La Voix De Sidi Bel Abbes

Chafik Hadjadj : Une riche carrière pour la promotion de la musique Andalou à Sidi Bel Abbes

La culture est un vaste champ, les artistes sont légion. A Sidi Bel Abbes, l’objectivité recommande de parler de tous les genres musicaux, tel l’andalou, et là encore, un choix qui obéit pas à une classification donnée. Et là nous avons pensé à Chafik Hadjadj, qui fournit depuis de longues années de gros efforts et lui aussi honore Sidi Bel Abbes, et naturellement ce genre. Pour cette occasion, nous avons eu recours à un entretien qu’il a eu lors de son passage à Mostaganem, il y a un certain temps, avec un confrère d’El Watann qui a élaboré un chapeau avant d’entrer dans ce riche entretien.

Chanteur du Melhoun Tlémcenien à Mostaganem, une ville  fortement imprégnée  de l’école Algéroise dans la musique andalouse et Chaabie, n’est pas chose aisée. Pourtant Chafik Hadjadj l’a fait avec beaucoup de talent et une aisance qui ont forcé le silence et l’administration du public .invité dans le cadre de la rencontre de musique traditionnelle  et populaire, Chafik  nous a fait vivre
d’agréables moments. Courtois à l’extrême, mais non moins défenseur acharné du Chaabi tel que conçu par le grand Cheikh Larbi Bensari,il a bien voulu  répondre a nos questions .

Chafik si on te demande de te présenter brièvement ?
Je suis né a Tlemcen il y’a 44 ans .pendant la période coloniale, j’avais juste huit ans quand j’ai commencé à   m’intéresser à la musique  orientale chez un vieux, Cheikh Mellouk,  qui, chaque soir
fabriquait des instruments et faisait des répétitions avec ses amis. la pratique aidant, j’ai commencé à  jouer de la derbouka et à chanter dans le tas et c’est de là que certains cheikhs m’ont remarqué et poussé à persévérer.
Avec un peu plus d’expériences j’ai rejoint l’école cheikh Briksi lui-même élève de notre grand maitre cheikh Larbi Bensari ,rahimahou Allah. mon véritable apprentissage se déroule durant les années 1964 à 1979 au cours desquelles je me familiarise avec tous les instrument du violon nouigra, Aoud, piano ,derbouka, ect.. . entre temps, je me suis établi en 1971 a sidi bel abbés ou j’enseigne toujours la musique au conservatoire et dans un lycée .seulement je me rends constamment a Tlemcen pour poursuivre ma formation et y chanter aussi lors de soirées officielles, familiales et autres festivals..
On sent une influence de l’école Gharnatia dans la prestation.
C’est juste j’ai longtemps fréquenté cette école ,sous la direction de cheikh Bouali .j’ai été parmi ses fondateurs .mais maintenant je me consacre beaucoup plus au « Melhhoun » que vous appelez vous « chaabi » a Mostaganem .la musique traditionnelle et populaire coule dans mon sang et je fais toujours des recherches  très poussés pour actualiser mon répertoire .je te dirais que je me suis rendu même au Maroc chez le grand cheikh Toulali de Meknes pour chercher des QUacaid .il m’a donné une Quacida de sidi Lakhdar Benkhelouf qui est inconnue en Algérie : « ana chaqquite bhour »… !
As-tu participé à des événements à des festivals nationaux, enregistré des cassettes ?
Je participe tous les ans au festival de la musique andalouse organisé par la ville de Tlemcen .l’année dernière ,j’ai chanté au festival consacré au grand poète et guerrier sidi lakhdar benkhlouf et j’en garde le meilleur  des souvenirs .auparavant j’ai été aussi du festival de musique andalouse qui s’est déroulé a Alger en 1979 et ce fut ma grande « envolée » pour ce qui est des enregistrements j’ai neufs disques 33 tours et deux 45 tours plusieurs cassettes en France et en Algérie .
Le chaabi et la musique andalouse sont ils bien implantés a sidi bel Abbés, ville plutôt planchée vers les genres oranais et rai ?
Plus qu’on le croit généralement du fait que j’y enseigne la musique depuis assez longtemps déjà j’y ai contribué et tous mes élèves avec la grande expérience acquise ont crée des associations et des groupes de musique traditionnelle et populaire qui peuvent rivaliser, artistiquement avec les meilleurs !

Chafik Hadjadj, au vu de son rendement et sa présence artistique, mérite bien un hommage, et là le nouveau directeur de la culture, doit certainement dresser un listing de toutes ses ressources humaines, potentialités culturelles qui possèdent un véritable CV


URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=5177

Posté par le Juin 12 2011. inséré dans ACTUALITE, CULTURE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

6 Commentaires pour “Chafik Hadjadj : Une riche carrière pour la promotion de la musique Andalou à Sidi Bel Abbes”

  1. badrou

    merci aussi pour l’quipe ,ça me fait plaisir de découvré un artiste comme Chafik,aussi netmana mayansawch les autres artistes,parce que wellina nchoufou hta ymout l’artiste aprés natfakrouh

  2. Samia/Sema

    Bonjour!

    Monsieur Chafik Hadjaj dit qu’il est né il y a 44 ans et au même temps il était apprenti durant les années 1964-1979?comment cela?

    • Derdba

      Bonjour Samia, je crois qu’il s’agit d’une interview qui ne s’est pas déroulé, cela peut être eu lieu en l’an 2000 ou avant cela, celui qui a écrit à cité la source et l’objectif selon ma lecture était simple, rendre hommage à cet artiste. ce que tu relève là n’est qu’un détail, je crois qu’il est âgé de 54 ans.

  3. UN ARTISTE

    Perso je ne qualifierai pas quelqu’un qui négocie la TCHIPA dans la direction de la culture avec un certain ( x ), d’artiste qui a tant d’année de carrière . . . , ( je parle en connaissance de cause )  » wallahou 3alayya Chahid . . .

  4. UN ARTISTE

    ces gens là ne méritent pas un hommage mais plutôt de l’oublie, ils ne font qu’empirer la situation de la culture en Algérie, car derrière cette voix mélodieuse que tout le monde (ou presque) aime, se bâtissent des coulisses de combines de corruption et de malfaisance ! Mais Dieu 3ali w 3alem…

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