village Errih, Barrio alto, Sidi Yacine, Gambetta, etc… et après sa mort, un certain Djillali dit « Tchato », un Berrah d’un ensemble Folklorique, a pris la relève pour le même travail et il excellait aussi pour haranguer les invités, lors des mariages, pour la Ghrama et ça marchait bien. Et dans tout ce décor, et ambiance aujourd’hui révolue. Toutefois, l’image d’un CHEIKH DAHOU et ANTAR pour tenter de compléter ce tableau rétrospectif sont a  citer comme personnages a titre indicatif, qui demeurent a ce jour omni présentes dans les discussions de cette époque, ou bien sur, d’autres éléments n’ont pas été tous cernés. Arrêtons nous là pour cette première partie.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=2014

Posté par le Mar 29 2011. inséré dans ACTUALITE, EVOCATION, SBA VILLE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

12 Commentaires pour “Cheikh Dahou, Bénadji l’berrah, Antar : la TAHTAHA, toute une époque KHAYI”

  1. Lassouli

    oui il s’agit bien de Driss Lassouli Rabi Yarahmou je suis une de ses filles

  2. hamid ourrad

    Lassouli driss est ce que c est le commisaire principal qui travaillait a Alger et qui habitait a la perouse plage si c est lui ,il aimait beaucoups bel abbes et les belabesiens , j a

  3. hamid ourrad

    j ai passè un bon mois avec lui j etait directeur d une colonie de vacance tous juste en face de sa villa,il venait tous les jours a la colonie , s enquèrir des jeunes il etait tres sympatique ALLAH YARHAMOU

  4. hadj dekar

    merci si ourred hamid pour vos temoignages d(un ould bled

  5. Kaid

    Que de regrets mr OMAR?

  6. azaiza

    la vdsba doit nous dire s’il s’agit de Dahou ou Assouli mais ce qui est sur c’est Antar

  7. novice

    Aujourd’hui ,si on compare la place tahtaha à celle de Marakech « sahet el fna »,on est frustré à un point qu’on se demande ,qui est derrière tout ce gachis local,pourquoi n’as-t-on rien fait pour développer notre historique tahtaha,et les cafés avoisinants,quand on sait que sahetelfna est classée patrimoine culturel international par l’UNESCO!
    Pourquoi je fais cette comparaison,tout simplement parce que les deux étaient à peu prés au meme niveau à l’époque coloniale.
    Quant à Dar el askri,pourquoi ne pas la réhabiliter,n’était-elle pas le symbole d’une participation contraignante,mais courageuse de bel-abbesiens,à une guerre mondiale.
    Et e débat est ouvert sur ce sujet.

  8. fethi

    NOVICE Je vois que vous situez les choses a leur réelle place selon moi les architectes locaux ont remis des propositions au nouveau wali Attendons

  9. fethi

    votre avis est judicieux

  10. novice

    Si fethi,nous serons tous heureux de revoir l’historique place!!!si chacun était à sa place!!!

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