La Voix De Sidi Bel Abbes

Braconniers qataris et saoudiens dans le Sud algérien : Le come-back

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Comme à chaque saison de l’année, les Qataris et les Saoudiens font leur «pèlerinage» habituel dans le Sud algérien. Accueillis par les autorités comme des invités du Président, les habitants de la région, eux, les considèrent comme la menace de plus qui pèse sur des espèces animales en voie de disparition. Reportage.

Béchar et El Bayadh de notre envoyé

«L’accident survenu au véhicule qatari fin novembre dernier à Benoud, au sud de la wilaya d’El Bayadh, prouve l’imprudence et l’insouciance des émirs du Qatar qui, sur invitation de la présidence de la République, campent chaque année et pendant plusieurs mois au sud d’El Bayadh où ils braconnent des espèces animales rares et en voie de disparition, comme l’outarde et la gazelle», lit-on sur le communiqué du mouvement des chômeurs de Labiodh Sidi Cheikh, une des communes de cette wilaya. Mohamed Boudiaf Boucif, 20 ans, membre de ce mouvement, signale : «Le véhicule conduit par un Egyptien, qui roulait à plus de 200 km/h, transportait à bord quatre ouvriers algériens. Trois d’entre eux ont trouvé la mort, dont le chauffeur, alors que les deux autres, grièvement blessés, sont actuellement hospitalisés à Oran. Depuis, aucune nouvelle ! Les autorités algériennes, qui devraient mettre fin à la présence qatarie au Sud, n’ont pas cessé d’appeler les familles des victimes pour les supplier de ne pas réagir car, selon elles, les braconniers qataris sont les invités spéciaux du président de la République, Abdelaziz Bouteflika !» C’est devenu presque une habitude. Sur la Toile, comme à chaque mois de novembre, les photos et les vidéos des outardes et des gazelles abattues dans le Sud algérien envahissent les réseaux sociaux. Les internautes ne cessent d’exprimer leur désenchantement et alertent l’opinion publique sur le danger de voir ces deux espèces disparaître un jour.

Chèche

images

Les images partagées montrent des hommes en qamis blanc et chèche roulé sur la tête en présence de gendarmes qui seraient chargés d’assurer leur sécurité. «Ce sont les Qataris. Ils sont installés à environ 70 km au sud de chez moi, à Benoud. Nous les accusons de braconnage. Ils ont dépouillé notre région de toute vie, alors que même la chasse légale est interdite chez nous depuis les années 1990», s’indigne Mohamed Boudiaf. Côté juridique, l’ordonnance n°06-05 du 15 juillet 2006 relative à la protection et à la préservation de certaines espèces animales menacées de disparition est claire. Vingt-et-une espèces animales énumérées, dont l’outarde et la gazelle, sont interdites de chasse. L’article 4 de la présente ordonnance énonce ceci : «La chasse des animaux mentionnés dans la liste fixée à l’article 3 de la présente ordonnance est interdite par tout moyen. Sont également interdits la capture, la détention, le transport, la naturalisation et la commercialisation des animaux ou parties d’animaux d’espèces menacées de disparition.» L’avocat et le président du bureau d’Alger de la Laddh, Abdelghani Badi, qui suit l’affaire de près, reste intransigeant sur la question. «C’est une atteinte grave contre les richesses animales de l’Algérie. La chasse menée par les Qataris est dûment interdite par la loi et les traités internationaux ratifiés par l’Algérie. C’est du braconnage, rappelle Me Badi. Ce qui est regrettable, c’est de constater le silence terrible des autorités algériennes qui ne bougent toujours pas le doigt pour protéger des espèces animales en danger.»

Benoud

Une seule façon d’en savoir plus sur le sujet, se rendre à Benoud, où les braconniers y campent depuis plus de deux mois, d’après les témoignages recueillis. Dans cette région steppique connue pour son froid glacial pendant l’hiver, les agglomérations sont distanciées et se font rares. C’est à El Bayadh que nous avons rencontré Moulaï Marrouf, 50 ans, ancien journaliste et membre du bureau local de la Laddh : «Les Qataris ne sont pas qu’au Benoud, ils sont aussi à Oued Zergoune (limite frontalière entre Ghardaïa et El Bayadh du côté de Brezina). Nous ne comprenons pas le silence des autorités algériennes qui continuent à fermer les yeux pendant que ces deux espèces se font exterminer chez nous. Elles doivent prendre conscience qu’elles sont aujourd’hui menacées de disparaître à jamais», alerte-t-il. C’est en sa compagnie que nous nous sommes rendus au garage de Saïd Tounsi, 73 ans, chasseur et spécialiste de la mécanique-moto dans cette région des passionnés des rallyes. Les mains noircies de graisse, des moteurs de motos et de véhicules démontés et des pièces éparpillées par terre, ce sont ses enfants qui assurent la relève aujourd’hui. «Nous avons été interdits de chasser, alors que nous avons une fédération et des associations agréées qui respectent la loi et les délais de chasse qui s’ouvre du 1er octobre au 1er janvier. Nous respectons aussi les grilles qui régulent l’opération, explique Saïd. Alors que les Qataris braconnent librement, nous, chasseurs algériens, risquons d’abord une poursuite judiciaire, puis de nous voir confisquer nos fusils de chasse dans le cas où nous sommes interpellés dans l’erg !»

Thé

Selon Me Badi, les autorités ne délivrent les permis de chasse que dans les cas suivants : «Dans le cadre de la recherche scientifique, la reproduction ou pour exposition.» Direction Benoud en passant par Aïn Lorak pour parvenir à Labiodh Sidi Cheikh où Mohamed Boudiaf se joint à l’expédition. Après 74 km de Labiodh et à quelques kilomètres seulement de Benoud, nos téléphones sonnent. «Message reçu !» : Ooredoo vous souhaite un excellent séjour au Qatar. Vous pouvez recharger votre compte par Storm depuis l’Algérie…», lit-on sur nos messageries. Ironie du sort, nous sommes toujours en Algérie ! «Cette région ainsi que des centaines d’hectares dans le désert appartiennent aux Qataris. Ils ont tout ce qui leur faut. C’est une sorte de petite ville organisée exclusivement pour préparer la visite de l’émir et de son entourage pour une durée qui ne dépasserait pas trois jours à partir du 20 décembre, lance Moulaï. L’Etat algérien est le responsable de cette situation désastreuse. Nous n’avons pas trouvé d’oreilles écoutantes, car toutes les autorités auprès desquelles nous nous sommes indignés nous répètent en boucle qu’elles n’y peuvent rien, car les Qataris sont les invités du Président !» Mohamed Boudiaf s’emballe : «Qu’il les invite à El Mouradia ou à l’hôtel El Aurassi, mais pas ici !»

Gendarmerie

«Le camp des Qataris est à notre gauche», indique Moulaï. Sur une plaine, le camp paraît être installé sur une grande superficie d’environ 200 hectares. Il est composé de trois regroupements de chalets et de chapiteaux. Des véhicules entassés, des camions stationnés et des personnes circulent, le camp des Qataris est cloîtré et difficile à superviser de près, car les gendarmes, munis d’un camion et d’un véhicule, surveillent l’entrée. «Impossible de s’y rapprocher. C’est une consigne que nous respectons jusque-là, avertit Moulaï. Dans le désert, les gendarmes et les militaires peuvent même vous tirer dessus. Alors, personne ne s’y aventure à moins de dix kilomètres.» Mohamed Boudiaf conseille de continuer vers Benoud pour rencontrer les familles des deux victimes de l’accident du véhicule qatari. Arrivés sur les lieux, c’est, Farid*, le cousin de l’une des deux victimes algériennes, qui nous reçoit près du cimetière de la commune où il se trouvait en compagnie de sa famille. «Ils se recueillent chaque vendredi sur les tombes des victimes», explique Mohamed Boudiaf.  Benoud est déserte. Quelques maisons de fortune sont peintes, les autres, du côté sud, sont toujours en parpaings gris. Des ruelles, quelques magasins improvisés, une mosquée et un nouvel établissement scolaire non achevé, c’est à cela que se résume, «la capitale sud-algérienne des Qataris !». «Pour gagner la sympathie des habitants, dont la plupart vivent sans revenus, les Qataris ont financé la construction de ce CEM et embauchent les plus jeunes. Ils ont même promis de construire la clôture du cimetière. Ils ont aussi offert un grand scanner médical à l’hôpital de Labiodh Sidi Cheikh», affirme Mohamed Boudiaf qui s’interroge : «Pourquoi attendre les Qataris, l’Algérie n’a-t-elle pas les moyens de le faire ?»

Oued Namous

Après quelques dizaines de minutes, Farid accepte enfin de nous parler et raconte l’accident. «Les deux défunts, Djamel et Mohamed, travaillaient comme manoeuvres chez les Qataris. Ils sont partis rénover des centres de garde installés entre la zone qatarie et celle des émirs saoudiens à Oued Namous, dans la wilaya de Béchar. Le chauffeur (égyptien), qui conduisait à une vitesse excessive, n’avait même pas de permis de conduire. Le véhicule qatari n’était pas assuré, raconte-t-il avec amertume. Au lieu de nous consoler, les autorités et même la garde présidentielle algérienne, qui ont fait le déplacement jusqu’ici, ont passé leur temps à nous avertir et à nous convaincre de ne pas penser à la vengeance. Nous ne sommes pas de ces gens-là, mais nous avons compris depuis que nous ne valons rien devant la volonté des autorités de tout faire pour faciliter le séjour des braconniers qui pillent nos richesses. Je me haie moi-même.» C’est en rebroussant chemin vers Labiodh Sidi Cheikh que nous avons appris que l’un des défunts, Mohamed Boucif, 30 ans et père de deux enfants, était en réalité un membre de l’Assemblée de la commune de Benoud. Le défunt, qui touchait une mensualité de «12 000 DA/mois», préférait travailler chez les Qataris pendant cette période où il est mieux payé, à 50 000 DA/mois.

Territoire

Les conflits sur les territoires entre les braconniers saoudiens et qataris existent d’après les témoignages des habitants recueillis sur place. A Béchar, dans une vieille imprimerie de la ville, Karim*, muni d’une carte géographique, explique l’endroit où séjournent les Saoudiens dans sa wilaya. «Les Saoudiens sont dans une zone déserte et vaste près de Oued Namous, dans la commune de Béni Ounif (à 110 km au nord-est de Béchar). Il n’y a qu’un seul village dans cette région, El Gotrani, une seule caserne militaire et un site pétrolier appartenant à Enafor. Le reste, tous ces milliers d’hectares sont exploités par les braconniers saoudiens qui partagent les frontières avec leurs voisins qataris», souligne-t-il. Un ex-garde communal, quarantenaire, originaire du nord d’El Bayadh, raconte certaines de ces anecdotes du temps de l’existence du corps des gardes communaux. «Ma section était aussi chargée avec la gendarmerie d’assurer la sécurité des braconniers. Franchement, nous n’avions aucun pouvoir devant les gendarmes. Il nous arrive parfois d’assister à des guerres verbales entres émirs ou grands responsables des deux pays qui se battaient le territoire de chasse quand l’un franchit celui de l’autre à son insu. Il leur arrive même d’hurler sur les gendarmes qui manquaient de les avertir, sourit-il. Et de poursuivre : «C’était tragique de voir deux émirs se battre sur un territoire qui nous appartient.» Arrivés à Labiodh Sidi Cheikh, c’est un autre drame survenu mi-septembre dernier qui secoue la population de cette localité. Il s’agit de l’histoire tragique de deux personnes natives de la ville, Slimane Nessah, 34 ans, marié, sans enfant, et son ami Djilali Selimi, 41 ans et père de trois enfants, qui se seraient perdus à 45 km du désert d’El Bayadh, pris dans le piège d’un vent de sable dont ils n’ont pas pu sortir à temps, d’après les témoignages de leur famille.

DSPP

Malheureusement, ils ont été retrouvés morts sept jours plus tard. Ce que les habitants reprochent aux autorités, notamment à la gendarmerie, c’est «de ne pas avoir pris l’initiative à temps d’aller à leur recherche», s’emporte un habitant de Labiodh. Ici, la tension monte d’un cran. «Durant l’événement de l’accident des Qataris, nous avons été surpris de voir toutes les autorités débarquer dans notre région. Etaient ici la DGSN, la DSPP (Direction de la sécurité et de la prévention de la Présidence), la gendarmerie, la Protection civile, le wali et j’en passe… Mais quand il a fallu se dépêcher pour sauver nos enfants, au moment où il était encore possible, personne n’a prêté attention. Ce sont les habitants qui les ont retrouvés. Même un Qatari y a contribué, s’indigne un habitant de Labiodh qui ne pouvait retenir ses larmes. La vie d’un Algérien est-elle aussi insignifiante aux yeux de nos gouvernants ?» Autre affaire : «L’année dernière, quatre Algériens ont été interpellés par la gendarmerie d’El Bayadh, alors qu’ils s’apprêtaient à livrer des aigles appartenant aux Qataris. Ils ont été poursuivis en justice puis acquittés après avoir passé trois mois en prison sous mandat de dépôt. Aucun Qatari impliqué n’a été inquiété par la justice», dénonce la même personne.

Justice

Boubaker Djoudi, 31 ans, l’une des quatre personnes impliquées dans cette affaire, joint par téléphone, raconte son calvaire. «J’ai été contacté par un responsable d’une agence touristique d’El Ménéa (à 267 km au sud-ouest de Ghardaïa) qui m’avait demandé d’aller transporter, de la wilaya de Naâma, neuf Qataris munis de leurs affaires et leurs aigles pour les ramener à El Ménéa, chose que j’ai faite avec l’aide de la gendarmerie de cette wilaya qui nous a accompagnés jusqu’à la frontière avec El Bayadh. Nous étions quatre Algériens. Nous avons été contraints de passer un contrôle de la gendarmerie d’El Bayadh qui nous a expliqué que la loi interdit le transport de cette espèce animale (aigle), raconte Boubaker. Nous avons tout fait pour leur dire que notre action était autorisée par la gendarmerie de Naâma, en vain. Nous avons été interpellés et mis sous mandat de dépôt pendant trois mois. Les aigles ont été remis aux Qataris qui, contrairement à nous, n’ont pas été inquiétés par la justice. Nous n’avons été libérés qu’après notre acquittement.» Tant d’histoires racontées ici qui impliqueraient les Qataris mais aucune action judiciaire n’a été enclenchée, d’après les personnes proches du dossier ici à El Bayadh. Me Badi insiste sur le fait que le braconnage reste une pratique condamnable par la loi. «Les peines peuvent varier d’une année à trois années de prison ferme suivie d’une amende allant de deux cent mille dinars à cinq cent mille dinars pour tous ceux qui commettent une infraction sur ce qui est énoncé dans l’article 4 avec confiscation de tous les produits de chasse, armes, munitions, véhicules et tout autre moyen ayant été utilisé pour la chasse ou la capture de ces animaux. En cas de récidive, la peine est portée au double.»

Convention

Pour l’instant, les ministères concernés restent muets par rapport à cette question. Silence total du côté du wali et de la direction de la préservation des forêts de la wilaya d’El Bayadh. Les Qataris comme les Saoudiens continuent «tranquillement» leur séjour de braconniers dans le Sud algérien. L’année dernière, le chef de cabinet de la wilaya a évité nos questions en promettant de nous répondre ultérieurement, en vain. Les Emiratis ont d’ores et déjà installé une unité de reproduction d’outardes à l’entrée de Labiodh Sidi Cheikh qui serait, d’après certains responsables locaux, le fruit d’une convention signée avec les Qataris. «L’objectif étant de les relâcher dans la nature avant l’arrivée des Qataris», avouent-ils. Il n’y aucune statistique qui pourrait éclairer l’opinion publique sur la menace réelle causée par le braconnage sur ces espèces en voie de disparition, comme l’outarde ou la gazelle. En l’absence d’associations qui lutteraient pour la préservation de ces espèces, les habitants avouent leur «incapacité» et se disent livrés à eux-mêmes dans ce combat à sens unique. «Quand vous faites face à des émirs riches qui achètent tout, même le silence des gens, et à un pouvoir indifférent, vous ne pouvez pas faire grand-chose. Nous continuons à lutter aux dépens de nos moyens. Il n’y pas que les Qataris ou les Saoudiens qui assassinent nos animaux, certains Algériens inconscients le font aussi. Mais un jour, la vérité éclatera et notre cri de détresse sera entendu. Nous vaincrons.»

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Posté par le Déc 26 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

23 Commentaires pour “Braconniers qataris et saoudiens dans le Sud algérien : Le come-back”

  1. Jamel

    Grave la population est complice.

  2. algerien 100/100

    Déja hier il y avait la visite de l’ ancien émir du QATAR reçu par BOUTEFLIKA qui dit mieux pour ce pays qui est l’ALGERIE

  3. Mohand

    sur la photo d’en haut , il y a au moins 20 gazelles tuées! mais c’est criminel.
    A Paris , Kadhafi avait planté sa tante et c toute la France qui réagit! la fin vous la connaissez, elle est horrible.

  4. Jamel

    Honteux tout ce triste manège.

  5. A.Dennoun

    Le pays a ete vendu y a bien longtemps ya wahd el kafia.
    Au passage,bonne annee 15 a toutes et tous.
    A.D

  6. aziz....

    pourquoi ils viennent détruire la faune de notre pays, ils ont tout détruits chez eux.

  7. aziz....

    le monde entier défends la faune et la flore de leur pays et chez nous, des pourris, viennent détruire chez nous???…

  8. chaibdraa tani djamel

    @ MOHAND Kadhafi à planté sa TENTE et non sa TANTE (KHALTAHE) rires

    • Mohand

      Vous avez raison, je me suis planté . Mais vous avez vous le nombre de gazelles chassées par ces bédouins d’Arabie . Ils vont les manger toutes ou faire nourrir leus aigles. Ces bédouins possèdent une clinique pour leus faucons et aigles à Dubaï,mieux dotée que Val de grâce.

  9. chaibdraa tani djamel

    Personne ne parle, les pots de vins leur ferment les bouches

  10. OUERRAD en squatteur

    Ce ne sont pas les autorises du grand BOSS sinon , il se serait deplace avec eux sur place comme faisait CHADLI RABI YARHMAH ;Je pense qu il n est meme pas au courant qu ils reviennent chaque annee .Sinon , il en aurait touche un mot a leur Emir ? Et on aurait entendu , depuis qu il y a un micro .Je pense que c est sa HACHIAH qui fait son beurre a travers cela .Qu attend la population pour bruler des pneus , barrer les routes etcc ,,, ah ce n est ni les logements sociaux ni le conflit Mozabite contre Arabe . ETCC ,,,
    La population , doit se prendre en mains et defendre becs et ongles ses enfants , qui sont morts ou poursuivis par la justice pour ces braconnages dont ils sont beaucoup plus victimes que coupables , car il s agit de defendre leur faune et flore et par dela tout leur eco systeme ;il ne faut rien attendre des associations , tous des mange ,, m ,,,,

  11. L'écoeuré

    Bravo un algérien qui marche avec un appareil photo se fait coffrer parce qu’il a eu l’audace de prendre un château celui du prince quatari et le Boutef ou sa bande ne lève meme pas le prit doigt pour me sortir des griffes de ses sanguinaires elle est belle notre Algérie avec ses dirigeants huileux et grassouillets.
    Alors pourquoi eux ont-ils me droit de tout faire chez nous et pas nous chez eux tout simplement l’algerien est très mal vu en dehors de ses frontières .

  12. Amirouche

    Bonsoir
    En cherchant dans le journal officiel j’ai trouvé cette ordonnance datant de 2006 , malheureusement nous assistons à ce braconnage qui ne cesse pas , au fait ces braconniers ne mangent que le foie des gazelles et jettent les cadavres derrière eux dans le Sahara et hauts plateaux !!!
    19 juillet 2006
    Journal officiel de la République Algérienne
    Ordonnance n° 06-05 du 15 juillet 2006 relative à la protection
    et à la préservation de certaines espèces animales menacées de disparition.
    Le Président de la République,
    Le conseil des ministres entendu,

    Promulgue l’ordonnance dont la teneur suit :

    Art.1er. – Sans préjudice des dispositions législatives relatives aux espèces animales protégées, la présente ordonnance a pour objet de fixer les modalités de protection et de préservation de certaines espèces animales menacées de disparition.

    Art.2. – Au sens de la présente ordonnance, on entend par espèces animales menacées de disparition les espèces de faune sauvage dont l’existence en tant qu’espèces subit une atteinte importante entraînant un risque avéré d’extinction et qui, de ce fait, font l’objet de mesures de protection et de préservation particulières.

    Art.3. – Les espèces animales menacées de disparition sont :

    Classe des mammifères :

    Mouflon à manchettes : AMMOTRAGUS LERVIA.
    Oryx : ORYX DAMMAH.
    Cerf de Barbarie : CERVUS ELAPHUS BARBARUS.
    Hyène rayée : HYENA HYENA.
    Gazelle rouge : GAZELLA RUFFINA.
    Gazelle d’Atlas : GAZELLA CUVIERI.
    Gazelle dama : GAZELLA DAMA.
    Gazelle dorcas : GAZELLA DORCAS.
    Gazelle du Sahara : GAZELLA LEPTOCEROS.
    Fennec : FENNECUS ZERDA.
    Guépard : ACINONYX JUBATUS.
    Chat des sables : FELIS MARGARITA.
    Addax : ADDAX NASOMACULATUS.
    Classe des oiseaux :

    Ibis chauve : GERONTICUS EREMITA.
    Erismature à tête blanche : OXYURA LEUCOCEPHALA.
    Faucon crecerellette : FALCO NAUMANNI.
    Faucon pèlerin : FALCO PEREGRINUS.
    Outarde houbara : CHLAMYDOTIS UNDULATA.
    Grande outarde : OTIS TARDA.
    Outarde canepetière : TETRAX TETRAX.

    Classe des reptiles :

    Tortue grecque : TESTUDO GRAECA.
    Fouette-queue : UROMASTYX ACANTHINURUS.
    Varan du désert : VARANUS GRISENS.

    La liste fixée par le présent article peut être étendue à d’autres espèces animales menacées de disparition par voie réglementaire.

    JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE N° 47 13, 19 juillet 2006
    Art.4. – Sans préjudice des dispositions législatives en vigueur, la chasse des animaux mentionnés sur la liste fixée à l’article 3 de la présente ordonnance est interdite par tout moyen. Sont également interdits la capture, la détention, le transport, la naturalisation et la commercialisation des animaux ou parties d’animaux d’espèces menacées de disparition. Seule peut être autorisée, selon les modalités fixées par voie réglementaire, la capture des spécimens d’animaux classés espèces animales menacées de disparition à des fins exclusives de recherche scientifique ou de reproduction pour le repeuplement ou la détention par des établissements de présentation au public.

    Art.5. – Il est institué une commission nationale de protection des espèces animales menacées de disparition composée d’experts de la faune sauvage, de la santé animale et de la protection des écosystèmes. La commission, présidée par le ministre chargé de la chasse, est consultée sur toutes les questions relatives à la situation générale de ces espèces, leur protection et leur préservation. Les attributions, la composition et le mode de fonctionnement de cette commission sont fixés par voie réglementaire.
    ………..

    Art.9. – Toute infraction aux dispositions de l’article 4 ci-dessus est punie d’un emprisonnement d’un (1) an à trois (3) ans et d’ une amende de deux cent mille dinars (200.000 DA) à cinq cent mille dinars (500.000 DA). Les produits de la chasse, les armes, munitions, véhicules et tous moyens ayant été utilisés pour la chasse ou la capture de ces animaux sont confisqués.
    En cas de récidive, la peine est portée au double.

    Art.10. – Sans préjudice des autres sanctions prévues par la législation en vigueur en la matière, toute personne ayant permis, facilité, aidé ou contribué par quelque façon que ce soit à la chasse ou à la capture, la détention, le transport et la commercialisation des animaux ou parties d.animaux mentionnés sur la liste fixée à l’article 3 ci-dessus, est punie d’une peine d’emprisonnement d.un (1) an à deux (2) ans et d’une amende de cent mille dinars (100.000 DA) à trois cent mille dinars (300.000 DA).
    En cas de récidive, la peine est portée au double.

    Art.11. – Quiconque commet une infraction aux dispositions de l’article 8 ci-dessus est puni d’une peine d’emprisonnement d’un (1) an à dix-huit (18) mois et d’une amende de cinquante mille dinars (50.000 DA) à deux cent mille dinars (200.000 DA). L’auteur de l’infraction est, en outre, tenu des frais de démolition des constructions et de la remise en l’état des lieux.
    En cas de récidive, la peine est portée au double.
    Eh ben , ça alors ?!!!!!!!!!!!!!!!Sallam

  13. OUERRAD en squatteur

    AH ,,, bessah mon cher ami cette ordonnance , c est pour nous autres Algeriens et non pour les invites ?Et pittett c est pour regenerer les especes specialement pour nos amis qataris ?

  14. Amirouche

    OUERRAD en squatteur
    Bonsoir wrrririd

    L’Oryx du Qatar est une race d’Arabie et dépend de la famille des antilopes ,tout comme notre gazelle .Ces « monstres » les ont presque tous décimés …. Maintenant les oryx qui allaient disparaître sont actuellement protégés et le Qatar fait de son mieux pour sauver cette race en voie d’extinction ……Solution : il envoie ses braconniers en Algérie !!! Afham yal faham

  15. OUERRAD en squatteur

    BONNE SOIREE ,SAHBI , comme au bon vieux temps , la soiree est pour nous deux , dommage pas encore trop en forme ,,, C est le nouveau slogan , de fakakir gagnant gagnant ,,,,,, ils viennent nous detruire notre faune , contre quelques sala maleks a nos gouvernants , et quand ils auront fait ce qu a fait Attila , ils diront ;nous sommes pareils , plus d eco systeme pour les deux nations soeurs ?RABI YAKCHEF HOUM WA EKCHEFF ENCORE PLUS LES NOTRES ?

  16. OUERRAD en squatteur

    BONNE SOIREE ,SAHBI , comme au bon vieux temps , la soiree est pour nous deux , dommage pas encore trop en forme ,,, C est le nouveau slogan , de fakakir gagnant gagnant ,,,,,, ils viennent nous detruire notre faune , contre quelques sala maleks a nos gouvernants , et quand ils auront fait ce qu a fait Attila , ils diront ;nous sommes pareils , plus d eco systeme pour les deux nations soeurs ?RABI YAKCHEF HOUM WA EKCHEFF ENCORE PLUS LES NOTRES ?
    j allais oublier , ce qu ils ont fait pour leur Oryx ,nous on l a fait pour notre patrimoine immobilier , on a tout laisse se deteriorer depuis 62, aujourd hui , on n a plus que les yeux pour pleurer .

  17. gherbi sba

    Ouerrad toujours en superforme!

  18. Belabbesien

    Nous nous sommes réveillés pour défendre les espèces menacées, ces dernières années à cause des prédateurs saoudiens et quataris. C’est une bonne chose, cependant il faut savoir que les gazelles , les mouflons, les arbres »Talh » (Acacia) du Hoggar en été systématiquement détruits depuis 1966 par les équipes de la SONAREM, l’armée, Les autorités locales. Le probléme c’est que ceux qui sont sensés appliquer la loi c’est eux les premiers qui l’enfreignent.
    Quand le patriarche joue du tambour ces enfants dansent .
    Il y a une certaine honte à rester impassible devant certaines misères.
    Un proverbe russe dit: Le poisson commence à pourrir à partir de la tête, la queu suit. »

  19. faiza

    y en marre de ces tueurs et de leurs complices algériens, ils chassent même au , la dernière fois ils campaient à 30 kms de Brezina protégés comble de l’ironie par la GN , ensuite ils ont déménagé je ne sais vers quelle région, la population en a marre, l’Algérie n’est pas la propriété de Boutefklika
    N’y a t’il plus d’hommes dans ce pays

  20. elabbassi

    bof
    dans cette histoir il ya l’histoir du braconnage et l’histoire des braconniers faut de temps en temps essayer de faire le recit des deux

    Trops de viande fait fatiguer tres vite les reins et le colons et si quelqu’un n’a jamais voulu prosterner devant Dieu le colon va le faire proterner en marchant..il entre chez le medecin plier en deux..le medecins lui rapelle l’existance au moins de 2 lois la lois de la jungle et les lois de la nature..chez le medecin c’est la lois de la nature.. »tout exces c’est le gaspillage tout exces c’est la maladie » et medecin lui tire le hadith du rassoul sous le bureau  » tés mon ami lui dit il, je te le montre sinon c’est anti medecine commercial si tu le fera tu ne reviendras pas chez moi et moi je perdrais betment un client..le prophéte du desert dit  »soumou tassihou » car lui avant d’etre Prpophéte etait d’une famille riche tres tres riche..donc il sait de quoi s’entenir apres avoir essayer l’islame
    Alors
    plus de viande ni biere ni crustacée surtout la royale..et pour passer de bonne soirée un roman henri charriere page 336 AU COURT BOUILLON
    PAPILLON ILE DU SALUT
    Me voilà donc vidangeur. Le travail terminé, je prends une
    bonne douche, me mets en short et vais chaque jour pêcher en
    liberté où bon me semble. Je n’ai qu’une obligation : être à midi
    au camp. Grâce à Chapar, je ne manque ni de cannes ni
    d’hameçons. Quand je remonte avec des rougets enfilés par les
    ouïes sur un fil de fer, il est rare que je ne sois pas appelé des
    maisonnettes par des femmes de surveillants. Elles savent
    toutes mon nom. « Papillon, vendez-moi deux kilos de
    rougets. »
    — Vous êtes malade ?
    — Non.
    — Vous avez un gosse malade ?
    — Non.
    — Alors je ne vous vends pas mon poisson.

    J’en attrape d’assez grandes quantités que je donne aux
    amis du camp. Je les troque contre des flûtes de pain, des
    légumes ou des fruits. Dans mon gourbi, on mange au moins
    une fois par jour du poisson. Un jour que je remontais avec une
    douzaine de grosses langoustines et sept ou huit kilos de
    rougets,

    je passe devant la maison du commandant Barrot. Une
    femme assez grosse me dit : « Vous avez fait une belle pêche,
    Papillon. Pourtant la mer est mauvaise et personne n’attrape de
    poisson. Voilà quinze jours au moins que je n’en ai pas mangé.
    C’est dommage que vous ne les vendiez pas. Je sais par mon
    mari que vous vous refusez à les vendre aux femmes de
    surveillants. »
    — C’est vrai, Madame. Mais vous, c’est peut-être différent.
    — Pourquoi ?
    — Parce que vous êtes grosse, et la viande vous fait peut-
    être du mal.
    — C’est vrai, on m’a dit que je ne devrais manger que des
    légumes et du poisson au court-bouillon. Mais ce n’est pas
    possible ici.
    — Tenez, Madame, prenez ces langoustines et ces rougets. »
    Et je lui donne à peu près deux kilos de poisson.

    Depuis ce jour, chaque fois que je fais une bonne pêche, je
    lui en donne de quoi suivre un bon régime. Elle qui sait que tout
    se vend aux Iles ne m’a jamais dit autre chose que « merci ».
    Elle a eu raison, car elle a senti que si elle m’offrait de l’argent,
    je le prendrais mal. Mais souvent elle m’invite à entrer chez elle.
    … Si elle
    reçoit de la Corse des figatelli, elle m’en donne. Jamais Mme
    Barrot ne m’a interrogé sur mon passé. Une seule phrase lui a
    échappé, un jour, à propos du bagne : « C’est vrai qu’on ne peut
    pas s’évader des Iles, mais il vaut mieux être ici, dans un climat
    sain, que de pourrir comme une bête à la Grande Terre. »
    C’est elle qui m’a expliqué l’origine du nom des Iles : lors
    d’une épidémie de fièvre jaune à Cayenne, les Pères Blancs et les
    Sœurs d’un couvent s’y étaient réfugiés et avaient été tous
    sauvés. D’où le nom Iles du Salut.

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