La Voix De Sidi Bel Abbes

Après Saâdani…. Ali Benhadj: « Je demande le report de la présidentielle»

Un sentiment de crainte et une atmosphère lugubre plane sur le ciel d’Alger depuis que l’ex-président de l’APN, et actuel secrétaire général du FLN ait tenu des déclarations comminatoires, voire de graves accusations contre le tout-puissant patron du DRS : un précédent dans l’histoire de l’Algérie.

Les hommes politiques sont avares en réactions. Ils font montre de prudence et de méfiance. Certains ont tenté des analyses, mais qui réellement ne dépassent pas le seuil de commentaires. Ce qui démontre d’ailleurs la gravité de la crise et l’ampleur du fossé qui sépare deux prestigieuses institutions : la présidence et le Département de renseignements et de la sécurité. Un état de fait qui mit en relief les contradictions et les proportions alarmantes prises par la lutte sans merci pour le pouvoir. Dans cet « après-Saâdani », les réactions des islamistes étaient plutôt mitigées, voire trop réservées. L’exception vint en revanche de l’ex-numéro deux du FIS dissous, Ali Benhadj, qui ne trouve pas d’explication, comme le souligne-t-il hier à Algérie News, au refus du ministère de l’Intérieur de l’autoriser à retirer les formulaires nécessaires pour sa candidature. Interrogé sur la diatribe lancée par Saâdani, Benhadj estime qu’elle est «d’une extrême gravité», la qualifiant même de graves accusations, qui émane, de surcroît d’un chef de la majorité et ancien président de l’APN, à un moment où l’on se prépare à un rendez-vous majeur. « Un événement», précise-t-il qui « démontre le profond malaise et une rupture entre l’institution des renseignements et la présidence de la République.

Pis encore,  « elle révèle une division au sein même de l’institution militaire sur le quatrième mandat du Président sortant, et que les pro- Bouteflika veulent voir aboutir à tout prix ». Notre interlocuteur s’est étonné du silence de l’homme fort de l’ANP, le général des corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah et même du silence de la présidence elle-même ainsi que celui du Parlement.« Le Président, qui s’obstine à ne pas dévoiler publiquement ses intentions ne fait que compliquer davantage une situation déjà inextricable. Pour être honnête, cela ne peut conduire qu’à l’explosion aux conséquences incalculables». Pour Ali Benhadj, l’affaire n’est pas liée à un agenda étranger, mais elle peut le devenir.

« Ce qui a conduit à cette crise inédite c’est la fragilité du système. Une fragilité, poursuit-il, qui peut désormais pousser des forces étrangères à s’immiscer dans les affaires internes du pays. Cela ne peut conduire qu’au pourrissement.» Benhadj rappelle, cependant, qu’il avait tenu des déclarations contre feu Smaïn Lamari, mais elles étaient moins acerbes et moins dangereuses que celles tenues par Saâdani. Les répercussions de cette sortie auront un impact négatif sur sa personne et sur son parti, dira Benhadj. Il pense que le scrutin du 17 avril ne se tiendrait pas dans un climat de sérénité compte tenu des divergences. « Un scrutin présidentiel dans de telles conditions est pratiquement impossible à organiser. La présidentielle n’apportera aucune solution à la crise politique», explique-t-il, ajoutant que « la raison et la sagesse dictent que la démarche à adopter est celle de reporter l’échéance électorale». Cette démarche doit être initialement suivie par l’organisation d’une Conférence national élargie dans laquelle toutes les forces vives de la nation prendront part, y compris le FIS. C’est, à mon avis, la seule option pour trouver une solution de sortie de crise. Une solution politique fédératrice qui évitera la déliquescence de note pays» . Les circonstances régionales, la situation qui prévaut à Ghardaïa et d’autres sujets encore auront des répercussions négatives sur le déroulement du scrutin et de la campagne. « En ce moment, l’Algérie n’a pas besoin de présidentielle mais plutôt d’une feuille de route de sortie de crise», conclut-il.

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Posté par le Fév 5 2014. inséré dans ALGERIE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

13 Commentaires pour “Après Saâdani…. Ali Benhadj: « Je demande le report de la présidentielle»”

  1. madjid

    Tout ceci est du a la corse au pouvoir le clan pro boutef et les autres Cela rend vulnérable et fragilise le pays Patriotes réveillez vous! Algerie avant tout déjà Ghardaia un nouveau drame est signalé basta!

  2. fethi

    ali belhadj avec tous les morts quel culot de revenir parler

  3. OUERRAD

    wech men feuille de route avec ces gens win rah el FIS LI METTE METTE LI HJAR HJAR LI RAH VIVANT RAH IGOUL SELTI MA REDT ERNEB VOUS COMPTEZ SUR UNE JEUNESSE APOLITIQUE Il n ya de releve dans aucun domaine encore moins en politique hel yourgal 85 candidats pour les presidentielles oul wahed rah ihawess 3ala bailleh mina tarta rabi yassoutrek ne joue leur jeu comme lefont les politicards et les pseudos journaleux des chaines sit disant privees d ou on,t ils ramener l argent pour cela posons nous la question quand SELLAL dit el magharibia ne me fait pas peur il sait de quoi il parle la question reste posee ces chaines n ont rien ramener de neuf sauf que le systeme peut aujourd hui voyez la democratie tout le monde a droit a la parole

  4. OUERRAD

    lire peut aujourd hui DIRE

  5. OUERRAD

    SAIDANI ne pense pas comme nous pour les morts il incrimine le DRS SANS AUCUNE PREUVE il remet sur la table QUI TUE QUI c est GRAVE il merite la cour martiale

  6. gherbi sba

    saidani des mots de trop

  7. abbes

    VIGILANCE le pays a besoin de paix sagesse et démocratie

  8. tahtaha

    Le « drabki » est à la solde du clan présidentiel qui a pris le pays en otage . En quelque sorte , ces gens-là nous disent ça : c’est nous ou le désordre !
    Le général Nezzar avait raison quand il avait dit en 1999 que Bouteflika était un danger pour le pays . « Allah yjib el kheir »

  9. YAOUM EL HAK

    Le Pays a surtout besoin de justice et c’est la justice qui ramenera la PAIX, celui qui aime notre pays, doit savoir que c’est avec la crainte d’ALLAH que la justice et la paix règnerons en Algérie, pour nous, nos enfants et toutes les générations futurs inch-ALLAH.

  10. jesus

    l’Algérie doit puiser de ses tripes et force morale pour eviter le pire dans ce virage du 17 avril ou de certains monstres pas les moidres en connivence avec le mafiosisme international et maghrebin aux connivences qui ne s’etendent pas mais se connectent subsidiairement avec le petro-dollars de la peninsule arabique , et qui eux savent d’ou ils viennent et savent ou ils vont et …
    bon je n’ai qu’à m’en vouloir en tant qu’Algérien..

  11. Argos

    Les différents pouvoirs qui se sont succédé en Algérie ont tous fondé leur légitimité sur l’invocation de la guerre de l’indépendance et de la lutte armée contre la France au détriment du politique, il n’est pas étonnant alors que l’armée se trouve en première ligne des turbulences qui agitent le pays en ce moment. Ce qui m’interpelle ici, c’est de constater le retour en catimini de M Ali Belhadj dans un climat de sérénité qu’il invoque, la sérénité est après tout l’apanage des hommes d’Allah, sauf quand elle s’accommode du sang versé en son nom. Quand on a aussi un peu de sagesse on n’accuse pas un autre régime d’antidémocratique, surtout quand on calque sa propre politique sur la nostalgie d’un califat traditionnel sans opposition et que l’on exprime clairement que la démocratie est un concept étranger, un mot qui n’existe dans aucun dictionnaire de langue arabe, ni dans le coran, ni dans la sunna. On sait par ailleurs que la notion d’alternance du pouvoir est récente et qu’elle est de surcroit une invention occidentale détestée par les adeptes du FIS car c’est une innovation qui se passionne pour la découverte, la recherche, le progrès et…. le doute. Rien de cela dans les pays arabo-musulmans et de l’Algérie en particulier où les leaders présumés révolutionnaires laïcs ou religieux ont pris la place des sultans d’hier, liquider un adversaire autrement vu que comme un ennemi relève d’un réflexe tribal endémique dont nous avons payé un lourd tribut. Pourtant seule l’alternance, en ouvrant l’accès au changement légal peut permettre à un pays de prévoir l’histoire et d’en apprivoiser les chaos inévitables, mais quand une règle s’appuie sur une stratégie à court terme, elle suppose que l’histoire du pays est figée à jamais, que les choses restent en l’état et les gouvernants du moment en leur État qui durera mille ans, pourquoi pas ?

  12. Omar

    Je ne crois pas une once que l’Algérie puisse avoir ne aura à travers le monde de sitôt, puisque tout est pourri y compris son peuple! quelle mentalité on ne trouve nul part ailleurs une vie de m…. semblable.Et ne croyez pas que ça va changer quoi que ce soi.Mon père me disait à l’époque un laboureur s’il ne tient pas son baudet droit, les sillons seront selon le baudet une fois à gauche une fois à droite,et c’est ce qui se pas chez nous qui commande? Qui dirige? Avec un peuple corrompu ainsi que ces dirigeants,c’est pathétique de croire qu’on est une nation digne de ce nom nenni tout va de travers on est la risée du monde.Durant mon séjour à Alger j’ai pris un Taxi est on a entamés une discussion à bâton rompu et Il m’a répondu je cite on vit on mange à notre faim (El hamdou liAllah) alors je lui ai répondu tout de Go Idem (el hallouf) aussi mange et boit la morale de l’histoire le Taximan pour son égo c’est suffisant donc la vie d’ici bas n’est pas uniquement manger et aller au Toilette pour ne pas dire »chier » ça c’est les conditions des citoyen(nes) au quotidien les gens avancent comme des Zombies sans savoir de quoi il se trame l’essentiel c’est gruger son prochain magouiller, traficoter, mentir,corrompre son prochain, plus de valeurs moral plus de sincérité,plus de respect on va vers les ténèbres et ce n’est pas finit le plus grande calamité est devant nous et ne vous avisez pas à croire que demain serai meilleurs,je suis peut-être optimiste certes mais réaliste.

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