La Voix De Sidi Bel Abbes

« Aime moi sans attendre… », par Bencherif Mostefa

Aime moi sans attendre , par Bencherif Mostefa   

Bencherif Mostefa est avec Melina Lina Nada Nouha et 47 autres personnes.

4 h · 

Aime moi sans attendre 
qu’il y ait battements de cœur
qu’il y ait regards 
frôlements de mains 
qu’il y ait tendresse 
que tes narines et mon parfum se rencontrent 
que ta chevelure s’en aille au vent 
que tes pas viennent brouiller mes pas 
que ton chemin passe par mes mots 
Aime moi sans attendre 
que ta peau prennent des plis de parchemins 
que tes lèvres promptes aux baisers 
errent sur mon corps vieilli 
comme le doigt que poursuit une lecture 
Aime moi sans attendre 
les pattes d’oies qui viennent 
hiéroglyphes du temps 
strier un message au miroir 
aux cernes qui vous disent 
combien a été long
le mensonge des ombres 
dans le corridor de la nuit 
Aime moi sans attendre 
que cette frustration vienne 
se cacher en boule
sous l’oreiller 
et au réveil la découvrir 
pâteuse , amère, absurde …
et que ton corps d’insomniaque 
vienne y glisser 
ses pieds comme dans des babouches …
Aime moi sans attendre 
comme une révolte 
contre l’infinie monotonie 
du bruissement de nos rêves 
comme des feuilles d’une autre saison. 
MB

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=76161

Posté par le Fév 27 2019. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE, CULTURE, SOCIETE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

1 Commentaire pour “« Aime moi sans attendre… », par Bencherif Mostefa”

  1. Mémoria

    Merci au poète et philosophe Bencherif Mostefa pour cet instantané qui n’est âgé que de quelques heures…Moom Moste reste égal à lui-même dans une poésie que j’aurais peur de qualifier d’existentielle tant sa symbolique reflète pour les décodeurs sociaux des états d’âme indissociables des événements d’Algérie qui n’en finissent pas…Quant à l’esthétique du verbe et les sensations phénoménologiques puis effluves qui en émanent , elles ne sont diffuses que pour ceux et celles qui n’ont pas les clés du livre des hiéroglyphes de Champollion mais ne peuvent aveugler les spécialistes du chiffre et du décryptage parmi les lecteurs de La VDSBA ! L’interprétation est ouverte pour ceux/celles qui aiment sans attendre…l’Algérie .La projection sur le devenir de La VDSBA devrait s’imposer une nouvelle fois à ceux et celles qui auront ignoré cet appel pathétique de Moom Moste que nous faisons slogan : « Aime moi sans attendre! »

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