La Voix De Sidi Bel Abbes

Chadli Bendjedid : à ne pas oublier

chadli bonne Il n’est jamais tard pour bien faire, car le 2ème anniversaire du décès de Chadli a été oublié. Voila une source l’évoquer.   Suivons la :  Le 6 octobre coïncide avec le deuxième anniversaire du décès de notre troisième chef d’Etat, après Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene. Il vient au lendemain de la date inoubliable du 5 octobre, date des événements douteux de 1988 qui ont mis pratiquement fin à la vie politique de Chadli Bendjedid. C’est peut-être une occasion pour rendre hommage à cet homme qui a souffert souvent des injustices, sans oublier qu’il a commis lui-même des injustices. La commémoration, des années après sa disparition, d’une personnalité politique, doit en finir avec les requiem sentimentaux empreints d’éloges et de rhétoriques flatteurs, pour entamer des études sérieuses de sa personnalité et de son parcours.
Je me considère parmi ceux qui peuvent faire un témoignage aussi objectif que possible sur le chef d’Etat, qui a commencé difficilement son exercice de pouvoir, mais qui est devenu, dans un délai relativement court, un des illustres chefs d’Etat du tiers-monde. Le président Chadli, dont le mandat présidentiel a commencé par un déluge d’anecdotes semant les doutes sur sa compétence professionnelle, a su s’adapter à une tâche pour laquelle il n’était pas préparé, parce qu’il a su profiter d’une équipe de travail à la hauteur, mais grâce à son autosatisfaction, provoquée par des louanges et glorifications chantées par certains courtisans, il a fini lamentablement la prestation de la tâche la plus importante de la République. Je me sens à l’aise d’aborder aujourd’hui deux éléments positifs de la personnalité de Si Chadli, ayant été, comme il est bien connu, parmi les cadres supérieurs de la nation qui ont subi des injustices de sa gouvernance. le premier élément, qui risque d’étonner certains, c’est son intelligence aiguë. Au cours de notre premier voyage officiel en mars 1980 pour la Syrie, j’avais le souci, vu la confiance qu’il a bien voulu m’accorder, de prévenir le président d’un problème éventuel dans l’inspection de la Garde d’honneur syrienne. En Syrie, la clique joue la musique de la marche sur un rythme de trois sur quatre, c’est-à-dire un rythme comme celui de la valse. Ceci est loin de la cadence  » un-deux, un-deux « , à laquelle un chef militaire est habitué en Algérie. Pour trouver le moyen d’attirer l’attention du président, aussi discrètement que possible, je parcourais le couloir de l’avion présidentiel dans les deux sens, traversant chaque fois l’aile présidentielle. Le président était assis côté hublot, à une table modelable de quatre sièges, avec, à sa gauche Si Mohamed Salah Yahiaoui, qui avait en face le colonel (le général plus tard) Abdallah Belhouchat. L’occasion s’est présentée, au cours de mon quatrième ou cinquième passage, quand Belhouchat m’a interpellé sur l’heure de l’arrivée à Damas. Je me suis arrêté devant le colonel, en ayant le siège du président au côté droit presque derrière moi, et j’ai répondu à Si Abdallah que nous avons encore pour une heure de vol. J’ai profité pour ajouter des critiques sur la méthode compliquée des Syriens dans l’inspection de la Garde d’honneur. Le colonel m’a semblé loin d’être intéressé par ce que je disais. J’ai repris la même chanson sans faire attention à ses tentatives d’interruption. Ce fut le président qui arrêta ma souffrance en disant :  » Ya Abdallah, le docteur s’adresse à moi, pas à toi « . J’ai pivoté pour regarder en direction du président, qui a haussé la tête comme pour dire : je vous ai compris. Au retour à Alger, j’ai dit à un cadre supérieur du Parti, qui répéta que le président ne dépassera pas six mois à El Mouradia :  » Détrompe-toi, ce monsieur est très intelligent. Il est plus intelligent que Sadate qui a su éliminer tous ses adversaires « . Cela s’est confirmé avant la fin du premier mandat de Chadli. Le premier éliminé a été ce même cadre politique.

Algerian President Bouteflika is congratulated by former state presidents after he took the oath during his swearing-in ceremony in Algiers

Le deuxième élément de la personnalité de Chadli était la qualité qui est caractéristique des chefs. C’est la faculté de choisir la meilleure alternative des propositions présentées. C’est cela qui explique les tentatives qui se sont succédé pour l’encercler, afin qu’il soit prisonnier d’une seule bouche et d’un son de cloche unique. A la veille de chaque évènement important, que ce soit un congrès, une festivité ou une conférence internationale, une commission nationale était constituée pour organiser l’évènement. À partir de juin 1971, date de ma nomination en tant de conseiller à la Présidence, j’ai été membre de toutes les commissions nationales. En 1983, j’ai été exclu de l’organisation du cinquième congrès du FLN, n’étant pas été choisi comme membre de la commission nationale. Cette commission a été constituée conformément aux directives de Larbi Belkheir. J’avais la certitude que le rouleau compresseur s’approchait de ma carcasse. Quelques jours avant le congrès, le président m’a téléphoné, me demandant de passer le voir à son bureau. Il avait l’habitude de m’appeler plusieurs fois par semaine, ou même par jour, pour lui présenter un compte-rendu des événements nationaux et/ou internationaux. Ce jour-là, sa première question était : Alors, comment vont les préparatifs pour le congrès ? J’ai répondu sans détour : Aucune idée Monsieur le Président. Ma réponse, préméditée, l’a surpris. Il n’avait pas l’habitude des réponses si évasives de ma part. J’ai continué en disant calmement : Vous savez que je ne suis pas membre de la commission chargée de la préparation du congrès. J’ai senti qu’il était gêné, mais je n’avais pas le droit, ni la volonté, encore moins l’envie de couvrir qui que ce soit. Après quelques minutes, voire quelques secondes, le président poursuivra, sans commenter ma réponse :  » Je vais prendre la parole pour ouvrir la séance inaugurale… « . Il a été surpris de voir ma main levée, en signe d’objection. Il m’a questionné : N’aurai-je pas le droit, en tant que Secrétaire général du Parti, d’ouvrir son congrès ? J’ai répondu brièvement:  » Non Monsieur le Président « . Un silence assourdissant s’est installé pour quelques secondes au bureau présidentiel, interrompu par la voix grave du président :  » Explique-toi « . Je lui ai rappelé que le règlement intérieur du Parti indique que le congrès ordinaire est ouvert par un bureau provisoire, présidé par le congressiste le plus âgé, secondé par le plus jeune des membres. Un bureau permanent est élu pour diriger les travaux, et c’est ce bureau qui appelle le Secrétaire général pour qu’il présente son rapport. Le président rétorqua :  » Mais j’ai présidé l’ancien congrès. Tu as été membre de la commission nationale et tu ne m’as rien dit de la sorte « . Je réponds sans hésitation :  » Le congrès de 1980 a été un congrès extraordinaire Monsieur le Président, et vous aviez le droit absolu de le présider « . Le président décroche le téléphone :  » Larbi, convoque-moi les membres disponibles de la commission « . Presque une heure après, j’ai été appelé par le protocole pour me présenter au bureau du président. J’y ai trouvé, devant lui, une dizaine de membres, dont Messaadia, Rouis, Larbi et Mouloud. Le président m’a demandé de répéter ce que je lui avais dit auparavant. Une fois mon intervention terminée, Larbi, avec une voix bien tendue, me dit :  » Le règlement intérieur a été élaboré dans des moments difficiles. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je te rappelle qu’il n’y a pas de vacance de pouvoir « . Je réponds calmement :  » La loi c’est la loi. J’ai répondu à la question posée par le président en mon âme et conscience. Je n’ai pas l’habitude de tromper celui qui me fait confiance « . Chadli a pris la parole pour dicter le scénario de l’ouverture du cinquième congrès. Il répéta presque textuellement ce que j’avais préconisé. Le président a choisi ce qui lui a paru logique et conforme aux réglementations en vigueur. C’est une qualité des chefs. Bien que j’aie été éliminé le mois d’après et subi une traversée du désert pendant presque cinq ans, j’ai été rappelé par le président Chadli en 1989 pour être son ambassadeur au Pakistan. C’était une façon indirecte pour réparer le coup de 1983, et dire à qui voulait l’entendre que j’avais toujours sa confiance.

Que Dieu ait l’âme du président Chadli et de ses prédécesseurs.

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Posté par le Oct 10 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

46 Commentaires pour “Chadli Bendjedid : à ne pas oublier”

  1. Mohand

    Ses mandats étaient un fiasco , menant vers le premier printemps arabe, repêché par les islamistes puis par l’armée . Enfin , identique au scénario égyptien en qq épisodes et qq morts.

  2. Mohand

    Quand on Ne peut pas et on ne veut pas, on remet les clés et on sort par la grande porte.

  3. GRACE

    Que dire après tout ce que je viens de lire? Rien. Oui , rien. Ou bien si, peut-être quelques petites remarques et questions qui n’auront pour effet de calmer ma colère immédiate.
    Je précise que je ne connais pas l’auteur de ces éloges post-mortem qui semble être » bien connu ».
    Une seconde remarque, le mandat de président n’est pas une profession, cela ne nécessite pas de compétences  » professionnelles » mais bien d’autres capacités , connaissances et potentialités ( vision , projet global, politique internationale…).
    La table modulable rassemblait assurément une tablée « modelable » j’en convient hélas avec amertume, vu l’état de déconfiture où ce président et ses acolytes ont amené le pays.
    Ensuite , après un débat ardu sur le rythme de la musique militaire syrienne, on décrète qu’une personne est  » très intelligente ». Sans KABC, ni WISC adulte, bravo!
    Monsieur, s’il vous plait, vous êtes certainement une bonne personne, feu Chadli Bendjedid avait sûrement une grande intelligence, mais en quoi ce témoignage pourrait intéresser l’algérien dans sa vie quotidienne?
    En tant que témoin privilégié , dites-nous quel était le projet politique de Chadli et si toutefois il en avait un , pourquoi ne l’a-t-il pas mis en œuvre pour – je reprends les slogans de l’époque-  » min ajli hayatin afdhal » ,  » el âamal oua sarama »,  » el rajoul el mounasseb fi el makane el mounasseb » etc…etc…Et à quoi avons-nous assisté durant les deux mandats du super-président? Je ne vous manquerai pas de respect parce que je pense sincèrement que vous êtes une personne respectable, en ne déclinant pas la liste interminable des méfaits de la gouvernance de Chadli et de ses acolytes.
    Allah yarhmou oua yaj3al rabi yasmahlou oua oua yasmah yarham el jami3.

    • AEK Nasri

      @Grace.
      Tout comme vous, et sans nulle prétention, je trouve ce « témoignage » – qui relève simultanément de l’étrange et du bizarre – inapproprié, incongru et insignifiant pour l’Algérien d’aujourd’hui qui ploie sous le beau ciel de sa Patrie, attitude dont les prémices nous viennent tout droit du « règne » Chadli et de ceux qui, avant lui, ont considéré ce pays comme une propriété privée. L’auteur s’est, sans vergogne, décrédibilisé en prenant soin de rester derrière un masque. Fait-il partie de cette catégorie de « cadres supérieurs de la Nation » qui, lorsque le vent tourne, vilipendent ceux par la grâce de qui, ils ont été mis sous les feux des lampions oubliant, obnubilés qu’ils étaient, que ceux-ci finiraient par s’éteindre ? Vous nous avez rappelé, à juste titre d’ailleurs, le slogan qui était mis en vogue à l’avènement de ce Colonel qui héritait d’un autre Colonel le pouvoir jaillissant d’une ridicule proposition d’un autre Colonel (Kasdi Merbah). « Pour une vie meilleure » slogan que la rue compléta par « une vie ailleurs » ! Ironie du sort, cette « vie ailleurs » a fini par avoir lieu mais uniquement pour la nomenklatura avec l’argent du peuple et la saignée à blanc ayant trouvé le bon mécanisme pour perdurer n’est pas prête de s’arrêter. Toutefois, si je puis me permettre, le slogan « el rajoul el mounasseb fi el makane el mounasseb » revient, lui, à Boukharrouba qui l’a entendu au Caire, clamé par Nasser. Nos amis égyptiens ont changé le premier « mounasseb » en « minasseb » c’est-à-dire l’allié par les liens de mariage.
      Pour revenir à l’intelligence, je la commenterai autrement. J’ai, par le plus pur des hasards, rencontré un diplomate africain qui a assisté au sommet de l’OUA qui s’est tenu à Libreville. Chadli était accompagné, entre autres, par son Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur Ahmed-Taleb El Ibrahimi. Le Diplomate africain m’a juré que, lors de l’intervention de « notre » Président, il a vu notre Ministre des A.E essuyer la sueur qui lui coulait de son front en utilisant pas moins de… quatre mouchoirs !
      Toujours dans ce cadre, un ancien collègue de travail m’a raconté qu’un de ses amis, pratiquement premier vrai informaticien algérien, fut affecté, pour accomplir son Service National, à la 2ème Région Militaire alors sous les ordres de Chadli. L’ingénieur expliqua à l’officier qui le reçut en quoi consistait son métier. Il fut alors chargé de mettre à jour un fichier complet de tous les effectifs de la 2ème R.M. : classement par armes, grades, âge, niveau d’instruction etc. La fiche du Chef de Région était dans un casier sur lequel étaient écrites ces trois lettres : SLE, en d’autres termes « Sait Lire et Écrire ». Or savoir lire et écrire n’est pas une condition nécessaire et suffisante qui ouvre droit à l’intelligence. On peut être intelligent tout en étant analphabète. Hélas ! Ne pas savoir lire et écrire ne peut faire prétendre à la magistrature suprême.
      Chadli restera l’homme qui a supprimé les « Autorisations de sortie » qui ont enrichi nombre de Walis, de Chefs de Daïra et leurs Secrétaires Généraux. Il a restitué les terres à leurs propriétaires après qu’elles furent spoliées par Boukharrouba faisant que notre pays restera, sur le plan alimentaire, éternellement dépendant.
      Enfin, c’est son absence de savoir et de lucidité qui a livré, directement ou indirectement le pays à l’intégrisme et son cortège d’horreurs qui ne fait que s’allonger sous des formes aussi pernicieuses les unes que les autres.

      • lecteur assidu

        Donc rien de positif de la part de vous

      • GRACE

        @AEK Nasri,
        Merci pour cet apport d’éléments que j’ignorais et qui ne doivent sans doute pas figurer dans le « super outil » , que je n’ai pas lu,et sur lequel je ne porte aucun commentaire par conséquent.
        En revanche, et je ne m’inscris ni dans le camp des manchots, ni dans celui des autruches pour rappeler une allégorie si chère à Mme CH, en affirmant ( en toute modestie) que le fameux discours prononcé par le défunt président 19 septembre 1988 , si j’ai bonne mémoire, a été d’un grand mépris et d’une rare violence à l’égard de ses concitoyens!
        Je me souviens très bien,je venais à peine d’être libéré de mes obligations du service national comme des millions d’algériens, je n’ai même pas eu le temps de me poser pour reprendre mon activité professionnelle( enseignement) , lorsque le défunt président, évoquant dans son discours, la fermeture du lycée français d’Alger, accusait les algériens « francophones » presque de trahison en les sommant de « faire leurs valises et partir  » si sa politique ne leur convenait pas! Beaucoup ne se sont pas fait attendre!
        Par la suite, la stratégie grossière du 5 octobre , élaborée par les éminences grises du cabinet noir a conduit au chaos que certains concitoyens ont l’air d’avoir oublié.
        Voilà ce que je retiens des deux mandats stériles qui ont fait régresser le pays et l’ont livré à la corruption, à la gabegie, à la médiocrité…et enfin au terrorisme.
        C’est vrai qu’ on peut et qu’on a légitimement le droit de juger autrement , non pas la personne , mais la gouvernance du défunt président, mais j’invite solennellement mes compatriotes qui ont été les témoins de cette époque à se rappeler le fonctionnement des institutions, où se faisaient les nominations, les désignations.
        Rappelons les rumeurs( vraies ou fausses) : la pratique du ski nautique, l’influence de son épouse Hlima, le pouvoir de ses beaux-frères, Kaddour le wali de Tipaza, la Zaouia de Sidi Belahouel, les 26 milliards évoqués par un ancien premier ministre etc…etc…
        Et juste avant lui……il y avait un autre Président de la RADP qui, sans être parfait, n’avait parait-il pas un denier de l’état sur son compte bancaire, ni signe d’enrichissement personnel de sa famille et son entourage.
        Oua Allah yaâlem oua yarhamhoum oua yasmahlhoum oua yasmah lana.

    • Mme CH

      De Grace passez le bonjour à Mr Smiley qui nous manque…..!!!!

      • GRACE

        @Mme CH,
        Bingo! CHapeau bas madame. Pas de nouvelles de Smiley depuis un bon moment. Il est vrai que noyé dans le quotidien, je n’ai pas pris le temps de l’appeler depuis longtemps. Je vous promets de lui transmettre vos salutations, s’il ne les a pas reçu de lui-même en consultant de temps à autre le site.
        Cordiales salutations.

    • Mme CH

      Vous avez raison Grace une vraie déconfiture, mais je pense que le président a été leurré consciemment ou inconsciemment par les déserteurs de l’armée françaises, lorsqu’il s’en est remis presque exclusivement à son entourage immédiat et c’est Larbi Belkheir, la clé de Nanterre, qui avait réussi à contenir le Chef de l’Etat dans une bulle en confortant sa position personnelle et en renforçant son clan hizb França….!!

      Le président Chadli a été choisi, dans les cabinets noirs et les tunnels sans bout pour devenir le président des algériens, après avoir éliminé les deux concurrents potentiels à l’époque Abdelaziz Bouteflika et Mohamed Salah Yahiaoui ; ce qui a suscité plusieurs points d’interrogations…. ???? Le premier mandat a été plus ou moins équilibré, sans doute pour renforcer la position du président et le préparer pour un deuxième mandat et c’est là que les loups sont rentrés dans la bergerie…. !!!

      Quand on lit le témoignage du général Paul Aussaresses le spécialiste du renseignement (SDECE) qui reconnaît avoir torturé et exécuté des prisonniers FLN (Front de libération national) pendant la « guerre d’Algérie », entre 1955 et 1957, sous les ordres de généraux (Bigeard, Massu), eux-mêmes sous les ordres, selon lui, de ministres « parisiens » (Guy Mollet, Max Lejeune), où ceux-ci étant informés et complices, selon lui (notamment M. François Mitterrand), on comprendra tout de suite, pourquoi François Mitterand, alors Président de la République, applaudit à l’effondrement du système du parti FLN et pense que l’heure est à « l’établissement de la démocratie » en s’exprimant sur les événements lors du Conseil des ministres du 12 octobre 1988, c’est-à dire un jour après le retour au calme en Algérie. « Une telle prise de position rapide reflète en fait l’implication de la France et de Mitterrand dans le processus de soi disant « démocratisation » en Algérie dans le but de démolir le FLN. Ainsi les partisans de l’Algérie française et de la guerre à outrance contre le FLN et contre le peuple algérien entre 1954 et 1962, s’abattent dans leurs fantasmes pour régler leurs comptes avec l’Histoire et avec le mouvement national algérien… »… !!

      Voilà pourquoi Chadli a été installé au pouvoir après l’assassinat de Houari Boumédiène… !

      A suivre…!!!!

      • Habib

        Vous devez achevez ce n’est pas un feuilleton

        • Mme CH

          Ah Bon ! c’est une obligation Mr Habib, à qui ai-je l’honneur…???

        • Imène

          Habib : Bsr ! , tlm ..
          Vous avez tout faux Habib !
          La politique DZ , le chemin du pouvoir est un long feuilleton ! qui ne être  » visionné  » ou conté en une seule  » halqua  » ! un interminable feuilleton à rebondissements où se mêlent intrigues , complots , trahisons , fourberies, coup bas , connivences…et même assassinats maquillés en accidents ..pour vous dire ! l’épisode ( la halqua ) rapportée par notre amie mme CH , n’est que la bande d’annonce de notre mousselssel national ..il faut dire merci ! car elle est tout juste magistrale..
          Allez , je vous dédie celle-ci , vous la connaissez certainement :
          El mouradiaaaaa…..ton univers impitoyable
          El mouradiaaa…..glorifie la loi du plus fort !
          El mouradiaaaa …et sous ton soleil implacable …la la la la !
          Salem …

      • Mme CH

        Dans le Quotidien d’Algérie, on peut lire qu’un document historique et académique algérien a été publié au Japon. Il s’agit d’une longue interview accordée par l’ex-président de la République, Chadli Bendjedid, à deux chercheurs japonais, Kisaichi Masatoshi et Watanabe Shoko. Ces deux derniers travaillent sur l’Algérie depuis plusieurs années et ont déjà publié le premier livre en japonais sur l’Algérie.

        En voici quelques passages:

        « Ainsi à la question : le pouvoir algérien devait-il accepter un gouvernement du FIS ?, l’ex-président a eu cette réponse. “oui, c’est vrai. Si le pouvoir avait accepté les résultats des élections, on ne serait pas arrivé à cette dangereuse situation. J’ai voulu que le peuple algérien assume la responsabilité d’avoir choisi ses représentants en toute liberté (…) il aurait fallu que nous respections le choix du peuple algérien et donner une chance au Front islamique du salut (FIS) de constituer son gouvernement.” Se voulant plus explicite, il dira qu’“il fallait juger le FIS par les lois et la constitution qui régissent l’état, et le fait de ne pas avoir respecté le choix du peuple a été une très grande erreur.” Constant dans sa position, il affirma que “la démocratie a donné au peuple algérien le choix des islamistes en toute liberté, exactement comme cela s’est passé en Palestine quand le peuple palestinien a voté pour Hamas”.

        Sa “lecture” est d’ailleurs anecdotique. Alors qu’il était le président du pays, il a expliqué que c’était un vote sanction “pour se venger des responsables du FLN qui ont commis de grandes erreurs à l’encontre du peuple algérien et dilapidé son argent, c’est ça la vérité”. Sur sa démission du 12 janvier 1992, Chadli a nié avoir été démis de ses fonctions en relatant ce qui s’est passé. “j’étais pour le processus démocratique et comme le peuple algérien avait choisi l’autre camp, nous devions leur donner le pouvoir et la possibilité de gérer le pays, mais les membres du FLN ont eu peur et ils m’ont demandé d’annuler les résultats des élections et de les refaire. j’ai refusé par respect à la constitution et à la promesse que je m’étais donnée quand j’avais juré sur le Coran de respecter la volonté du peuple algérien (…) quelle aurait été la réaction de l’opinion nationale et internationale si je les avais annulées ? Ils auraient pensé que les réformes qu’avait réalisées Chadli n’étaient qu’une manœuvre pour rester au pouvoir et c’est pour cette raison que j’ai décidé de tout quitter. j’ai déposé ma démission par respect au peuple algérien.” D’ailleurs, il insista sur ce point pour affirmer que “celui qui prétend qu’il y a eu un coup d’état se trompe, parce que j’ai démissionné de mon plein gré sans pression d’une quelconque partie »…….

        à propos du 5 octobre 1988, l’homme de 91 ans insiste en précisant que “certains membres du FLN” étaient derrière “les évènements”. Selon lui, la cause des manifestations violentes (le bilan officiel était de 110 morts, alors que des sources médicales ont donné le chiffre de 500 morts et plusieurs milliers de blessés) était due au fait que “plusieurs responsables de l’appareil du FLN, et d’autres aussi, étaient contre la démocratie que j’essayais d’appliquer. la démocratie, la liberté de la presse et le fait de permettre au peuple de choisir ses représentants allaient mettre la lumière sur les erreurs des responsables. Tout cela mettrait en danger les avantages qu’ils avaient obtenus grâce au parti unique”.

        En plus de se présenter comme un démocrate, Chadli Bendjedid s’est aussi affiché comme un capitaliste convaincu. “je suis celui qui a changé le système du socialisme au capitalisme”, soutient-il, avant de revenir sur son parcours personnel. “À travers les longues expériences que j’ai vécues dans le système communiste de Ben Bella et le système socialiste de Boumediene, qui ont échoué totalement, j’ai eu une idée complète et claire sur la situation de l’Algérie.” Il expliquera sa “thèse” en affirmant que “c’est l’immobilisme qui m’a poussé à décider de changer le système et j’ai réalisé l’importance de léguer le pouvoir au peuple algérien, et ce, dans le cadre d’une véritable démocratie… »

        Cette longue interview publiée dans le n°27 du The journal Sophia Asian Studies est l’une des très rares interventions de Chadli Bendjedid depuis qu’il a quitté le pouvoir en janvier 1992.

        • Mme CH

          Mémoires de Chadli Bendjedid : je n’ai pas agréé le FIS, j’ai été mis devant un fait accompli

          Par Abed Charef, Maghreb Emergent, 10 Octobre 2012

          « L’ancien président Chadli Bendjedid a laissé une véritable bombe à retardement, dont les premiers éclats font les premiers dégâts quatre jours après sa mort. Selon des bonnes feuilles de ses mémoires, publiées mercredi 10 octobre par le quotidien en arabe Echorouk, le président Chadli aurait écrit, dans des mémoires posthumes, que ce n’est pas lui qui aurait agréé le Front Islamique du salut (FIS), en septembre 1989. Il aurait été mis « devant le fait accompli ».

          Dans ses mémoires, Chadli jette ainsi un véritable pavé dans la mare. Il affirme qu’il a appris l’agrément du FIS et du rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD, laïc, longtemps dirigé par Saïd Saadi) au retour d’un voyage au Sénégal. Il impute l’agrément du FIS à son tout puissant directeur de cabinet, Larbi Belkheir, ainsi qu’à deux hommes clés de cette époque, le premier ministre Kasdi Merbah et son ministre de l’intérieur Abou Bakr Belkaïd.

          Le FIS et le RCD « ont été agréés dans des conditions obscures, alors que Chadli Bendjedid se trouvait en visite d’Etat au Sénégal. Il n’a appris la décision qu’à son retour, comme s’il s’agissait d’un fait accompli imposé par certaines parties. Il s’agit de M. Larbi Belkheir », rapporte le journal.

          Larbi Belkheir, Kadi Merbah et Abou Bakr Belkaïd au centre de la décision
          L’agrément du FIS, longtemps attribué au président Chadli Bendjedid et à son premier ministre et chef de file des réformateurs, Mouloud Hamrouche, a constitué un des principaux reproches adressés à Chadli Bendjedid par les courants laïcs et anti-islamistes. Mouloud Hamrouche avait botté en touche en soulignant une évidence : le FIS et le RCD avaient été agréés le 6 septembre 1989, alors que son gouvernement a été nommé le 9 septembre de la même année.

          Le journal officiel révèle effectivement que l’agrément du FIS, en date du 6 septembre 1989, a été signé par M. Abou Bakr Belkaïd, ministre de l’intérieur du gouvernement de M. Kasdi Merbah. C’était virtuellement l’un des derniers actes du gouvernement Merbah, qui sera assassiné le 21 août 1993 avec son frère et son fils…

          M. Abou Bakr Belkaïd a été à son tour assassiné le 28 Septembre 1995 à Alger. Très influent dans les milieux modernistes, il était notamment le mentor du RCD et un des principaux animateurs de la lutte contre les islamistes….. »!!!!

          Alors, la question qui s’impose pourquoi l’agrément du FIS et du RCD ont été signés le même jour, en plus par Belkaïd qui est « très influent dans les milieux modernistes »………….!!!! Hummmmmmmmmmmm, ça sent l’incendie….!!! Enfin sauf pour les enrhumés….!!!!

          Perspicace FAFA, pour allumer le feu, il faut des bûches qu’on aide à bien se consumer dans la cheminée et comme il n’y a pas de fumée sans feu, alors…………….!!!!!

          Ding Dang Dong….!!!!

  4. Nory

    @Grace Franchement j’ai bien aimé votre belle réflexion

  5. simedjdoub

    LA CRITIQUE EST AISÉE, L’ART EST DIFFICILE;

  6. Fethi

    Je suis de votre avis monsieur :le débat doit remmener des éléments nouveaux

  7. Abbassia

    Au moins il a écrit ses mémoires qui restent un outil de travail

    • OUERRAD en squatteur

      outil de travail dites vous ,,,,, inexploitables rien que du oui dire

    • AEK Nasri

      @Abassia.
      De quelle catégorie de mémoires s’agit-il? Si c’est celle qui doit sauvegarder les intérêts de sa descendance, l’ouvrage qu’il a écrit était rigoureusement balisé par ceux qui l’ont intronisé puis détronné faisant fi des « dispositions légales ». Les arcanes du pouvoir sont identiques aux voies du Seigneur : impénétrables.
      @Fethi : il n’y aura jamais d’éléments nouveaux. Ceci me permet d’ajouter un élément à ceux que j’ai cités dans le sillage du commentaire de Grace. Si ses deux prédécesseurs n’ont pas tiré une seule balle contre le colonialisme (Ben Bella, lui, en a tiré des centaines pour la France), Chadli s’est battu sur le territoire de son pays.

  8. OUERRAD en squatteur

    c est un constat de l interieur du pouvoir si je puis dire ,l auteur anonyme n est pas connu du grand public si au moins on le connaissait le debat aura plus de valeur car en connaissant l auteur on saura a qui on a faire ,un constat de l exterieur a savoir un citoyen lambda sera le bienvenu pour aller de l avant et juger des mandats du president CHADLI RABI YARHMOU ?
    Il serai PLUS INTERESSANT de faire le bilan de tous les presidents qui se sont succede sur le trone de la RADP .MAIS ON AURAIT AIME AVOIR DES BILANS AU BON MOMENT c est a dire du vivant de ses messieurs , Car parler du bilan d un mort ou d un absent est toujours mal aise et ne donne pas l occasion de repondre , Ceux qui l ont cotoye ne peuvent dire que du bien malgres qu ils soient un jour ou l autre mis au placard ,les autres que du mal et cela qui ne nous donnent pas l occasion de bien juger ,si depuis 62 a ce jour des bilans ont ete etablis et debattus par et avec les concernes on n en serait pas la a parler dans le vide ,Car c est parler dans le vide que de parler du passe decompose :chacun a eu sa part du gateau et le lambda est la a se morfondre dans ses problemes interminables ;que ni CHADLI ni aucun autre super ALGERIEN ne viendra le sortir de sa melasse ,

  9. abbassi

    Juste si mohamed

  10. kader

    Hommage a cette personne, le Président CHADLI, et merci pour le témoignage émis par cette homme. La période de Chadli a été la meilleure, dans tous les domaine et en particulier la politique extérieure. A donné l’occasion a tous les Algériens de s’ouvrir sur le monde et en particulier le monde scientifique. Les personnes qui critiquent sa politique aujourd’hui, je trouve un peu égoïste de leurs part. Enfin chacun son point de vue, selon son vécu et son expérience de la vie. Bonjour a tous les lecteurs du journal.

  11. bouatra

    on ne pourra jamais oublier ce « chadli » lorsqu’il apparais dans le téléviseur en 88 en disant c’est moi qui a donné l’ordre de tirer sur la population pour rétablir l’ordre.

  12. Abbes

    @Bouatra Mais il est ou fut victime de tout son entourage Lui n’a pas cherché la présidence après disparition de H ouari Boumediene

  13. Sfisefi

    J’ai assisté à plusieurs réunions de travail avec feu le Président Chadli lorsqu’il dirigeait la 2e région. J’été alors au Service National. Voici ce que je puis dire:
    1. Chadli en tant qu’être humain est très modeste et compatissant pour les plus faibles.
    2.Chadli reconnaissait lui même qu’il était limité du point de vu connaissances et pour cela demandait toujours l’avis des gens compétents dans différents domaines .
    3.Chadli était un bon joueur de dominos.
    4. Il venait souvent incognito avec Mitterrand au Hoggar pour se reposer et peut être(?) élaborer  »sa politique néo-libérale » qui a engendré le malheur de notre pays.
    Plus tard j’ai eu à réaliser certains objectifs qu’il a défini pour notre pays. Je vais étonner beaucoup d’algériens mais ce que j’affirme est la stricte vérité:
    Chadli a été le président algérien qui a fait le plus pour développer les sciences et la technologie dans notre pays: C’est grâce à lui que l’Algérie posséde aujourd’hui des centres de recherche développement qui activent dans plusieurs domaines y compris dans le nucléaire.
    Allah yarhm el Bled ou el 9ibads.

    • lecteur de la vdsba

      @Anonyme bonjour,
      Lorsqu’il a été porté au pouvoir, les caisses de l’État étaient pleines, il n’en a rien fait. Pis, beaucoup d’argent a été gaspillé pour l’achat du gruyère fameux (pap) et des sommes colossales ont été perdues dans des investissements inutiles. Au lieu de se développer, le pays a vécu des pénuries alimentaires. Ce triste bilan économique et social, a pavé la voie aux émeutes et au soulèvement de 1988 et des années de terreur qui ont suivi.

    • OUERRAD en squatteur

      dire cela de CHADLI en anonyme ;ne me convaint pas a la place de dominos moi j ai entendu dire BELOTE plutot ,

  14. lecteur de la vdsba

    Il a été désigné par les militaires après la mort de Boumediène, s’il n’était pas dictateur il n’aurait pas accepté une chose pareille.
    A chaque élection, il était le seul candidat du parti unique pour sa propre réélection.
    Donc il l’a bien cherché cette présidence !!!!!!!!!!!!!

  15. Mohand

    « Le plus malheureux des gouverneurs est celui qui fait le malheur de ses administrés. »

  16. bel abbésien

    C’est vrai ceci

  17. BELAMRI abdelkader

    Ce message est adressé au Dr Hadj Abdelhamid
    Votre dernier article sur Abdelkrim a suscité des interrogations de pas mal de personnes ayant côtoyé notre héros qui s’étonnent pour quelques unes de ne pas figurer dans le témoignage que vous avez apporté alors qu’elles prétendent avoir été les premières à l’accueillir et l’accompagner dans ses premiers pas dans le commandement de la nahya.Parmi elles ,il y a le moudjahid BOUZIANI Larbi dit si Abdelhak qui dit avoir été son secrétaire de 1960 date de sa prise de commandement jusqu’à mai 1961 date de son arrestation par l’ennemi et emprisonné jusqu’à sa libération à l’indépendance.
    Mr Bouziani tenait à compléter votre témoignage sur Si Abdelkrim et reste disposé à vous éclairer davantage en cas de besoin.Ne vous connaissant pas ,il s’est confié à moi pour vous passer le message .

  18. Roc

    Le programme nucléaire a été arrêté de peur de représailles occidentales (1990), quelques années après c’était une guerre sans merci.A côté de l’hostilité occidentale, le petrole ne valait rien, les caisses vides, et les frères Arabes ( Egypte, lybie, Syrie… ..) presque insensibles aux maux de l’Algérie. La roulette russe est dangereuse .

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