La Voix De Sidi Bel Abbes

Benalioua, Antar, Benaouda…ultimes sourires, d’ultimes messages d’acteurs de ma ville.

Ma ville s’est vidée de  ses icônes, de ses grands maires seul René  Justrabo qui est  toujours  vivant a Dijon (France) les Hassani Abdelkader Ould Belbahri ,Abderahmane Ouhibi, Djellouli Abdelkader, ne sont plus là ravis, par la maladie emportés par un accident, ils avaient en commun l’amour et l’attachement visceral a ma ville, la leur, ils ne sont plus les seuls a figurer sur le registre des dépits, ses illustres lettrés, ses serviteurs, eux aussi sont partis. Ma ville s’est dépeuplée de la sève nourricière, de son souffle et de son ame  malgré la veine resistance de ses  rares autochtones engloutis par des cascades de degats qui ont attenté a notre cité chérie, toutes ces cascades tels. Tel, un raz marée qui a emporté tout sur son passage ….et les rares acteurs qui avaient tenté d’atténuer le gâchis se sont eclipsés ,se lamentant que le jour  des enterements dans les cimetières de la cité envahie ..ruminant dans leur langage secret l’extinction des grandes ambiances d’antan, de nos houmas, de nos quartiers de naissance assistant en spectateurs a la descente aux abimes ,de la gestion de leur ville vouée a toutes les gemonies. Oui ma ville était florissante ,acceuillante,genereuse , vivante et MOUDJAHIDA subissant toutes les  atteintes…. Les départs  forcés d’une partie de ses enfants precipita la cité dans une mélancolie  a ses silences douloureux. A cela, s’ajouta a celui le depart  de ses rassembleurs ,respectés et ecoutés dans la capitale du pays qui tenaient a faire perdurer la respiration du lien ombellical. Que de récitals, de legendes restent a ecrire  que de célébrités éteintes ,que de remords  de ces sourires indulgents  qu’offraient  BENOUDA OULD MRENEKH, BENALIOUA, ANTAR objet de cette premier épisode…..ne sont plus la ….certes leurs souvenirs  restent tenaces dans nos memoires  c’est pourquoi  que j’ai tenu ce jour  en guise d’evocation de les restituer a notre manière dans notre journal qui est aussi le leur meme a titre posthume . Leurs sourires ,leur gestes ,leurs spectacles qu’ils donnaient a chaque détour a chaque ruelle de ma ville en valait la peine de ce modeste écrit. Commenceons  par  Ben Aouda Ould Mrenekh  ce fils du glorieux filage errih precisemment de la celebre rue bayard savait deceler la sagesse dans l’apparent delire qu’il donnait a son entourage  depuis sa sortie de son domicile a TRIG ZITOUNE  de filage abbou  rue moliere son chemin vers le centre ville ou tant tot le virage de la grabba figurée a été dans son ittineraire .anecdotes chansons orientales classique ,et autre  succes musicaux  de l’epoque. Authentique dechiffreur des « boulitiques »  en place,flattera les enfants de son bled y compris ses trésoriers, nonurisseurs repertorier les affligeantes frustrations. Benalioua, ce nom est  parfois malhereusement  associé un simple derwiche populaire pour quelques generations ,hélas l’éducateur le cinephile contrarié ,contre ses pulsions, réduites fut artiste de son etat …sifflet dans la bouche ,baton de pelerien ,sac sur l’epaule il martela l’asphalte de ma ville , a Filej Rih, MonPlaisir, Filej Abbou, Mon mamelon, notre Graba, notre Toba, Maconais, Barrio Alto, Callé del sol et autres espaces qui etaient lesiens par tout les temps en finissant sa vie avec le siecle dernier. Je me rappelle de sa tenue, sa gerbardine, sa tenue militaire faisant partie  du paysage urbain lui qui resident des le vieux local scout de l’ex rue prudon (larebi tebessi) dans un espace qu’il avait amenagé ….est parti en  guerre contre les premieres queues devant les galeries algeriennes (Printania). Il s’exprimera beauxoup sur les murs, partout ou il pouvait la faire ,tel un rempart contre l’arrivisme ,l’arbitraire …….denoncent les acteurs politiques amadoués ,gatés et omniprésents aux Zerdates donnant souvent un sens, et  pertinent a ses ecrits , rebelles de ces constats peut harmonieux et surtout, il n’arretera pas  de nous dire ‘’ je prodique le bien, le mal je le connais pas, je le subis comme le mal que l’on fait a ma ville, qui vivra verra’’. Aich Tchouf…………A suivre, a dire vrai l’optimiste demeure et c’est a travers les générations montantes que l’espoir de jour meilleur est a batir par nous les adultes du bled…

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Posté par le Sep 5 2011. inséré dans ACTUALITE, CULTURE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

30 Commentaires pour “Benalioua, Antar, Benaouda…ultimes sourires, d’ultimes messages d’acteurs de ma ville.”

  1. mehtougui

    un morceau d’anthologie qui peine a premiere lecture des pincements du belabbesien qui dit se .optimisme apres tout je ne vois pas le bougt du tunnel .,je salue la plume alerte de kadiri a qui je souhate bonne reprise professionelle.

  2. kaddous cv

    un beau texte car benalioua etait sidere des degats pluriels

  3. dekkiche paris

    merci moh pour ce rappel passez aux actes de faire retrouver sba son passe .les jeunes suivront les bons actes

  4. dek

    merci moh pour ce rappel passez aux actes de faire retrouver sba son passe .les jeunes suivront les bons actes

  5. elhadj abdelhamid

    Salvador Dali disait : l’unique différence entre moi et un fou , c’est que je ne suis pas fou !
    L’oeil du poète, avec le coeur de l’enfance, regrette les rues de sa ville vidées de ses artistes et de ses …maires dont je remarque que tous les  » arabes » sont morts prématurément alors que leur aîné Justrabo est toujours en vie ; peut-être que le maire  » rouge » vivait-il plus sobrement .
    Pour le  » cercle des poètes disparus  », je garde une préférence pour Antar le doux même si l’éternel scout Benouda était bien drôle alors que Benalioua nous amusait beaucoup lorsqu’il étendait un chiffon de parterre à la descente des cars des étrangers pour les inviter à s’essuyer les pieds avant de fouler le sol de la ville ( règlement sanitaire oblige ), ou qu’il barrait la route aux cars en criant que , dans la ville , c’était complet ou qu’il offrait un dinar à tout étranger rencontré pour qu’il quitte la ville !
     » Un seul être vous manque et tout est dépeuplé  »
    Aujourd’hui, Sidi Bel-Abbès est très peuplé mais semble étrangement vide car beaucoup nous manquent , Antar et les autres …
    Merci au poète qui se souvient toujours … pour nous .

  6. blal

    merci kadiri pour cette page d’histoire.bel-abbes a été envahie par une colonie de ruraux qui ne connaissaient rien de la ville,de ses habitants,des ses moeurs,de son passé.ils nous ont imposé par la force des choses leur mode de vie qui etait tout a fait different des notre.leur comportement etait aussi different.notre education nous empechait de les suivre,car ils n’avaient honte de rien.a cela s’est ajouté une certaine categorie de responsables apocryphes qui les ont aide dans la destruction et la marginalisation des bel-abbesiens et de leur ville.la ville pillule de benalioua,de antar,de derajia,de moul ou3da etc….malheureusement,la mediocrité regne en maitre.que devront nous faire?nous avons delaissé le terrain.alors il faut reconquerir ce qui nous appartenait.ce qui faisait notre force,ce qui faisait notre reputation;ce qui rendait les gens jaloux lorsqu’on evoquait sidi bel abbes,le petit paris

  7. Acropolis Adieu,

    Toujours cette sempiternelle chanson de ruraux et citadins Ouled Bled comme si les premiers Bélabésiens de 1962 voulaient prendre la place des pieds noirs et faire marcher à la baguette(ou à la trique) ces pauvres ruraux qui ont eu à supporter toute la misère des colons.
    Notre plus grand ennemi reste notre mentalité « dihnya ».Quelle était la proportion des ruraux,nomades et sédentaires,à SBA en 62 ?
    -Qui a peuplé le Petit Paris des colons après 1962 ?
    -D’où sont venus les capitaux qui ont acheté au quart de tarif maisons de maître,commerces,villas et propriètés de luxe,presque sous la contrainte aux pieds noirs dans leur débacle alors que les moudjahidines ruraux et citadins ont payé de leur vie leur engagement indépendantiste et que d’autres faisaient des affaires sur le dos des martyrs et ont pignon sur boulevard et mosquée aujourd’hui?
    Où sont nos sociologues bélabésiens pour écrire notre histoire locale?
    Mostépha Boutefnouchet avait qualifié les habitants des villes après 1970 de « rurbains ».L’un n’est rien sans l’autre! Sans le rural,aucun commerce n’aurait gardé boutique à Belabbès ! Sans le rural « araybi » plein aux as beaucoup de bélabésiennes et tlemcèniennes de « bonnes » familles seraient toujours vieilles filles rasant les trottoirs .
    El Hadj Khelifa Allah Yarahmo,l’Ivanhoë qui aimait les pauvres même s’il était devenu trop riche jusqu’à se faire jalouser par des autorités  » délocalisées », reste un exemple à méditer ,lui fier descendant de la tribu des Hamyanes et qui mérite une place au « panthéon » de la Voix De Sidi Bel Abbès,…comme les autres !

    • mekki b

      hadj khelifa meziane sera evoque si l’occasion de savoir pus se presente.

      • kahouadji a.ain temouchent

        il y’avait un peuple colonise pas de difference entreceux habitant ici ou la bas je pense que les nondits ou effleures par cet ecrit est uniquement les tares de la gestion les2personages sont des fils conducteurs.un beau texte.

    • Fatah

      Monsieur Acropolis, il faut abordé le problème autrement.Les ruraux qui ont fait la guerre de libération n’ ont jamais envahie la ville et ils n’ont jamais étaient méchants, bien au contraire ils rentraient en ville pour vendre leur marchandise et le soir ils repartent avec d’autres produits dont ils ont besoin.Mais le problème soulevait ne touche pas les « araybi » comme tu le dis mais les villageois de 1990 à ce jour qui imposent leur dictature et leur culture qui diffère de la notre ,la culture ne se mélange pas .Vous avez parlé de hadj khelifa , mais ce grand monsieur a habité SBA bien avant l’indépendance et il a laissé des enfants bien éduqués donc il ne fallait pas le cité en exemple (c’etait mon ami) d’après vous toute les filles tlèmcèniènnes et bel abésiènnes ceux sont mariées avec des « araybia comme toi » c’est du délire .

      • Acropolis Adieu,

        Vous ne maitrisez pas la langue française et vous interprêtez tout à l’envers! Ecrivez en Arabe,on pourra mieux se comprendre! Et laissez Hadj Meziane comme exemple de la bonté et solidarité Bélabésienne oua khaslatouha,…citadin intra muros !!!

        • Fatah

          Que vient faire la maitrise de la langue française monsieur Molière , vous aviez parlé d’une histoire qui vous échappe tout en incriminent les citadins ,vous vous êtes trop égaré par rapport a la vraie histoire d’après indépendance .les Bel Abésiens ont vraiment souffert .Les capitaux ,il faut posé la question à ceux qui en 1962 ceux sont proclamés moudjahidines sans pour autant n’ont jamais quitté la ville .l’histoire d’après indépendance est longue et on ne peut s’entendre facilement ,peut être qu’un jour on aura l’occasion de mettre nos points sur les i. sans rancune

  8. lalimi t gambetta.

    ma foi je dirai un joli texte a méditer sur ni plus ni moins la gestion en general de la vile qui a degringolee entre des mains decredibilisees par leurs actes quotidiens et dans l’a peu pres les personnges inoffensifs ont par la suit sorti leurs griffes pour crier au scandale qui se propage ils n’ont pas tort.

  9. feriel g blida

    une question que devient l’ecrivain maissa bey et la bibliotheque menace de fermeture .l’est elle toujours,

  10. feriel g blida

    une question que devient l’ecrivain maissa bey et la bibliothe
    que menace de fermeture .l’est elle toujours,

  11. yahia

    Tout le monde était bon,tout le monde était gentil.La génération d’aujourd’hui manque de tout : de chance mais aussi de civisme ,de loyauté et d’amour envers la nation.Rappelez-vous des gens d’autrefois,presque tous mirérables mais l’argent gagné était bien mérité à la sueur du front qui servait à subvenir à leurs besoins et ils étaient aussi charitables que nous.Cette frange nommée par Mr Kadiri n’est qu’un échantillon des plus braves mais aussi des gens qui paraissaient malades à nos yeux et qui laissent derrière eux tout un bazar de culture et de citoyenneté.Pour ce qui est de l’éxode rural moi je préfère ne pas en parler.Il y a ceux qui ont beaucoup donné et d’autres surtout ceux de la décénie noire que je qualifie d’éxode forçé et c’est plutot la mentalité qui a été à l’origine de cette guéguerre entre les ouled bleds et cette frange de société.A l’époque on était une poignée d’habitant, on se connaissait tous mais actuellement quand on se retrouve par un vendredi ou samedi à la tahtaha on se congratule parce qu’on ne se voit que rarement.Amicalement votre à tous.

  12. chaib draa tani djamel

    mr kadiri est ce que c’est que rené justrabo est bien vivant en france à dijon

    • Boudjakdji

      Bonsoir Djamel,pour ton information moi et Kader on a téléphoné a Mr René Justrabo qui vit actuellement à Dijon,on a trouvé en lui un homme très fatigué par l’âge et le faite de s’occuper de sa femme qui est handicapée ça le fatigue encore plus .
      Nous souhaitons pouvoir organisé une journée commémorative en l’honneur de l’ancien Maire de sidi bel abbes , et pourquoi pas donner son nom à une édifice de la ville.

  13. Kheireddine.B

    Mr. Djamel, bonjour on se reverra le Jeudi prochain dans la bibliotheque a partir de 17h. Et s’il y a un changement on vous le communiquera. Ce n’est pas biensure le Samedi Bel Abbesien puisque c’est Jeudi, c’est une ceremonie de recompences du concours de photos, et autres surprises. Pour le maire René Justrabo, l’année dernière Mr. Kadiri avec deux amis a lui, ont téléphoné a ce dernier et espéraient faire un article, c’est ce que j’ai su en téléphonant a l’instant a notre rédacteur qui m’a dit ce que je viens de dire. Il habite toujours Dijon, On se verra Jeudi inchAllah.

  14. chaib draa tani djamel

    mr kheireddine on se verra’ je serai présent inchallah au « jeudi belabbesien »

  15. arbi zazou sl

    un joli article qui secrete des non dits sur le retard dans la gestion de sba.

  16. said

    je me rapelle bien sur des trois personnages insolites ,on l’a prise comme exemple chez mr OUNANE prof de français la question etait :citez moi des personnages insolites de la ville, on cherchait tout d’abord le sens du mot insolite puis des que mr ounane nous cita le nom de benaouda les reponses fusaient de partout sur tous ces personnage simples ,parfois aggressifs mais qui animaient la ville tels les griots ou les trouveres pour ne pas dire troubadours,que la paix soit sur leurs ames.

    • Memoria,

      Les personnes qui ont connu Le regretté et intellectuel Benalioua feraient un très grand honneur à transmettre des informations sur son vécu réel et les raisons de sa perte du contact avec la réalité !

      Un autre personnage aussi insolite qu’intellectuel,Zakaria Safir,reste à découvrir et….aider par La Voix De Sidi Bel Abbes.Ses origine et vécu font aussi de lui une victime du contentieux algéro français et il ne possède à ce jour aucun papier d’identité même si ses parents sont connus et à l’étranger !A l’âge de la retraite,il est devenu presqu’un SDF si ce n’est l’aide de mohsinines.Il n’a jamais perdu ses facultés mentales même si la plèbe inculte l’a souvent pris pour un illuminé.
      A ce titre,je suis fier de dire lorsque je suis à Bel-Abbès,je préfère lui payer un café et discuter avec lui;c’est un grand réconfort et sa maîtrise des répertoires de la langue de Racine m’a toujours étonné.

  17. Malkoum X

    La foire aux vanités bel-abbesiennes
    Fait défiler ses poissons rouges
    Dans l’aquarium de l’entre-soi
    Des ouled blad tiennent vigile
    Et veillent jalousement sur une mémoire
    Qu’alimente un vaillant robinet pris de rouille
    Qui fuite des souvenirs distillés
    Au gré des opportunités et convoque
    Des photos sépias qui nous émeuvent
    Et semblent nous dire tenez bon dans les épreuves.

  18. yahia

    ca me fait rappeler en évoquant tt ce beau monde harouda que ts les Bel abbesiens connaissaient.C’est aussi une légende de la graba.

  19. Malkoum X

    Youcef le doc exalté qui portait si bien son nom
    Feham, celui qui comprend, la vie nous a epargné
    Sans toujours nous ménager mais pour nous, Youcef
    Tu seras toujours l »encyclopédie’ ambulante qui
    Dégainait maximes et citations à la vitesse
    D’une 404 et déclenchait des fous-rires homériques
    Rappele-t-on on nous poussait au conformisme
    En nous criant ‘ Anta dayman tahawasse tafham’
    AFHEM YA EL FEHAM

  20. aspro est là la fièvre s'en va

    Ah! Malkoum X( c’est qu’est-ce qu’il ya ?)
    et moi je dirai plutôt Malcom X né Malcolm Little, également connu sous le nom d’El-Hajj Malek El-Shabazz[1] (الحاجّ مالك الشباز‎ en arabe), (1925-1965),grand défenseur de la non-violence
    assassiné comme Claude Martin Luther-King .

    VOICI UNE DE SES CITATIONS
    L’éducation est notre passeport pour l’avenir, car demain appartient au peuple qui s’y préparent aujourd’hui. »

    VOICI UN Proverbe Corse : Si tu as envie de travailler, assieds-toi et attends que ça passe !
    SANS RANCUNES

  21. aspro est là la fièvre s'en va

    ERRATUM INSERTION DE CLAUDE AVEC Martin Luther King

  22. Cogito

    Martin Luther King né à Atlanta aurait pu dire:
    ‘COCA COLA m’a « TUER »
    Faisons en sorte de ne pas faire de notre couscous une arme de destruction massive, le seul parti d’en rire, LE COUSCOUS KLAN

  23. elias

    a kika ! une fois mort son dossier sera ouvert c’est comme .J.R dallas

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