La Voix De Sidi Bel Abbes

Batna attend «Si Ali Benflis» : Entre espoir et désillusions.

Qu’ils voient en lui un «président idéal» ou «un candidat issu du système», les habitants de Batna avaient, ce dimanche, le regard tourné vers Alger où Ali Benflis a officiellement annoncé sa candidature.

Dans la capitale des Aurès, à Batna, ville natale de Ali Benflis, tout le monde attend la déclaration de «Si Ali», comme on l’appelle ici. «Il n’a répondu qu’à l’appel du peuple. Il est trilingue, intellectuel et expérimenté. Si Ali est l’homme qu’il faut et nous sommes tous avec lui», affirme Brahim Djebara, 67 ans, retraité du secteur de l’enseignement, rencontré dans une cafétéria du centre-ville. Ici, ils sont nombreux à trouver qu’il ferait «un Président idéal pour l’Algérie». Deux phrases reviennent souvent dans les discussions : «Si Ali est l’homme de la situation, il est celui qui incarne le changement.»

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Les jeunes se projettent déjà dans l’après-élection. «J’attends de lui qu’il ouvre les portes à la jeunesse, tant marginalisée dans ce pays. Ici, la plupart des diplômés travaillent dans le parc M’barkia (une forêt, lieu de sortie pour les familles). Cela me fait mal de les voir dans cette situation», s’indigne Saber Sari, 20 ans, élève en terminale. «Nous demandons des écoles de formation, des stades et des lieux de divertissement. Notre jeunesse a besoin de s’occuper», s’emporte Ala Meziani, 19 ans, élève en deuxième année au lycée Mostefa Ben Boulaïd. Les femmes, nombreuses, déclarent aussi vouloir soutenir Ali Benflis. Elles l’appellent à «instaurer la citoyenneté» en Algérie.

Sceptiques

«Les gens du métier l’estiment beaucoup, déclare Nabila Amouri, avocate. Nous revendiquons une justice sociale et un Etat de droit qui respectera les libertés collectives et individuelles.» D’autres habitants de Batna avouent ne pas se sentir «concernés» par l’événement. «Je ne demande rien du tout. Qu’ils nous fichent la paix. Je vois des injustices partout, et chaque jour. Je n’ai jamais voté. Il faut d’abord qu’on me considère en tant que citoyen et qu’il y ait une justice sociale dans ce pays. Là, revenez et on en parlera», s’emporte Moussa Meziani, un chômeur de 23 ans.

Certains se montrent sceptiques sur la candidature de Ali Benflis. «Qu’est-ce qu’il a fait quand il était au pouvoir ? Il n’a fait servir que les siens !» s’emportent Toufik Mekaouissi et Karim Belkacemi. Ces associés, propriétaires d’un kiosque, avouent être, pour le premier, «favorable à un quatrième mandat de Bouteflika», et pour le second, «pour la candidature d’Ahmed Ouyahia». Mais en ville, on rencontre surtout des pro-Benflis. Rachid Salhi, fils de moudjahid et agent de sécurité à l’Algérienne des eaux, en est sûr : «Les fils de chahids et de moudjahids sont abandonnés et délaissés. Ali Benflis est fils de chahid. Il est le seul qui peut comprendre nos souffrances. J’espère qu’il sera Président.»

Ben Boulaïd

Ayache Cherfaoui, marchand de fruits et légumes, se dit fier de connaître de près l’ancien chef de gouvernement. Au Moulin Benflis, quartier où est né Ali Benflis, nous avons rencontré les deux doyens, El Hadj Seffiane et Abdelmadjid Maamria. «Ce garçon est d’une grande gentillesse. Nous le remercions surtout pour la mosquée d’El Haq, sa partie d’héritage qu’il a léguée à tous les pratiquants de notre localité.» Pour Mme Djouimaâ, directrice d’école à la retraite, Si Ali, est l’exemple à suivre par tous les Algériens. «Il respecte beaucoup les femmes, et c’est réciproque», avoue Mme Djouimaâ. Alors que demande le peuple de Batna ? «La démocratie, la justice et le renforcement de l’unité nationale», résume Brahim Djebara dans un sourire, en espérant un changement dans le pays qui a vu les sacrifices consentis par l’un des martyrs de la Révolution, aussi natif la région, Mostefa Ben Boulaïd.

Sa famille, ses premiers électeurs

Dimanche 19 janvier. Pour regarder le discours de Ali Benflis, retransmis en direct sur une chaîne privée, les trois sœurs du candidat se retrouvent dans la maison de leur frère, Mohamed, décédé il y a deux mois. Rapidement, l’émotion prend le dessus : «Nous sommes fières d’avoir un frère comme le nôtre», promet ZoubidaAggoune. «Il nous a toujours manifesté du respect», renchérit Fatima Gouaref. Lorsque nous avons entendu son discours, nous étions très émues. Ali est quelqu’un d’honnête et loyal. Il tiendra sûrement toutes ses promesses, espère Salima Chara, les larmes aux yeux. Nous lui souhaitons de la réussite dans tous ses projets et nous voulons qu’il soit notre Président.

Le Président d’une ère nouvelle pour tous les Algériens». R’ha Benflis est le quartier qui a vu naître Ali Benflis, le 8 septembre 1944. Le quartier a pris le nom du moulin que possédait sa famille à l’époque coloniale avant que les Français n’interpellent son père et son frère pour les torturer et les assassiner à Biskra en mars 1957. Leur maison est transformée en mosquée (El Haq), à la mémoire de Touhami, le défunt père de Ali Benflis. Issu d’une famille nombreuse de père chaoui et de mère originaire de la Petite Kabylie, Benflis a perdu deux de ses huit sœurs ainsi que les deux frères qu’il lui reste. Mohamed Laïd, un de ses neveux y habite. Nous l’avons rencontré avec deux autres neveux, Tahar et Hemoudi.

Ils racontent : «Nous n’avons jamais été à son bureau. Il a toujours fait en sorte de nous tenir éloignés, de peur que l’un de nous essaie de tirer profit de sa situation. Il n’a jamais bénéficié de quoi que ce soit et il nous a appris à ne compter que sur nous-mêmes. Nous avons suivi ses conseils et nous pouvons vous assurer qu’on s’en sort pas mal !»

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Posté par le Jan 25 2014. inséré dans ALGERIE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

10 Commentaires pour “Batna attend «Si Ali Benflis» : Entre espoir et désillusions.”

  1. hor el abbassi

    il est encore jeune en bonne santé et compétent

  2. gherbi sba

    Ali benflis connait son métier et a déja eu une expérience

  3. BADISSI

    70 ans jeune !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  4. hamid D

    Non khouya Djamel ! C’est pas bien de parler en l’air et dire des mensonges . C’est « h’ram » . M. Benflis est en bonne santé ! Il est « jeune » par rapport à la gérontocratie qui nous gouverne ; Bouteflika (77 ans ) , Gaid Salh ( 78 ans ) , Ould Khelifa ( 78 ans ) ,,,. Il est l’homme de la situation ! Il est diplomé ( pour une fois qu’on va avoir un président instruit ) . Il est charismatique . Il est chevronné . Iil est respecté par toutes les composantes de la société algérienne . Le plus important aussi c’est qu’il est « propre » . C’est tellement rare de nos jours ! Moi je voterais sans hésiter pour lui ! « ahabba men ahab wa kariha men karihe »

  5. VDBSA

    Messieurs Belameri Aek , Adda Boudjellal T;et le jovial Ourrad H rendront compte de la rencontre du café littéraire organisé par l’association « Basma » tenu cet aprés midi

  6. Khayi

    Benflis fera l’affaire pour l’instant il est bien parti

  7. DAMAS

    non hafsi noria de SAIDA fera l affaire

  8. kaid

    @DAMAS citez moi un autre valable?

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