La Voix De Sidi Bel Abbes

« Ah ce pain béni de ma grand’mère » …..par notre fidéle ami doct Douar.H Benamar

Laissez-moi vous parler et parler à mes enfants surtout, de ce pain que faisait ma grand-mère El haja Fatima.  Chaque matin avant que le monde se réveille, elle pétrissait, sans lassitude, sa pâte avec dextérité dans une grande Gassaa en bois (ustensile pour pétrir la pâte)  , elle coupait la pâte alors élastique et souple en 4 ou 5 boules puis étaler soigneusement sur un grand plateau métallique ( sni ) et fut laissée fermenter un bon moment « Un bon pétrissage et une longue fermentation donneront du bon pain »  un conseil dont elle ne cessait pas à le répéter à sa bru. Elle me confiait, pendant les vacances de l’école, à emmener ce grand (Sni ) plateau chez Si Arbouche qui tenait la boulangerie de Hadj Hamou, la seule au village, son four chauffé au mazout. Chaque famille apportait son plateau, excepter celles qui avaient leurs propres fours traditionnels au fond de leurs cours et là c’était une autre besogne lassante pour la femme, couper le bois, souffler les braises et enfumer la figure…

3209080171_2_2_Ffqu12QjPeu de temps avant midi, Arbouche devait terminer toute la cuisson, et la livraison des plateaux se faisait presque au même temps où l’affluence des enfants et des grands oblige que chacun devait reconnaitre le sien, ressemblance parfaite des plateaux et du pain rond, or ma grand-mère m’a résolu cette ambiguïté en gravant nos initiales sur le notre plateau. Croyez-moi, nous avions l’eau à la bouche à une centaine de mètres du four en sentant l’odeur du pain cuit et nul ne pouvait résister à grignoter une croûte avant d’arriver chez lui. Ces 3 ou 4 grandes rondelles de pain à surface brunie et à base huileuse suffisaient aisément pour le déjeuner et le diner, pas une miette jetée…Le peu qui en reste nous sera servi le lendemain au petit déjeuner. Donc pas question que nous refusions du pain Essabah « comme l’a présagé le comédien Boubagra par son monologue théâtral passé, rappelez-vous, à la télévision des années 1970 : en implorant son fils à manger du pain rassis « Koul El Khobz El Bared » mais son fils refusa de manger ce pain qui est moins frais…mais pas encore dur. Notre poubelle n’avait pas sa part de notre nourriture, de notre pain dont ma grand-mère et toutes les mères avaient préparé laborieusement en commençant par travailler vigoureusement le blé jusqu’à devenir farine…  Hommage à nos mères.
« Après cette lecture vous avez bien su, au moins, pourquoi jadis on ne jetait point du pain !!» Certainement on a d’autres explications à ce phénomène de gaspillage irrationnel que connait  la société aujourd’hui !

Douar.

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Posté par le Avr 17 2014. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

45 Commentaires pour “« Ah ce pain béni de ma grand’mère » …..par notre fidéle ami doct Douar.H Benamar”

  1. OUERRAD

    Pour ma part meme ma mere nous a rassassie de ce pain sacre , en plus on avais un four maison meme à GAMBETTA pourtant en ville ,donc pas de soucis c etait un plaisir pour elle .viendra par la suite el MBESSESSS du matin ,,,,le GASPILLAGE CONNAIT PAS …..
    c etait aussi l amour du pain maison contrairement à celui qu on achetait à la boulangerie quand par megarde ma mere aurait oublier de dire à mon pere qu il n y avait plus de farine et semoule ,,,,,

  2. gamra de sidi khaled

    Souffler dans le leben s’applique a une bonne partie des concitoyens qui jétent le pain que nos mamans vénéraient

  3. Amirouche

    Si Douar

    Votre récit que j’ai lu et relu m’a donné la chair de poule et m’a fait rappeler mon grand père Allah yarhmah , qui , malgré moudjahed, il avait choisi de revenir à sa terre et redevenir fellah .Bref , ils prenait ses enfants et petits enfants « lal blad » pour moissonner le blé ; vu la canicule il me prenait par la main et m’installa dans la « 3acha » car j’étais tout petit , il me donnait un melon ou des fruits et me disait en rigolant :tiens pour ne pas t’ennuyer ! …..je ne peux terminer …..l’émotion
    Pour rester dans le vif de votre sujet , une fois le blé tout frais moissonné et après nettoyage , on faisait des allers et retours avec « al carro » en direction de l’oncle KARTALI qui avait un moulin à céréales dans la rue de Mascara , moulu on le reprenait à la maison pour être tamisé par grand-mère , nos mères et mes tantes et finalement avoir cette farine blanche, fine et lisse puis elles faisaient exactement la même chose que votre grand-mère El haja Fatima.
    Je vous inviterai volontiers à manger ce pain chez moi à Belabbès car ma mère le fait toujours mais enfourné dans une gazinière .
    UN GRAND MERCI SI DOUAR  » rayahtni  » et j’en veux encore car …..marre de la politique……

  4. Salam Si Amirouche
    j’accepterai avec plaisir votre invitation mon ami et de ma part j’ apporterai du Lben ou Raib, vous savez avec du pain tout juste sorti du four,la sieste sera très longue.
    Si vous voulez revoir tous mes articles en archive , tapez sur mon nom en bas de cet article à coté de poster par …..
    mes amitiés sincères .

    • Amirouche

      @Douar
      Je vais me régaler avec vos sujets, c’est l’âme de la VDSBA, d’ailleurs c’est en lisant un article comme le votre que je suis devenu un fervent lecteur.
      Au fait concernant votre article sur les gardes champêtres , n’avez-vous pas connu Monsieur ZATAL allah yarhmah qui était gardien au jardin public avec mon père en 1957-58 mais je ne vous dis rien de plus comme ça quand je serai de retour je vous chercherai au siège du journal et vous ferai connaissance avec lui , d’ailleurs il adore Lban , historiquement c’est un trésor d’Ali baba pour Belabbès.
      Je dirai donc à la VDSBA c’est le moment de la grande chasse aux témoins encore vivants pour écrire des pages et des pages de l’histoire de notre ville.

      • Danielle B

        bonjour mr AMIROUCHE
        Pour avoir feuilleté plus d’une fois le blog de mr DOUAR, je vous conseille vivement de vous y plonger
        c’est du PUR BONHEUR
        Comme vous je ne me lasse pas de vivre et de revivre tous ces souvenirs du passé bien que pour beaucoup je ne les ai pas connus mais c’est quand même un grand bonheur que de connaitre les us et coutumes des personnes avec qui je vivais plus prés qu’on ne se l’imagine
        cordialement et bonne journée

        • Bonjour Danielle B
          Je suis très content de vous compter parmi le lectorat qui apprécie mes modestes écrits et que mes Histoires vous apportent du bonheur.

          • Danielle B

            @ MR DOUAR
            c’est vrai, je suis sincère, je parcoure régulièrement votre blog , je me replonge dans notre passé, ainsi que dans le présent et je me régale
            vous êtes un sage et je vous admire beaucoup
            cordialement

            • à Mme Danielle B
              Je lis régulièrement le journal et je n’ai pas manqué et je ne manquerai jamais de lire vos posts qui témoignent de l’intelligence, de la sincérité et de la sagesse que vous portez et qui me laissent qu’à vous admirer et vous respecter d’avantage.

              • Danielle B

                @ MR DOUAR
                merci monsieur vos paroles me touchent beaucoup
                bonne soirée
                amicalement

                • fouziaT

                  @danielle b que préférez vous le pain acheté chez le boulanger ou celui pétri par vos propres mains?

                  • Amirouche

                    @Danielle
                    Vous voyez ! Madame Fouzia vous demande dès maintenant quel pain vous aimez !! en préparation de votre venue , sauf qu’il faut lire dans son commentaire au lieu de  » vos  » ça sera « mes » donc avec les mains de Fouzia. (rires)

                  • Danielle B

                    @ FOUZIA T
                    je n’ai malheureusement jamais fait mon pain
                    par contre mon mari lorsqu’il lui reste de la pate qu’il fait lui-même pour ses pizzas ou pissaladières confectionne quelques petits pains qui ma foi ne sont pas mauvais
                    nous avons d’excellents boulangers avec une multitude de pains , alors pourquoi ne pas en profiter
                    je pense être un peu fainéante de ce côté là (rires) je n’aime pas trop non plus faire de la patisserie, car je préfère le salé
                    ça répond à votre question???? (re rires)
                    bonne soirée

  5. un ami

    Mr Douar a fourni a sa région un outil de référence par son blog Et comme toutes ces histoires locales relatées ici et la elles forment un patrimoine a conserver Avec la voix de sba Le toubib a trouvé un lectorat qui l’apprécie a sa juste valeur;en plus il est des plus sympas et prolifique notemment dans le volet nostalgie ou il nous épate Je ne citerai pas les sujets;ils sont beaucoup nombreux et puisque la destination est indiquée;alllez y vous ne risquez pas de vous ennuyer Sahit sahbi

  6. Belamri Abdelkader

    En vous relatant cela avec une pointe de nostalgie,le Dr Douar veut ,à mon avis ,faire comprendre aux gens d’aujourd’hui et notamment les jeunes que la vie est tellement simple qu’on s’embrouille actuellement à nous compliquer la vie et passer à coté d’un pur bonheur,celui de se conformer aux règles élémentaires qui ont conduit nos parents et nos grands parents à élever leurs enfants dans la conquete de sa subsistance avec la sueur au front et les mains  » marquées « ,témoins d’une vie acceptée et honnetement assumée.Ce qui a bouleversé nos habitudes est cette fausse modernité qui permet aux gens de se réfugier derrière leur confort non mérité mais seulement calqué sur une société de consommation,qui elle ,a traduit cette évolution par des mesures appropriées relatives à l’hygiène et à l’environnement.Et comme la nostalgie finit toujours par avoir raison des fausses habitudes ,les personnes ,par culpabilisation ,se tourne vers le traditionnel (MATLOU3 ,KHOBZ EDDAR etc…) qui se trouve dans le commerce ,c’est à dire sans avoir à subir les contraintes de sa fabrication.Merci si DOUAR pour cette leçon de morale avant d’etre une leçon de chose.

  7. Belamri Abdelkader

    Se tournent ..

  8. Tewfik Adda boujlal

    Cette histoire du pain maison, racontée avec brio par notre ami le Docteur Douar, me replonge dans mes années d’ado.
    Je me rappelle comme « si cela datait d’hier », nous devions disputer un match de foot contre une équipe venue d’un autre quartier de la ville.
    La mise était de vingt centimes par tête. Il nous manquait un joueur pour compléter l’équipe. On a avait beau essayer, de scruter le sol, de revisiter nos fonds de poches à l’affut du moindre centime égaré quelque part mais rien à l’horizon.
    Au moment où, on commençait vraiment à désespérer, on aperçoit au loin « bélaid »- un ami de notre âge-sortant de chez-lui, pressant le pas en marmonnant des sons incompréhensibles.
    Tel un sniper avéré, le plus âgé d’entre nous à l’époque « Djamel Boboye » sauta sur l’occasion et le héla .Bélaid s’approcha du groupe difficilement car sa mère venait de le charger malgré pour aller récupérer le fameux « SNI du pain « de chez le tarrah de kayassone.
    Et à notre grande joie, Bélaid, tenait les fameuses vingt centimes qu’ils nous manquaient bien ferme dans sa main droite .Djamel alors sorti le grand jeu pour l’amadouer –faut dire que cette façon de faire assez précoce de notre Boboye de l’époque à fait de lui un fin Courtier quelques années plus tard.
    Je me rappellerais toujours des propos alléchants qu’il lui avait glissé à l’oreille pour le convaincre .il lui a dit, « écoute ces gars là –en parlant de l’autre équipe-sont des « Tchitchi » on va les battre facilement, comme çà tu auras doublé ta mise. Tu récupère « L’khobz » et tu pourras te payer le luxe d’une portion de fromage à trois centimes et il te restera tout de même encore un peu de monnaie.
    Le visage de Bélaid, s’illumina et la partie pouvait commencer .Durant tout le match, en poste de défenseur, Bélaid fut au four et moulin, il défendu bec et ongles son carré, mais hélas nous fumes battus sur notre terrain.
    Au sifflet final, le pauvre Bélaid, -que je croise de temps à autre de nos jours-, se jeta à terre et se mit à chialer de toutes ses forces .Il venait de réaliser que son rêve fut utopique et qu’il ne pouvait pas aussi ramener « le khobz familiale « à la maison pour le midi.
    Que Dieu nous pardonne, car avec notre insouciance de gamins, on été pliés de rire à la vue de ce spectacle insolite. Finalement, il put récupérer son pain et rentrer à la maison à l’heure grâce à un autre camarade –aujourd’hui médecin spécialiste-qui avait assisté à la rencontre …

    • Tewfik ton histoire, tellement elle est très bien racontée qu’elle m’a replongé dans le passé où j’ai vécu des histoires pareilles, elle m’a fait bcp rire avant que Belaid vous a donné les quatre doros parce que j’ai imaginé la fin.
      En faite à notre époque d’ado, le terme Tchitchi n’existait pas encore.
      Merci Tewfik pour cette dose de Bonheur . ton histoire trouvera sa place dans mon blog.

    • Amirouche

      @Tewfik Adda

      En lisant votre histoire , ma femme m’a dit : »tu deviens fou toi, avec ton ordi ! » elle n’avait pas compris que c’était à cause du pauvre Bélaïd que j’avais ce fou rire !!

      Merci Tewfik

      • @ Amirouche
        j’ai lu votre commentaire précédent où vous évoquiez le souvenir de Jedek et Dadek et j’ai remarqué que vous avez des souvenirs à nous raconter ,allez y racontez nous .
        mes amitiés .

        • Amirouche

          @DOUAR
          Je ne pourrai jamais le faire !
          Sincèrement ,votre style d’écriture est bien plus sensible et touchant et croyez moi Docteur , quand vous écrivez votre petite histoire ,tout le monde y trouve son enfance comme s’il y vivait réellement !!vous êtes le seul a « éveiller » nos émotions lointaines .
          D’après les spots , même les jeunes en raffolent .
          Quant à moi,je ne peux faire deux à trois phrases sans le rire ou la plaisanterie donc ça casse tout !!
          Je me permettrai peut être de rajouter une petite blague ou un adage quand c’est nécessaire . »RAHIMA ALLAHOU KAWMAN 3ARIFA KADRAHOU »

          Dans l’attente de vous lire et relire , croyez en ma profonde sympathie.
          Merci

        • FASLA

          Mr DOUAR Le personnage de la photo est votre regrétté grand mére?

      • Tewfik Adda boujlal

        Si Amirouche , le fameux Bélaid toujours égal à lui même , en plus d’être un ami d’enfance , je l’ai eu comme chauffeur dans l’une des entreprises étatiques dans lesquelles j’avais travailler en qualité d’ingénieur , chef de projets ,chef de département etc…et à chaque fois qu’on se croise dans la rue,on ne peut s’empêcher de revenir aux souvenirs d’enfance

    • FASLA

      c’est le grand niveau T A B

  9. Tewfik Adda boujlal

    Lire malgré lui

  10. fouziaT

    Ou est on avec la future soirée de RAINA HAK qu nous attendons?

  11. elhadj abdelhamid

    Bonsoir
    Mon ami le Dr Douar a l’âme bio et sa plume affective le rend toujours bien.
    Question pain-maison, tout comme Mme Danielle B, je ne me suis pas encore essayé mais, en retraite depuis quelques mois, je dis à mes amis que je suis devenu homme au foyer et ce statut interne me confère un droit de facto d’occupation de la cuisine où je règne en maitre des feux surtout en l’absence du préposé légitime aux lieux, mon épouse.
    Il y a quelques jours, j’ai entrepris, merci internet, de préparer ma première pizza redoutant surtout l’échec de ma pâte.
    Ma fille, ma complice qui est toujours avec moi dhalim aou madhloum et son frère qui va à la même classe que sa sœur, ont trouvé la pizza succulente. Mais je craignais l’avis de mon fils aîné, exigeant, habitué des pizzeria de la cité et qui rentre toujours un peu tard.
    Lorsque je l’ai entendu demandé à sa mère où elle avait acheté cette bonne pizza, j’ai lancé un youpi mérité.

    • Danielle B

      @ MR ELHADJ ABDELHAMID
      j’imagine aisément la scène où vous avez poussé ce YOUPI Victorieux
      et qui m’a bien fait rire
      bonne continuation monsieur vous êtes sur la bonne voie (rires)
      mais juste une question un peu indiscrète si vous le permettez???
      la cuisine, vous la laissez nickel après ou bien c’est votre épouse qui s’en occupe, je vous dis ça, car si vous êtes comme mon mari bonjour les dégats
      RE RIRES
      cordialement

      • elhadj abdelhamid

        Bonjour Mme Claude B
        Dans la famille, tout le monde fait la vaisselle et je n’ai pas attendu la retraite pour m’y mettre à mon tour. Mon épouse, pharmacienne, chef de service à la Maternité de la ville, rentre rarement à midi et si ma fille, lycéenne, se porte toujours volontaire pour la vaisselle du déjeuner, je l’en dissuade à chaque fois car elle reprend ses cours à 13h30. Les garçons, c’est tout juste s’ils acceptent de laver seulement leurs assiettes.
        Je reconnais que la casse de la vaisselle est le propre de l’homme et comme votre époux, je ne déroge pas à cette loi domestique
        Aujourd’hui aussi, ma femme ne rentre pas à midi. car elle m’a crié au pas de la porte : n’oublie pas d’allumer le four pour le poulet ( qui a déjà cuit dans la cocotte ) avant le retour des enfants !

        • elhadj abdelhamid

          ps Mmes Claude B et Danielle B sont devenues autant familières pour nous tous que j’ai répondu à Claude sur une question de Danielle!
          Cordialement aux 2 B ( BB ) !

          • Danielle B

            @ MR ELHADJ ABDELHAMID – bonjour
            ne vous inquiétez pas, nous avoir confondu Claude et moi n’est pas du tout un problème
            pour ce qui est de la vaisselle, votre épouse est une femme comblée , pour ce qui est de la casse, mon mari n’en casse pas pour la simple raison qu’il ne la touche jamais ou pratiquement jamais (rires)
            mais bon ce n’est pas grave même si parfois je râle
            merci de votre petit mot
            bonne après-midi
            cordialement

  12. OUERRAD

    @hadj abdelhamid
    Bravo pour la pizza , on y goutera un jour pour te donner une note ????

  13. OUERRAD

    tu m as reconnu ; à la prochaine descente sur SIDI BEL ABBES je te ferais signe

  14. KERROUCHA

    @DOCT EL HADJ A Je souhaite lire d’autres textes de vous comme avant La voix de sba qui a le vent en poupe a besoin de tous

  15. Ghosne

    A ma connaissance Le four banal pour faire cuire le pain c’est « El farane » « El kouache » El Tarrah signifie « le Matelassier » Derraz  » tissage de couverture en laine , tapis. Je n’accepte les réponses que des Pseudos merci

    • Mme CH

      Salam Mr Ghosne, effectivement il y a une petite confusion à cause du dialecte des uns et des autres….!!! Par exemple, EL Tarrah, dans la région de Tlemcen est le Kouache, on dit Yatrah El Khobz, par contre dans la région d’Alger et le centre en général, c’est celui qui confectionne les matelas traditionnels…!!!! Alors à vous de choisir, dormir sur un bon matelas ou savourer un bon pain chaud….!!! Vous connaissant, je dirais l’un après l’autre..(rires)…!!!

      Je profite pour remercier Mr Douar (je n’ai pas eu l’occasion de le faire bien avant) pour ce superbe article qui est très original comme presque tous ces articles, car ils nous permettent de replonger dans notre passé, remémorer nos souvenirs, notre histoire…..et ils nous guident vers nos repères qu’on commence à perdre à cause de cette foutue mondialisation, d’ailleurs, c’est ça le but recherché : « déraciner l’individu de son identité et de son héritage, et de remplacer tout cela par le Centre Commercial Mondial et le  » Village globale » »…!!!

      Effectivement, vos articles sont un vrai régal…..au sens large du mot…!!!!

      Mes Respects à vous Messieurs…!!!

  16. Ghosne

    Bonjour Mme Ch merci pour votre reponse , j’ai mieux compris! Vous méritez une bonne chakhchoukha beskria . Cordialement

  17. @ Mme CH
    le matelassier est appelé aussi E’dherab( le frappeur) ,il n’arrête pas de donner des coups au matelas en le gavant par la laine.ces coups permettent une distribution harmonieuse de la laine sinon on peut pas dormir confortablement sur des bosses,j’ai assisté à cette technique chez moi.
    Merci à vous pour l’appréciation de mes articles.

    • Danielle B

      @ MR DOUAR
      ah le matelassier, j’ai aussi connu cet artiste, car on peut bien lui donner ce titre de gloire
      refaire des matelas n’est pas à la portée du premier venu
      combien de fois l’ai admiré (c’est bien le mot) lorsqu’il oeuvrait sur la terrasse
      il défaisait les vieux matelas tachés, il éparpillait la laine et avec 2 baguettes il l’aérait de telle manière qu’elle retrouvait tout son gonflant, il la débarrassait des impuretés, ensuite il étalait par terre la nouvelle toile, remettait dessus la laine et recousait le tout avec de longues aiguilles, il faisait de beaux bourrelets tout autour, et le soir nous dormions comme des bébés sur une literie neuve
      mais il fallait à ce brave homme toute une journée par matelas , sous le soleil, je regardais ses mains burinées et caleuses vieilles bien avant l’âge à force de ce dur travail qui ne devait pas beaucoup l’enrichir, puisqu’il travaillait pratiquement toute l’année pour nourrir comme tous ces petits besogneux leur nombreuse famille
      qu’il leur soit ici rendu un hommage bien mérité, comme à tous ceux qui faisaient du porte à porte pour survivre tant bien que mal, vitriers, rémouleurs, cordonniers, etc…….

      • @Danielle B.
        Savez-vous que cette matière « la laine » présentée au matelassier passe par une suite d’étape.
        Apres la tonte des moutons, tache strictement réservée aux hommes, venaient les étapes suivantes qui sont toutes réservées aux femmes : le lavage, le séchage et le triage, pour obtenir finalement une laine prête à l’utilisation.
        -Tout d’abord, le lavage, précédé la veille par le trempage des toisons graisseuse dans l’eau bouillante. Autrefois, le lavage se faisait par un groupe de femmes à l’oued de Mekerra où ses eaux étaient limpides et abondantes. On préférait pour cette besogne, les mois de juillet et aout où les journées sont longues et chaudes.
        Tout juste après le lavage vient le séchage en exposant la laine un soleil ardent de l’été, en quelques jours l’affaire est terminée.
        -Puis le triage : la laine est triée des impuretés généralement c’est des débris de la paille, la poussière et des croutes d’excréments bestiaux.
        Après ces étapes la laine deviendra nette et prête à la confection des éléments de la literie à savoir : matelas et oreiller.
        Pour tisser les vêtements, la laine pure et raffinée devrait passer par d’autres étapes : le peignage, le cardage et le filage aboutissant en fin au fil de tissage, la teinture est parfois utile. Ces étapes nécessitent un savoir faire parfait. Le peignage démêle la laine en laissant tomber des impuretés végétales sous forme de poussière, le cardage donne des mèches de laine souples et homogènes qui seront directement transformées en fil, Et à partir des rouleaux de fil va commencer l’opération du tissage : burnous djellaba, Hanbel (couverture), tapis et tente. On avait jadis beaucoup de professionnels à El Graba de Sidi bel Abbes qui tissaient tous ces produits.
        Et pour finir, le nomade d’autrefois disait son adage « posséder un mouton ou un chameau c’est avoir la possibilité de se nourrir, de se loger et de se vêtir ».
        Parce qu’il vivait à la dépendance de ses animaux domestiques à savoir les moutons, les chameaux et les chèvres, et à partir desquels il tirait ses besoins fondamentaux à savoir la viande, le lait, la peau et la laine. La laine était l’élément fondamental dans la confection de ses vêtements et de sa tente.
        cordialement.

        • Danielle B

          @ MR DOUAR
          MERCI monsieur pour ces précisons que j’apprécie beaucoup et qui m’éclaire un peu plus sur certaines de vos us et coutumes
          j’ai bien vu parfois étant enfant certaines choses mais lorsqu’on est gosse ça nous échappe, c’est une fois adulte qu’on y revient pour s’y intéresser vraiment et bien souvent avec quelques regrets
          encore merci pour votre blog qui m’apprend plein plein de choses que j’avais enfouies dans un coin de ma mémoire
          cordialement et bonne continuation

  18. samira

    Témoignage admirable de madame DB qui se rappelle bien ces durs métiers que nos enfants ignorent

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