La Voix De Sidi Bel Abbes

Ces cours dits particuliers : un fait ou un phénomène ?

L’ampleur des cours de soutien payants, dits particuliers ou privés, suscite maintes réactions, telle la préoccupation des parents ou l’intention proclamée du Ministère de l’éducation Nationale (MEN), depuis plusieurs années déjà, d’éradiquer ce qui est encore appelé un phénomène. Ces cours qui ne concernaient autrefois qu’une minorité d’élèves ou les seules classes d’examen, voient aujourd’hui leur généralisation étendue à tous les cycles et niveaux de l’éducation nationale. Nous pouvons même noter que pour ce genre de cours, il existe une demande, aussi minime soit elle, émanant d’étudiants de l’enseignement supérieur et trouvant probablement une offre pour réponse. A la question est de savoir si l‘on peut éradiquer les cours de soutien payants, la réponse soutenue plus bas est : non.

Non, nous ne pouvons pas éradiquer ces cours, car ils obéissent à la loi de l’offre et de la demande, celle-ci émanant de l’élève ou (et) de ses parents. De plus, cet enseignement persistera dans sa forme actuelle et n’évoluera pas d’un iota, tant qu’il permet de combler quand même des lacunes, celles de l’élève formaté par un système et tant que les réformes engagées ne produiront pas des résultats perceptibles. Nous pouvons également noter que les cours de soutien payants, même peu répandus, ont toujours existé, que ce soit en Algérie ou ailleurs, et indépendamment de la nature ou de la qualité du système éducatif.

Non, nous ne pouvons pas réduire ce «phénomène», et encore moins l’éradiquer, tant que l’élève n’aura pas appris à être autonome pour assimiler et approfondir ses connaissances et tant que ce qui lui est demandé consiste à restituer ce qu’il a «ingurgité». Autrement dit, tant que l’enseignement est basé sur la mémorisation et la restitution des connaissances, et non pas un esprit de synthèse et d’analyse, l’élève sera encore un assisté plutôt passif, donc peu apte à se prendre en charge.

D’autre part, il est probablement faux de penser que la plupart des enseignants assurent des cours de soutien, car seule une étude minutieuse peut nous éclairer sur l’ampleur du «phénomène». Il ne faudrait aussi, surtout pas accuser de mercantilistes, tous ceux qui dispensent cet enseignement, et procéder à une généralisation trop simplificatrice, à la recherche de boucs émissaires. Car si le mercantilisme, selon une définition basique est cette propension à rapporter tout au gain, il faudra reconnaitre que c’est l’élève et(ou) ses parents qui choisissent, généralement en toute liberté, l’enseignant, sur la base de ses compétences et de sa notoriété pédagogique.

Et si des enseignants sont mercantiles, il ne faut pas oublier que les avides d’un gain plus important, plus rapide et moins fatiguant, sont légion au niveau d’autres secteurs d’activité. Pour qualifier ces cours d’onéreux, il faudrait avoir des éléments de référence et de mesure objectifs que nous n’avons pas. Et chacun sait qu’en sus des commerces et autres activités informelles qui ne rapportent pas un centime au fisc, il existe une masse d’activités légales qui manigance à l’encontre du Trésor public. Il semble dès lors, que le montant de ces cours représente le prix de l’effort de celui qui les assure, en comparaison avec les tarifs d’autres services, dans d’autres secteurs, même si cette activité n’est pas réglementée et reste informelle.

Cependant, il est tout à fait scandaleux que des élèves soient soumis au chantage de leurs enseignants qui les obligent insidieusement à prendre des cours payants et gratifiés par un gonflement de notes. Dans ce cas de figure, puisque l’élève et l’enseignant fréquentent le même établissement, une forte implication des associations parentales pourrait remédier à ce racolage. Par ailleurs, si ces cours se déroulent dans les appartements, les caves, les garages ou les terrasses d’immeubles et autres réduits , avec le consentement des parents, le MEN ne dispose pas de milices pour pouvoir traquer ces enseignants, que ces derniers soient consciencieux ou simples mercenaires. Pas de milice donc, et puis les autres corps de sécurité ont du pain sur la planche. Et puis, il faut dire que le MEN est chargé de superviser les établissements publics, pas les caves et les garages. Par ailleurs, si les parents ne peuvent pas boycotter ces cours de soutien, ils pourront par contre contribuer, au sein des associations de parents d’élèves, pour rétablir une éthique tant bafouée, et combattre un état d’esprit rentier, incrusté ça et là, cette responsabilité étant partagée, collective.

De plus, sous d’autres cieux, cet enseignement qui vise la performance n’est pas strictement réglementé. Ainsi, le tarif de ce type de service reste variable et non soumis au fisc, pour bon nombre de pays qui ne transigent pas sur les activités faussement déclarées, et encore moins informelles. Pour ce qui est de la France, le marché du soutien scolaire étant estimé à 1,5 milliard d’euros, le volume d’affaires déclaré n’est que d’environ 180 millions d’euros, plus de 1,3 milliards échappant ainsi au fisc (1) soit 88% du volume total. Et si nous voulons comparer, le prix moyen d’un cours particulier, celui-ci étant élastique, commençant généralement à partir de 36,5 euros l’heure, une petite conversion aux taux de change officiel, va-nous donner un peu plus que 3800 dinars algériens.

Ainsi, aucun texte organique, aucune mesure coercitive ne pourra juguler l’organisation de ces cours, d’ autant plus que les activités informelles dans d’autres secteurs semblent difficiles à enrayer, ou du moins à freiner, malgré la bonne volonté affichée par les pouvoirs publics. Par conséquent la solution, celle qui semble avoir déjà été lancée, consiste à remédier aux défaillances du système éducatif, tels le contenu des enseignements, les méthodologies appliquées, les conditions de recrutement des enseignants, l’absence d’une formation continue sérieuse de ces derniers, la surcharge des classes et autres qui sont à l’origine de l’extension et de la nature des cours payants. Dès lors, on peut espérer une réduction sensible de ces cours «particuliers» qui évolueront, en outre, d’eux même, par une autorégulation, quand les résultats des réformes seront tangibles.

Sinon, organiser ou renforcer un soutien scolaire public, en impliquant divers acteurs serait une bonne mesure qui mérite réflexion. Nous pensons notamment à cet accord signé entre le MEN et le ministère de la communication, prévoyant l’émission par la télévision publique de cours de soutien à partir du mois de décembre 2014 et qui avait fait l’objet d’au moins une contribution(2) .Car si cet accord a été concrétisé, il aurait pu au moins réduire un tant soit peu, ce recours systématique aux cours de soutien. En guise de conclusion, il est donc vain de s’attendre à la disparition de ces cours qui constituent un fait réel et durable et non pas un phénomène, ce quelque chose de surprenant ou d’extraordinaire. L’avenir proche ou lointain infirmera ou confirmera ces propos.

Source quotidien d’Oran du 05/3/2015

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=58973

Posté par le Mar 5 2015. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

26 Commentaires pour “Ces cours dits particuliers : un fait ou un phénomène ?”

  1. OUERRAD en squatteur

    Le sujet tombe a pic , dans le train ce jour j ai fait la rencontre d un monsieur de TLEMCEN , qui m a dit que certains profs ont arrete de prodiguer des cours des lors que cela se passait hors du lycee.Et ceux malgres l insistance des parents d eleves , il etait hors de question de louer un garage ou autre pour y exercer .
    De plus , ces cours sont prodigues qux eleves selon leurs niveaux de vie , certain meme gratuitement .De meme qu il n est jamais question de faire payer , les enfants de collegues profs .Ce professeur , a l age de la retraite m a confirme, le malaise qui touche ce secteur , et qui n est pas pret de trouver remede avec l actuelle ministre , vu ses tergivations .

    • oulhissane

      Je me rappelle, dans mes débuts, avoir lu un article sur  » l’école parallèle », terme utilisé par un sociologue allemand ( je crois), et qui désigne  » tout acte pédagogique visant à soutenir et réaliser les objectifs de l’Éducation Nationale » (
      Les cours particuliers s’intègrent dans cette vision puisque les profs  » relèvent le niveau » et préparent les élèves » efficacement » à passer leur examen de fin de cycle selon les programme du Ministère de l’Éducation Nationale. En mon temps on
      Donc le problème n’est pas là. Il se situe ailleurs, sur 3 niveaux:
      1/ les parents: payer des cours particuliers pour leurs enfants marque clairement leur manque de confiance en l’Établissement officiel. Paradoxe: ils confient leurs enfants aux mêmes enseignants que l’Établissement officiel a créé pour lui. Ceux-là mêmes que les parents considèrent en deçà du niveau.
      Quand des élèves échouent dans leur examen, c’est contre l’Établissement officiel que leurs parents se retournent, et non contre les professeurs qui ont été payés pour les cours supplémentaires.
      2/ Ce n’est pas tous les parents qui arrivent à payer des cours à leurs enfants. Cet état de fait affecte deux principes de l’école publique:
      a/ la gratuité de l’enseignement.
      b/ l’égalité des chances entre tous les élèves.
      Un journal du pays a soulevé le cas d’une société nationale qui recrute des cadres issus de milieux aisés. La réponse de la société était:  » ils sont algériens ». Ce qui est juste. Le problème se situe ailleurs.

  2. oulhissane

    3/ l’espace scolaire réservé aux cours particuliers: une question : répond-t-il aux normes pédagogiques ? aération, acoustique, lumière, ergonomie, moyens didactiques, sécurité…
    Alors, cette fuite en avant des parents ( par le biais de journaux) est-elle suffisante pour régler le problème ?

    • oulhissane

      terminer la phrase incomplète
      —————————–
      en mon temps on l’appelait modestement  » ministère de l’enseignement primaire et secondaire ».

      PS : je m’excuse auprès des lecteurs de LVSBA pour cet envoi perturbé.

  3. OUERRAD en squatteur

    Lire l interview de madame la ministre ce jour sur el watan ,, siderant ,,, place a la mediocrite ,,, passer du coq a l ane ,,

  4. Mohand

    et dire qu’ils font grève pour avoir des salaires élevés et des rappels avec effet rétroactif. L’enseignant n ‘est plus un prophète de la science.

  5. ami

    Le ver est dans le fruit .L’une des causes qui fait que les cours privés ne peuvent pas être éradiqués réside justement dans l’essence même de la nécessité de les
    Dispenser (par les meilleurs profs) et les’ consommer’ (par les élèves intéressés)
    Il faudrait prendre ce dossier avec soin et essayer de trouver les solutions adéquates!
    Jamais je ne blâmerai les élèves ou leurs parents et jamais je ne blâmerai les professeurs car ils sont les victimes d’un système éducatif basé sur tout ce que vous voulez sauf l’essentiel qui consiste en l’acquisition du savoir et tous ses dérivés! Dans les classes d’examen les élèves reçoivent des cours privés.
    (Le sur-mesure) et les professeurs sont là aussi pour leur enseigner les TECHNIQUES du » » » comment passer un bon examen «  » » » Donc ce sont les
    Principes mêmes des AUTO ÉCOLES…..Cela peut prêter à rire mais la vraie question qui doit être posée concerne le fond du problème que tout le monde élude:-Cherchons-nous à former nos enfants pour faire face aux défis actuels et futurs?????
    Où cherchons-nous seulement à  »fabriquer » des automates réglés pour Réussir
    Des examens ? Un vrai dilemme pédagogique plus ardu à résoudre que le dilemme
    Cornélien!!!!!!!!

  6. Kacem

    Exemple : année 40 un enfant souhaitait être médecin ; pourquoi ? veux tu faire ce travail? il répondait pour soigner et aider les malades.
    Maintenant : il répond; pour me faire beaucoup d’argent etc…la consultation ne dure que 5 minutes parfois moins si on les paye trop vite, avec une ordonnances pleine de poisons heu… pardon, de plusieurs médicaments chimiques souvent incompatibles entre eux…

  7. Hakem abderrahmane

    Vous avez mis le doigt sur l’abcès Mr Ami!Vous venez de poser la bonne question mais je laisse le soin aux pédagogues pour apporter la solution.J’ajouterais que dans un système éducatif qui fonctionne normalement les cours particuliers sont réservés uniquement aux élèves qui n’arrivent pas à suivre en classe c’est à dire dans l’établissement sensé transmettre le savoir à nos enfants!

    • ghosne

      Salem, de notre temps les cours de rattrapage dans le primaire etaient destinés aux elèves très moyens dans l’ensemble on parlait de répétition après 4h 30 une mise à niveau de la classe.Pour le moyen et le secondaire on bossait seul ou en groupe .Aujourd’hui Depuis que le système d’orientation est instauré en première année secondaire c’est la panique, le programme,les enseignants il faut arriver à tout prix pour décrocher un bac avec mention pour aller dans une filière que l’on a déjà choisi ou choisi par les parents dans la plupart du temps .Les parents ont la responsabilité de suivre leurs enfants et les faire travailler à la maison .Mes enfants ont tjrs eu des cours particuliers en langue Anglaise cela leur a servi même adultes ils se sont inscrits dans des Instituts de langue ils parlent parfaitement l’Anglais ;
      NB: Une histoire véridique pour Imène et Mme CH, Ma fille ainée prenait des cours particuliers d’Anglais lorsqu’elle était au Collège chez un Prof d’anglais qui était notre voisine, et en allant au Collège elle rencontra son prof en cours de route et le prof se mit à poser des questions à ma fille sur les opposite etc…, le prof entre dans la cour la cloche n’avait pas encore sonné ,les élèves de sa classe se regroupèrent et ma fille les mit en garde pour reviser tout de suite ,c’est l’interro en entrant. Une fois dans la classe les élèves sortent tous une double feuille,crayon,règle pour se préparer pour l’interro et le prof qui dit tout haut « Qui vous a dit qu’il allait avoir une interrogation ecrite????

      • Imène

        Bsr Mr. Ghosne ! tlm ..
        Permettez-moi de compléter l’histoire ..Même si votre gamine n’avait pas alerté ses petits camarades sur une éventuelle interro..ils s’en seraient bien doutés rien qu’à la tête de leur teacher franchissant la porte de la classe !
        c’est qu’ils sont trés fines mouches nos élèves ! Je peux vous assurer aussi que l’info a fait le tour de l’établissement en moins de deux ..et que toutes les classes de la dite prof se sont préparées – chacun à sa façon – pour affronter l’épreuve dans les heures qui suivent : en déchirant les pages des leçons  » suspectes  » ( comme les opposites , les regular , irregular verbs et leur mode de conjugaison , etc…)
        Voyez vous mr. Ghosne : nos écoliers , collégiens , lycéens , et même plus ne sont jamais prêts ! une interro- surprise ..ils n’aiment pas ! pour eux les révisions c’est pour les devoirs , les compos , les grands examens ou concours ..la grande question pour la grande majorité d’entre eux est sans ambages : comment réussir son passage ?? il est trés fréquent d’entendre les parents dire que leur gosse s’est  » tué  » à réviser la veille , et pourtant les résultats ne sont pas bons ! l’assuidité ds le travail , les révisions régulières , Les études , le savoir , les connaissances n’ont aucun impact , aucune importance dans la tête de nos élèves ( sinon bien minime ) Le posting de  » ami  » est trés éloquent , particulièremnt révélateur : l’école a dévié de son rôle fondamental qu’est celui de dispenser le savoir , l’enseignement des valeurs éducatives , la formation des futurs citoyens..
        L’éducation nationale : quel naufrage ! médiocrité du système scolaire, chute du niveau ( les élèves aujourd’hui , en plus d’être passifs , à qui on demande juste de mémoriser des concepts.. exigent un seuil des cours , sinon ils boycottent ! du jamais vu ..nulle part ailleurs ) surcharge des classes, les longues grèves à répétition ( retard qu’il faut rattraper en un tps record ) les cours particuliers – quoiqu’on dise – apportent un soutien , une planche de salut aux élèves et leurs parents en l’absence d’une véritable ECOLE PUBLIQUE ..Vous en avez bcp de chance, vous Mr Ghosne que les cours particuliers ont été bénéfiques pour vos enfants , et c’est trés bien !
        au moins vos efforts n’ont pas été vains ,et vos sacrifices bien récompensés. Salem Ghosne , Tous !

        • ghosne

          Salem Mme Imene, quand les enfants aiment apprendre il faut leur donner cette chance et puis les parents veulent tjrs donner à leurs enfants ce qui n’ont pas pu avoir…… Bonne journée Imène et le bonjour à Mam .

          • Imène

            Bsr Ghosne , tlm !
            « …..Quand les enfants aiment apprendre .. » : voilà les mots-clés ! quand les enfants sont motivés , quand ils sont conscients des sacrifices de leurs parents pour qu’ils aient un bon cursus scolaire et plus avec l’apprentissage de langues étrangères ..bien sûr qu’ils méritent qu’on leur donne toutes les chances ! des enfants comme ça ( il en existent heureusement ) c’est une ni3ma inestimable ! j’ai toujours dit que celui ou celle qui réussit – par ces temps ingrats et difficiles -à bien éduquer ses enfants est tout bonnement un ( une ) héros ! et vous en êtes certainement UN mon cher Ghosne ! Que Dieu vous garde vos enfants
            et vous prête santé et volonté pour continuer avec les plus jeunes , et petits enfants ..Rabbi yahfadhoume ajma3ine ..Merci pour mam , mr Ghosne . Salem .

        • ghosne

          Salem Imène, vous savez on a fait ce qu’on a pu ,on leur a donné ce que nous on a pas pu avoir…..et qu’ils continuent avec leurs enfants . Portez vous bien Imène et le grand bjr à Mam.

        • ami

          @Imène bsr,
          Votre post est plus éloquent que le mien soeur Imène ,je dirai qu’il est plus incisif
          Il faut ajouter aussi que nous n’arrivons plus à nous adapter aux nouvelles
          exigences de nos enfants qui ont leurs modes de vie , leurs façons de vivre
          dans le sens le plus large (technologiquement parlant).Ils s’en foutent
          éperdument des valeurs qui ont été les nôtres, d’ailleurs ils n’ont plus d’idéal.Ils
          réfléchissent avec une notion spéciale du temps ‘parlez moi de maintenant mais pas de demain’.AVANT chacun de nous avait un idéal( étudier-réussir gravir dans l’échelle sociale – se marier- avoir un logement- une voiture et aussi avoir
          3 enfants(rires)MAINTENANT c’est autre chose – et le plus inquiétant -ils
          n’ont plus d’idéal( je laisse ce sujet aux spécialistes qui sont interpellés
          pour éclairer notre lanterne!!!!)Pour terminer j’ai peur que d’ici quelques années
          nous aurions une population souffrant de myopie généralisée vu l’utilisation
          de l’internet et ce monde virtuel qui est presque devenu réel .Donc la baisse de l’acuité visuelle est en hausse alarmante chez les enfants….Vous voyez chère
          imène que nous sommes très loin de voir le bout du tunnel!!!!Fraternellement.
          Bonne soirée et une très grande santé inchaallah à celle que vous chérissez le plus au monde ..votre honorable maman!!

          • Imène

            Bsr ami !
            Tout à fait ! entièrement ok mon cher….ami !
            Je crois que le fossé entre nous est abyssal ! le phénomène de  » conflit générationnel  » est palpable à tous les niveaux ! nous n’avons pas le même langage , ni les mêmes valeurs , ni la même vision ..ils sont tjrs pressés , trépignant d’impatience , ils veulent griller les étapes , ils veulent tout et vite ..ils ont les yeux rivés sur le nord ( à travers le net , le virtuel devenu réel..) la tête dans les étoiles ( quand elle n’est pas ds les nuages ) sauf là où elle devrait être : sur les épaules ! Non , aucun idéal ..vous pensez bien ! plutôt pragmatiques ( parlez moi de maintenant , demain c’est loin ! ) pour eux , nous sommes  » périmés (ées ) , décalé (es ) , vieux jeux ..oui , c’est assez inquiétant , je crois que même le spécialiste italfouhallou ! ( lool ) ..la question est de savoir à qui incombe la responsabilité de cet état de fait ? aux adultes ( parents ) l’école , la société ? chaque partie se renvoie la balle persuadée mordicus que c’est l’autre le fautif ..en fait nous sommes tous reponsables ! et quand on voit où on en est arrivés : l’effondrement des valeurs sociales , l’incurie de notre société , la médiocrité environnante…les meilleures volontés s’étiolent mon cher ami ! reste l’espoir ..et l’espoir fait vivre . Merci bcp pour mam ..quelques part, elle vous entend , elle apprécie et ça lui fait chaud au coeur , djazaka Allahou khair ! Merci ami . Salem.

  8. oulhissane

    Le vers est dans le fruit…

    Chez nous, on dit  » doudou men 3oudou ».
    Si ce n’est qu’une pomme, rien n’est perdu.
    Si c’est le verger entier, tout est perdu !

  9. Horr Abdelkader

    Salem ! je crois que la faute n’incombe pas à nous parents. le mal est si profond.

  10. Omar

    Voilà une manière pertinente que les vautours veulent mettre du beurre dans les épinards en plus de leurs salaires,Je veux bien qu’on donne des cours privés aux élèves qui ont des lacunes mais si ça devient généralisé alors y’a anguille sur roche,qui veut dire que le niveau n’est pas à la hauteur que tout étudiant s’attend,mais bon on sait que l’éducation chez nous c’est du a peu près. Je ne suis pas étonné quant j’entends les pseudos ou les futurs Universitaires parler c’est hybride niveau laisse aléatoire.

  11. BENATTOU

    IL faut que tout le monde s’implique pour donner à ces heures sup une dimension une
    instruction répondant aux exigences actuelles et à venir de l’élève .IL s’agit avant tout d’éveiller si l’école ne peut pas le faire la volonté de compléter sans cesse ses connaissances ,d’inculquer les mécanismes de l’études c’est à dire les qualités
    nécessaires à l’enrichissement permanent du savoir.

  12. h.bouasria

    A quoi sert les cours si les lycées et les établissements sont capables de faire leur boulot je vous le jure j’ai une fille qui prépare le bac son professeur fait des cours avec ses élèves les weekend comment vous voulez que ses élèves auront un niveau en plus avec un ministre qui ne sait meme pas prononcer la langue nationale si vous faites un tour en ville les weekend on les diffère pas aux jours de scolarités dans chaque coin on trouve des ‘paquets d’élèves attendent l’ouverture la dégradation dans l’éducation comme dans touts autres secteurs

  13. H DAOUD

    Il ne faut pas généraliser, il reste encore des profs, qui exercent leur boulot avec conscience et ce sont des profs qui ne demandent ni augmentation ni effet rétroactif.
    ils sont malheureusement rares, mais je pense que la faute revient aux parents qui cherchent tout simplement à se débarrasser de leur progéniture lorsqu’ils ne sont pas à l’école.Mon fils me raconte qu’un professeur a réussi à sauver un élève de la déperdition scolaire, à le pousser a réussir en lui promettant même un cadeau en fin d’année, j’en revenait pas réalité ou fiction? mais combien sont ils en Algérie à penser de la sorte.

    • ami

      @Mr H DAOUD,Salam,
      Permettez -moi de vous rassurer que la très belle histoire racontée par votre
      fils n ‘est pas une fiction, Seulement , et malheureusement nous avons pris la fâcheuse habitude de ne jamais mettre en valeur les actions comme celles de ce merveilleux professeur!Par pudeur je n’oserai vous citer d’autres exemples!
      Commençons d’abord par ne parler que de belles choses qui ( même si
      elles paraissent rares) existent .J’ai eu le privilège de vivre des moments extraordinaires dans le monde scolaire! Peut être qu’un jour (si Dieu nous
      prête vie Inchaallah ) je raconterai les centaines d’anecdotes où les élèves,
      les parents et les professeurs ont été les acteurs formidables de gestes et actions angéliques enfin …..Merci Mr H DAOUD pour ce post ô combien
      bénéfique pour tout le monde . Bonne soirée !

    • un simple lecteur

      malheureusement, de nos jours, les parents ne suivent plus la scolarité de leurs enfants.
      certains pères, après leur dure journée au travail, passent toute la soirée à regarder le foot à la TV. ils sont plus au courant de ce qui se passe dans les championnats européens que ce qui se passe dans la scolarité de leurs enfants.
      le pire c’est quand on voit des mères au foyer (donc, qui ont logiquement + de temps à consacrer à leurs enfants, que les mères qui travaillent), et qui ont un bon niveau d’instruction, mais qui préfèrent passer leurs journées à regarder des feuilletons turcs, indiens, mexicains, … plutôt que de suivre la scolarité de leurs enfants.

      de nos jours, les parents n’éduquent plus leurs enfants. ils se contentent de les envoyer à l’école pour se faire éduquer, sous prétexte que le ministère porte le nom de « Ministère de l’Éducation Nationale ». et comme vous l’avez si bien dit, Mr. H DAOUD, les parents cherchent tout simplement à se débarrasser de leur progéniture lorsqu’ils ne sont pas à l’école, en les envoyant suivre des cours particuliers, ou les laissant trainer toute l’après-midi dans la rue, ou des heures devant le PC.

      c’est ce qu’on appelle « un pays d’assistés ».

  14. Mohand

    Ceux qui font des cours supp chez leur prof sauront les questions de l’examen la veille . Le fils du pauvre qui touche entre 20 et 30 milles dinars ne saura rien. Avec 2 enfants seulement scolarisés, et pour deux matières , ça lui fait au moins 5000 DA par mois.

  15. yagoub

    Je me pose d’une question d’ordre morale ou la conscience professionnelle de ces sois disant profs.
    Et ma 2éme questions ou la présence de l’état dans cette histoire et le plus important ou sont les parents qui laissent faire ce système parallèle.
    L’ÉDUCATION souffre d’un mal de BENBOUZID, CONSÉQUENCES DE 19 ANS DE RÈGNE.
    En FRANCE il y a le système acadomia les profs qui donnent des cours payent des impôts.

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