La Voix De Sidi Bel Abbes

« Aïn Témouchent : colloque international sur Syphax en septembre »

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 .Syphax fut un roi de la Numidie occidentale (province romaine sur la côte nord-africaine), dont la capitale était Siga (actuelle Aïn Témouchent), de 213 à 202 avant J.-C. Pendant la deuxième guerre punique, il s’allie d’abord aux Romains, s’opposant ainsi à Gaïa, roi de la Numidie orientale (à l’extrême nord-est de la côte nord-africaine, dont la capitale était Cirta), et à son fils Massinissa, alliés aux Carthaginois. A la mort de Gaïa, il annexe le territoire de celui-ci et son mariage avec Sophonisbe, la fille d’Hasdrubal le général carthaginois, provoque un retournement total des alliances, Massinissa passant dans le camp de Rome. Syphax est vaincu et capturé en 203 av. J-C par le commandant Gaius Laelius grâce à l’aide de Massinissa, près de Cirta (actuelle Constantine). Le général romain Scipion l’Africain l’envoie à Rome en tant que prisonnier où il meurt en 202  av. J-C. C’est alors son fils Vermina qui lui succède.

La belle Sophonisbe,reine numide née à Carthage en 235 av JC , conjointe de Syphax puis captive de Massinissa .Elle se donne la mort au poison en 203 av JC .

 

Le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) accorde une grande importance à la promotion de la connaissance historique et la dimension nationale. C’est dans cette optique que des rencontres ont été organisées : la première sur Massinissa à El Khroub (Constantine) en 2014, la deuxième sur Jugurtha en 2016.

Tombeau de Syphax à Siga (Oulhaça el Ghraba/Ain Témouchent)

A  la rentrée sociale, un colloque international consacré à Syphax aurait°1 été programmé par le HCA à Aïn Témouchent. Du 22 au 24 septembre prochain, des académiciens et universitaires algériens et étrangers débattront du royaume de Syphax et sa portée historique et civilisationnelle dans la région. Lors des 27 conférences et 16 tables rondes prévues lors de cette rencontre, l’histoire de la Numidie sera mise en lumière.

Source écrite:   https://www.algeriepatriotique.com/2018/08/09/syphax/

——————————————————————————————–°1-NDLR/VDSBA : L’appel à participation au Colloque international sur Syphax (Ain Témouchent, les 22 et 23 Septembre 2018) s’avérerait caduque puisque le site Web organisateur n’est plus sur le Net ! vérifiez le lien suivant :

hca-dz.org/appel-a-participation-au-colloque-international-sur-syphax-ain-timouchent

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=73704

Posté par le Août 27 2018. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE, CULTURE, HISTOIRE, ORANIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

1 Commentaire pour “« Aïn Témouchent : colloque international sur Syphax en septembre »”

  1. B. Zouaoui

    Le 2 août dernier, avec un ami féru d’histoire – cet ami a déjà quelques bouquins à son actif- nous nous rendîmes dans la région de Rachgoun (Béni-Saf) pour visiter les ruines de SIGA, cette antique cité du roi numide SYPHAX qui aurait régné aux environs de 250 et 200 avant JC.

    Pour arriver sur les lieux, ce fut la croix et la bannière puisque aucune plaque n’indique la direction à prendre et si nous arrivâmes à bon port, c’est grâce à la gentillesse des gens qui habitent les alentours.

    Arrivés sur le site, point de ruines visibles. Uniquement des ronces à hauteur d’homme. Heureusement qu’un jeune portant un gilet avec des initiales de quelque chose qui appartiendrait à l’Etat, nous rejoint. Il nous fit savoir qu’il était le gardien des lieux et eu l’extrême amabilité de nous emmener, au loin, pour nous faire découvrir quelques ruines qui émergeaient du sol. Mais, en dépit de sa gentillesse, notre guide improvisé fut dans l’incapacité de nous dire à quoi correspondaient ces ruines.

    D’autres ruines apparaissaient là-bas en face, sur une colline qui surplombe l’embouchure de la Tafna et que nous ne pûmes rejoindre.

    Voilà donc la visite et voilà SIGA. J’ai été extrêmement déçu car j’avais l’impression de marcher sur une immense ville totalement enfouie sous terre. Des grosses pierres taillées qui ont manifestement servi à la construction de la ville et qui, par endroits, jonchent le sol, confortent cette désagréable impression.

    Le seul point positif est l’aménagement d’une route en tuf d’une longueur de moins d’un kilomètre et qui relie la grande route goudronnée au site.

    Quant aux initiales sur le gilet de notre ami-guide improvisé, elles seraient celles d’un office national dépendant du Ministère de la Culture et dont les attributions sont celles de s’occuper de la gestion et de l’exploitation des biens protégés.

    Gestion et exploitation dites-vous ? Même pas une plaque, encore moins un prospectus qui évoquerait le passé de Syphax et de Siga. Quant aux fouilles, n’en parlons pas. L’Office en cause a encore beaucoup de pain sur la planche.

    Enfin, une bonne nouvelle. Ce séminaire permettra à coup sûr de faire ressurgir des pans entiers de notre histoire. Mais c’est le HCA qui espère organiser ce séminaire si son appel serait entendu. Les services nationaux ou locaux chargés Culture ou l’office dont il est question semblent être en position d’hors jeu. Mais pourquoi ?

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