La Voix De Sidi Bel Abbes

Boukhanéfis :la fierté des ses autochtones .

Comme nous avons eu a plusieurs reprises le plaisir de partager des commentaires avec nos fidèles lecteurs et lectrices .Nous revoilà tentés de publier celui de notre ami et grand frère Bouchentouf Ghalem dont l’ultime contribution sur la mosquée en France a suscité de vives réactions constructives tout récemment .Pour cette fois ci et pour la connaissance de notre patrimoine historique dont un pan de l’histoire locale de Boukhanifis. Nous avons tenu donc à publier son commentaire qui est une réaction a la suite du passage de notre groupe de BESSMA chez l’ancien maire de cette accueillante localité . Soulignant que le patrimoine local doit etre préservé sur les lieux et partout en Algerie fusse t’il une prison délabrée qui doit être restaurée car quelque part aujourd’hui encore il y’a une part de nous-même .Ce jour la lors de notre passage a Boukhanéfis  quelle ne fut la fierté  de ses autochtones  Cherifi Norredine et Benhaddou Boubakkar lorsque votre serviteur leur a narré l’innerarrable histoire des Ouled Brahim et leurs hauts fait d’armes du 31 janvier 1845.Passons pour laisser place au commentaire de si-Bouchentouf Ghalem. 

                                                                                                                                                                                                                 Par Kadiri.M

  » Comme vous l’avez peut-être constaté de visu et les photos nous le montrent un peu aussi, Boukhanéfis, est un village édifié de la même manière que tous les autre villages algériens d’autrefois, d’un coté, une façade avec des habitations confortables, bordées de larges avenues boisées où vivaient la plupart des européens, comme la maison « coloniale » de notre hôte que vous avez visité et de l’autre, des masures en pierres formant des cours fermées, des -haouchs- agrippés autour d’un point d’eau pour les autochtones du faubourg de Chabrière, berceau des familles Merrabi, Bakhti, Benhaddou, Boubekeur, Bouchentouf, Boudalia, Bouaskar, Bouregba…. parmi les plus nombreuses. Si quelques uns de ces villages avaient conservé leurs patronymes arabes, la grosse majorité évoquait un grand moment ou un grand nom de l’histoire nationale française : Fleurus, Marengo pour la révolution, Lamoricière, Chanzy pour la conquête militaire, Descartes, Palissy, pour les arts et les sciences. Boukhanéfis a toujours gardé son nom arabe qui signifie « les escarbots » sorte d’affreux coléoptères que l’on rencontre dans les cimetières. Je préférais celui de Bouchebka transmis par les anciens, une insinuation au filet, comme si naguère avait existé un lieu de pêche miraculeuse, une dense forêt impénétrable dont en témoigne encore la multitude de sapins éparpillés dans le paysage qui servaient de refuge aux cigognes et d’abri pour les moissonneurs quand le soleil dardait ses rayons sur la campagne brûlée.

Je saisi cette occasion pour narrer le début de son histoire avec l’arrivée des Français. Selon certaines sources (1), le village fut créé en 1850 et depuis 1875 il est devenu un chef lieu de la commune mixte qui porte son nom avec la résidence de l’Administrateur (le fameux Mestatour de nos parents) et les différents services qui en relèvent, une Mairie, une école, une église (Saint-Etienne, achevée en 1864 que ne semblait pas apprécié notre amie CH…. et qui a été décapitée depuis la décennie noire), un presbytère et un lavoir public. Une maison pour le médecin de colonisation et un immeuble destiné au service télégraphique (la poste), une annexe de justice ne tarderont pas à y être construits, ainsi qu’une usine électrique hydraulique (l’ousine Botala pour les initiés). Ce centre très riche était bien situé auprès de l’oued Mékerra, il était pourvu de canaux d’irrigations qui permettaient le maraichage et la viticulture dans de belles fermes agricoles sur toute la vallée. Avec la création de centres nouveaux comme Sidi-Khaled, Détrie, Tabia, Chanzy, Slissen, Bedeau, Dhaya et Bedeau, la commune de Boukhanéfis se trouva dans une position à peu près centrale; elle répondait à une nécessité stratégique reconnue dès la première heure de la colonisation, aussitôt après la fondation de Sidi-Bel-Abbès, celle d’être maître de toute la vallée de la Mékerra, un des plus importants passages par lesquels les arabes du sud pouvaient pénétrer dans le Tell.Entre Bedeau et Sidi-Bel-Abbès, sur un parcours de 102 kilomètres, il n’y a pas moins de neuf centres échelonnés les uns à la suite des autres tous desservis par un chemin de grande communication et une voie ferrée.
On installe à Bou-Kanéfis une smala de spahis, auquel on adjoignit ensuite un pénitencier indigène sur les hauteurs (bordj), un des premiers qui aient été créés dans la région ouest.On affecte à l’usage de ces deux établissements une partie des terres séquestrées en 1845 sur les Ouled-Brahim, fraction de la grande tribu des Beni-Amer qui à cette époque, émigra en partie au Maroc.

Ce sont des terres de la même provenance, qui servirent à constituer les premières concessions attribuées à Bou-Kanéfis.Dans le principe, le territoire avait une étendue de 2269 hectares et en 1872, devant l’inexorable nécessité de trouver des terres pour installer les Alsaciens-Lorrains contestataires du régime après la défaite de Sedan en 1870 devant les prussiens; on détache du pénitencier 600 hectares qui servirent à établir 16 familles qui avaient fui l’occupation allemande, et à donner des agrandissements à dix autres colons. Enfin, en 1877, on a agrandi le territoire de 610 hectares prélevés sur le douar de Messer et on a formé 12 nouvelles concessions agricoles.Il y en a eu beaucoup d’autres dont la réalisation réponds davantage aux besoins généraux du pays et que bien des contrés s’estimeraient heureuses d’avoir une importance et une prospérité égales à celle Boukhanéfis.

Rien ne peut mieux prouver le développement pris par ce centre que d’indiquer l’augmentation qu’a subie le chiffre de sa population. En 1872, Boukhanéfis comptait 402 habitants ; en 1877, il en avait 608 ; en 1882, nous en trouvons 613 ; et enfin en 1887, dernier recensement, nous arrivons à 867, se composant en 332 français, 15 israélites, 18 indigènes et 402 étrangers. En quinze années, le chiffre de la population a plus que doublé ; c’est assez dire que nous sommes en présence, d’un centre important, le plus important sans contredit, de tout l’arrondissement de Sidi-Bel-Abbès.Boukhanéfis est un village divisé en quatre groupes.L’un, celui qui portait autrefois de village de la Chapelle comprenait 26 lots à bâtir en dehors de ceux réservés pour les services publics ; depuis l’agrandissement de 1877, le nombre a été porté à 46. C’est le groupe principal, celui où se trouvent tous les édifices publics (le centre ville où l’on voit sur une des photos les palmiers) : Mairie, écoles, Gendarmerie, église, presbytère. Il est situé auprès du pénitencier, sur un mamelon (Bordj) qui domine le cours de la Mékerra.Le deuxième groupe, connu sous le nom de village alsacien (filaje Elmane du mot allemand que parlaient certainement ces alsaciens), est formé par des maisons construites en 1872, pour recevoir les alsaciens lorrains. Les maisons sont placées, les unes à la suite des autres, en bordure sur la route (de Sidi-Khaled), chacune sur le lot de jardin qui fait partie de la concession attribuée à ces familles et qui, partant de la route, s’étend jusqu’à la rivière.Puis viennent le groupe de la Maison Blanche avec ses 40 lots à bâtir et celui de Chabrière (Chabri) avec ses 23 lots : le premier en bordure sur la route à 2 kilomètres au nord (entre Boukhanéfis et Sidi-Khaled), le second à 500 mètres en face du groupe alsacien, sur la rive droite de la Mékerra, qui le sépare des autres agglomérationsLa Maison Blanche doit son nom à la ferme Baret (puis Sagrandi), située près de là, et connue autrefois sous le nom de ferme AbdallahChabrière est le nom d’un officier qui a commandé la smala et le pénitencier de Boukhanéfis et qui a présidé, à la fondation du village.Les jardins de Boukhanéfis sont irrigués par les eaux de la Mékerra ; ils sont réputés par l’excellence de leurs fruits et légumes.Pendant treize ans, du 10 juillet 1875 au 12 juin 1888, Boukhanéfis a été le siège de la commune mixte de ce nom.Par suite de la fusion de cette commune avec celle de la Mékerra, le siège est passé à Sidi Bel Abbès.Mais rien ne s’oppose plus à ce que cette charmante localité devienne une commune de plein exercice, et il est probable que cette mesure ne se fera pas longtemps attendre. Boukhanéfis a tout ce qu ’il faut pour n’avoir plus besoin d’aide ni de soutien et pour pouvoir voler hardiment de ses propres ailes. Effectivement ce fut un village dynamique qui périclita après les années 1980 pour devenir un village dortoir où il ne se passe jamais rien, sauf quand « Bessma » lui a rendu son sourire ce jour là…… Moi, j’étais plutôt nostalgique en regardant toutes ces photos et que de souvenirs depuis les amis…. Amicalement « .source consultée  blog Saulnier .

NB :le titre est celui de la redaction.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=22083

Posté par le Jan 23 2013. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

75 Commentaires pour “Boukhanéfis :la fierté des ses autochtones .”

  1. meradi

    Pays de mes aieux je vous remercie de ce que vous nous publiez

  2. Benhaddou Boubakar

    salam:merci pour la VDSBA qui a ouvert ses colonnes à notre ami et frere mr Bouchentouf G qui est à remercier lui aussi de ses belles lignes! non seulement Boukhanefis est mon village natal mais c’est le berceau de mes aieux à MESSER où jadis vivait un certain temps Sidi belabbes el bouzidi dans ses forets! chacun doit etre fier de son village natal dont moi je le suis avec une grande fiertè! j’aurais voulu mentionner les noms sur la derniere photo! merci encore une fois pour la VDSBA

  3. Benhaddou Boubakar

    LIRE/j’aurais voulu que les noms soient mentionnes

  4. Hamidi

    Benhaddou est content il a droit mais ou est mohammed g?

  5. Mme Mostefaoui SAB

    Personnellement je suis très persuadée que ces articles sont utiles pour nous tous.je vous remercie messieurs de la VDSBA ainsi que l’enfant du pays mr Bouchentouf G pour cee voyage dans l’histoire .

  6. SCORPION 09

    très bonne réflexion djamil , c mon constat aussi.dommage ,c la marchandise qui reste au stock. de legraba.

  7. BRAHIM

    Sidi belabbes est une ville nouvelle qui était construite par les colons et Messer est une ancienne commune mixte .Le premier recensement français a débuté en 1851 à la commune mixte de messer c’est à dire 21 ans apres la colonisation alors que l’état civil a débuté en 1860 à Sidi bel abbes.

  8. Bouchentouf

    Salem Si Kadiri M.
    Merci encore à la VDSBA d’avoir honoré mon village et si vous continuez dans cette optique les amis, il va y avoir des étincelles dans la ville, quoiqu’aujourd’hui Sidi Bel Abbés c’est un petit peu de Boukhanéfis n’est-ce pas les familles Bakhti-Benbakreti, Benhaddou, Lakhal,Cherifi, Megherbi, Benaoum, Merrabi, Benhaddane et j’en oublie, il lui a même donner un maire, un cousin qui parait-il n’a pas laissé que de bons souvenirs ? Alors à vos plumes ex-Boukhanéficiens pour nous narrer une anecdote de ce village tranquille.
    Sur une des photos figure au premier plan, un ancien distributeur d’essence à pompe manuelle, qu’avait reprit après l’indépendance M Bakhti celui qui a une concession et un garage de voitures sur la route d’Oran, déjà épicier à l’époque. Une pièce authentique ancienne dont la place est plutôt dans un musée. Cette avenue bordée de palmier était le point de ralliement de tout ce que le village comptait d’exubérant, on y célébrait tous les événements du village, kermesses paroissiales, défilés militaires, cinéma en plein air etc. Non seulement il y avait les cafés bars mais aussi l’unique boulangerie qui faisait du bon pain croustillant, entre le bar des sportifs chère au footballeur et la mairie. Comme tous les gamins du village, j’avais souvent fréquenté cette avenue avec le désir de fouiller chaque recoin, de se fouler dans l’ombre des adultes attablés sur les terrasses. Mais il y avait l’inévitable « Skikda », l’omniprésent garde champêtre qui se dressait sur notre chemin pour tempérer notre appétit de folles aventures. Nous redoutions toujours la rencontre de ce garde champêtre au nez fourchu, constamment aux abois, il circulait sur son vélo kaki, fouillant tous les recoins de la commune à la poursuite du moindre incident entravant la sérénité du village. Combien de fois ne nous a t-il pas surprit baignant dans une eau interdite, et combien de fois nous ne nous sommes pas sauvés nus comme des vers, attendant la pénombre du soir pour rentrer à la maison, honteux d’avoir perdu nos maigres affaires. Après l’indépendance il fut remplacé par un des nôtres moins futé mais plus sévère que l’on continuait toujours d’appeler « Skikda » sans vraiment connaître l’origine de ce quolibet qui n’avait aucun lien avec l’ancienne ville de Philippeville. En face de la boulangerie, se trouvait surtout l’échoppe de Mme Gilabert, une femme âgée et craintive, myope de surcroît comme en témoigne l’épaisseur de ses verres. Comme il fallait lire à l’école et que nos parents n’avaient pas d’argent pour acheter les livres, tous les moyens étaient bons pour les faire entrer à la maison. Dans la boutique qui sentait bon la guimauve, ils étaient exposés à nos yeux, mais hélas toujours inaccessible, on rentrait souvent en groupe pour faire écran, pendant que l’un de nous faisait semblant d’hésiter sur son choix en retenant son attention, les autres plongeaient discrètement leurs mains habiles sur les étagères, hors de la vue de la vieille dame pour s’emparer des illustrés, des bandes dessinées ou dans les bocaux pour en extraire des bonbons de réglisses, caramels, berlingots et autres nougats. Collée à son tabouret derrière la caisse, la Gilabert ne pouvait surveiller sérieusement son affaire, une aubaine dont on en profitait pleinement jusqu’à l’arrivée d’un client vindicatif et menaçant, pour prendre la fuite en s’esclaffant de rire avec notre butin dans les poches…..
    PS : Dommage M Jamil et Scorpion 09 de réagir ainsi, je pense que vos remarques ne sont pas appropriées à une image de tolérance, même si par ailleurs vous parlez de « censure » concernant Mme CH… dont les commentaires sont parfois plus que belliqueux à l’encontre des Pingouins du Nord et autres Hizb França comme elle le dit, mais est-ce le but de ce journal que d’être revanchard ainsi ? Je vous le demande ? Et croyez-moi que si tous ceux qui croient avoir raison n’avaient pas tort, la vérité ne serait pas loin !
    Cordialement

    • DOUAR

      Aprés la guerre et le rapatriement des français , l’Algérie indépendante devait se tenir debout en comblant le vide laissé dans l’administration et dans différents secteurs de l’état , parmis ces postes vacants il y avait le poste de garde champêtre ou garde communal.
      Mr SOUMAR MOHAMED était un ancien moudjahid ,natif de Msirda ,arriva à Sidi Brahim pour assumer la fonction de garde champêtre, il y a 40 ans de cela et je me souviens de lui comme c’était hier, un homme corpulent très fort toujours vêtu de son uniforme bleu , ceinturé d’un petit pistolet ,il avait un regard perçant et effroyable, tout les enfants et même les ados avaient peur de lui. Par sa vigueur et sa fermeté ,il a réussi à régner l’ordre et la sérénité dans une société fraichement autodéterminée.
      Il habitait une grande maison au centre du village , avait un véhicule de marque Citroën 2 CV, incompatible avec sa corpulence et pour s’assoir de dans confortablement il a remplacé le siège par une corbeille en bois.
      Je me souviens comme également tous mes contemporains, quand nous revenions en classes à 13 h nous faisions du chahut à l’extérieur de l’école en empêchant les voisins de se jouir
      d’une sieste après la prière du Dohr en mois de juin où le soleil commence à être ardent et la sieste devient refuge pour nos parents ,les enfants sont en pleine euphorie quand soudainement le garde champêtre surgissait de loin sur la place du village et sans la moindre action, le calme revenait subitement , nous alignions un par un tout au long du mûr en attendant la résonance de la cloche pour entrer à la cour. Le lendemain, le même scénario recommencera.

      ALLAH yarhamah .

      • Ghosne

        Salam si Douar, avant l’Indépendance le Garde champêtre dans un village avait les attributions d’un Commissaire de Police, d’un Interprête (arabe,français,espagnol) il faisait le recensement des habitants , il faisait son enquête en cas de litige entre citoyens , les vols, les épidémies, les chiens errants d’ailleurs il passait dans chaque quartier pour sensibiliser les habitants muni de sa trompette il lisait l’Avis du Maire et tout le monde sortait petits et grands pour écouter ou rouspeter . après l’indépendance j’ai vu des gardes communaux planter du romarin au niveau de quelques espaces verts!!! c’est un corps qui a disparu comme les préparateurs en pharmacie!!!

    • sans reproche

      @ Bouchentouf Ghalem.
      Des anecdotes, dis-tu ? En voila une, très croustillante. Je ne suis pas à l’origine de ce que je te livre, ainsi qu’à nos amis lecteurs de la VSBA. Non, je n’oserai pas. Et puis, je n’ai pas le talent de celui qui en est l’auteur: un autre enfant de Boukhanéfis.
      Autre chose: pourras-tu dire à nos amis lecteurs que je leur promets d’autres « escapades »: toutes aussi délicieuses s’ils se tiennent sages ?
      Allez, bonne lecture.

      « Le clocher de l’église sonna sept heures. La semaine débutait dans le calme, le village
      (Boukhanéfis pour ceux qui n’ont pas compris) baignait dans la sérénité de I’ automne.
      Contrairement à son habitude, Manolo dormait encore. La veille en compagnie de l’Ourso et de Said le noir, il avait pris le car Torra pour la virée hebdomadaire en ville (Sidi Bel Abbes pour ceux qui n’ont pas compris).
      Ils avaient l’habitude de se rendre chaque dimanche au « quartier du navet », longue rue tortueuse dont le numéro 33 marquait la limite du « secteur autorisé à la troupe », signalée
      par une plaque aux couleurs de la légion étrangère.
      L’ établissement qu ‘ils préféraient, s’ appelait « Chez Rosette », une maison sérieuse ( ?) dirigée par Madame Blanche adorée des filles qui l’appelaient « Maman » et des clients qu’elle appelait « Mes Hommes ».
      Ce dimanche là, Manolo, Said et l’Ourso étaient rentrés à pied, 16 kilomètres dans la nuit. Le car était parti sans eux.
      Lorsque l’Ourso entra au bar Ruiz vers 20 heures, suivi des deux autres, la partie de belote s’arrêta. Ruiz qui s’apprêtait à servir une tournée générale, reposa la bouteille d’anisette
      sur le comptoir. Les trois hommes entrèrent dans le halo de lumière qui venait de la porte donnant sur le four de la boulangerie Espinos et s’arrêtèrent. On avait l’impression qu’ils étaient sur une scène de théâtre, sous les feux des projecteurs.
      Soudain un rire homérique partit de la table des joueurs de belote, devint général, puis le calme revint.
      L’Ourso était l’hercule du village, aussi large que haut, il pouvait soulever deux sacs de blé à la fois, aussi son invincibilité ne faisait aucun doute.
      Cependant le coquart qui ornait son oeil gauche ainsi que les yeux de ses compagnons et l’état de leurs habits du dimanche, ne pouvaient que déclencher l’hilarité de tous ceux qui le voyaient. Ruiz déposa trois verres sur le comptoir de bois tailladé et l’équivalent d’un kilo de tramousses; les trois inséparables trinquèrent. A la deuxième anisette, l’Ourso se tourna vers l’assistance toujours hilare, plongea la main dans la poche de sa veste, celle qui n’avait pas été arrachée, et extirpa une oreille humaine encore sanguinolente.
      On s’approcha; l’Ourso tenait son trophée sous la lampe comme un Apache montrant un scalp.
      La veille, à la maison dite « Chez Rosette », la bagarre avait commencé quand Muller, caporal de la légion en permission, avait: provoqué l’Ourso en le mettant au défi
      de produire des attributs aussi impressionnants que les siens.
      Lorsque l’Ourso présenta sa marchandise au jury improvisé composé de Madame Blanche, de quelques unes de ses pensionnaires et de leurs clients, un murmure d’admiration s’éleva de l’assistance, bientôt suivi d’une salve d’applaudissements.
      Muller mauvais joueur shoota dans les oeuvres vives de l’Ourso qui s’effondra. Manolo et Said plongèrent sur Muller. A partir de là, tout le monde était sur tout le monde, ce qui
      ne changeait pas beaucoup les habitudes du lieu. L’Ourso ayant repéré une oreille dans la mêlée, la coupa d’un coup de dents et la mit dans sa poche.
      Le carillon de l’église égrena 10 coups, le bar avait fermé, les trois gladiateurs se donnèrent l’accolade au milieu de la place du village avant de se séparer. Leurs vêtements du dimanche en lambeaux, flottaient comme des oriflammes dans le petit vent frais de la nuit.
      Le Muezzin appela à la prière, puis le carillon de l’église annonça 5 heures.
      Clémares, le forgeron, réveillait le village en musique en tapant du marteau sur l’enclume. »

      • Claude.B

        @ sans reproche ,bonjour ,
        Ne soyez pas aussi modeste quelques lignes suffisent parfois pour jauger l’humour et le talent .
        J’attends la suite avec impatience …………..
        Cordialement .

        • sans reproche

          @Claude.B , Giselle de Marseille,
          Bonjour, allez une autre. Bien de chez nous, bien de chez vous.
          Mais attention, elle n’est, toujours, pas de moi. Elle provient d’une personnalité de Boukhanéfis, à vrai dire une sommité, à tous points de vue. Bouchentouf G., vieux briscard au long cours, a vite fait de la détecter. Ce monsieur, après une vie bien remplie, « est retourné, plein d’usage et raison, vivre entre ses parents le reste de son age ». Comme Ulysse, donc, si bien chanté par Joachim Du Bellay. Et BESSMA.NET serait bien inspirée de lui rendre visite, un de ces jours : il y a tant à gagner. Il s’agira de l’écouter parler, sans plus.
          Quant à moi, mes amies, il ne s’agit pas de fausse modestie, mais tout simplement de pudeur.
          Je voulais vous faire découvrir ce que fut mon village, Boukhanéfis, un havre où il faisait bon vivre ; la solidarité, le courage, la bravoure, le don de soi, la tolérance, la bonne humeur malgré l’adversité, la « joyeuse harmonie », en somme. Tant de vertus qui n’ont plus cours.
          Bonne lecture.
          « On cueilla les olives, mais il restait des quantités appréciables de fruits au faîte des oliviers, là où les branches étaient trop fragiles pour qu’ on puisse s’ y aventurer, et c’est cette manne que Kouider disputait aux étourneaux.
          Kouider, le picador, avait une marmaille fort nombreuse et tout ce qu’il pouvait glaner était bienvenu. Ce matin là, le destin lui réservait une douloureuse surprise. Juste au moment où il atteignait le rameau convoité, chargé de grosses olives noires et luisantes, la branche sur laquelle il était perché, se brisa net. Kouider tomba comme un caillou, il ne bougeait plus, deux tailleurs de vigne qui avaient tout vu, se précipitèrent. Ramené chez lui inconscient, il fut déclaré mort.
          Bouka (pour Boukhanéfis) était triste, tout ceux qui n’étaient pas aux champs décidèrent d’accompagner Kouider à sa dernière demeure. Le cortège s’ébranla en direction du cimetière musulman, une charrette tenait lieu de corbillard. Le taleb (homme de religion pour ceux qui n’ont pas compris) Si Mohamed El Diablo, ainsi surnommé car on le disait un peu sorcier, marchait à la tête du cortège, juste derrière la charrette, en psalmodiant des versets du Coran.
          Soudain le cheval s’arrêta. El Diablo surpris, regarda à l’intérieur du corbillard improvisé. Tel un zombie, Kouider se relevait lentement.
          La route du cimetière longeait le grand canal, El Diablo, malgré son ample burnous immaculé, fit un bond prodigieux en arrière et tomba dans l’eau où il se mit à flotter comme une méduse. Le reste des affligés s’égaya dans les champs, il fallait se rendre à l’évidence, Kouider n’ était pas mort. Il avait seulement été étourdi par sa chute. Furieux, le miraculé transforma son linceul en poncho, prit les rênes de l’attelage et rentra chez lui.
          Après avoir battu sa femme qui pleurait encore, il s’habilla et se rendit à la cantine- bar où il but la première anisette de sa vie.

          • sans reproche

            @Jamel,
            Pardon à jamel que j’ai omis de saluer. Mea culpa.

          • Claude.B

            @ sans reproche ,
            J’ai encore beaucoup aimé cette histoire ,qu’elle soit ou non de vous importe peu , l’essentiel est que vous l’avez partagée avec l’auteur ,elle vous a plu puisque vous êtes en mesure de nous la faire découvrir et apprécier .La narration est tellement imagée que l’on a l’impression que cela se déroule devant nos yeux .
            Merci pour ce bon moment de détente et d’humour qui vient alléger une actualité plutôt grave et pesante .
            Bravo à l’auteur et au narrateur ,le talent est bien partagé !
            Si j’osais je vous demanderais de continuer .
            Cordialement .

      • Giselle de Marseie

        Franchement j’ai trop bien aimé et apprécié. Mr Sans reproche un trésor enfoui nous as bien délecté

      • Bouchentouf

        Salem Si Benyahia (sans reproche)
        Ce que tu nous racontes là l’ami, est une époque révolue où la cloche s’amusait avec le muezzin et l’enclume avec le marteau. Tous les villageois n’étaient pas comme nos deux énergumènes de Saïd « Nigro », Benattou « l’Ourso » ou même M’hamed « Es’skaïri » de sacrés boute-en-train loufoques et drôles, revenus à de bons sentiments par la force de l’âge et maintenant qu’ils ne sont plus de ce monde, le village est bien triste tu en conviens n’est-ce pas ?…. Allah Yarham’houm wa Yarham Oummet Mohammed. Ce texte, dont je connais la provenance d’un cousin nostalgique des virées nocturnes de jeunesse, est imprégné d’amitié, de franche rigolade à une époque où pour oublier sa propre misère, il valait mieux en rire….. Khouya Benyahia, même s’il arrive que des commentateurs de la VDSBA ne soient pas bien sages comme tu le dis, Si Kadiri M, les autres administrateurs ainsi que les autres intervenants bien sages, ne méritent-ils pas bien des égards de notre part ? Amitiés

      • nehari

        Maintenant on se fait insulter.MERCI.
        Ourso et Said le noir fallait leur dire de rentrer un peu plus tôt que rester fi la *** car cette derniere renferme beaucoup de fille venu d’ailleurs pour plumer des gens comme Ourso et Said le noir et tout ça sous le regard des vrai bel abbesien.
        Et maintenant comme on dit chacun joue devant sa maison .N’EMPRUNTER PAS LA LONGUE RUE TORTUEUSE QUI VOULAIT ?(KHOUCHET EL BRAGLE). j’ai bien compris et quel est quel est le rapport entre boukhanifis ,sidi bel abbes wa essadra?
        JE ME SENS BLESSE ET PERSONNE N’A OSE RÉPONDRE . BRAVO YA EL ABBABISSA ET SURTOUT NE SUPPRIMEZ PAS .

    • SidAhmed

      De tout ce commentaire, je ne retiendrais que ce passage  » un maire, un cousin qui parait-il n’a pas laissé que de bons souvenirs », navrant de surcroît. C’est faux, totalement faux, ce genre de bêtises sont colportées par les envieux et les malintentionnés et surtout pas de la part d’un cousin. Tu aurais pu, aussi, signaler l’auteur du texte que tu as reproduit qui n’est autre que ton cousin Abdelkader. Alors M. Bouchentouf, un peu de retenue et de grandeur d’âme, en te renvoyant à la philosophie de Abderrahmane ElMejdoub sur la fusion tribale sans pour autant faire dans la confusion des genres. Je ne me permettrai pas plus pour une simple mise au point, avec te demandant d’excuser ma franchise.

      • Bouchentouf

        Salem Sid Ahmed
        Si vous me tutoyez c’est que vous me connaissez et peut-être mal j’en ai bien l’impression. J’ai bien dit « paraît-il ? » ce qui me laisse interrogatif quand à l’opinion des administrés sur le mandat de leur ancien maire, mon cousin Abdelkader dont je connais l’intégrité et l’honnêteté, qualités très rares chez nous pour ne pas m’attarder sur votre remarque. Je ne vois pas en quoi ce j’ai dis vous a froissé mais je vous prie de m’en excuser même si vous n’avez pas compris le message de fierté. Quand à l’autre texte évoqué, si j’ai insinué qu’il était d’un cousin sans le citer, c’était pour préserver son anonymat, sinon que notre ami Benyahia (sans reproche) ne l’aurait-il pas fait ? Cordialement.

        • sans reproche

          Salam Ghalem,
          A petites doses homéopathiques, j’ai divulgué l’identité de la personne à laquelle nous devons les écrits dont j’ai fait état plus haut. Pour protéger son anonymat.
          Si Sid Ahmed, pour s’en convaincre, prière lire le commentaire que j’ai posté ce jour à 15h30, et vous comprendrez que je lui rends un hommage appuyé. En plus de m’interdire de lui « chiper » la paternité de sa production littéraire.
          Continuez d’être sage et je vous abreuverai d’autres de ses écrits. Faute de quoi, vous en serez privés et collatéralement les autres lecteurs de la VSBA. Ce serait tellement dommage. (lol).
          Cordialement.

  9. MOHAMED

    Jamil
    Après une si longue absence vous n’etes pas venu pour poster un bon commentaire mais pour provoquer gratuitement la grande partie des lecteurs que vous trouverez médiocres et on ignore votre position si elle est du coté de messieurs Bouchentou et Memoria dont je suis personnellement attiré par leurs plumes ou dans le coté des médiocres. A vous entendre il me semble que vos écrits sont édités en france et ceux ne sont pas les médiocres qui sont nuisibles à la réputation du journal mais c’est vous . J’ai horreur des provocateurs qui sont et qui resteront à mes yeux que des faibles
    Certains lecteurs avec leur tout petit savoir lire et écrire profitent et saisissent l’occasion pour insulter autrui.

    • Un absent qui n'est jamais parti

      Bravo Mr Mohamed vous aviez vu juste et vous aviez mis le doigt sur ceux qui veulent rester seul et dialoguer avec leurs plumes sergent-major comme à l’école public ou il était courant de faire trempette d’ans l’encrié.nous autres on n’a pas les moyens de nous payer des stylos-plume MontBlanc ou Cartier tout juste si on trouve des stylos Madeleine IN china ou Taywan et trig l’article il n »y-a plus de vendeur informels alors on se rabat sur le crayon ou bien le Kloum .
      Aya besslama.

  10. Bouchentouf

    Salem Si Fric, ce n’était pas une allusion que j’avais « cygné » à votre intention mais un simple jeu de mot humoristique qu’avais bien compris l’ami Dennoun A au regard des regrets de certains lecteurs de VDSBA. Je savais que vous n’étiez pas cette personne car vous en aviez pas le style et je préfère de loin le votre malgré ce pseudo de pépètes à cinq sous. Au demeurant j’attends toujours votre signe pour vous inclure ou non dans le giron familial pour papoter en connaissance de cause. Cordialement

  11. Mehdi

    Vous avez raison Si Mohamed les GRANDS lecteurs comme Bouchentouf et Mémoria sont des gens cultivés , sages et polis et n’insultent jamais les lecteurs tandis que certains PETITS lecteurs commentent que pour insulter et ce qui fait la différence entre le GRAND et le PETIT c’ est l’ EDUCATION

  12. MOHAMED

    JAMIL
    Tous les commentaires sont bons lorsque les commentateurs se comprennent et se respectent Vous manquez d’éducation et personne ne vous oblige à rester avec les médiocres puisque vous possédez la grande force intellectuelle.

  13. Dekkiche de Paris

    Bonsoir.Des obligations professionnelles ont souvent conduit a mes retards de lecture de ce journal du pays.Mais ce qui est scandaleux ceux sont ces juges venus donner des bons points.Lisez ;commentez sans accuser ni porter des jugements. Bon mawlid ennabaoui.

  14. Mohammed.G...

    Monsieur ‘Jamil’ ,vous portez un jolie pseudo qui veut dire ‘beau’ qui ne vous convient absolument pas , avec vos provocations gratuites envers les lecteurs que vous qualifiez de médiocres…vous vous vantez en disant admirer les écrits de Mr Bouchentouf,et pourtant vous ne les respectez pas du tout,vous devriez commenter ce qu’il a écrit en non dénigrer par vos propos agressifs auxquels vous m’avez accusé à tort, ainsi que mon ami Benhaddou, moi qui était absent du site depuis près d’une semaine, je viens de renouer en vous retrouvant si bas !!!
    Vous avez échoué à votre pari et aussi vous avez échoué à votre mission,dites à vos commanditaires d’engager 007,car vous êtes nul en détective !!!

  15. Benhaddou Boubakar

    il y’a toujours des parasites qui viennent que pour troubler la bonne ambiance des lecteurs(trices),heureusement qu’on est vigilants pour ne pas riposter à ce genre de provocation! ALLAH YAHDINA! on commente avec nos moyens de bord,mais on lit avec concentration pour mieux analyser les choses! merci pour les « bons » intervenants qui ne veulent que la bonne continuitè de la VDSBA!

    • saim

      Ne vous laisser pas vous influencer .viva la voix de sba

    • Un absent qui n'est jamais parti

      MR Benhaddou vous venez de soulever l’éternel problème que subit this Space de par ce qui est projeté par certains intervenants qui prétendent être plus grammairiens que la grammaire minime qu’ils ont appris après notre indépendance et vous avez trouvé le nom exact c’est le mot parasites dont je vous donne le récit.— Ce parasite n’est qu’un Organisme animal ou végétal qui vit aux dépens d’un autre organisme, auquel il cause des dommages plus ou moins graves, sans cependant le détruire. Voici un exemple bien concret , le ténia est un parasite. Parasite interne, externe. Si la présence de vers est détectée se remède homéopathique permetra d’éliminer l’intrus. Et permettez-moi de vous dire Mr Benhaddou que le seul remède dans ce site c’est l’administrateur à moins que le remède ne soit inexistant ou bien ibéro ace et que cela soit voulu .

  16. MEHDI

    djamil et scorpion 09 sont venus uniquement pour provoquer gratuitement les responsables de l’administration de la vdsba pour avoir censurer les commentaires de MME CH Ils sont désignés comme des avocats d’office pour plaider la cause d’une dame qui a quittait le site il y a longtemps je pense que la dame est loin du site mais ceux sont ses rapporteurs qui sont nuisibles.

  17. naimi

    de quels authocthones vous parlez et de quelle
    fierete s’agit il?de boukhanefis je garde de bons et de mauvais souvenirs etant eleve au cem (ex prison kasbah)j’ai passe 4 ans d’etudes avec une annee d’internat la 6 eme puis 3ans de demi pension,bienque l’internat etait dur avec son regime et ses pions qui excellait dans leurs chatiment mais au moins on etait securises ce ne fut pas le cas quand on nous a change de systeme on etait en proie a des agresseurs de tout bord , mais dieu merci je n’etais pas l’objet de ses agissements parceque une fois que j’ai prevenu mon pere qui ne badinait pas avec ce genre de comportements le lendemain le type qui voulait nous subtilisait de l’argent de transport fut ridiculise devant le public assistant pres de la porte du cem et l’ayant averti personne n’osait m’approcher ,mais ce n’etait pas le cas pour mes camarades potaches qui venaient principalement de SIDI ALI BENYOUB ?DE TABIA et d’autres villages ,je n’ai pas vu un acte de bon acceuil sauf de l’arrogance ,la preuve en est les dernieres agressions sur le surveillant gl puis sur un enseignant de langue arabe ils ont ete tabasses devant les eleves ,parcontre je garde de bons souvenirs des villages avoisinants.

  18. elhadj abdelhamid

    A mon cousin Bouchentouf et à Mme Danielle B qui semble apprécier mes  » rimades  » de potache consigné le Dimanche.
    L’arbre qui m’a vu naître
    Nulle prière ne fut nécessaire
    Une seule caresse avait suffi
    L’écorce noueuse effleurée
    D’un murmure familier, l’arbre s’est confessé
    Un arbre fidèle, il avait fait de vieux rameaux,
    Le tronc impassible, le pin gris narguait
    Le temps et son vol
    Rescapé solitaire, nulle hâche n’a osé violé sa chair
    Et la sève du totem n’a point coulé
    C’est sûr, l’arbre m’avait reconnu,
    Planté sous son ombre centenaire,
    Je songeais tel un bambin sevré
    J’ai levé mon regard pour voir son visage
    Une brise amie, caressant son feuillage
    A bercé mon âme et mon enfance est apparue
    Sous l’esprit végétal, refuge de ma fugue
    J’ai oublié que le temps, mon automne arrivé, avait effeuillé mes tendres années
    Printemps éternel, l’arbre n’avait pas pris une ride
    Ni ses branches perdu une feuille
    Ombres fidèles, ne seriez-vous pas tristes
    De nous voir partir et vous rester
    Sur la terre qui garde vos racines
    Et nous efface de sa surface

    • Claude.B

      Mr elhadj abdelhamid ,bonjour ,

      J’espère ne pas être incorrecte en vous livrant mon sentiment sur ce poème qui ne m’était pas destiné : je le trouve magnifique de sensibilité ,de douceur et en même temps de force puisée dans cet attachement et ce lien indélébile avec vos racines : amour et fidélité pour votre terre .
      Cordialement .

    • Danielle B

      bonjour Mr Elhadj Abdelhamid
      en effet j’apprécie beaucoup votre humour
      MERCI pour ce beau poème qui montre votre sensibilité bien cachée sous vos boutades et qui prouve surtout combien vous aimez tout comme nous PN la terre de vos ancêtres et où vous êtes né
      encore merci
      bonne journée mr et amitiés

  19. lecteur assidu

    Si Abdelhamid hadj il faut dédier ce joli poème aussi à tous ceux qui sont à l’automne de leur vie….Bravo! j ‘ai beaucoup apprécié ! Merci!

  20. FARAOUN

    merci pour ce beau texte

  21. mohamed senni

    J’ai vainement cherché à saisir le message que se voulait véhiculer cet article et je suis arrivé à la conclusion qu’il n’est pas destiné aux autochtones mais aux allochtones. Je n’en veux pour preuve que les personnes figurant sur la photo. Elles sont énigmatiquement différentes de celles que nous côtoyons à Boukanéfis. Qu’est-ce qui se cache derrière tout cela? Cette question est d’autant plus pertinente qu’il est loisible de faire un portrait des plus saisissants de ce village que la nature a particulièrement servi par rapport à d’autres sites de la Wilaya.

    • Bouchentouf

      Salem Si Senni et Joumouâa Moubaraka
      Non, je suis désolé ce texte « historique » sur Boukhanéfis tiré du sympathique Blog de M Saulnier de Lamtar, était d’abord destiné aux autochtones pour qu’ils sachent éventuellement que le modèle de sa création était basé sur un système colonial puisque l’on a confisqué la terre de leurs ancêtres pour les donner aux «allochtones » Français comme vous dites. Les photos incluses ne sont pas de ma mouture, certes on y voie un groupe de pieds noirs sous une pancarte du village où je n’y ai vu à mon avis, qu’un clin d’œil inoffensif et amical de l’administration pour ses anciens habitants qui au demeurant reviennent souvent lui rendre visite individuellement ou en groupe. D’autres photos du village qui ont fait la joie des autochtones, ont bien été montrées lors de la rencontre de BESMA.NET rendant hommage à son ancien maire el hadj Boucetta Tayeb dit Si Hamza. Maintenant j’espère que par ce biais nous continuerons à faire de nouvelles connaissances avec d’autres villages de notre belle Wilaya de Sidi Bel Abbés. Au plaisir de vous relire bientôt . Cordialement

    • Claude.B

      Mr Senni ,bonjour ,
      Permettez moi de vous dire mon étonnement et ma déception à la lecture de votre commentaire .Une simple photo de ceux que vous appelez si aimablement des » allochtones « semble vous déranger malgré son côté inoffensif dénué de provocation .Je ne connais pas ces « étrangers » mais ils sont quand même nés dans ce pays ,y reviennent pour retrouver leurs racines ,sans aucunes mauvaises intentions ,et que vous trouviez qu’ils n’ont pas leur place pour illustrer un article sur le village dans lequel ils sont nés , me choque profondément .
      Se permettent ils de venir semer le désordre en Algérie soit par des actions ou des propos anti algériens ? Non ,d’ailleurs le feraient ils que je ne donnerais pas cher de leur peau !
      Alors que ceux qui sont pour la France des allochtones ,se permettent des insultes et des actions anti françaises sur le sol français .
      Je ne citerais qu’un exemple ,celui d’un sociologue Algérien que vous connaissez surement ,Said Bouamama ,qui déverse en permanence sa haine de la France pays dans lequel il vit ,produit de nombreux écrits plus critiques les uns que les autres ,trouvant surement cela légitime ,mais a dépassé la ligne à ne pas franchir en 2010 dans son livre « Nique la France Tout ne pouvant être admis ,il vient d’être mis en examen en octobre 2012 pour injure publique ,suite au dépôt de plainte de l’alliance générale pour le respect de l’identité française .
      Donc ,monsieur ,certains » allochtones » sont nuisibles et doivent être traités comme tels ,contrairement à d’autres qui ne revendiquent rien et ne cherchent ni à s’imposer ni à provoquer les autochtones .
      Désolée ,monsieur ,il m’était impossible de ne pas réagir ,et j’espère que vous le comprendrez ,je le devais à tous ces « allochtones  » PN qui ont bien souffert ,continuent à souffrir et que l’on piétine un peu trop à mon goût ,avec une facilité déconcertante .

      • Qui ,que, quoi ,dont ,où ,ni ,car ,or,et ,Mais

        Mme Claude B je tiens à vous précisez que Monsieu Seni est un historien de notre ville et il s’est se qui dit et la VDSBA ne devrait plus nous mettre en avon cers article sur les pieds noirs puisque sa fait mal à certains ,alors pardon a vous madame vous êtes tolérante et je voix que vous flair votre pays et votre ville je vous dit a rivoir et a vous prochainement bonne journée madame

      • kerroum retraite

        Ce monsieur a mal régi il est pourtant de ceux qui devaient conforter le débat.Ce monsieur qui est respectueux a tort et votre réaction a sa place.

      • mohamed senni

        Madame Claude B. Bonsoir.
        Je pense que je n’ai pas été compris et me vois, à maints égards, contraint d’apporter quelques éclairages qui , je l’espère dissiperont tout malentendu.
        En jetant, comme à l’accoutumée, un regard à la VDSBA, j’ai remarqué le titre de l’article et comme tout lecteur, où qu’il se trouve, j’ai mes lectures de prédilection. Après quelques jours, je me suis décidé à le voir de plus près espérant y trouver quelque anecdote à méditer.
        Le titre, tel que présenté, me prédisposait à m’attendre à découvrir certaines facettes sur ce beau village et surtout sur sa population passée car, jusqu’à preuve du contraire, autochtones sont les enfants du pays qui y vivent c’est-à-dire mes compatriotes .Tout est donc parti du titre surtout que le nom de l’auteur n’y figure pas. J’aurais de suite compris ce à quoi je devais m’attendre s’il avait été rédigé ainsi « Boukanéfis : la fierté de ses enfants » car ce titre embrasse tous ceux qui sont nés dans ce charmant village quels que fussent la période où ils ont vécu, leurs confessions et leurs actes. Et c’est  » autochtones » qui m’a mis en condition. Parcourant le texte et notamment la photo je suis resté dubitatif face à l’antinomie qu’il y a entre le titre et le contenu.Tout cela ne serait pas arrivé si, au préalable, une présentation circonstanciée de l’article avait été faite ce qui ne fut pas le cas. C’est ce qui a motivé mon commentaire d’hier faisant que Monsieur Bouchentouf a eu l’amabilité d’abreuver mon moulin.
        Je sais, peut-être autant que vous, que les mots sont des armes redoutables : Léo Ferré ne chantait-il pas : » les armes et les mots c’est pareil, ça tue pareil » . Et j’ai revu tous ceux que j’ai utilisés dans les commentaires. Ils épousent parfaitement les sens en totale conformité avec les définitions qui sont les leurs dans votre langue.
        Quant aux personnes qui figurent sur la photo et aux millions d’autres qui n’y figurent pas, je n’ai rien contre quiconque. J’ai été élevé dans un milieu ou l’autre a toujours été accepté avec ses différences. Si je dois le toucher d’une manière ou d’une autre, c’est un crime que je commettrai d’abord contre ceux qui m’ont éduqué.
        Je n’ai jamais écrit un seul mot sur les personnes figurant sur la photo comme vous le soutenez. Nulle allusion de ma part n’y est faite. Mais votre intervention et ma présente réponse amèneront, je l’espère, à bien circonscrireleurs articles ou ceux qu’ils jugent bénéfiques pour l’information des lecteurs.
        Bonne fin de soirée.

  22. benali

    MR vous etes a cote dommage cet esprit doit donner place a des arguments que je ne vois pas

  23. BRAHIM

    Chaque village se voit à travers ses citoyens et que chacun est libre pour écrire d’abord sur son village natal ou la priorité est accordée surtout lorsqu’il s’agit de raconter un passé plein de bons souvenirs

  24. Chouia connaisseur

    Bien le bonjour à vous Mme Claude et à vos proches,je suis entièrement d’accord avec vous et si je ne me trompe pas vous êtes une autochtone(à propos il faut revoir la définition de ce mot où de par le monde il ne reste que 370 millions et dont 70% se trouvent en Asie) et vous êtes aussi notre soeur Algérienne et qui le restera toujours malgré les tempêtes et ouragans qui cherchent toujours à faire couler notre si beau navire d’amitié et de tolérance comme l’a si bien décrit notre cher Mémoria.Je suis outré(j’allais dire y’en a marre!)de lire certains écrits (Said Bouamama et consorts) issus sûrement d’un trouble névrotique enfoui quelques parts! Au fait mon invitation tient toujours au cas où vous décideriez de visiter votre pays! Bonne journée !

    • Claude.B

      Mr Chouia connaisseur ,bonjour ,
      Mon projet de venir en Algérie est toujours d’actualité ,croyez le bien ,et je ne manquerais pas de vous tenir informé ,par le biais du journal ,dès que la date sera arrêtée .Je vous remercie pour votre invitation renouvelée, à laquelle je suis sensible .
      Si Dieu le veut ,nous aurons l’opportunité de parler du pays autour d’un bon repas .
      Bonne journée .
      Cordialement .

  25. BRAHIM

    Parler des  » allochtones » et « *** la france »ce n’est pas la meme chose et il faut pas comparer l’incomparable On dit chez nous que lorsqu’on voit une bonne entente entre deux personnes c’est que le grand poids est supporté par l’une d’elle .Ne pas réagir c’est encore mieux parce que la petite tempète passe sans faire les moindres dégats qui sont inégalables aux dégats qu’à causé le sociologue Bouamama

  26. meradi

    Toujours est il que ce monsieur a vraiment gafé je parle de celui qui nous introduit Allochtones.

  27. BRAHIM

    Madame Claude posez plainte contre monsieur Senni pour qu’il soit mis en examen afin qu’il ne recommencera plus(rires). Je pense qu’ en utilisant le mot allochtones monsieur Senni voulait s’amuser ni plus ni moins parce que sur la photo il ne s’agit ni des citoyens de bouchebka ni de leur village et la plaque de boukanifis n’a pas lieu d’etre

    • mohamed senni

      Le dictionnaire Hachette définit ainsi « allochtone » : « Se dit des populations étrangères, installées dans un pays, par opposition à autochtone que le même dictionnaire qualifie de « populations originaires des pays qu’elles habitent »ajoutant en plus qu’elles ont pour synonymes : aborigène, indigène tandis qu’allochtone admet pour synonyme « allogène ». Mon commentaire n’a pas été rédigé pour un besoin d’amusement. C’eût été indécent de ma part de le faire sur un support qui m’ouvre généreusement ses colonnes.Monsieur Bouchentouf qui l’a parfaitement saisi m’a donné les motivations qui ont présidé à l’avènement de ce texte et je profite pour l’en remercier.
      Quant à Monsieur Brahim, permettez-moi de vous faire remarquer qu’on ne « pose » pas plainte mais qu’on la « dépose ». Et que celui qui estime que j’ai gafé, donc qui a porté un jugement désobligeant à mon endroit, son ignorance l’excuse (mais en partie seulement).

    • Messafer ft sba

      Pour moi simple petit lecteur.Je me dis pourquoi ces déviations hors sujets.El foum elmbalae ma dedekhlou …proverbe Arabe. bouche fermée….etc les gars de ce support comme dit cet auteur ont bien droit a des grincements de dents.

    • Benhaddou Boubakar

      salam si Brahim,tes commentaires sont claires et nettes,vos interventions me plaisent beaucoup et je vous salue fort!

  28. BRAHIM

    SI SENNI Bonsoir
    Tous on faute et vous n’etes pas le parfait et pourquoi faire des remarques et insulter monsieur merabi en le traitant d ‘ignorant. Les gens qui ont un certain savoir n’insultent jamais , sont polis et respectueux . Vous dites  » j’ai été élevé dans un milieu ou l’autre a été toujours accepté avec ses différences » ou est la réalité des faits avec votre insulte? et vous continuez de dire que les mots sont des armes redoutables et mots et armes sont pareils et ça tue et le mot ignorant ne tue pas?
    Vous postez deux commentaires dont l’un est adressé pour insulter et l’autre pour dire du bien de soi et la différence est bien connue.
    Cordialement

  29. mohamed senni

    Monsieur Brahim;Bonjour.
    La personne que vous soutenez que j’ai » insultée »a porté à mon encontre un jugement qu’elle n’était pas habilitée à porter. Il existe une infinité de manières d’exprimer courtoisement sa pensée et l’ignorance concerne exclusivement cet aspect. Rien d’autre. Je ne connais pas Monsieur Meradi ni vous d’ailleurs. Moi-même, j’ai exprimé mon incompréhension du fond de l’article et je n’ai eu aucune honte à le faire. Pour je ne sais quelle raison vous avez donné à travers votre commentaire une image parfaite de l’expression « deux poids, deux mesures ». Et vous même enfoncez le clou en disant « et la différence est bien connue » et ce sans aucun étaiement pour permettre une approche saine de ma part de votre pensée.Sincèrement ceci est un faux débat même si je saisis parfaitement les raisons de cette levée de boucliers. Croyez-moi, j’en ai vu pire.
    Bonne journée. .

  30. gherbi sba

    je ne voulais pas écrire mais SVP Dispensez nous de cette polémique
    .
    t

  31. sans reproche

    Jules Verne évoque Boukhanéfis dans son oeuvre intitulée « Clovis Dardentor » publiée à la Collection 10-18. Certains pourront toujours dire: « et alors, est-ce une référence ?  » Mais quand même, chers amis, excusez du peu ! Cela peut vouloir dire que ce n’est pas un petit trou perdu dans la nature. Loin s’en faut. Voila ce qu’il dit:
    « Le chemin de fer coupe la route sus indiquée. A gauche, se développe un large segment du grand lac salé de Sebgha, dont l’altitude atteint déjà près de quatre-vingt-douze mètres au-dessus du niveau méditerranéen.
    Des angles qu’ils occupaient dans leur compartiment, Clovis Dardentor et Louise Elissane n’aperçurent ce lac qu’imparfaitement. Dans tous les cas, si vaste qu’il soit, il n’eût obtenu qu’un regard dédaigneux de Jean Taconnât, car ses eaux étaient déjà très basses à cette époque, et il ne tarderait pas à s’assécher totalement sous les ardeurs de la saison chaude. Jusqu’alors, la direction de la ligne avait été sud-est; mais elle se releva vers la bourgade du Tlélat, où le train vint bientôt stationner.
    Clovis Dardentor s’était muni d’un plan de poche sur toile à plis rectangulaires, comprenant l’itinéraire du voyage. Cela ne saurait étonner de la part d’un homme si pratique et si précautionné.
    S’adressant à ses compagnons : « C’est ici, dit-il, que s’embranche la ligne de Sidi-Bel-Abbès, qui nous ramènera à Oran au retour de notre excursion.
    -Mais, demanda M. Désirandelle, est-ce cette ligne ne se prolonge pas jusqu’à Tlemcen?…
    – Elle doit se prolonger, après s’être bifurquée à BOUKHANEFIS, répondit M. Dardentor, et n’est point encore achevée.
    -Peut-être est-ce fâcheux, fit observer Mme Elissane. Si nous avions pu…
    -Bonté divine, ma chère dame, s’écria Clovis Dardentor, c’eût été supprimer notre cheminement en caravane ! De l’intérieur d’un wagon on ne voit rien ou peu de chose, et on y cuit dans son jus ! Aussi me tarde-t-il d’être arrivé à Saïda !… »

    • GHOSNE

      Salam sans reproche, sahit rana tkhoumna men Bouchebka ! khayi barakat parlez nous d’un autre village , douar, cela devient monotone kassem billah. aUSSI NON ENRAOUHOU KHAYI Avec tous mes respects.

      • Benhaddou Boubakar

        mr ghosne salam: on aimerait bien que d’autres lecteurs(trices) nous parlent des villages et leurs histoires! malheureusement pas d’echos ,donc on parle nous de notre village c’est simple non? cordialement khayi et on attend un reportage de votre part mème si vous habitez la ville!

      • sans reproche

        Encore une autre de Boukhanéfis, racontée par un enfant de ce village, virtuose de la plume. Tant que cela ne fait de mal à personne. Je le cite:
        « L’odeur du pain chaud qui s’échappait du four de la
        boulangerie Espinos, emplissait toute la rue principale.
        Les écarts de températures entre le jour et la nuit,
        s’accentuaient. C’était la période que choisissait
        Tchalao pour tuer le cochon.
        Tchalao reveilla Ali, son voisin, lui offrit une tasse de
        café et Ie précéda à la porcherie. Mais cette année là, le
        cochon était décidé à ne pas se laisser faire. Aussitôt le
        portillon de la porcherie ouvert, l’animal fonça à travers
        la cour et pénétra dans le poulailler. Ali qui le coursait,
        reçut une dinde effrayée dans le turban et tomba à la
        renverse. Tchalao qui avait perdu son chapeau de feutre noir
        maculé d’auréoles blanchâtres, se saisit d ‘ une corde en
        grommelant « mi cago la mar », et la corrida commença.
        Voisins et: passants attirés par le vacarme, firent cercle
        autour de l’enclos. Ali se releva, ramassa son turban et le
        transforma en ceinture de lutteur de sumo. Tchalao avait
        transformé la corde en lasso et essayait de la passer au
        cou de l’animal, qui esquivait avec grâce; à chaque passe
        la foule criait : olé ! olé !
        Il y eut une pause. Tchalao et Ali se regardèrent, puis, prompts
        comme deux lévriers sautant sur un gibier, plongèrent sur
        Ie cochon. La mêlée fut telle que les aficionados
        commencèrent à se demander si c’était du couscous ou de
        la miga.
        L ‘évènement fut longuement commenté au café, qu ‘on appelait
        aussi la cantine. »

  32. GHOSNE

    Virtuose de la plume hadihiya li goullek el mendba kbira ouel meyet hallouf hachakoum (rires) ……

    • sans reproche

      @Ghosne salam alikoum,
      Vous avez beaucoup d’humour. Et c’est très bien comme ça, car « il faut rire dans la vie de peur de mourir sans avoir ri « . Cordialement.

  33. benhaddou kadda

    je cherche vrai l’arbre de benhaddou de messer ?

Répondre