La Voix De Sidi Bel Abbes

Algérie : Dans les coulisses de la campagne electorale (présidentielle 2014)

Salles vides, candidats parfois peu crédibles, discours entendus…Puisque la campagne ne passionne presque personne, El Watan Week-end a choisi de la suivre en coulisses.

-Louisa et ses bodyguards :

Quatre policiers sont en charge de la protection de Louisa Hanoune. elwatan2014 braque les projecteurs sur ces hommes – et cette femme – de l’ombre. Tailleur strict, brushing impeccable, instructions fermes… On en oublierait presque que Soumaya n’a que 24 ans. Soumaya ? La jeune femme chargée de la protection rapprochée de Louisa Hanoune. Durant les trois semaines de campagne, c’est Soumaya qui donne le la. Elle qui inspecte les salles de meeting avant l’entrée de la candidate. Elle qui s’assure que personne n’entrave son chemin. Elle qui garde l’œil ouvert, parée à tout, pendant les discours. Elle encore qui donne le top départ après les réunions publiques, une fois les conditions de sécurité réunies. Il y a quatre ans, Soumaya, surnommée «Soussou» par ses collègues, a intégré le SPS (Service de protection et de sécurité), rattaché à la DGSN. Elle a, depuis, été affectée à la sûreté de la candidate du PT. Comme elle, dix autres policières de choc assurent la protection rapprochée des personnalités féminines de haut rang. Au quotidien, elles sont l’ombre de Dalila Boudjemaa, Khalida Toumi, Souad Bendjaballah ou Zohra Derdouri, les quatre femmes du gouvernement. Lors des visites officielles, leur est confiée la tâche de protéger les femmes des délégations étrangères. «C’est plus pratique d’avoir une femme qui assure la protection d’une femme, explique l’un des collègues de Soumaya. Dans le cas de Louisa Hanoune par exemple, Soussou peut rester avec elle dans les loges quand elle se change. Elle peut aussi la suivre dans certains endroits où la présence d’un homme semble déplacée.» Rouage essentiel du dispositif, Soumaya n’est pour autant pas seule autour de Louisa Hanoune. Trois hommes complètent l’équipe. Tous membres du SPS. Certains ont intégré ce corps de la DGSN il y a plusieurs dizaines d’années. D’autres sont de plus fraîches recrues.

Beretta

Mais tous sont dotés du même équipement : un gilet pare-balles et des armes – kalachnikov et Beretta – à portée de main. «La ceinture complète – arme, lampe, menottes – pèse jusqu’à trois kilos » explique l’un des hommes du service. Un parapluie en kevlar – une fibre synthétique très résistante – parachève l’arsenal. Toujours dans le coffre de la voiture, prête à être déployée en cas de fusillade.Au quotidien, les hommes du SPS sont soumis à une discipline de fer imposée par le rythme soutenu. «Avec Louisa, il nous arrive de rentrer chez nous à minuit, de reprendre le lendemain à 6 h», justifie un membre de l’équipe de sécurité. Pour être toujours prêts, quelles que soient les conditions, les membres du SPS bénéficient d’entraînements réguliers. Trois séances de tir hebdomadaires par exemple. Pour se familiariser avec son arme. Gagner en habileté. «Ça permet aussi de s’accoutumer au bruit, insiste un policier. Quand vous êtes sur un stand, et que huit personnes tirent en même temps, votre oreille est moins déstabilisée en cas de fusillade.» Outre les séances de tir, les hommes du Service de protection et de sécurité bénéficient aussi de formations auprès des corps d’élite français et de stages de conduites sur routes difficiles. Des Terminator en costume ? Pas que si l’on en croit l’un des bodyguards de Louisa Hanoune : «Quand on s’absente, elle demande de nos nouvelles, se préoccupe de notre santé. Elle est très protectrice avec nous.» Une inversion des rôles des plus surprenantes.

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-Touati entre quatre yeux :

Si Moussa Touati s’est lancé dans la course, c’est pour occuper le terrain. Car il connaît bien le système et Abdelaziz Bouteflika. «Savez-vous qui est Abdelaziz Bouteflika ?» Vêtu du costume de circonstance, les mains posées sur une petite table de sa chambre d’hôtel, Moussa Touati, 60 ans, donne le ton de la conversation : «Bouteflika n’a jamais été élu légitiment et ne le sera jamais. Aujourd’hui, c’est son clan qui gère la campagne présidentielle et lui n’est qu’un outil du pouvoir.» Dans ses paroles, l’image du président-candidat s’effrite : «C’est un homme de scène. Il a joué avec la mémoire des martyrs et l’histoire de l’Algérie.» La mémoire des martyrs. Le champ lexical de la Révolution algérienne est un champ lexical bien choisi chez ce fils de chahid qui a fondé en février 1989 l’Organisation nationale des enfants des chouhada (ONEC). De ce qu’a fait Moussa Touati pour préserver la mémoire des martyrs, il ne lui reste que la mémoire. L’ONEC lui a échappé des mains. Devenue une annexe associative du parti unique, l’organisation a déclaré officiellement le 12 mars dernier son soutien en faveur du quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Aujourd’hui, le candidat se félicite que son parti, qu’il qualifie sans fioritures de «force politique», «réunisse 320 000 membres» et que personne n’ait pu «arrêter son ascension». A son crédit : Touati connaît bien le système. Alors pourquoi le président du FNA engage-t-il donc efforts et argent dans une campagne jouée d’avance ? «Je pense que les absents ont toujours tort. Il faut pousser les militants à aller de l’avant. Si les moudjahidine avaient pensé à l’époque être dans l’incapacité de chasser la France, les Français auraient toujours été là !» Les positions de Moussa Touati ne convainquent pas tout le monde. «Je connais l’homme depuis plus de dix ans, c’est un ancien militaire, il a fait partie du système», affirme Larbi Chambi, militant du Front du refus, qui avait tenté le premier jour de campagne, d’interrompre le cortège du FNA dans les rues d’El Bayadh, à coups d’affichages marqués «Barakat, barakat, fin au pouvoir de la sécurité militaire !».

Bourgeoisie locale

«Les représentants du FNA et ceux des autres partis, membres des commissions de surveillance électorale, dans les communes et les wilayas, ont été rémunérés par l’Etat pour acheter leur silence et non par les partis politiques comme cela doit se faire normalement, dénonce-t-il. Le FNA n’a pourtant jamais contesté ce genre de choses. Se porter candidat dans cette mascarade électorale montre qu’il cautionne l’ordre établi.» En pleine parade électorale depuis une semaine, Moussa Touati sillonne les villes de l’intérieur. C’est aussi dans ces régions reculées que le discours socialiste et nationaliste du candidat résonne le mieux. «L’argent ne nous intéresse pas. Nous sommes pour le développement humain !» lance-t-il dix minutes avant d’entamer sa première marche à El Bayadh. Pour lui, un 4e mandat du président-candidat servira, entre autres, à consolider les privilèges de la bourgeoisie locale : «Bouteflika sera reconduit par le même groupe d’intérêts qui a placé ses richesses à l’étranger, conclut-il, interrompu par son chef de protocole qui lui rappelle ses engagements. Le Président, réélu, réformera la Constitution comme il l’a annoncé dernièrement en renforçant le pouvoir présidentiel. Nous aurons dès lors une démocratie pécuniaire.»

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-Militer dans l’indifférence :

Pour les militants, la campagne est faite de journées de distribution de tracts et de collage d’affiches. elwatan2014 a suivi ceux du PT.
A l’entrée du village, les voitures sont garées. Ce mardi matin, les militants du Parti des travailleurs arrivés de Tizi Ouzou retrouvent le responsable de la cellule locale de Tizi Rached. Embrassades, sourires, poignées de main. L’ambiance est bonne, même si le ciel noir fait craindre la pluie. Mohamed Meziani, responsable du groupe de Tizi Ouzou, sort plusieurs paquets de tracts de son coffre. Les militants se répartissent les tas. Une femme brune souriante arrive. Nadia Boudarène est députée du parti pour la région et née dans ce village. Les premiers militants se mettent au milieu de la route et tendent un feuillet rouge à chacune des voitures qui passent : «Bonjour, c’est pour le vote, pour le Parti des travailleurs.» La plupart des passants prennent le tract, incrédules. Certains reconnaissent celle qui est en photo dessus : «Ah, c’est pour Louisa !» Un vieil homme secoue la tête. Premier problème : les tracts sont en arabe. «Je ne peux pas lire», explique-t-il. Deux pères de famille sont plus virulents : «Vous ne devriez pas distribuer des tracts dans cette langue qu’on nous impose !». En bas de la rue principale, les habitants viennent faire leur marché. Une dame, militante du RCD, lance au passage des militants : «Vous allez crédibiliser cette élection !» Celles qui l’accompagnent acquiescent. Aucune d’entre elles n’a jamais voté. Elles ne comptent pas le faire cette fois-ci non plus. «Vous savez bien que ça ne sert à rien !» Quelques mètres plus loin, un homme, chemise bleue, casquette foncée sur la tête, refuse lui aussi le tract : «Depuis 1962, c’est tout le temps la fraude. On ne vote pas. Ce n’est qu’une mascarade qui se répète.» Un jeune commerçant a accepté le tract mais il ne sait pas quoi en faire. Il finit par le déchirer quand les militants s’éloignent.

Comme la Syrie

Les militants ont un argument : le programme du Parti des travailleurs. «Nous avons proposé des dizaines d’amendements au Parlement», estime l’un d’eux. «Le programme du parti est le meilleur pour les Algériens», pense un autre. Interpellée par les passants, Nadia Boudarène prend le temps de répondre : «C’est à nous de les convaincre de voter pour le parti, parce que nous représentons l’alternative démocratique. Nous avons des solutions pour tous leurs problèmes.» La défiance semble pourtant bien ancrée. Alors que l’on reproche à Louisa Hanoune d’être proche du président Abdelaziz Bouteflika, Nadia réplique : «Nous avons fait des centaines d’amendements que le président Abdelaziz Bouteflika a repris. Ce n’est pas parce que ces amendements ont été repris par lui que nous devons être contre. Le Président est revenu sur la privatisation des hydrocarbures, pour nous c’est énorme ! Nous n’allons pas nous opposer pour nous opposer.» Après le bâtiment de l’APC, la route redescend. Un homme âgé prend le bras d’un militant : «Nous sommes contre le pouvoir. Bien sûr, nous ne voulons pas que ce pays devienne comme la Syrie. Mais il ne faut pas nous demander d’aller voter.» Plus de tracts, les militants rebroussent chemin pour aller récupérer de nouveaux paquets. Sur le bitume, des feuillets rouges distribués auparavant sont désormais balayés par le vent et lentement abîmés par la pluie qui a fini par tomber.

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-Blida, the day after :

A Blida, trois meetings se sont tenus le même jour : ceux de Abdelmalek Sellal, Ali Benflis et Abdelaziz Belaïd. Le jour d’après, il n’en reste déjà aucune trace. «Ici, la seule chose qui motive les jeunes, c’est le football. Ils ne veulent même pas savoir ce que font ou ce que disent ces pseudo-politiques. A vrai dire, ils ne se sentent pas concernés par l’élection présidentielle.» Autant dire que le passage du directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika, Abdelmalek Sellal, et des deux candidats à la présidentielle, Ali Benflis et Abdelaziz Belaïd, le 24 mars dernier, na pas laissé de souvenir impérissable à Blida. Rencontrés à la gare routière, sur la rue Yousfi Abdelkader, à Ouled Yaïch ou près de l’université de Blida, les jeunes semblent désintéressés : «Maâlabaliche, Khatini(Je ne sais pas et ça ne me concerne pas, ndlr).» Smaïl, agent polyvalent d’une entreprise privée, estime que voter ne constitue pas la solution à la crise que vivent les Algériens. «Les candidats n’ont aucun niveau et sont incapables de gouverner un peuple comme le nôtre. Ils sont tous âgés et ne peuvent être à la tête d’un grand pays comme l’Algérie. Aujourd’hui, Benflis nous dit qu’il veut lutter contre la corruption alors qu’il était lui-même au pouvoir. Louisa Hanoune était dans l’opposition avant de changer de position. Ils ne sont tous à présent que le produit de ce système.» Amine, trabendiste, rencontré dans la même rue, ajoute : «Il n’y a aucun espoir à mettre en ces personnes, car en réalité, chacun travaille pour ses propres intérêts. Ils m’ont emprisonné et m’ont pris mon argent. Ils ne m’ont rien donné et je n’attends rien d’eux. C’est vrai que nous avons retrouvé la paix. Mais cela ne nous apporté qu’un peu de sécurité pour pratiquer librement le sport», regrette Amine, un célibataire de 35 ans. Pour la plupart des Blidéens, parler de l’élection présidentielle agace.

Mohamed Moustache

«Makan Walou (Il n’y a rien de nouveau, ndlr). Qu’ils viennent ici ou non, ça m’est carrément égal. Je vous assure que Louisa Hanoune est mieux que tous ces Mohamed Moustache (les hommes, ndlr)», s’emporte Ahmed Touil, 47 ans, propriétaire d’une quincaillerie et père de trois filles. Pour Ahmed, être président d’une commune ou président de la République, ce n’est que le statut qui change. «Leur discours me rappelle celui de notre actuel P/APC. Avant qu’il ne devienne président, il n’a pas arrêté de nous promettre le paradis. Aujourd’hui, il ne peut même pas nous changer l’ampoule du lampadaire éclairant la ruelle de notre quartier», se moque Ahmed, rencontré à Oueld Yaïch. Ali, un barbu de passage, lance dans un sourire : «Je ne veux rien entendre ni d’eux ni des autres. Je ne suis qu’un simple citoyen et je ne demande que la paix.». Une dame rencontrée près du stade Tchaker lui répond en écho : «Ce n’est pas nous qui devrions assister à leurs meetings. Mais ceux qui ont l’habitude de profiter de leur pouvoir et de leurs richesses.»  A Blida, les quelques affiches publicitaires des six candidats ont été déchirées. Un vieux, qui se précipitait pour l’accomplissement de la prière de dhor dans une petite mosquée de la ville, s’arrête pour commenter : «Cette année est différente des autres. Ce n’est pas la même ambiance. Je peux vous assurer que les gens ici ne montrent aucun intérêt ni pour les candidats ni même pour l’élection présidentielle. Pour nous, leur passage à Blida est un non-lieu. Car, on ne croit plus à leur bobards.»

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19 Commentaires pour “Algérie : Dans les coulisses de la campagne electorale (présidentielle 2014)”

  1. Amirouche

    Bonjour
    Slogans contre slogans, images contre images.La campagne virtuelle bat son plein en Algérie où ,pour la première fois les réseaux sociaux occupent une place de choix dans une élection présidentielle » , les opposants à un 4 eme mandat du chef de l’état élu depuis 1999 se déchaînent sur internet , caricatures, vidéos satiriques et commentaires féroces y abondent . Et chaque initiative concoctée par l’équipe de campagne du président sortant se heurte à une riposte immédiate ,ou le plus souvent, d’anonymes militants
    Le dernier épisode de cette guerre , a pour origine , un clip du président Bouteflika où une soixantaine de chanteurs et personnalités réunis dans une sorte de « we are the world », Mais devant le nombre de commentaires rageurs et en progression vertigineuse sur You tube et facebook et tandis que les artistes sont qualifiés « d’artistes de la honte » commençaient à devenir la cible d’une vive polémique sur leur rémunération ,là l’équipe de Bouteflika a tenté de retirer le clip quatre jour après sa sortie.
    Quant survint la dernière facétie  » Ou t’es Boutef outai « ,mais d’où vient-elle ?
    TRES TRES BELLE CHANSON

    « Article du Monde d’hier  »
    Cordialement

  2. Houari

    Bonjour,
    Je dirai simplement aux Algériens et Algériennes qui vivent en France ou ailleurs, qu’en Algérie, qu’ils n’ont pas vécu la décennie noire. Quand je sortais travailler le matin j’embrassais ma mère allah yerhmaha , et dans ma tête je me disais peut être je ne la reverrai plus, on vivait au jour le jour, la démocratie était une fable pour nous et puis on s’en moquait pourvu qu’on aura la paix, ce bien si précieux.
    La démocratie ne vient pas en un clic elle se construit à petit pas, et l’Algérie indépendante n’a que 52 ans d’existence, c’est bien peu dans la vie d’une nation.
    Gardons l’espoir et construisons l’Algérie de demain ensemble , notre patrie à besoin de tous ses enfants. Cordialement.

  3. Hakem Abderrahmane

    Mr Houari,vos propos sont d’une grande sagesse et nous donnent de l’espoir.Nos parents n’étaient pas aussi méchants envers leur pays et ce malgré les conditions difficiles qu’imposait la colonisation et pourtant ils n’étaient pas aussi instruits que nous qui vivons dans un pays libre et où il fait bon y vivre où devant chaque maison se trouve garée au moins une voiture où dans chaque famille on trouve un médecin ou un ingénieur ou un avocat ou…Je ne suis pas contre le débat démocratique mais qu’on nous avance des arguments valables des contre propositions que certains commentateurs nos disent comment faut il faire pour vivre mieux .Que chacun de nous fasse un peu son bilan .Qu’avons nous fait dans notre travail ou dans la société ou nous évoluons ?Qu’avons nous donné à notre pays?Est -ce que chacun de nous balaie chaque jours devant sa porte avant de commencer sa journée?Est que nous faisons attention à ce que font nos enfants ? Sont-ils controlés?Je crois que nous avons une grande part de responsabilité dans tout ce qui se passe dans notre pays!Que pensent les lecteurs de la VDSBA?

  4. Houari

    Si Hakem Abderrahmane Bonsoir

    j’en veux aux Algériens qui côtoient la bassesses de la corruption et s’enorgueillissent , j’en veux Algériens qui traînent au bout de leur langue un langage défaitiste, j’en veux aux Algériens qui prient pour une fitna au lieu de prier pour une nation grande par la science, une nation digne, une nation démocratique,une nation ou la justice caresse la sagesse, et le souhait de nos martyrs, j’en veux aux algériens qui anoblissent le malhonnête et avilissent le brave, j’en veux à cette nation à qui ses valeurs sont biaisées chaque jour que Dieu fait, par ses propres enfants. Courtoisement

  5. Mme CH

    Entièrement d’accord avec vous Mr Houari…..!!!!
    Il y a ceux qui critiquent pour construire et aller de l’avant et d’autres pour détruire et revenir en arrière, et à qui va profiter le découpage de l’Algérie en 5 ou 6 portions de fromage…??? Une chose est sûre, le seul perdant sera le peuple comme toujours, car c’est lui qui va payer la sauce, pendant que les Manchots et les Cachalots se tapent de belles vacances sur les plages des paradis fiscaux, tout en admirant le feu de loin….!!
    Tout le peuple algérien aspire aux changements, sur la base d’un consensus, mais ça ne doit pas se faire à n’importe quel prix, surtout si le prix à payer et la désintégration de l’Etat-Nation, le sang et l’honneur des Algériens.
    A ceux qui nous guettent et veulent nous donner des leçons sur la Aïe-Rassie et la liberté des zommes, par télécommandes ou par satellites interposés, qu’ils s’occupent des problèmes de leurs pays qui sont dominés par les mêmes forces qui dominent toute la planète terre sans oublier les airs et le Cosmos.
    Parmi les rares avantages de la décennie noire, cette dernière nous a révélés qui étaient nos frères et nos amis mais aussi nos ennemis et nos frères-ennemis.
    Quant aux Pingtruches de la trempe de Ferhat Mehenni et de Ali Bounouari qui ont demandé l’intervention des casques bleus, de l’oncle Sam et de l’UE pour foutre la zizanie dans notre pays, on leur dit ça suffit, trop c’est trop..les masques sont tombés….!!!
    Les Autouins sont invités à aider leurs frères pour améliorer les choses car s’il arrive un malheur, personne ne nous tendra la main pour nous sortir du gouffre ou sous les cendres, bien au contraire, certains feraient tout pour nous engouffrer encore davantage. L’heure est grave…..alors prions et soyons attentifs….car il y a trop de courants d’air et de sous-marins de poche…!

    « Mon Dieu gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis je m’en charge » (Voltaire)

    Cordialement!

  6. tewfikhayii

    Salam

    Ce n’est pas parce des Algériens , »critiquent » l’état de notre pays, qu’ils deviennent des pestiférés et des réactionnaires ( vocabulaire prisé par les FLNistes).Chacun de nous aime son pays à sa façon et nul n’a le droit de blâmer un Algérien qui est plus lucide que certains ou alors ces derniers ont des intérêts avec le pouvoir. La vérité est criarde et claire, sauf pour ceux qui se mettent la tête dans le sable comme des autruches. La corruption endémique et générale a gangréné tous les rouages de la société algérienne, et nous commençons à ressentir les méfaits, que ce soit au niveau de la santé publique ou des carences et défauts de l’outil de travail. J’ai lu dans des journaux nationaux, où des journalistes faisaient des articles concernant certaines denrées alimentaires qui généraient des cancers foudroyants au sein de la société, livrée aux rapaces de l’import – import, ayant pignon sur rue avec les dirigeants du pays .N’avez vous pas entendu parler du blé irradié importé par Feu Larbi Belkheir (Que Dieu prenne de lui la justice pour nous) d’Ukraine pour sa minoterie gigantesque, et distribué à grande échelle sur tout le territoire national ,n’avez pas entendu parler de l’importateur de rond de béton irradié, et qui a été utilisé dans le BTP sans que personne ne crie au scandale, avez-vous remarqué la fréquence des maladies mortelles et virulentes ces dernières années , due aux importations douteuses de personnes sans scrupules avec la bénédiction de nos dirigeants. Mr amirouche a parlé dans un autre forum de la viande avariée distribuée aux citoyens algériens en 2012 et 2013 du Brésil et d’inde, et personne ne dit rien ,et il se trouve des personnes qui blâment des citoyens qui veulent changer ce MOUNKARE par la plume, car c’est la limite de leur pouvoir, et c’est la plus faible des croyances. Notre pays va à la dérive, et nous nous plaisons à nous regarder le nombril d’auto-suffisance et soutenons les charognards de notre patrie. Chaque Algérien a le droit et le devoir de dire la vérité , sans mauvaise foi et essayer dans la limite de ses capacités d’y remédier .La classe politique a été vidée de sa substance vitale par les dictateurs successifs , qui ont hypothéqué l’avenir de l’Algérie , les obligeant à aller voir ailleurs des contrées plus hospitalières et démocratiques, car pour notre pays, il faudra repasser dans quelques décennies, si les actuels dirigeants daignent leur laisser quelque chose. Bouteflika est fini , et cela grâce aux limites de la vie humaine , mais la nuisibilité demeure dans la mauvaise graine qu’il va laisser pour la postérité, et cela c’est au peuple d’y remédier en tentant de donner un grand coup de pied dans la fourmilière pour chasser ces cancrelats des rouages de l’état. Laissons la chance aux autres d’essayer de faire quelque chose, car celui qui viendra après Boutef inchallah ne pourra pas pire que ce que nous avons encore pour quelques jours. Celui qui prendra les rênes du pays inchallah (surtout pas Boutef) , aura une chance inouïe de démontrer que le génie algérien n’est pas mort, et que l’Algérie est capable d’enfanter des nationalistes qui l’aiment et la défendront avec leur sang pas comme certains parvenus aux origines douteuses. Le 17 Avril prochain, nous saurons si nous sommes bénis ou maudits.
    ALLAH IJIBE EL KHEIR.
    Salam.

    • Mme CH

      Salam Si TewfiKkayii…!!! Si vous avez bien lu mon commentaire, j’ai parlé de deux catégories de personnes, celles qui critiquent pour construire et celle qui critiquent pour détruire, donc au fond, on est pas contre la critique, mais contre ceux qui prônent la violence et la Fitna pour arriver à leurs fins….!!! C’est facile de dire qu’il faut donner un coup de pieds dans la fourmilière, sachant et ne sachant pas, ce qu’elle cache comme surprises….!!!
      Alors, venez ici et donnez un coup de tête ou un coup de pieds où vous voulez, mais ne le faites par télécommande ou satellites interposés…!! Vous l’avez dit, ceux qui sont loin aiment aussi l’Algérie à leur façon, alors qu’ils participent à son développement et à l’amélioration des conditions tout en étant responsables.
      N’empêche qu’il y a une différence de taille entre les autruches et les pingtruches, en cas de malheur, le feu va brûler les autruches, quant aux pingtruches, ils vont peut être prier pour elles tout en continuant à vivre paisiblement loin de la chaleur, la vue du sang, les décapités et les constructions en ruine. On a vu combien de pingtruches venaient au Bled lors de la décennie noire, alors, on sait qui va mettra sa tête dans le sable en cas d’un cyclone….!!!!
      SVP, tout ce que vous avez dit nous le connaissons par coeur et croyez- moi nous n’avons pas besoin de sociologues à la carte pour faire le diagnostic, ils feront mieux de s’occuper de ce qui se passe chez eux, car ils ont vraiment du pain sur la planche. Aussi ce sociologue aurait bien fait de parler de l’Algérie depuis 1830 pour comprendre ce qui s’est passé et se passe depuis 1962 jusqu’à nos jours….!!!!
      Je le répète, nous sommes tous pour le changement sur la base d’un consensus, mais pas à n’importe quel prix, ni en donnant des coups de pieds ou de mains à ceux qui veulent notre chaos technique. ‘El Fitnatou Achaddou Mina El 9atle’. Alors vivez en paix là où vous êtes et laissez-nous vivre comme on l’entend ‘Hata Yferredj Allah’. Le jour où vous reviendrez au pays on en reparlera…..!!!
      Nous défendrons l’Algérie avec notre sang contre ses vrais ennemis Ya Si Tewfik…mais pas en nous nous entre-tuons…..comme en Syrie, en Libye, en Egypte, En Irak, au Soudan, au Liban…etc…etc…..!!! Mazel Ma Fo9tch….????

      Allah Yjib El Khir

  7. tewfikhayii

    Salam,
    Voilà un peu de lecture pour essayer de clarifier un peu ce noeud cordien concernant la politique algérienne depuis 1962 à nos jours.

    L’armée et les présidents en Algérie

    Pour comprendre la crise politique, sociale et économique dans laquelle se débat l’Algérie depuis des décennies, il convient d’analyser les rapports entre l’armée et les Présidents successifs depuis l’indépendance, à la lumière
    du concept de souveraineté qui structure et définit la nature d’un régime politique. En démocratie, elle appartient au peuple qui la transmet à des représentants qu’il choisit lors d’élections libres. Dans les régimes autoritaires, elle est confisquée par la force des armes sous le discours de la légitimité religieuse, traditionnelle ou historique. Il faut aussi revenir à l’histoire qui a fait que, avant la fin de la guerre de Libération nationale, le leadership s’était scindé en un pouvoir militaire incarné par l’état-major de l’ALN et un pouvoir civil représenté par le GPRA. A l’indépendance, le pouvoir militaire s’était imposé en destituant le GPRA, imposant Ahmed Ben Bella comme président exerçant un pouvoir formel. La forte personnalité de ce dernier et sa place dans le mouvement national étaient telles qu’il ne pouvait s’accommoder de la tutelle de l’armée et une crise éclata entre lui et le ministre de la Défense, le colonel Houari Boumediène, qui le déposa le 19 juin 1965, invoquant la légitimité historique de l’ALN. Se déclarant héritière de l’ALN, qui avait arraché la souveraineté nationale à travers le combat anticolonial, l’ANP n’a pas restitué cette souveraineté au peuple sous le motif qu’elle avait une mission historique à réaliser : moderniser la société et développer l’économie. Le colonel Boumediène avait cependant fusionné dans sa personne les pouvoirs réel et formel en sa qualité de chef incontesté de l’armée et de chef du gouvernement. Sous son règne, le régime avait un projet et était plus cohérent du point de vue institutionnel, avec à la base, le Conseil de la Révolution qui s’était proclamé dépositaire de la souveraineté nationale au nom de la légitimité historique, et source du pouvoir que Boumediène incarnait avec une autorité que personne, dans le régime, ne lui contestait.

    KARARNA BISM ECHAÂB

    Il était en effet le leader en sa qualité de chef de l’armée, de président du Conseil de la Révolution et de chef du gouvernement, déléguant aussi son pouvoir au responsable de l’appareil du parti. Après consultations et réfle- xions , il décidait seul de la politique à suivre. Dans les meetings populaires, pour annoncer une décision, il levait le doigt au ciel, proclamant : kararna bism echaâb. Évidemment, il tenait compte des rapports de force dans l’armée et parmi les anciens maquisards, mais il avait la prérogative de la décision finale. Il tranchait en leader qui n’avait que des subordonnés. Le Chef de la Sécurité militaire, Kasdi Merbah , lui était fidèle et le craignait ainsi que les autres colonels dont le sort dépendait de lui. Il ne s’était pas entouré de fortes personnalités politiques ou de collaborateurs cultivés, ne supportant pas la concurrence, appliquant une phrase de Clémenceau qui disait : «Si un chef veut briller, il faut qu’il s’entoure d’imbéciles.»
    Boumediène était inculte, mais c’était un génie politique. S’il avait été cultivé, l’Algérie serait aujourd’hui la Corée du Sud de l’Afrique. Le problème est qu’à sa mort, il avait créé le vide au sommet de l’état : Ferhat Abbas en résidence surveillée, le commandant Moussa réduit au silence après des années de prison, et Aït Ahmed en exil. Sous son règne, l’armée avait un chef politique, ce qu’elle n’a pas eu depuis sa disparition. A la mort de Boumediène, les colonels ont choisi Chadli Bendjedid pour lui succéder en raison de sa timidité et son manque d’ambition. Succombant à la culture des janissaires, les colonels ont choisi la collégialité militaire pour peser sur le destin du pays. Kasdi Merbah avait mis tout son poids dans le choix de Chadli, espérant qu’il démissionnerait quelques mois plus tard pour se poser comme le successeur. Patriote et honnête, Chadli Bendjedid était en effet limité intellectuellement et n’avait pas le charisme de son prédécesseur.

    L’ACCORD

    C’était le général Larbi Belkheir qui dirigeait les services de la présidence au nom de l’armée. Quand il avait reconnu les résultats du premier tour des élections législatives remportées par le FIS en décembre 1991, Chadli a été contraint de quitter la présidence sous la menace des généraux, y compris Larbi Belkheir. Il a été remplacé par M. Boudiaf qui n’a pas duré plus de cinq mois dans la fonction de chef d’état. Il voulait se débarrasser de ceux qui l’avaient fait roi, mais il s’était pris comme un novice, et a été assassiné pour avoir refusé la tutelle de l’armée. Après un intermède d’un an de Ali Kafi , le général Liamine Zeroual a été désigné comme chef d’état en 1994, élu en 1996, mais a dû démissionner fin 1998, parce que les généraux avaient refusé qu’il négocie une sortie de crise avec les chefs du FIS.
    Connaissant la détermination de ses collègues, Zeroual a préféré se retirer dans sa ville natale, dans les Aurès. Bouteflika lui a succédé, battant le record de longévité à ce poste, parce qu’il a accepté d’être un président pour la forme, endossant l’accord entre le DRS et l’AIS signé sous la supervision du général Smaïn, cet accord que Zeroual avait refusé. L’histoire retiendra que Bouteflika a été le président le plus faible face à l’armée. Pour exprimer son opposition aux généraux, il lui arrive de bouder pendant des semaines et de faire la grève de la signature des décrets qui lui sont imposés. De 1999 à ce jour, Bouteflika n’a pas pris une seule décision dont les historiens se rappelleront, et n’a jamais confronté les généraux, dont certains ont été impliqués dans de graves affaires qui portent atteinte aux intérêts du pays. La propagande du régime a lancé des rumeurs selon lesquelles Bouteflika est un tyran et même les généraux auraient peur de lui, en rappelant qu’il avait mis fin aux fonctions du général Mohamed Lamari, ancien chef d’état major.

    ABCÈS DE FIXATION

    La réalité est que ce dernier avait été écarté par ses pairs qui lui reprochaient de faire des déclarations dans les journaux qui indiquaient clairement que l’armée exerce le pouvoir souverain. Or, les généraux veulent donner l’image d’une armée légaliste sous les ordres du président de la République dans le cadre des dispositions de la Constitution. Ceci est bien sûr un mythe, et pour l’armée, Bouteflika est le président idéal qui ne remet pas en cause la règle non écrite du système politique algérien : l’armée est la seule source du pouvoir. Le président ne réagit pas aux articles diffamatoires publiés par des journaux privés qui subissent pourtant le chantage de la publicité exercé par le DRS. La presse joue le rôle qui lui est prescrit, répétant que si rien ne fonctionne dans le pays, c’est la faute à l’autoritarisme de Bouteflika et de son clan qui aurait mis la main sur les richesses du pays. Heureusement, soulignent d’autres éditorialistes, qu’il y a l’armée qui protège l’unité nationale et qui assure l’existence de l’état. Si le pays va mal, dit-on, c’est parce que le pouvoir de Bouteflika serait exorbitant et arbitraire au vu de ce que détournent sa famille et ses amis. Tout ceci n’est que de la propagande du DRS qui veut faire croire que le détournement de l’argent public est un signe de pouvoir souverain. Il faut alors expliquer comment ce tyran, qui aurait mis à genoux des généraux, accepte que des journalistes écrivent à son sujet des articles à la limite de la diffamation ? Il y a seulement deux explications : ou bien Bouteflika est un démocrate qui respecte la liberté de la presse, ou bien il n’a pas le pouvoir de neutraliser la presse privée qui lui est hostile. Tout indique que c’est la seconde explication qui est à retenir, et l’armée a besoin d’un président qui joue le rôle d’abcès de fixation des mécontentements suite à la gestion anarchique de l’état.

    CONTRADICTION

    L’élection du 17 avril montre de façon évidente que le système n’a pas besoin d’un président, puisque l’armée a demandé à Bouteflika de se représenter, alors qu’il n’a pas les capacités physiques et mentales pour la fonction. L’armée a besoin juste d’un nom pour la fonction, avec des Premiers ministres et des ministres désignés par le DRS. Le point faible du régime algérien, et sa contradiction majeure, est que de hauts fonctionnaires de l’Etat (un général est un haut fonctionnaire) sont au dessus du président de la République, dans un schéma où il est interdit aux Algériens d’élire leurs représentants et de faire de la politique. Pour le général algérien, la politique se limite à insulter le président, le FMI, la France et le Maroc. Ce système permet de brouiller les cartes et de cacher les vrais responsables de l’échec de l’Algérie depuis l’indépendance. Étant des hauts fonctionnaires anonymes se cachant derrière l’uniforme, les généraux ne reconnaissent pas leurs responsabilités dans le bilan désastreux de leur régime. En détenant le pouvoir souverain qui appartient à l’électorat, ils refusent que les Algériens s’impliquent dans la politique en choisissant leurs dirigeants. Ce faisant, ils bloquent la construction de l’état de droit que voulait réaliser le mouvement national au profit des générations nées après l’indépendance . La solution ? Une prise de conscience des officiers supérieurs pour que la hiérarchie militaire cesse de se comporter pas comme un Comité central d’un parti politique détenant la souveraineté populaire en lieu et place de l’électorat.

    Professeur de sociologie à l’Institut d’études
    politiques de Lyon et à Georgetown University
    Fin de citation. Merci de votre patience.
    Salam.

  8. Hakem Abderrahmane

    La solution que propose ce sociologue ne peut satisfaire entièrement nos lecteurs en ce sens qu’il demande ,à l’instar d’autres politiciens , encore une fois à l’armée son » intervention » c’est à dire qu’elle cesse de se comporter tel un comité central d’un parti politique…N’y – a-t -il pas là contradiction?Finalement tout le monde continue à faire appel à l’armée chacun à sa façon et selon son intéret.J’explique cet état d’esprit par le fait que notre armée est la seule institution ou force organisée et crédible qui peut et continue de gérer le pays jusqu’à ce qu’une société civile réelle bien organisée voit le jour et il faut aller à mon avis vers cette direction pour sortir de cette période qui risque de durer encore en attendant il faut continuer à lire la voix de sidi bel abbès!

  9. Hakem Abderrahmane

    J’ai relevé une autre contradiction ou une autre contre vérité dans cet article proposé par Mr Tewfik et qui renferme d’autres mais celle-ci a retenu principalement mon attention puisqu’il s’agit d’un de nos présidents Houari Boumédiène allah yerhmeh Traité par ce sociologue d’inculte alors que c’était un universitaire .La contradiction c’est comment on peut etre un génie politique et un stratège et etre inculte en meme temps!L’auteur de cet article traite aussi tous les collaborateurs de Feu Houari Boumédiène de non cultivés.J’ose rappeler à titre d’exemple qu’un Seddik Benyahia n’est pas n’importe qui ;C’était un excellant juriste !Le négociateur des accords d’Evian!Du n’importe quoi!

  10. KADA

    @Amine et @Hakem, connaissez vous l’histoire, la vraie histoire, pourquoi avoir garder un faux Nom et et faux Prénom après l’indépendance, Heureusement que la RAHMA descendra sur le vrai Houari Boumédienne et nom sur le faux…

  11. tewfikhayii

    @ Amine.
    Je voudrai savoir si ton message s’adresse pour moi ?

  12. tewfikhayiien politique

    Salam,
    @ Monsieur HAKEM
    Dans cet article, le plus important est que le rédacteur voulait faire toucher du doigt, le fait que depuis 1962, c’était, c’est et ce sera l’armée qui fait et féfait les gouvernements,sinon expliquez moi, pourquoi, nous n’avons jamais eu de ministres de la défense autre que le président lui même. Ce sociologue voulait dire dans son article (à mon avis bien sur),que Boumédienne était inculte,non pas en enseignement général,vu que le défunt a fait les universités Zitoune de Tunisie et El Azhar du Caire,mais en politique,car, son apprentissage politique, il l,a fait auprès de Boussouf et le MALG, mais il a appris la dictature et l,élimination physique de tout opposant, ou personne n’ayant pas la même vision des choses comme les regrettés Medeghri, Chabou, Othmane et beaucoup d’autres. L’auteur de l’article, n’a pas insinué que les collaborateurs étaient incultes aussi, mais il avait cité une phrase de Clémenceau,et cela donne la preuve que Boumédienne ne tolérait aucune contestation au sein de son conseil
    ce qui n,enlève en rien, le nationalisme et l’honnêteté du personnage,que je respecte aussi, car il aimait l’Algérie au dessus de tout,et c’est un personnage qui n’a rien pris, la preuve, sa veuve n,a même un logement qui sied à son standing d’ancienne première dame et cela grâce à la grandeur d’âme et à la fidélité dn mentor,car la compagne de Boumédienne a refusé le diktat de ce mégalomane. La synthèse de tout ça est dans notre pays, la démocratie et le peuple n,ont jamais eu droit de cité dans ce pays,et c’est toujours l,armée qui imposait au peuple ses choix et désirs.
    Salam.

  13. tewfikhayii

    Salam,
    @ Mme CH
    Vous seriez d’accord avec moi,si je vous disez que si on ne se bouge pas le postérieur,les choses resteront en cet état.Les dirigeants de notre pays, ne croient pas à la sagesse. Ces tristes personnes ont vécu,vivent et vivront dans la violence,et ils ne s’en iront que sous la pression populaire. Ces mêmes dirigeant ont semé le vent, ils récolteront la tempête. Pour votre gouverne, Madame, j’ai passé la décennie noire en Algérie, et je ne suis parti sous d’autres cieux qu’en 2000, quand j’ai su que l’avenir était tronqué en Algérie,non pas pour moi,car mon avenir était derrière moi,mais pour mes enfants,car dans un pays de passe droit et de clientélisme,leur chance de se faire une place su soleil était quasi nulle,alors j’ai décidé d’aller tenter ma chance ailleurs.Maintenant, si pour vous, seuls les citoyens vivant en Algérie,ont le droit de parler de leur pays,je me porte à faux pour cela, car personne n,a le droit de nous enlever ça,et de grâce cessez de nous bassiner avec le spectre de la violence,car cette période noire est révolue et nous nous essayons de parler de ce qui se passe de nos ,jours, à savoir l’état de délabrement avancé de notre pays dans tous les domaines.La clochardisation,et la paupérisation de la société,le chômage qui avoisine les 40 %, la corruption qui touche quasiment tous les rouages de la société,la situation catastrophique de l’enseignement scolaire et universitaire, et par extension, la médiocrité dans les services donnés,que ce soit en santé ou dans les autres pans entiers de la société. Le peuple doit réagir,s’il veut le changement,et ce dernier ne se fera pas par télépathie,mais bien par des actions
    populaires et par la présence physique,car ces énergumènes, ne comprennent que le rapport de force,vu qu’ils ont toujours vécu de même.L’Algérie appartient à tous les Algériens, sans exclusivité,même cela ne plait pas à certains,et par extension,pour ceux qui défendent bec et ongles les caciques du pouvoir.Je souhaite de tout coeur tout le bien à notre pays et notre peuple,et que cette racaille soit éradiquée de notre pays,et envoyée à la poubelle de l,histoire.
    ALLAH IJIBE EL KHEIR.
    Salam.

    • Mme CH

      Salam Mr Tewfikhayii…!!! Je suis d’accord à 80% avec ce que vous venez de dire…. Reste maintenant, à détailler les 20% restant…!!!

      1-/ Même si on suppose que nos dirigeants ne croient pas à la sagesse, le peuple doit être sage, car en cas de malheur c’est lui qui va payer la facture sur toute la ligne….!!!! Une seule allumette et le feu se propage…. Et une terre brûlée et désintégré ne servira plus à grand chose sauf pour les vautours qui tournent autour….vous avez beaucoup d’exemple de la Somalie jusqu’à l’Ukraine….!!!
      Même s’ils ont semé le vent avec la bénédiction des Pingouins, des Baleines Bleues et des Ours polaires, c’est le peuple qui va subir les effets de la tempête…car eux ils seraient déjà loin..d’autant plus qu’ils ont presque tous la double nationalité…..!!!!
      2-/ Vous êtes allé tenter votre chance ailleurs, je respecte votre choix, mais les Autruches et leurs Autruchons ont choisi de rester en Algérie pour le meilleur et pour le pire (c’est comme les liens sacrés du mariage)…!!!
      3-/ Je n’ai pas dit que les les gens qui habitent loin de leur pays n’ont pas le droit de parler ou de critiquer la situation qui prévaut dans leur pays d’origine, mais il faut le faire d’une manière responsable…, car la force appelle la force…!! Vous avez vu ce qui s’est passé à Ghardaïa et les manchots qui ont appelés les casques bleus à intervenir….!!! Khayii, les choses ne sont pas aussi simples que vous croyiez …!!! La poubelle de l’histoire recevra tous ceux qui méritent d’y être et pas uniquement les nôtres..!

      Effectivement, l’Algérie appartient à tous les Algériens, mais la priorité va à ceux qui sont restés malgré toutes les difficultés, c’est à eux de décider ce qui est bon et ce qui n’est pas bon à faire, car ils seront les premiers touchés en cas où….!!!!!

      « La priorité va à la prudence. Tu ne sais jamais ce qui va arriver! »

      Salam!!

  14. Hakem Abderrahmane

    Suite à certains commentaires tendancieux et pour mettre à nu certaines contradictions que traverse notre pays l’Algérie je voudrais soumettre au débat l’idée toute simple aux lecteurs:Vous etes l’homme de la situation en été 1962 vous venez juste de recouvrer la liberté,le pays est dans une situation difficile,des luttes claniques un certain chef de région militaire en rébellion une économie intégrée à celle de la métropole,avec cinq médecins 3 ou 4 ingénieurs quelques instituteurs et que dire encore l’abandon total de l’ex colonisateur de notre pays.Qu’auriez vous du faire en ce moment là ?Quel model de développement auriez vous du choisir Libéral ou socialiste ou quoi encore?Merci pour votre participation d’avance!

  15. tewfikhayii

    Salam,
    @ Mr HAKEM Abderrahmane, bonjour Monsieur.
    Je vous suis dans le débat que vous proposez concernant notre chère Algérie.
    On commencera par le début, c’est-à-dire au déclenchement de la lutte armée le 1 er Novembre 1954.Les luttes intestines ont toujours émaillé la guerre de libération et surtout celle qui a opposé les partisans de Messali El Hadj et les jeunes loups du FLN. Les coups bas étaient légion et cela est passé à un niveau supérieur, à savoir les éliminations physiques. La guerre des clans , a toujours existé dans les microcosmes révolutionnaires algériens. Le problème de l’Algérie est devenu sérieux , juste après le congrès de la Soummam , quand les initiateurs du 20 Aout 1956 ont délibéramment exclus les responsables des frontières Est et Ouest , pour la simple raison que le politique devait avoir la suprématie sur le militaire et que l’intérieur était prioritaire que l’extérieur. Ce geste de crime de lèse majesté envers les 3 B (Boussouf,Bentobal et Belkacem) et l’état major des frontières (houari Boumédienne), a sonné le glas pour les architectes du congrès de la Soummam, qui a été en quelque sorte le redémarrage de la révolution nationale sur de nouvelles bases, et avec de nouvelles assises et une nouvelle plate-forme, où l’armée des frontière serait aux ordres du politique matérialisé par Feux Abbane Ramdane, Larbi Ben Mhidi, Colonel Amirouche et Colonel Si El Haouès. Cette prise de position, sera fatale aux quatre dirigeants historiques et chacun de nous, sait plus ou moins comment ils ont fini : Abbane étranglé par ‘’ses faux frères’’,du côté de Tétouan, Larbi Ben Mhidi, a été pris bizarrement à Alger, suite à une dénonciation plus que douteuse, et le futur nous le dira inchallah, et les deux héros militaires ont été tué les armes à la main, grâce à un autre ‘’faux frère’’ qui les a donné aux forces coloniales. Toutes ces personnes ont payé de leur vie, leur tentative de remettre la révolution sur des bases démocratiques et populaires. Les règlements de comptes et les assassinats ont tué beaucoup d’Algériens, car ces derniers ont tenté de donner leur point de vue, chose inadmissible aux yeux des détenteurs du pouvoir.
    Voyant le danger venir, les détenteurs du pouvoir réel, et après s’être débarrassé des gêneurs, cités plus haut, ont fait un coup d’état en bonne et due forme, dans le congrès de dupes, qui s’est déroulé à Tripoli en Lybie. Les jeux étaient faits à partir de ce moment et l’armée des frontières a pris les choses en main. Les livres écrits sur cette période sombre de notre révolution, (Med HARBI, Med LEBJAOUI, Hervé BOURGES, Benjamin STORA, et beaucoup d’autres) démontrent la main mise des militaires sur le civil et le pays, et nous n’étions pas encore libres. À la veille de la déclaration de l’indépendance, et malgré les accords d’Évian qui demandaient aux armées des frontières de ne pas pénétrer dans le territoire national, l’état major avait donné l’ordre aux bataillons stationnés en Tunisie et au Maroc, de se diriger vers la capitale, pour supplanter les dirigeant politiques et les mettre devant le fait accompli ; et c’est ce qui s’est passé. Le coup d’état planifié avait été mis en place et Abderrazak Bouhara, qui était commandant à ce moment l’avait dit à la télé, il y a quelques années.
    En ce qui concerne l’abandon total du pays par le colonisateur, tout cela a été planifié par le FLN. Je m’explique : dans les accords d’Évian, il était prévu que les pieds noirs vivant en Algérie avaient le choix de rester dans le pays et de jouir de leurs biens, ainsi que l’administration et les services essentiels, et cela permettait aux 400 000 Français d’Algérie (qui n’avaient rien à se reprocher) de vivre parmi nous et maintenir le pays debout après le départ massif des autres.
    Le FLN, machiavélique comme il l’a toujours été , a trouvé l’astuce pour les faire déguerpir en adressant à tous les pieds noirs désirant rester et aimant vraiment l’Algérie (et chacun de nous en connait au moins un ou une famille ) ,des lettres de menace, où on pouvait lire : ‘’ LA VALISE OU LE CERCUEUIL’’. Le message était clair. Qu’auriez vous fait à leur place ? Les plus prudents ont préféré partir dans la hâte pour permettre aux FLNistes, les forces locales et les ‘’Martiens’’
    (les maquisards de la dernière heure c’est-à-dire après le 19 Mars 1962) de faire main basse sur ce qu’ils ont laissé, ajouté à cela, le massacre d’Oran et le meurtre gratuit du Cheikh Raymond , gendre d’Enrico Macias à Constantine pour instaurer la terreur parmi les pieds noirs sans penser au futur du pays. Voilà pourquoi les Français d’Algérie ont fui le pays et laisser tout en l’état, et les témoins sont encore vivants.
    Le choix du mode politique, était secondaire à ce moment là, car pour nous l’important était d’être libre, mais les dirigeants qui avaient pris les rênes du pays étaient socialistes, donc automatiquement ils ont suivi cette voie, bien que l’Algérien par essence, n’a jamais été socialiste, et ne le sera jamais, la preuve est là. Mais le choix du socialisme est voulu car le totalitarisme est plus facile avec le socialisme qu’avec le libéralisme, car ce dernier, ne permet pas , les dépassements du socialisme au nom du peuple, et l’exemple de l’URSS est criard de vérité. Cela a facilité l’instauration du monopole d’état et de la mise en place d’un système qui ne tolère aucune revendication.
    L’Algérien a toujours été un bon citoyen à l’aube de notre indépendance et il avait acquis un savoir faire et une rigueur dans le travail qui faisait de lui un bon collaborateur et un bon travailleur dans tous les domaines. Cette excellence a fondu comme neige au soleil au fil des années et surtout ces dernières décennies avec l’arrivée de prédateurs impitoyables et une nouvelle race de rapaces, qui ne jurent que par le passe droit, la corruption à grande échelle ,le clientélisme et le clanisme, chose qui n’existait pas chez il y a quelques années.
    Voilà grosso mode, Si Abderrahmane, d’une façon succinte ,comment j’analyse l’état de notre pays et la composante politique excrécable que nous avons. Le peuple n’a jamais eu la chance de se prendre en charge et je peux t’assurer khayii que si ces gugus avaient laisser le peuple se débrouiller, nous serions devenus un pays émergeants depuis belle lurette.
    ALLAH IJIBE EL KHEIR
    Salam.

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