La Voix De Sidi Bel Abbes

Bourbier libyen : Paris veut entraîner l’Algérie

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L’option d’une intervention militaire en Libye se précise. Les Français et leurs alliés du Sahel exercent une pression diplomatique pour que l’Algérie, seul pays à refuser catégoriquement l’idée, se résigne à accepter ce qui s’apparente désormais à une «fatalité». Du Niger où il rendait visite, vendredi, aux troupes de son pays, le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, a lancé des signaux qui vont dans le sens d’une intervention armée en Libye. Jean-Yves Le Drian ne le dit pas clairement, mais le journaliste du Parisien, qui l’accompagne dans cette visite, rapporte des propos attribué à «un diplomate» selon lesquels la France «plaide avant tout pour une solution politique. Néanmoins, certains hauts gradés n’excluent pas la possibilité de frappes aériennes coordonnées, pour peu que l’Egypte et l’Algérie donnent leur feu vert». La même source ajoute néanmoins que «Le Caire est d’accord, Alger se montre nettement plus réticent pour le moment».Auparavant, M. Le Drian, qui s’exprimait devant les soldats français, a affirmé que «ce qui se passe en Libye n’est ni plus ni moins, sur fond de chaos politique et sécuritaire, que la résurgence d’un sanctuaire terroriste dans l’environnement immédiat du continent européen. Ce serait une erreur profonde pour la communauté internationale de rester passive face au développement d’un tel foyer de terrorisme au cœur de la Méditerranée. Il ne faut pas l’accepter».Les déclarations du ministre français de la Défense ont été relayées avec plus de précisions par Mahamadou Issoufou, le président nigérien, qui clame, en effet, qu’«une issue n’est pas possible sans intervention internationale en Libye (…). Une intervention internationale est indispensable à la réconciliation de tous les Libyens, y compris les Gueddafistes». «Je ne vois pas comment les milices terroristes armées vont créer les conditions de la réconciliation entre les Libyens», a-t-il ajouté.

Le refus catégorique de l’Algérie

Ces déclarations interviennent quelques jours seulement après la réunion, à Nouakchott, du Groupe des Cinq du Sahel (Niger, Mauritanie, le Mali, Tchad et Burkina-Faso) qui avait demandé, à la mi-décembre, une «intervention militaire urgente en Libye». Une position que le président tchadien, Idriss Déby, a tempérée lors de sa récente visite à Alger. A la sortie d’une discussion avec Abdelaziz Bouteflika, il a évoqué l’urgence d’une solution «politique».  L’Algérie, qui n’a pas assisté à la rencontre de Nouakchott, a toujours refusé une solution armée au bourbier libyen. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a clairement affiché son opposition à toute intervention militaire en Libye. «Le rôle des institutions internationales consiste à aider et non pas à se substituer (dans les affaires internes des pays souverains). Par conséquent, nous ne pouvons accepter l’intervention militaire étrangère en aucune façon en Libye», a-t-il récemment assuré. «L’Algérie poursuivra, en dépit de l’adversité, sa mission qui consiste à accompagner les forces vives libyennes ayant marqué leur disponibilité à œuvrer pour une solution politique», a déclaré, pour sa part, Abdelkader Messahel, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Plusieurs groupes ont déjà affiché leur intention de participer à des discussions de paix à Alger. Des discussions initiées par les autorités algériennes et appuyées par l’envoyé spécial des Nations unies pour la Libye. Pendant ce temps, le chaos continue de régner en Libye. Attentats et guerre de factions sont le lot quotidien des populations. Le pays n’a ni gouvernement ni Parlement. Et les perspectives d’une solution s’éloignent à mesure que les groupes djihadistes se déploient

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Posté par le Jan 3 2015. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

7 Commentaires pour “Bourbier libyen : Paris veut entraîner l’Algérie”

  1. lecteur

    Demeurant vigilants.

  2. Abbes

    Le bourbier est à notre porte. Ceux qui suivent cela nous préviennent de la dangerosité de ce problème qui est crucial.

  3. OUERRAD en squatteur

    ya le feu en votre douar , vous connaissez la suite ,,, si tu copain se rase , a toi de ????????

  4. Mme CH

    Oh….!!! la Va…….!!!! Quel bourbier en plus…..!!!! La question qui doit d’abord se poser, c’est qui a mis la Libye et ses voisins dans cette tourbière…!!! BHL et ses sponsors connaissent sûrement la réponse….!!! Demandez aussi à sarko qui a été réélu à la tête de l’UMP, il doit savoir pourquoi….??? Surtout après avoir encaissé l’oseille de Kadhafi pour financer sa compagne présidentielle, et la suite tout le monde la connaît….!!!!!

    L’autre question, pourquoi c’est spécialement la France qui veut intervenir militairement en Libye…malgré le refus de l’Algérie qui doit sûrement connaître de quoi elle parle….!!!????
    Quant aux présidents des pays du sahel (Niger, Mauritanie, le Mali, Tchad et Burkina-Faso), tout le monde sait qui les a placé à la tête de leurs gouvernements respectifs….!!!! La Françafrique oblige….!!!! Hé les gars, nous ne sommes pas tous des benêts….!!!!

    Je re….Inchaallah….!!!!

  5. BADISI

    Les pays du sahel des soumis aux français , il faut pas compter sur eux des pays sous développer complexer leur richesses est partager entre leur dictateurs et les politiques français , la france n a jamais digérer notre in dépendance , ni notre stabilité d’aujourd’hui il faut se méfier de ces dirigeant français ou plutôt sionistes comme de la peste .

  6. Mme CH

    En lisant ce passage d’un article, on comprend vite, les sous-sous de l’intervention française un peu partout en Afrique pour son compte et celui du bloc atlantiste, l’Oncle Sam en tête…!!!!

    « Le projet est dorénavant connu : remodeler le monde en fonction de la nouvelle guerre économique mondiale qui a débuté, et dont l’Afrique sera l’un des champs de bataille, au propre comme au figuré. Aucun pays ne pourra rester neutre et les chefs d’état africains n’ont guère le choix. Soit ils alignent leurs pays sur les visées atlantistes et ils se maintiennent au pouvoir. Soit ils passent outre et ils se retrouvent dans le camp des parias, mis à l’index des nations « éclairées » et s’exposant à des rébellions qui trouveront toujours, miraculeusement, les fonds nécessaires pour armer et entretenir une troupe de plusieurs milliers d’hommes, capables de mettre en échec les armées nationales….. »
    « Le but est clair : verrouiller au plus vite le continent africain face à l’avancée commerciale des pays émergents comme la Chine, la Russie ou le Brésil. Pour cela il faut s’approprier rapidement les terres agricoles, les ressources énergétiques ou l’exploitation des richesses minérales. Mais il faut aussi contrôler les corridors d’évacuation comme la « route transversale » qui traverse l’Afrique D’est en Ouest, de l’Océan indien au Pacifique et passe… par la république centrafricaine. Étrangement aucun expert médiatique français n’aborde ces questions. On se contente seulement d’appuyer la version officielle d’une urgence humanitaire….. »

    Tout le reste n’est que de la poudre aux yeux pour les myopes qui font pitié….!!!

  7. jamel

    Un danger potentiel nous guette. Vigilance accrue est exigée

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