La Voix De Sidi Bel Abbes

Atelier de la critique théâtrale : La Piece « La Misère à la mode » de D.Guermi donne le ton

Les premières joutes de la critique théâtrale s’est déroulée comme prévue, dans l’enceinte du Théâtre Régional de Sidi-Bel-Abbès, un atelier de critique théâtrale autour de la pièce de Djamel Guermi « la Misère à la mode » animé par Messieurs Brahimi Smain,Bouanani Samir,Boukhamoucha Ilies, Kharoua Toufik et en présence du Docteur Kouaitien Nader El Kana :.

La Misère à la Mode. relate la vie que traverse différentes souches de la population, dans la précarité, ou indifférence pour le commun des mortels, l’absence d’hygiene et des commodités,  font parties du quotidien et sont troublés par inexistence de solution aux problèmes, et demeurent en attente, de l’espoir qu’apporte le message du renouveau. C’est  une construction Théâtrale qui assure un équilibre entre la parole et le jeux scénique triangulaire-Certain silences méritaient un contre dialogue –Un décor et un jeu de lumière nécessitant la technicité complémentaire d’un scénographe

Djamel Guermi met en scène dans cette pièce trois personnages qui, selon moi, sont une caricature schématisée ciblée de la société, cette dernière servira à symboliser tant le côté morose qu’extravagant du  quotidien, d’une population qui vivote dans le mépris de la marginalisation et de la privation A travers le jeux triangulaire, ils v»hicule les mots clef des discours politique « fleuve » très varié. Les  comédiens  ont un rôle bien défini, qu’ils jouent  merveilleusement bien

Mourad Khan, (ex acteur de la caméra cachée), interprète le rôle,de Safy, un citoyn  désirant devenir candidat parlementaire, et pour cela, effectue le parcours du combattant pour la collecte des signatures.Il pénètre alors dans un jardin public qui au lieu d’etre une « air de repos », est devenu  un lieu d’hébergement regroupant une catégorie sociale exclue et en besoin..Safy rencontre Safia et tout en découvrant son monde, il la découvre en tant que femme. Mr le candidat aux élections, celui qui compte tout mais qui se noit dans une goutte d’eau.apprend a vivre le monde des autres, pour pouvoir les aider demain.

Louiza Nasem qui interprète le rôle de« Safia » la femme solitaire en mal de solution, mais dont l’éventail de son jeux, présente toutes les catégories de femme, la voisine, la révolté, la mère de substitution  s’engage dans une. Confrontation avec Safy, qui la rapproche, de l’intrus, qui se dit »Un collecteur de signature »,. La femme, se dit être une femme émancipé dans la pauvreté de son accoutrement, mais femme qui malgré l’absence de l’eau s’attache à démontrer, par la lessive qu’elle fait que l’hygiene est important. Cette femme   répond cependant à toutes  les questions  mais elle  est l’explosion de tous les stéréotypes sensés représentés notre quotidien.

« El Dérouich » celui que l’on peut appeler « Monsieur tout le monde de l’ exclu », celui qui se fera découvrir comme un Artiste compose  dans la méditation, des questions/réponses auxquelles il est parfois  difficile d’en comprendre le sens et d’y répondre. Il y a les petites questions, banales et quotidiennes.  Et il y a les grandes questions existentielles  que l’on déchiffre  à travers la répétition de ses mots clef ,auxquelles il faut apporter des réponses. et des questions sur de grands concepts, Ce comportement de l’artiste montre une incertitude face à son présent et surtout, face à son avenir.   L’avenir semble, à ce stade de la pièce être à l’image des lieux , et du parasol qui l’abrite, au milieu des ordures et des excrément humain dans lesquels il patauge et qui enserre la scène..La variation des rythmes des aires à travers lesquels il nous propose de traverser à notre guise les périodes ::Le bidon métallique avec lequel il propose une sourdine, se que nous avance sa radio, son matériel à hacher et le rappel symbolique du Serrage « Zayar, Zayar » , la marche militaire et la flute, la flute, la flute

Définir le décor serait très simple Un parasol, un banc, des torchons, un fil a linge des ordures.   Mais je ne m’arrêterai pas là : c’est, selon moi, une épaisseur pure qui fait hésiter entre une page vierge à remplir ou un poids trop lourd à porter et qu’on a envie de faire exploser.   L’expression d’un manque par l’artiste  est une introduction à l’agitation des sens..

La pièce se veut dans son début, interrogatrice, et  extrêmement mouvementée et revendicatrice.   Elle est marquée par des cris de pleur d’un bébé, de dorlotement, bércé par une chanson Kabyle ramenant le spectateur vers un rappel historique des régions montagneuse omise. Le  déchaînement  révolté du symbole féminin est riche d’insinuation envers l’exclusion, et la marginalisation d’une société dont tous les savoirs se présentent en une cascade d’échange de parole messagères. Pour attirer l’attention et créer l’éveil.  Plusieurs scènes sont à retenir pour lesquelles peuvent être émises différentes hypothèses.

La rencontre entre Safy et Safia sont les seul élément qui mènent vers l’espoir, une union emprunte d’amour qui regroupe la limpidité que traduit leur prénom. Qui se destine à la réalisation des rêves et en commun solutionneront les problèmes existants, avec l’obligation de prendre en charge et d’élever cette vie innocente en la personne du «  bébé » et qui leur symbolise leur futur.

La Coopérative Culturelle du Théâtre et Vidéo Aït Melak d’Alger a présenté une pièce non négligeable, d’une interprétation appréciable mais qui mérite d’etre revue dans le fond et la forme.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=2596

Posté par le Avr 9 2011. inséré dans ACTUALITE, CULTURE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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