La Voix De Sidi Bel Abbes

BENDIMERED MAHMOUD: Le canonnier des années fastes. par notre fidèle ami Mustapha Hassani

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             LALMAS Hacene                                                       BENDIMERED M.  

Cet homme, simple, généreux et courtois, aura encore sa place dans les cœurs de nombreux adeptes de sa génération et le football a sans doute joué un rôle non négligeable dans la carrière de cet athlète qui n’a jamais caché, dès son jeune âge, à vouloir mener une vue de seigneur.

Ne disait-il pas souvent que l’avenir appartient à ceux qui se nourrissent bien et quand on a la conscience tranquille on vit dans l’honneur et on meurt noblement. Cette vision de rêve était claire chez lui si bien que dans l’itinéraire de l’homme, les Bel-Abbesiens lui reconnaissent une démarche de rayonnement sur le plan sportif et l’affirmation dans sa vie quotidienne. Ce centre avant aux qualités exceptionnelles, a évolué quand son oncle paternel, BENDIMERED Belkacem, présidait aux destinées de l’USMBA, mais MAHMOUD s’est métamorphosé sous le règne du Docteur HASSANI, lorsque ses deux cousins, AMANE et NOURY, venus de France, ont formé à ses côtés la triplette centrale qui a fait les beaux jours de l’USMBA. N’ayant jamais marchandé l’attachement et la ferveur à son oncle, il est devenu l’idole des supporters Bel-Abbesiens, tellement il brillait sur le terrain par ses tirs puissants et précis, ses retournés qui laissèrent pantois des gardiens de but pourtant réputés, tels Plonner et Botini du SCBA, Carizio du GCOran et Joro de l’AGS-Mascara et de la sélection d’Oranie.

Elément complet au sein de sa formation, il avait la vitesse, l’efficacité, la clairvoyance et une extraordinaire maîtrise du ballon, avec aussi une condition physique parfaite. Les qualités de son jeu de tête assuraient une aide précieuse aux autres attaquants. Il osait dire souvent sa façon de penser à un référé à ses yeux trop partial. Atteint d’une grave maladie, il avait un stock d’énergie suffisant pour faire face aux douleurs et aux souffrances qu’il a subies. Heureusement pour lui il a trouvé à son chevet de l’aide qui lui vouait une grande affection en veillant à son rétablissement. La patte de MAHMOUD a toujours prévalu pour le club de la Mekerra puisqu’il est devenu, en 1959, entraîneur de l’USMBA. Les résultats se succédaient aux performances et le football attirait fondamentalement toute la jeunesse de la ville et des localités environnantes. En se retirant de la scène sportive, MAHMOUD s’est consacré à la vie familiale. A son épouse, à ses quatre garçons et à sa fille. Il n’a cessé de leur donner tous les biens durant son existence. Mahmoud BENDIMERED nous a quittés en laissant une image d’un être honnête, éveillé et plein de charme. Il faut souligner aussi qu’une générosité indéracinable habitait son être. Son entourage, ses amis et tous ceux qui l’ont côtoyé et aimé ne s’en consoleront pas de sitôt.

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                                                                           PENALTY TRANSFORME Par BENDIMERED

LES PROPOS DE SA PROGENITURE

Comme je l’ai fait dans mes récentes rubriques concernant les anciennes gloires, je signe là le témoignage de la progéniture de Mahmoud BENDIMERED qui rétablit sa grande figure dans sa dimension vivante. Écoutons-les !

BENDIMERED ZOHEIR : CADRE SUPERIEUR EN RETRAITE

On le disait souvent pour les anciennes gloires, mon père aussi fait partie de cette catégorie d’hommes exceptionnels qui ont façonné l’histoire de notre sport à SIDI-BEL-ABBES.

La vérité, c’est qu’il aimait profondément le football, mais il le vivait avec son expérience. C’était l’avant-centre qui attirait l’attention. Sa qualité résidait dans le travail et sa tactique, c’était le terrain, le jeu, la performance. Il affichait même un visage de gagneur. Le fait qu’il marquait régulièrement des buts, prouve qu’il n’était pas un joueur ordinaire. C’était un élément de valeur doté d’une intelligence pour avoir sauvé l’équipe plusieurs fois de situations compliquées. L’absence de mon père se fait sentir et je lui rends hommage pour avoir donné une bonne éducation à ses enfants.

BENDIMERED ABDELHAFID : DELEGUE MEDICAL.

S’agissant de mon père, il nous disait que dés son jeune âge, ses caractéristiques footballistiques lui ont rapidement valu d’être considéré comme un joueur en puissance dans le compartiment de l’attaque. Pour l’évaluation de sa forme et la constance dans ses performances, dans son travail toujours en progression, il savait que la gourmandise vient dans la compétition. Dans ses relations et en toute circonstance il avait de l’humour et il le manifestait, histoire de détendre l’atmosphère et mettre de l’harmonie avec ses coéquipiers. En sa présence, l’USMBA n’a jamais déçu, au contraire, elle a toujours plané. Son style efficace sur le terrain enthousiasmait les foules. Dans sa vie, il s’est comporté en bon père de famille.

BENDIMERED ABDERRAHMANE : PHARMACIEN

Tout athlète qui caressait le rêve de porter le maillot de l’USMBA était une fierté surtout durant la période coloniale. Mon père se sentait dans la peau d’un acteur utile pour le club. Il disait à ses enfants que le football était sa raison d’être et il a toujours donné le meilleur de soi pour réussir. Il avait le courage, c’est d’ailleurs dans les gênes des hommes qu’on cultive cette possibilité. Il appartenait à la génération d’or du football Bel-Abbesien. J’ai toujours vu en lui le modèle, l’exemple, la simplicité et le rayonnement. Généreux et disponible à toute épreuve, la famille a profité de ses bienfaits. Les souvenirs de mon père demeurent gravés dans l’esprit et le cœur de ses enfants.

BENDIMERED AHMED : CADRE DE LA SANTE

Mon père était le prototype de grand joueur qui fait partie d’une génération bien huilée. Faisant preuve de clairvoyance, il savait utiliser ses qualités de mobilité et son instinct du jeu pour concrétiser par des buts les occasions qui se présentaient à lui. Son moral a toujours été au beau fixe et tout marchait à merveille avec un esprit ouvert et professionnel. Depuis qu’il a porté le maillot de l’USMBA, il a enchainé les belles prestations. Il tenait bien sur ses jambes et il n’était pas facile à bousculer. Les bel-Abbésiens n’ont jamais douté de sa valeur, sur son intégrité et son enracinement au club. A souligner que c’est le sport qui lui convenait le mieux pour meubler ses moments de loisirs.

BENDIMRED WASSILA : CADRE A LA CASNOS

Mon papa (que Dieu ait son âme), quand il était des les rangs de l’USMBA, il a démontré sur le terrain sa force de caractère qui lui a permis grâce à son sang froid et sa lucidité de s’affirmer pleinement. Sa présence en pointe de la ligne offensive de l’équipe a toujours donné du tonus à ses partenaires. Aussi, il faut dire quand on est dans un groupe homogène, on devient compétiteur. Il y a des situations en matière sportive où on ne doit pas agir maladroitement. Il avait cette présence d’esprit à connaitre la simplicité des rapports humains et le sens de l’éthique. Il faut lui reconnaitre qu’il a bien défendu sa ville et les couleurs de son club et qu’il n’a jamais transgressé les règles de conduite. Toujours ancré dans mon âme, qu’il repose en paix.

L’USMBA, VERSION 2014 / 2015

Parlant de l’USMBA, version 2014/2015, les quatre frères BENDIMERED et leur sœur unique résument leur pensée par cette phrase : « l’USMBA possède cet avantage de croire en ses moyens. Maintenant que l’objectif est atteint et le club a retrouvé sa place parmi l’élite, une grande opportunité s’offre à nous pour s’installer confortablement en ligue1 ».

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=52619

Posté par le Août 13 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

15 Commentaires pour “BENDIMERED MAHMOUD: Le canonnier des années fastes. par notre fidèle ami Mustapha Hassani”

  1. DZiri

    Ce commentaire date du 11/08

    Sallamou Allaykum
    @Mémoria
    Comment peut-on être algérien et tenir des propos pareils, expliquant :
    « que il y’ a une autre forme de pensée chez les rapatriés d Algérie qui ont une analyse objective ,réaliste ,concrète ,honnète dans tous les sens du terme … ».
    Comment peut-on être algérien et dénigrer Ferhat Abbas, Amirouche, Mohammadi Said dit Si Nasser ?
    Comment faites-vous Memoria ?
    N’êtes-vous pas libre d’expression ?

    Vous voulez nous faire admettre et croire que le Colonialisme et ses ex colons, les PN, étaient à ce point : objectifs, réaliste, honnêtes etc. dans tt les sens du terme ?
    Si nous étions palestiniens, diriez-vous la même chose ?
    Je mets ma main au feu que Oui !
    La saine réalité, pratique et historique, C que C PN n’ont rien d’algérien ! Ils ne l’ont jamais été. Ils n’en veulent pas, ils ne l’ont jamais voulu !
    Le bon sens vous commande de l’admettre, pas moi !

    Je ne crois pas à la « naïveté » et encore moins à l’impartialité de votre billet!
    Les français métropolitains eux-mêmes, de l’époque et à ce jour, imputent aux PN la « Perte de l’Algérie –française » cause selon eux, de leurs comportement envers les « Indigènes ».

    Quelle est la différence entre ce que subissent les palestiniens et ce qu’ont subit :
    Les algériens, le vietnamiens, les malgaches, les africains, les asiatics, les océaniens, les indiens de l’est et de l’ouest ?
    Y’aurait-il un colonialism moins pire qu’un autre ?

    Celui-ci par contre, est d’aujourd’hui, il répond à une faiblesse dans la stratégie.
    Je ne connais pas ce Vezon et je n’ai pas débattu avec :

    DZiri dit : 2 février 2013 à 18 h 07 min
    Sallamou Alaykum M.Smiley!
    Au cas ou il s’agirait de moi DZiri, vous vous trompez de personne M. Smiley.
    Je n’ai commencé à commenter à BAI que depuis 11/2011.(cf.mes archives)
    J’ai toujours écris sous le pseudo de DZiri et non pas DZIRI, Dziri.
    Et puis laisser à césar ce qui est à césar n’est pas de mon registre.
    Malgré mes faiblesses, j’ai un petit courage de toujours assumer mes opinions.
    Sallamou Alaykum
    DZiri
    Sallamou Allaykum
    DZiri

  2. chaibdraa tani djamel

    C’était aussi un cadre administratif à la mairie,trés populaire et respectueux .Des noms qui ne s’oublient pas, de vrais notables ALLAH YARHAMAH

  3. kaid

    on dit de lui un homme respectueux et grand footballeur des heures de gloire

  4. jamel

    j’apprends sur ce grand joueur qui a servi le club des verts et rouge

  5. Gamra de sidi khaled

    @Belhadj un pseudo c sur Respectons les gens qui écrivent Vous remarquez que c’est d’un monsieur qui a joué et tout est vérifiable

  6. moha

    les avants centres sont rares Ce joueur avait de la classe

  7. kerroucha

    un pan de l’histoire du foot je ne sais pas assez sur les autres joueurs de son temps qui sont restés discrets trop méme

  8. Supporter USMBA

    Aujourd hui le football algerien a perdu encore une autre icone . Il s agit du grand arriere gauche du CRB et de l EN Amar Sid Ali . Il est venu plusieurs fois au stade des 3 freres Amarouch avec le grand Chabab jouer contre l USMBA . Allah yrehmeh .

  9. chaibdraa tani djamel

    ALLAH YARHAMAH c’était un trés grand arriére gauche, je me souviens de lui,il était nerveux un jour lors d’un match USMBA-CRB un supporter lui a jeté un parapluie il l’a brisé en deux et l’a rendu à l’envoyeur (anécdote). je présente à sa famille et à la famille sportive du C R B mes sincéres condoléances INA LILAH OUA INA ILAYHI RAJI3OUN

  10. Hocine . C

    Oui mon frère Djamel , je me souviens trés bien de cette action . Amar (CRB) Allah yrehmeh , sans se soucier du jeu , est allé vers le parapluie jeté des tribunes par un supporter pour la casser en toutes pièces . C’est vrai , c’était un joueur trés nerveux et les anciens comme Abdi D qui a joué avec lui en EN et les autres de l’USMBA des années 60 et début 70 qui ont joué aussi contre lui doivent le connaitre mieux que nous . C’est une grande perte pour le football algèrien .

  11. abbes

    merci pour cette info
    cz

  12. abbes

    merci si houcine c

  13. Hocine . C

    Allah yrehmeh ammi Mahmoud , c’était un grand homme , un grand professionnel de football . Je me rappelle , dans un entrainement , alors qu’on était en pleine séance des tirs aux pénaltys pour préparer les 1/4 de finale de la coupe d’algérie junior contre El harrach (1978), il est venu vers nous pour faire une démonstration et nous expliquer comment et de quelles manières reussir les tirs aux buts . Ses frappes pleines de précision étaient un vrai régal pour les yeux , on avait l’impression d’avoir à coté de nous un magicien , il visait et plaçait les ballons dans les lucarnes comme il veut , comme si c’était avec ses mains , c’était vraiment de grands moments de bonheur et pour la petite histoire on s’était qualifié le vendredi suivant contre l’équipe de Elharrach des Keddim , Kouici , Benameur etc par …. les pénaltys aprés un score de 2 à 2 . Allah yrehmek cheikh .

  14. w.lacarne

    Merci pour ce bel hommage!! j ai tjrs entendu parler mon pere des grds talons de ce monsieur allah yerhmah sur le terrain et comme citoyen et enft de notre chere SBA…mais je n ai aucun doute a voir sa progeniture qui le represente avec fierte tel qu il est ds la memoire de ceux qui l on connu . Un bonjour a toute cette belle famille des notres et bien de chez nous .

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