La Voix De Sidi Bel Abbes

Belabbesienne d’adoption: Aurelie-Yamina Tidjani , une femme ambigüe à Sidi bel Abbes …. Par Notre Confrère: HANI ABDELKADER

Sidi bel Abbes , le 30 avril 1931, c’est le  jour de la fête de la Légion Etrangère Avenue Edgard Quinet , le général Rollet, inspecteur de la Légion Etrangère , accompagné d’un aréopage composé d’officiers de la légion en tenue de parade , du maire et des conseillers municipaux , de magistrats etc. se présente  devant la modeste habitation au n° 32 bis , avenue Edgard Quinet, actuelle avenue Abane Ramdane

 En cette journée de la fête de Jeanne d’Arc, le général  Rollet  remet à la légendaire et charismatique Aurelie Picard Tidjani la légion d’honneur ., un détachement présente les armes et le commandant Chaumont-Morlière lit tout haut la citation qui accompagnait la dignité de chevalier conférée à Aurélie Picard,

Aurelie Picard Tidjani fortement émue, est décorée  de la croix de la Légion d’Honneur  pour le dévouement dont elle fit preuve au service de la France et des populations de Aïn Madhi et Kourdane. Elle est alors l’une des premières  femme de France  à  obtenir la Légion d’Honneur à titre militaire »

Mais qui est donc cette vielle dame discrète et distinguée qui séjourne depuis quelques années chez M Bertrand, se demandent les voisins ? Certains la disent princesse, d’autres une grosse ponte de l’Etat en retraite à Sidi bel Abbes .En tous les cas    dit-on , en raison de  son grand âge et de son état de santé, le général Rollet  a été contraint de  se déplacer chez elle pour lui remettre une décoration . 

L’histoire de cette vielle femme commence en 1870 , lorsque le grand maitre de la puissante congrégation des  Tidjanya , soupçonné d’entretenir des liens secrets avec les  Ouled Sidi cheikh insurgés , est envoyé en résidence surveillée dans le grand hôtel de Bordeaux..C’est là qu’il rencontre une jeune fille , Aurélie Picard , la future Lalla Yamina.qui allait devenir son épouse et diriger durant des années la grande confrérie des tidjania.

Qui était Aurélie Picard ?

 En juillet 1870 , Aurélie Picard  était Dame  de compagnie de l’épouse du ministre des Postes Steenackers replié à Bordeaux avec  tout le gouvernement français après le siège de Paris par les armées prussiennes . la jeune fille est  , selon ses biographes , accessoirement chargée par ce même ministre de «  recueillir les messages rapportés par les pigeons voyageurs «  seule liaison rapide entre le gouvernement replié et l’Etat major de l’armée Selon ses biographes , Aurelie Picard se donnait de toute son âme de patriote aux taches semi-militaires que lui avait confié le  ministre des Postes.

Dans l’hôtel ou il est assigné à résidence, le cheikh Tidjani rencontre souvent la jeune fille aux pigeons blancs et très vite le prince et dignitaire musulman est séduit par la grâce de la jeune française.

un mariage béni par Monseigneur Lavigerie

 Le cheikh Tidjani  finit par la demander en mariage. Le père d’Aurélie n’est pas opposé au projet, mais avant que ne s’engagent des pourparlers, il demande à Si Ahmed certains engagements : le mariage sera célébré à Alger, selon le code civil; Aurélie aura toute liberté de demeurer chrétienne; Si Ahmed devra répudier ses épouses et s’engager sans réserve à la monogamie. Le grand maitre des Tidjanias  accepte sans hésiter . Il est alors convenu qu’on se rende à Alger, d’où il sera plus aisé de remplir les formalités préliminaires à l’union.

Le 29 juillet 1871, Si Ahmed et sa suite ainsi que Gaude Picard et sa fille, , s’embarquent sur le Duc d’Aumale à destination d’Alger.  Mais à Alger ,les deux candidats au mariage se heurtent à une opposition formelle, tant de la part de l’administration française que du Cadi d’Alger, en raison de l’incompatibilité de leurs statuts personnels. « Cependant, à un échelon supérieur on favorisait cette union car le gouvernement y voyait un renforcement de la présence française dans les territoires pacifiés » C’est donc grâce à l’intervention de Mgr Lavigerie que les difficultés s’aplanissent. Le couple est béni par l’archevêque d’Alger et le mariage musulman est célébré par le moqqadem principal des Tidjani d’Alger. Aucune abjuration n’est demandée. Aurélie reste catholique. Elle quitte alors les siens et part vers Ain Madhi , vers  l’inconnu.

Selon Lavigerie, Aurélie au service de l’évangélisation

Monseigneur Lavigerie , le chantre de la christianisation des « arabes d’Algérie »  se dit que la présence d’une Française d’une rare qualité morale servirait grandement les intérêts de la France au sein d’une confrérie musulmane très puissante qui étendait ses ramifications à travers le Sahara jusqu’en Afrique noire. L’influence d’Aurélie sur le chérif – très grande ainsi qu’il avait pu en juger – ne pouvait que le disposer à l’installation de missions chrétiennes dans le Sud ».

« les Pères Blancs du cardinal Lavigerie auraient recueilli, à Aïn-Madhi même, les fruits de son geste. . Le Père de Foucauld , l’un des fils les plus remarquables du cardinal,  trouva alors un champ  favorable a son action dans les tribus touareg encore attachées, en 1917, à la confrérie des Tedjania».

Il  tomba toutefois  sous la balle d’un Touareg affilié à la secte des Senoussia Tedjania».

Lalla Yamina  » ou  » Madame Aurélie

Le voyage qui va la conduire à la zaouïad’Ain Madhi relève pour la française qu’elle était , de l’audace la plus extrême. Un itinéraire de plus de vingt journées qu’il faut affronter au sein d’une caravane où elle ne connaît personne, dans un monde qu’elle ignore totalement et où jamais aucune Européenne ne s’est aventurée. Un itinéraire fait de chemins caillouteux, des mauvaises pistes des hauts plateaux, et des immensités de sable du Sahara. Craignant de monter  sur le chameau, monture qu’elle ne connaissait  pas, elle fait le trajet à cheval, aux côtés de Si Ahmed.

Arrivée à Ain Madhi , dans ce monde fermé de la zaouïa, , elle doit faire audacieusement face aux familles des  trois épouses répudiées et  assumer son rôle de compagne de chef de confrérie . Aurélie se fait d’abord discrète, observe et tente de s’affirmer sans toutefois heurter. Soucieuse de ne plus faire figure d’étrangère, elle assiste à certaines des audiences de son mari et pour se faire  apprend l’arabe ; elle lit les textes religieux et s’imprègne des pensées et des principes de la zaouïa. Faisant preuve d’un extraordinaire esprit d’adaptation, d’un savoir hors du commun, parfois de  philanthropie, elle finit par séduire tout le monde et s’imposer à tout le monde

Désormais, tout le monde l’appelle avec affection et respect parfois Madame Aurélie et d’autres fois.  » Lalla Yamina  » .

L’administration française et Aurelie ,

Pour l’administration coloniale française aux prise avec les tribus belliqueuses du sud algérien ,c’est une véritable aubaine : «Aurélie a de la tête, et quel merveilleux atout ce serait pour nos bureaux d’Alger de disposer d’un tel observateur dans ce Sud Algérien, si remuant et si difficile à contenir. Aurélie pourrait nous être utile».

.           Toutefois ce merveilleux atout veut garder quelques espaces de liberté par rapport à l’administration. A un officier français particulièrement zélé, elle fait cette cinglante repartie :

« N’oubliez jamais, capitaine! Je suis l’épouse du Grand Maître des Tidjani et jamais je ne trahirai sa confiance; en l’épousant, j’ai épousé sa cause.

– Même si un jour il se retournait contre la France?

– Tant que je serai princesse à Aïn Madhi, vous n’avez rien à craindre, capitaine.

L’action de la zaouia révolutionnée

Son influence sur son mari grandit au point qu’elle devient, de fait, le véritable surintendant de la Confrérie. Le cheikh s’efface progressivement devant son  action révélant probablement une personnalité  faible et dominée. Le rapport de l’officier  français en garnison à Laghouat, notait  à son sujet, que le cheikh  était “…D’un caractère mou et apathique, d’une intelligence fort médiocre, Si Ahmed n’est pas capable de remplir un rôle aussi considérable…” »

Des qu’elle sentit qu’elle avait désormais les choses en main , elle imposa une discipline stricte, inconnue jusque là dans le contrôle des dépenses et des recettes de la zaouia. Elle lutta ainsi efficacement contre la gabegie financière et  la concussion qui minait les finances de la zaouia .

A coté  des traditionnelles actions charitables de la zaouia qu’étaient  la distribution  de dons de produits alimentaires aux plus démunis, elle institua  des services éducatifs et sanitaires. En 1882, elle ouvrit  une école et réussit même le tour de force dans ces régions conservatrices du sud , d’y scolariser aussi les filles.

De même qu’elle institua une infirmerie-­hospice ou elle put  accueillir    les malades de la région, former des aides soignantes, donner des conseils d’hygiène.. Ses relations dans l’administration lui permettent de faire venir d’Alger des médicaments et du petit matériel médical

Voulant donner aux plus démunis le moyen de rétablir leur dignité et de gagner eux-mêmes leur vie, elle tente de leur donner une instruction et une éducation moderne pour les préparer à se procurer du travail et dans ces régions sahariennes éloignées  l’agriculture moderne lui paraissait constituer la meilleure des possibilités et elle décide de créer le domaine de Kourdane .

La fondation de Kourdane

A Kourdane , à l’origine un point d’eau ou trônait déjà un  énorme pistachier , Elle  crée un domaine agricole , y organise un système hydraulique autour de la petite source ,entreprend le captage de l’eau d’un oued dévalant des pentes du Djebel Amour et  procède au forage de plusieurs puits qu’elle équipe de norias.

En quelques années 600 hectares de terre sont mises en valeur. Les surfaces désormais  irriguées et cultivées généreront  un village qui abritera plus de 200 familles.

En 1883, à 6 km d’Am Madhi, au pied des derniers contreforts du Djebel Amour, , » Kourdane  » ; ferme modèle ;,devient désormais  sa demeure et  le siège de la grande Confrérie Tidjanias ..

Le nouveau siège de la confrérie est désormais  un palais  de style mi-français, mi-mauresque, construit selon les plans d’Aurélie, entouré d’un grand jardin.

Aurélie au service de la diplomatie française

Dans ce palais, Aurélie et le cheikh  accueilleront beaucoup d’hôtes de marque : le Gouverneur Général de l’Algérie, des administrateurs, des officiers, des explorateurs, des journalistes, des artistes .les explorateurs Lamy et Savorgnan de Brazza :

Compte tenu de son influence grandissante sur l’ensemble de la confrérie, Aurelie Tidjani est souvent sollicité pour appuyer l’action et surtout l’expansion coloniale de la France dans le monde. En avril 1881,  un corps expéditionnaire français de 35 000 hommes traverse la frontière algéro-tunisienne  envahit la Tunisie  sous prétexte de  poursuivre des montagnards kroumirs qui auraient semé, selon les autorités coloniales  le trouble en Algérie. Le 1er mai suivant le général Jules Aimé Bréart débarque avec 8 000 hommes à Bizerte. Sadok Bey, le bey de Tunis, est contraint de se soumettre en signant le traité du Bardo.

La signature du traité est très mal acceptée par la population tunisienne et plusieurs tribus se soulèvent. La France  mobilise 30 000 hommes . Sfax, Kairaouan , Sousse , Gabes et Gafsa sont bombardées . Le mécontentement populaire est général.

Aurélie mobilise les khouans tidjanis de Tunisie pour faire accepter la présence française dans ce pays. Son rôle de diplomate est loin d’être négligeable; Les Tidjani de Tunisie, au rang desquels se trouvent plusieurs membres de la famille du bey, reçoivent des messages louant les avantages de l’ordre français en Algérie et invitant leurs frères tunisiens à se montrer partisans de l’instauration du protectorat français sur la Régence.

Deuxième mariage de Lalla Yamina

En 1897, Si Ahmed Tijani meurt à Guemar chez la branche tidjani de Temassin . Il est enterré à Guemar par les adeptes de branche de Temassin , soucieux d’exploiter le mausolée du saint pour s’attirer plus de ziaras (dons rituels).

Pour conserver son statut au sein de la Zaouia après la mort de Si Ahmed en 1897 Aurélie dut  contracter  un mariage blanc avec Bachir le successeur de Si Ahmed  et ainsi  conserva ses fonctions.

Le mariage fut conclu à Laghouat, discrètement mais officiellement, en présence du mufti Mohamed ben Taleb et de Mohamed el Miloud, secrétaire particulier de Si Bachir, Ahmed ben Telidji, conseiller municipal de Laghouat étant témoin. Désormais Aurélie retrouvait tous ses privilèges».

Différent avec Si Allal , le nouveau cheikh

 En 1910, Si Bachir son deuxième époux meurt des suites d’une longue maladie. Le problème de la légitimité de Lalla Aurélie Yamina à la tête de la Confrérie se posa à nouveau. Apres diverses tractations, le pouvoir passa entre les mains de Si Allal le fils de Si Ahmed Ammar qui avait été écarté du pouvoir à cause de sérieux désaccords avec son père. Si Allal qui gardait une rancune tenace à  Lalla Aurélie Yamina pour l’avoir écarté du pouvoir à la mort de Si Ahmed  allait à son tour l’écarter des centres de décision de la zaouia, la marginaliser quelques peu

1924. elle s’établit à Sidi bel Abbes

En 1924, profondément déçue et mortifiée par l’attitude de Si Allal, , Aurélie  quitta Aïn Madhi pour revenir en France, dans son village. Mais elle est mal reçue et déçue par ses sœurs et belles-sœurs qui ne lui avaient jamais pardonné son mariage avec un  algérien. S’étant habitué au doux climat de Ain Madhi,  elle ne put supporter  le climat rude du Barrois et décida alors de revenir en Algérie  pour s’établir d’abord  à Blida chez sa nièce, puis à Sidi Bel Abbés chez son neveu Bertrand. Là, ses neveux  et nièces lui vouèrent de grandes marques d’affection

A Sidi Bel Abbès ,la grande ville française d’Algérie  son action pour la France est  reconnue comme il se doit .Après lui avoir accordé le Mérite agricole, au début du siècle, elle est nommée, comme on l’a vu plus haut,  chevalier de la Légion d’honneur ; elle reçut les insignes correspondant à son grade des mains de l’inspecteur général de la Légion étrangère. Aurélie Picard a été, jusqu’à la fin de sa vie, « Marraine de la Légion Etrangère », basée à Sidi Bel Abbés. Et tous les ans, pour la fête de la Légion, elle allait « faire des dons » aux œuvres de charité.

A Sidi bel Abbes, elle retrouvera  son amie Marthe Bassène qui écrira une biographie sur elle en 1949  « Aurélie Tedjani, Princesse des Sables ».

Le deux mai 1928, elle retourna à Laghouat et Aïn Madhi où elle passa les cinq dernières années de sa vie, entourée et choyée par ses petits enfants neveux et nièces qui adoraient cette grand-mère hors du commun que tout le monde vénéraient.

Morte musulmane ou chrétienne ?

Elle meurt à Kourdane le 28 août 1933 à l’âge de 84 ans.    Le jour de sa mort, hospitalisée à Laghouat, un père blanc accompagné de deux sœurs blanches se sont rendus à son chevet pour le sacrement chrétien. Elle eu la présence d’esprit de congédier ce père blanc par un triple NON. Khelifa Amar BenSaci fondé du pouvoir de Ould Kharoubi a alors fait sortir de la salle le père blanc et les sœurs blanches. A cet instant même en présence de Orif Hadj Mohamed Salai, Regue Hadj Bouhafes, Boussaleh Hadj Mohamed Righi, Douro Hadj Ahmed, elle prononça la chahada . Elle est actuellement enterrée musulmane a Kourdane au milieu des Tidjanias. Sa tombe porte cette epitaphe edifiante : « Ceci est le tombeau de Madame Aurélie, épouse du Cheikh Si Ahmed Tidjani, décédée dans la religion musulmane à la Zaouïa de Kourdane le Lundi 28 Août 1933 devant une assemblée de témoins attitrés musulmans »

Aurelie Tidjani , toujours ambigue ?

 Lalla Aurélie Yamina Tidjani est restée occultée dans la mémoire des algériens et également des français. On ne connait aucun écrit sur celle qui fut durant des années la grande maitresse de la puissance des Tidjanias. Son  amie Marthe Bassène lui consacra une biographie en 1949 : « Aurélie Tedjani, Princesse des Sables ». Dans le discours nationaliste algérien, on la présente parfois comme une sorte de matahari chargé d’espionner la confrérie  tidjani mais qui a succombé à l’amour et serait devenu musulmane. Toutefois cet amour et cette conversion à l’islam auront permit de neutraliser l’une des plus grandes confréries du monde musulman.                  Par Notre Confrère: HANI ABDELKADER

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Posté par le Sep 14 2013. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

15 Commentaires pour “Belabbesienne d’adoption: Aurelie-Yamina Tidjani , une femme ambigüe à Sidi bel Abbes …. Par Notre Confrère: HANI ABDELKADER”

  1. merabi

    Par ce présent texte on apprend sur les personnes qui y transitèrent dans la ville de belabbes et qui ont un temps fait parler d’elles Dommage des zones restent obscures telles celles de son décès auprès des musulmans ou des chrétiens Les historiens n’ont pas achevé leur bibliographie Monsieur hani abdelkader vos echerches sont révélatrices.

  2. ferhi

    Page d’histoire que ne savais pas

  3. Ahmed

    Une très belle histoire,une très belle synthèse , BRAVO.

  4. gherbi sba

    Le thème de mr hani est une culture générale ou pas forcément a débattre on ajoute a nos connaissances de nouvelles acquisitions historiques sur SBA.

  5. Hakem Abderahmane

    Une belle histoire d’amour!

  6. KAID

    KAID H .Aberrahmane Monsieur Hani en sérieux chercheur nous épate

  7. BADISSI

    Merci monsieur HANI pour ce récit historique une femme qui a tout abandonner pour sa patrie la france , pourquoi son père a accepter le mariage de sa fille avec un Algérien et qu’elle va vivre dans ce coin perdus tout étais calculer , pauvre cheikh Bouamama , un mariage qui a jouer un rôle dans l’histoire , un homme doit contrôler ces sentiments surtout dans ces moments de guerres , répudier trois femmes c’est scandaleux pour cette confrérie que je n »ai jamais aimer leurs idées mais la monsieur HENI je peut bien discuter avec certains membres de cette confrérie que je préfère appeler TARIKA et tout le monde sait le HADITH qui parle de nombres des tarikas , ALLAH YERHAME IBN BADIS QUI A SUE CORRIGER LES PRINCIPES DE L ISLAM ET LA DÉVIATION DE CES SECTES

  8. miloua

    si Abdelkader Hanni nous vous estimons beaucoup vous etes non seulement un homme de culture mais une personne sage et repectable.Le plus beau cadeau de reconnaissance que l’on vous adressera est celui de retrouver votre bonne santé et que Dieu vous garde pour vos enfants et pour nous

  9. Arbi

    monsieur Hani je ne savais pas cela merci

  10. Merci Mr Henni pour les recherches que vous faites ,j’implore Le Tout Puissant pour vous donner une bonne santé.

  11. Membre de la h'cira

    Dans toute cette histoire intéressante pour la mémoire historique de l’Algérie,la question qui se pose à l’esprit est de savoir si la princesse des sables était pour l’indépendance de l’Algérie ou au contraire jouissait de ce statut pour conforter la présence Française,devant la faible personnalité de son mari? A mon avis et en considération de son histoire que nous découvrons pour la plupart d’entre nous,elle était d’un comportement narcissique et tout ce qu’elle entreprenait intelligemment ,il faut l’avouer,servait sa personne jusqu’à son dernier souffle où elle prononça la chahada ,pour la postérité ,sachant que même sa famille française l’a répudié et que son seul refuge était sa tribu des Tidjanis qui continuaient à la respecter et la considérer.
    Merci Dr hani aek et bonne guérison inchaALLAH.

  12. gherbi sba

    une personnalité qui pour moi était des plus méconnues

  13. Ghosne

    Elle a été au service de la femme de Ministre (,femme de compagnie) puis épouse d’un grand cheikh de la confrerie des Tidjanias puissante et connue à travers toute l’Afrique depuis des siècles avant 1830. Son choix me semble mystérieux ,refuser les sacrements mais au fond était elle une bonne Musulmane?? pour son mariage est-ce que?  » L’Amour a ses raisons que la raison ignore » . C’était une femme à mon avis qui aimait la compagnie puisqu’elle n’est pas restée endeuillée de son premier mari et je pense qu’il n’y a jamais eu d’histoire d’amour mais certainement un coup de foudre qui l’a obligé à continuer ses aventures………

  14. elhadj abdelhamid

    Bonjour
    Cette grande dame du siècle dernier et du siècle précédent, Française de sang et Algérienne par amour, mérite la légion d’honneur de son pays qu’elle a servi avec bravoure et le respect de tous par son destin exceptionnel.
    Le Cheikh « Tidjani », exilé à Bordeaux en résidence surveillée et ainsi soustrait à l’influence des patriotes de Ouled Sidi Cheikh, est libéré, avec promesse de mariage avec la belle « roumia », sous une caution : rallier le mouvement religieux à la « présence française » en Algérie et même en Tunisie où les « Ikhouanes » sont mobilisés pour la soumission du Bey malgré le soulèvement populaire. Cela me rappelle la fable du lion amoureux si tant est que l’on puisse évoquer un lion pour ce collaborateur de première classe qui a vendu son pays pour « une blonde » après avoir répudié ses 3 épouses brunes.
    Merci encore une fois à Si Hani qui nous régale toujours.

  15. BADISSI

    la faiblesse d’un homme et d’une tarika a peut être changer l histoire une honte pour cette tarika au passée douteux

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