La Voix De Sidi Bel Abbes

Agnès Spiquel : Camus est clairement pour la fin du système colonial

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Professeur de littérature à Valenciennes, Agnès Spiquel a collaboré à l’édition des œuvres complètes de Camus dans «La Pléiade» (Gallimard). Elle a codirigé avec Raymond Gay-Crosier, un Cahier de l’Herne consacré à l’écrivain. Présidente de la Société des études camusiennes, elle lui a consacré plusieurs livres. Ici une discussion sur la relation tumultueuse de Camus avec son pays natal, l’Algérie. Question devenue classique : pourquoi cette présence timide des Algériens dans les principaux romans de Camus L’étranger et La Peste alors qu’ils constituaient la majorité !Et comment expliquez-vous sa phrase polémique à Stockholm ? Revenons d’abord sur cette phrase de Stockholm. Le contexte indique clairement qu’il vise une justice qui veut s’imposer par la violence aveugle (les bombes dans les lieux publics) : pour lui, la fin ne justifie pas les moyens ; donc la tactique du FLN fait tache sur les buts qu’il poursuit et suscite des doutes sur le type de régime qu’il veut instaurer après l’indépendance. Quand Camus dit «ma mère», il ne pense pas seulement à Madame Camus mais à tous ceux qu’elle représente : les victimes civiles innocentes. Dans sa phrase de Stockholm, Camus plaide donc une fois encore pour «une trêve pour les civils» ou, au moins, pour une limitation de la violence. Quelques mois après, il condamne aussi nettement les méthodes de l’armée française : torture et représailles (voir l’Avant-propos de Chroniques algériennes, juin 1958). Dans L’Étranger, Camus ne brosse pas un tableau de l’Algérie, il montre un «petit-blanc» qui vit dans un quartier peuplé d’Européens (et les témoignages sont unanimes sur la séparation des deux communautés dans l’Algérie coloniale, surtout dans les villes, et sur leur coexistence tendue). La Peste n’est pas un roman réaliste mais une parabole sur les hommes face au mal, que Camus a voulu «universaliser» ; il aurait pu, sans doute dû, ne pas donner de nom à la ville pestiférée. En tous cas, Camus sait qu’il ne peut pas parler au nom des Arabo-Berbères ; à Mouloud Feraoun, qui lui fait la même remarque que celle de votre question, il répond que c’est aux romanciers d’origine arabo-berbère de rendre compte du point de vue des colonisés – ce qu’ils ont admirablement fait !
Pourquoi Camus nommait-il «Arabes» ses compatriotes non européens ? Ne sont-ils pas algériens selon lui ?
C’était la dénomination la plus usitée à l’époque, avec celle d’ «indigènes» ou de «musulmans». Dans les œuvres des années 50, qui ne sont plus des «fables philosophiques» (comme les deux ouvrages précédents, censés illustrer les notions d’absurde et de révolte), les autochtones sont plus présents. Voir les nouvelles de L’Exil et le royaume et ce que nous avons du Premier Homme (les brouillons et fragments montrent que la suite du roman devait prendre en compte le conflit algérien à travers l’amitié de Jacques Cormery et de Saddok (Algérien élevé à l’européenne qui prend le parti du FLN). Avant la révolution, les algériens ont tout essayé pour défendre leur droit à la vie, à la dignité. Que devraient-ils faire contre l’ordre colonial brutal ? (N’est-elle pas édifiante la tentative de son ami Ferhat Abbas par exemple) . Camus est clairement pour la fin du système colonial. Et il est conscient du fait que la France a fait avorter toutes les tentatives des autochtones pour faire évoluer ce système (vous avez raison de citer le nom de Ferhat Abbas à ce propos). Il dénonce l’engrenage de la violence qui entraîne la répression et une violence plus grande encore. Surtout il se méfie du FLN et de ses dérives autoritaires, marquées par l’élimination des autres tendances dans le camp nationaliste ; selon lui, elles augurent mal de ce qui se passera après l’indépendance, et qui risque fort de ne pas être une Algérie plurielle.  S’il était encore vivant, comment vivrait-il
l’indépendance de l’Algérie ?
Camus aurait sûrement très mal vécu les événements des années 1960-1962. Ensuite, s’il s’était exprimé au sujet de l’Algérie indépendante, il aurait, je crois, rappelé les principes de liberté, de pluralité, de dialogue. «Ecrivain et journaliste militant avéré et définitif de l’Algérie française.» Voilà comment il est présenté par des intellectuels algériens dans le texte de la pétition contre la célébration du 50e anniversaire de sa mort en Algérie…. Je crois que cette formulation ignore volontairement les prises de position de Camus telles qu’elles sont rappelées dans Chroniques algériennes. Camus ne plaide pas pour une Algérie française – mais pour une Algérie où les Français puissent vivre, sur un pied d’égalité avec les autochtones.
Camus est-il un écrivain algérien, selon vous ?
À plusieurs reprises, il dit : «Nous autres, écrivains algériens…» Et il inclut dans ce «nous» des écrivains d’origine aussi bien européenne que arabo-berbère. Selon moi, il est un écrivain algérien, un écrivain français, un écrivain universel – comme l’avait fortement rappelé la dernière session du beau colloque qui lui a été consacré en 2006, organisé par Afifa Berheri à Tipasa et à Alger.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=55908

Posté par le Oct 30 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

40 Commentaires pour “Agnès Spiquel : Camus est clairement pour la fin du système colonial”

  1. Hamid

    L’entretien apporte des éléments nouveaux sur Camus.

  2. president51

    cette fois c est trop cela ne peut pas durer , fermer les comments sur des sujets publies , c est un non sens fallait pas du tout nous le faire savoir , si vous ne voulez pas froisser certaine tendances n ecrivez plus rien sur eux , on a deja lu sur la presse ecriture , si vous ne voulez pas nous donner l occasion de dire nos avis , ne publiez plus ,adieu vd sba , t es prise en otage tant pis pour nous autres ZGHABAS ?

  3. Ali

    Commentez ou abstenez vous des remarques. Moi je suis respectueux de ce qui décide et je vois des secousses dans le forum.

  4. president51

    N IMPORTE QUOI ? raha likoum

  5. Ali

    À votre choix et libre à vous Cela ne va pas empêcher Bba de tourner.

  6. mekri mustapha

    Camus a-t-il signe le manifeste des intellectuels contre la torture en Agerie qu`il connaissait tres bien? La reponse est : NON!!

  7. Hamid

    Ceci est vraiment consigne dans les archives.

  8. Mohand

    Albert camus n’a jamais Pu concevoir une Algérie indépendante.

  9. Abbes

    Il faut prouver ces dires.

  10. Mohand

    En janvier 1958, Camus écrivait : « en ce qui concerne l’Algérie, l’indépendance nationale est une formule purement passionnelle. Il n’y a jamais eu encore de nation algérienne

  11. Mohand

    « Camus se refuse à admettre que l’Algérie soit indépendante »
    « Roblès a évoqué devant moi tous ces attentats ; il les trouve odieux, inadmissibles et estime que leurs auteurs n’ont droit à aucune pitié [4]. Il revient de Paris où il a vu longuement Camus. Camus se refuse à admettre que l’Algérie soit indépendante et qu’il soit obligé d’y rentrer chaque fois avec un passeport d’étranger, lui qui est Algérien et rien d’autre. Il croit que le FLN est fasciste [5] et que l’avenir de son pays entre les mains du FLN est proprement impensable. Je comprends fort bien l’un et l’autre mais je voudrais qu’ils me comprennent aussi. Qu’ils nous comprennent, nous qui sommes si près d’eux et à la fois si différents, qu’ils se mettent à notre place. Ceux qui m’ont parlé en langage clair la semaine dernière m’ont dit que je n’étais pas Français. Ceux qui sont chargés de veiller à la souveraineté de la France, dans ce pays, m’ont toujours traité en ennemi, depuis le début des événements. Tout en me traitant en ennemi, ils voudraient que j’agisse en bon patriote français, même pas : ils voudraient que je les serve tel que je suis. Simplement par reconnaissance, vu que la France a fait de moi un instituteur, un directeur de cours complémentaire, un écrivain, vu qu’elle me verse une grosse mensualité qui me permet d’élever une famille nombreuse. Simplement on me demande de payer une dette comme si tout ce que je fais ne méritait pas salaire, comme si cette école avait été construite pour mon plaisir et remplie d’élèves pour me distraire, comme si mon « instruction » était un cadeau généreux qui ne m’a coûté que la peine de tendre la main pour le cueillir, comme si ce talent d’écrivain dont je suis un peu infatué était un autre cadeau, involontaire cette fois, mais non moins généreux, destiné de toute évidence à défendre la cause de la France au détriment des miens qui ont peut-être tort mais qui meurent et souffrent dans le mépris ou l’indifférence des nations policées. Simplement on me demande de mourir en traître moyennant quoi j’aurai payé ma dette.

    « J’ai dit tout cela à Roblès qui n’a rien trouvé à répondre, qui était aussi malheureux que moi et qui admet, lui, ce que les autres refusent. J’aimerais dire à Camus qu’il est aussi Algérien que moi et tous les Algériens sont fiers de lui, mais aussi qu’il fut un temps, pas très lointain, où l’Algérien musulman, pour aller en France, avait besoin d’un passeport. C’est vrai que l’Algérien musulman, lui, ne s’est jamais considéré comme Français. Il n’avait pas d’illusions. »

    Mouloud Feraoun

  12. Mohand

    «j’ai toujours condamné la terreur. Je dois condamner aussi un terrorisme qui s’exerce aveuglément, dans les rues d’Alger par exemple, et qui un jour peut frapper ma mère ou ma famille. Je crois en la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice».
    A.Camus

  13. Mme CH

    Je me demande pourquoi, certains veulent faire du Brand-marketing à Camus pour redorer son image de marque à tout prix et le faire passer pour un anti-colonialiste….???

    Puisque Mr Mohand a cité Mouloud Feraoun, voici ce qu’il a écrit à Camus
    A propos de son roman « La peste », de Taourirt-Moussa, le 27 mai 1951 :

    « J’ai lu La Peste et j’ai eu l’impression d’avoir compris votre livre comme je n’en avais jamais compris d’autres. J’avais regretté que parmi tous ces personnages, il n’y eût aucun indigène et qu’Oran fût à vos yeux qu’une banale préfecture française. Oh ! Ce n’est pas un reproche. J’ai pensé simplement que s’il n’y avait pas ce fossé entre nous, vous nous auriez mieux connus. Vous vous seriez senti capable de parler de nous avec la même générosité dont bénéficiait tous les autres. Je regrette toujours de tout mon coeur que vous ne nous connaissiez pas suffisamment et que nous n’ayons personne pour nous comprendre, nous faire comprendre et nous aider à nous connaître nous-mêmes. »

    Dans son Journal, tenu régulièrement depuis le 1er novembre 1955, Mouloud Feraoun commente les manifestations européennes contre Guy Mollet, le 2 février 1956, et compare la liberté laissée aux manifestants européens à celle jamais donnée aux autres. L’intégration – traitement égal – est donc un leurre. Et il commente alors « l’Appel » :

    « Je pourrais dire la même chose à Camus et à Roblès. J’ai pour l’un une grande admiration et pour l’autre une affection fraternelle mais ils ont tort de s’adresser à nous qui attendons tout des coeurs généreux s’il en est. Ils ont tort de parler puisqu’ils ne sauraient aller au fond de leur pensée. Il vaut cent fois mieux qu’ils se taisent. Car enfin, ce pays s’appelle bien l’Algérie et ses habitants des Algériens. Pourquoi tourner autour de cette évidence ? Êtes-vous Algériens, mes amis ? Votre place est à côté de ceux qui luttent.
    Dites aux Français que le pays n’est pas à eux, qu’ils s’en sont emparés par la force et entendent y demeurer par la force. Tout le reste est mensonge, mauvaise foi . »

    18 février 1957, M. Feraoun note dans son Journal, après une visite faite à Roblès à Alger :

    « Il revient de Paris où il a vu longuement Camus. Camus se refuse à admettre que l’Algérie soit indépendante et qu’il soit obligé d’y rentrer chaque fois avec un passeport d’étranger, lui qui est Algérien et rien d’autre. Il croit que le FLN est fasciste et que l’avenir de son pays entre les mains du FLN est proprement impensable. »

    Quatre mois de plus et Mouloud Feraoun aurait connu l’Algérie indépendante. Malheureusement, il a été assassiné le 15 mars 1962 par les terroristes de l’OAS à Ben Aknoun…!! Qu’aurait dit Camus à propos de cet assassinat…??? Hélas, on le saura jamais….!!!!!

    • AEK Nasri

      Jamais le grand Mouloud Feraoun n’aurait écrit : « la même générosité dont bénéficiait tous les autres. »comme c’est rapporté ci-dessus. Il aurait pu écrire  » bénéficiaient tous les autres ». Il ne l’a pas fait parce que tout simplement il a écrit : » dont bénéficient tous les autres ». Conséquence ceux qui soutiennent qu’on ne touche jamais un texte original même s’il comporte une faute savent de quoi ils ressort. Et si faute il y avait, on la ferait suivre simplement par (sic) dont tout le monde connaît la signification. La limpidité du style de Mouloud Feraoun ne l’aurait jamais amené là. Paix à son âme.

  14. Mohand

    allah yarham nos chouhadas madame CH à qq heures du premier Novembre, ils ont mis fin au colonialisme.
    Bonne nuit .

  15. Mme CH

    Oui Mr Mohand, Allah Yarham Nos Chouhadas à quelques petites heures de la commémoration du 60ème anniversaire du 1er Novembre 1954….!!! Quelle date..!! D’une révolution source d’inspiration pour les peuples opprimés dans le monde…!! Comme, on n’était pas encore né, à l’époque du Bouloulou, le fait de regarder des films comme « Le vent des Aurès », la Bataille d’Alger », « La chronique des années de braise »…etc….nous donnent une petite idée sur l’horreur et la barbarie coloniale….!!!!!

    Revenons à Camus qui a été aussi très critiqué à son époque, notamment par ses compatriotes, pour ne pas s’être positionné sur la guerre d’Algérie.

    L’écrivain algérien Kateb Yacine a dit : « Je préfère un écrivain comme Faulkner qui est parfois raciste mais dont l’un des héros est un Noir, à un Camus qui affiche des opinions anticolonialistes alors que les Algériens sont absents de son œuvre et que pour lui l’Algérie c’est Tipaza, un paysage ». Selon lui, Albert Camus ne s’est «jamais débarrassé de ses réflexes primaires bien enracinés dans son inconscient colonial ». Il rappelle que Raymond Aron disait de lui qu’il était un « colonialiste de bonne volonté ». Le journaliste considère que Camus, qui « ne fait que traduire la propagande du bloc colonialiste en périphrases ampoulées « a fait « preuve d’un aveuglement incurable ».

    Dans un long entretien de José Lenzini, auteur de plusieurs ouvrages sur
    l’écrivain. Il explique la position de Camus en disant qu’il « ne croyait pas à la
    possibilité des différentes communautés de se retrouver dans l’harmonie d’une indépendance, qui lui paraissait vouée à de grosses contradictions du fait de son « usurpation » par le FLN. »

    Même Guy Pervillé dans un colloque organisé par les Corneilles noires du cercle algérianiste de Toulouse (ça ne vous rappelle rien ), le 4 décembre 2010 lors de la journée d’étude Camus, cet inconnu, il a donné la conclusion suivante: « Il semble que le plus grand pessimisme d’Albert Camus ait correspondu à la période de 1959 caractérisée par un silence relatif du général de Gaulle, qui semblait vouloir laisser à son premier ministre Michel Debré la responsabilité de la conduite du gouvernement, comme le voulait la Constitution de la Vème République. Au contraire, à partir du discours présidentiel du 16 septembre 1959, il n’est pas douteux qu’il a approuvé la politique d’autodétermination telle que le chef de l’Etat l’avait formulée. Mais l’aurait-il suivi dans l’infléchissement continu de sa politique algérienne, qui l’a peu à peu conduit à traiter la direction extérieure du FLN comme le seul partenaire du gouvernement français ? Imaginer ce qu’Albert Camus aurait pu penser, dire et faire à partir de la semaine des barricades jusqu’à la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, s’il n’était pas mort accidentellement le 4 janvier 1960, est évidemment impossible. Mais rien de ce qu’il avait dit et écrit ne permet de supposer qu’il aurait pu se renier en acceptant sans protester la fatalité de l’indépendance d’une Algérie abandonnée au FLN. »

    Alors que dire de plus….!!!! Si peut être une petite chose, qui et pourquoi veut-on faire passer Camus pour un anticolonialiste….???? Tiens, je vois des anguilles un peu partout et pas seulement sous la roche….!!!!

  16. Mme CH

    Vous savez, il y a d’autres films réalisés par des français, mais qui sont interdits (dans un pays qui se targue d’être libre ) ensuite, ils viennent nous donner des leçons sur le Blabla ….!!!

    • 1954 : Une nation, l’Algérie de René Vautier Interdit
    • 1957 : La Distribution de pain ou Les Réfugiés de Cécile Decugis Interdit
    • L’Algérie en flammes de René Vautier Interdit
    • Sakiet Sidi Youssef de Pierre Clément Interdit
    • Réfugiés algériens de Pierre Clément et Djamel Chanderli Interdit
    • 1959 :
    – 58.2/B de Guy Chalon (31 min.) Interdit
    – Secteur postal 89098 de Philippe Durand (26 min.) Interdit
    • 1960 : Le Petit Soldat de Jean-Luc Godard Interdit jusqu’en 1963
    • 1961 :
    – J’ai huit ans de Yann Le Masson et Olga Poliakoff, documentaire au format 8 mm décrivant la guerre vue par les dessins d’un enfant algérien. Interdit
    – Octobre à Paris de Jacques Panijel, à propos de la répression de la manifestation d’Algériens d’octobre 1961. Interdit
    – Algérie, année zéro de Marceline Loridan et Jean-Pierre Sergent (Fr/Alg) Interdit

    N’est-elle pas belle la révolution qui a chassé le colonisateur barbare…???

    • Albarracin de Sidi Bel Abbés

      @Mm CH

      La révolution a mis fin au POUVOIR D’ETATdu COLONISATEUR réduisant ainsi sa voilure de puissance sur le plan international…
      Mais les conséquences de cette révolution,sur le plan humain , coté musulman et européen est sans comparaison infiniment plus dramatique , car les traumatismes perdureront jusqu’à ce que mort s’en suive !
      Ainsi le temps est galant,
      Oui elle est belle la révolution qui a chassé le « colonisateur barbare. »..
      Il me faut l’interroger , el les seuls échos qui me reviennent , ce sont les pleurs des familles populaires, dispersées, par les vents de l’histoire !
      Mes pensées vont aussi vers elles en ce jour de Toussaint, Nous ne pouvons nous recueillir sur les tombes de nos proches… mais nos esprits sont libres et compatissants …;
      Ce qui ne nous interdit pas de souhaiter aux peuples Algériens d’apprécier cette indépendance pour qui elle à tant sacrifiée de vies humaines dans l’honneur et la dignité § Nous lui demandons seulement un peu de compassion pour cette communauté dite de PN/ s diverse, plurielle !
      A dire vrai, j’ignore si la révolution à chassé le colonisateur barbare!
      Les hommes et les femmes débarquant à Marseille, en terre « étrangère » pour la plus part sont ils sont elles visées par cette tirade ?
      S’il s’agit de l’Etat Français, alors oui , vous avez visé juste, mais il vous faut alors tirer les conclusions …. dans les rapports France —Algérie—-
      Mais ça, ce n’est pas de nos compétences ….;

      ,

      • Claude.B

        @Albarracin ,bonsoir ,

        Cette dame a écrit :  » pour les colons ce fut la Toussaint rouge ,bien mérité pour le colonisateur barbare  » , pouvons nous espérer trouver en elle une once d’humanité . Pensez vous vraiment qu’elle soit capable de compassion pour des gens qui ne sont coupables de rien d’autre que d’être nés sur cette terre d’Algérie ?
        Je n’aimerais vraiment pas être dans sa peau :un être dur ,sans pitié aucune .
        Cordialement .

        • Hamid

          @CLAUDE B Êtes vous sure que c’est une femme .les autres intervenants s’affichent pour la plupart mémé ceux qui reviennent a belabbes Pourquoi se cache t ‘il ?ou se cache telle? Restez dans votre peau et agréable soirée.L’espace du forum n’est point sa demeure a elle seule..

          • Claude.B

            @Hamid ,bonsoir ,

            Non ,je ne sais pas qui est cette personne ,la seule chose dont je sois sure ,c’est que je n’ai jamais croisé dans toute ma vie d’être aussi dénué de compassion .
            Bonne soirée à vous aussi Monsieur et merci pour vos propos .
            Cordialement .

      • Mme CH

        Salam Mr Albarracin…..!!!! Je suis d’accord avec vous quand vous dites que « les traumatismes perdureront jusqu’à ce que mort s’en suive ! » Mais je ne suis pas d’accord quand vous dites que c’est dû aux conséquences de la révolution…..!!!! Tout la planète sait (y compris Mr Albarracin) que ce sont les conséquences de la colonisation…. et la France est la seule responsable de tous les drames humains et environnementaux qui se sont produits durant 132 ans d’horreur., en Algérie et ailleurs comme au Vietnam par exemple…!!! Donc, il ne faut pas emmêler les pinceaux car la révolution a été déclenchée le 1er Novembre 1954 mettre fin à une ère d’esclavage, de ségrégation et de colonisation…!!!

        Je ne vous apprends rien Mr Albarracin, puisque vous parlez tout le temps, des valeurs humaines universelles etc……que toutes les révolutions qui ont eu lieu sur cette terre ont été faites pour recouvrer la liberté…! Notre peuple a donné l’exemple type de résistance qui a inspiré les peuples opprimés à travers le monde. Une révolution soutenue par tous les hommes libres, comme vous peut être et par des pays frères et amis..!!!

        « Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience. » (Jaurès )

        Par ailleurs, je compatis avec la douleur des européens qui n’ont participé ni dans les rangs de l’armée française, ni dans l’organisation armée secrète: l’OAS…!!!
        D’ailleurs, des centaines de « PN/s » n’ont pas débarqué à Marseille, ils sont restés en Algérie et vivent parmi nous, ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs, surtout ceux qui ont opté pour la nationalité algérienne….!!!

        Par contre certaines Corneilles noires n’ont jamais témoigné leur compassion sur la VDSBA, pour les millions d’algériens qui ont été lâchement assassinés, massacrés, torturés, décapités, enfumés, guillotinés, violés, noyés dans la Seine…etc… par la France coloniale….!!!! Donc, comment osent-elles parler de compassion….!!!

        Cordialement…!!!

    • Danielle B

      @ch
      IL Y A AUSSI LA VALISE ET LE CERCUEIL
      qu’apparemment vous ne vous êtes pas donné la peine de visionner
      soit peut-être parce que la vérité vous dérange
      soit parce que vous occultez volontairement les faits réels qui pourraient nuire et entacher le pouvoir donc le FLN?????????????????????
      vous êtes intellectuellement malhonnête, méchante, haineuse, revancharde, et je vais même plus loin MENTEUSE
      le colonisateur barbare dites-vous????? elle est bien bonne celle-là
      les atrocités de la décennie noire vous n’allez quand même pas nous mettre ça sur le dos non??????????????????????????????????????????
      et je passe sous silence, le 5 juillet, et bien d’autres dont il suffit de se connecter sur internet et pas seulement , mais seulement pour ceux qui veulent savoir la
      VRAIE VERITE, vous n’en faites pas partie et vous n’en ferez jamais

  17. hamid anaz

    Ayez au moins l’élégance de mentionner le nom de l’interviewer et son journal

  18. hamid zanaz

    hamid zanaz , le quotidien d’Oran

  19. Nory

    Occupez de vos oignons. Peureux qui prend un pseudonyme burlesque

  20. Mme CH

    « Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restés en Algérie » Le Monde diplomatique (Aurel et Pierre Daum, mai 2008)

    « Depuis quarante-cinq ans, les rapatriés ont toujours soutenu l’idée qu’ils avaient été « obligés » de quitter l’Algérie au moment de l’indépendance en 1962, car, menacés physiquement par les « Arabes », ils n’auraient pas eu d’autre choix. Pourtant, à la fin de la guerre, deux cent mille pieds-noirs ont décidé de demeurer dans le nouvel Etat. Témoignages de personnes qui y vivent encore aujourd’hui.

    « La grand-mère maternelle de Cécile Serra est née à Cherchell, en 1858. Son père, tailleur de pierre, a déménagé à Alger dans les années 1920. « Il a fait construire cette petite maison en 1929 et, depuis, je n’en suis jamais partie. » Comment se fait-il qu’elle n’ait pas quitté l’Algérie en 1962 ? « Mais pourquoi serais-je partie ? Ici, c’est notre pays. Tout est beau. Il y a le soleil, la mer, les gens. Pas une seconde je n’ai regretté d’être restée. » Son mari, Valère Serra, était tourneur dans une entreprise pied-noire (1). « Pendant la guerre, il se déplaçait souvent pour vendre des produits. Il disait à nos voisins [arabes] : “Je vous laisse ma femme et mon fils !” Et il ne nous est jamais rien arrivé. Sauf quand y a eu l’OAS [Organisation armée secrète] (2). La vérité, c’est que c’est eux qui ont mis la pagaille ! Mais “La Valise ou le Cercueil”, c’est pas vrai. Ma belle-sœur, par exemple, elle est partie parce qu’elle avait peur. Mais je peux vous affirmer que personne ne l’a jamais menacée. »

    « Je suis arrivé dans le pays à l’été 1963, raconte Jean-Robert Henri, historien à la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, à Aix-en-Provence. Avec ma vieille voiture, j’ai traversé le pays d’est en ouest, dormant dans les coins les plus reculés. Non seulement, avec ma tête de Français, il ne m’est rien arrivé, mais à aucun moment je n’ai ressenti le moindre regard d’hostilité. J’ai rencontré des pieds-noirs isolés dans leur ferme qui n’éprouvaient aucune peur. » « C’est vrai que, dès août 1962, plus un seul coup de feu n’a été tiré en Algérie, affirme F. S. (6), l’un des historiens algériens les plus reconnus de cette période. C’est comme si, le lendemain de l’indépendance, les Algériens s’étaient dit : “On a eu ce qu’on voulait, maintenant on oublie le passé et on ne s’occupe que de l’avenir.” » Marie-France Grangaud confirme : « Nous n’avons jamais ressenti le moindre esprit de revanche, alors que presque chaque famille avait été touchée. Au contraire, les Algériens nous témoignaient une véritable reconnaissance, comme s’ils nous disaient : “Merci de rester pour nous aider” ! »

    Finalement, on en vient à se demander pourquoi tant de « Français d’Algérie » ont décidé de quitter un pays auquel ils étaient aussi charnellement attachés. Lorsqu’on leur pose cette question, en France, ils évoquent presque toujours la peur, alimentée par le climat de violence générale qui régnait en Algérie dans les derniers mois de la guerre — avec, mis en exergue, trois faits dramatiques de 1962 : la fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars à Alger ; le massacre du 5 juillet à Oran ; et les enlèvements d’Européens (lire « Trois événements traumatisants »).

    « Le déchaînement de violence, fin 1961 – début 1962, venait essentiellement de l’OAS, rectifie André Bouhana. A cause de l’OAS, un fossé de haine a été creusé entre Arabes et Européens, qui n’aurait pas existé sinon. » Et tous d’insister plutôt sur l’extrême modération avec laquelle le FLN a répondu aux assassinats de l’OAS. « A Arzew, se souvient Germaine Ripoll, l’OAS était présente, mais les Algériens n’ont jamais menacé aucun Français. » Quant aux enlèvements (deux mille deux cents Européens disparus entre 1954 et 1962, sur une population d’un million), un certain nombre d’entre eux étaient « ciblés ». « Dans mon village, affirme Jean-Bernard Vialin, seuls les activistes de l’OAS ont été enlevés. »

    • Mme CH

      Toujours de la même source:

      « Le déchaînement de violence, fin 1961 – début 1962, venait essentiellement de l’OAS, rectifie André Bouhana. A cause de l’OAS, un fossé de haine a été creusé entre Arabes et Européens, qui n’aurait pas existé sinon. » Et tous d’insister plutôt sur l’extrême modération avec laquelle le FLN a répondu aux assassinats de l’OAS. « A Arzew, se souvient Germaine Ripoll, l’OAS était présente, mais les Algériens n’ont jamais menacé aucun Français. » Quant aux enlèvements (deux mille deux cents Européens disparus entre 1954 et 1962, sur une population d’un million), un certain nombre d’entre eux étaient « ciblés ». « Dans mon village, affirme Jean-Bernard Vialin, seuls les activistes de l’OAS ont été enlevés. »

      « Les Européens ont eu très peur, analyse Stora. Mais peur de quoi ? Peur surtout des représailles aveugles, d’autant que les pieds-noirs savaient, et savent toujours, que le rapport entre leurs morts et ceux des Algériens était d’au moins un pour dix (7) ! Quand l’OAS est venue, un grand nombre d’entre eux l’a plébiscitée. Ils avaient donc peur des exactions de militants du FLN, en réponse à celles de l’OAS. Pourtant, une grande majorité d’Algériens n’a pas manifesté d’esprit de vengeance, et leur étonnement était grand au moment du départ en masse des Européens. »

  21. Mme CH

    Mais, si la raison véritable de cet exode massif n’était pas le risque encouru pour leur vie et leurs biens, qu’y a-t-il eu d’autre ? Chez Jean-Bernard Vialin, la réponse fuse : « La grande majorité des pieds-noirs a quitté l’Algérie non parce qu’elle était directement menacée, mais parce qu’elle ne supportait pas la perspective de vivre à égalité avec les Algériens ! » Marie-France Grangaud, fille de la bourgeoisie protestante algéroise (d’avant 1962), devenue ensuite directrice de la section sociale à l’Office national algérien des statistiques, tient des propos plus modérés, mais qui vont dans le même sens : « Peut-être que l’idée d’être commandés par des Arabes faisait peur à ces pieds-noirs. Nous vivions de facto avec un sentiment de supériorité. Nous nous sentions plus civilisés. Et puis, surtout, nous n’avions aucun rapport normal avec les musulmans. Ils étaient là, autour de nous, mais en tant que simple décor. Ce sentiment de supériorité était une évidence. Au fond, c’est ça la colonisation. Moi-même, j’ai dû faire des efforts pour me débarrasser de ce regard… »

    Entre 1992 et 1993, la chercheuse Hélène Bracco a parcouru l’Algérie à la recherche de pieds-noirs encore vivants. Elle a recueilli une soixantaine de témoignages, dont elle a fait un livre, L’Autre Face : « Européens » en Algérie indépendante (8). Pour cette chercheuse, « la vraie raison du départ vers la France se trouve dans leur incapacité à effectuer une réversion mentale. Les Européens d’Algérie, quels qu’ils soient, même ceux situés au plus bas de l’échelle sociale, se sentaient supérieurs aux plus élevés des musulmans. Pour rester, il fallait être capable, du jour au lendemain, de partager toutes choses avec des gens qu’ils avaient l’habitude de commander ou de mépriser ».

  22. Mme CH

    La réalité offre des cas parfois surprenants. Certains des pieds-noirs rencontrés en Algérie tiennent encore des propos colonialistes et racistes. S’ils sont encore là, c’est autant pour protéger leurs biens (appartements, immeubles, entreprises) que parce que « l’Algérie, c’est [leur] pays ».

    Conséquence logique de ces différences de mentalité : la plupart des pieds-noirs demeurés au sud de la Méditerranée n’ont que très peu de contacts avec ceux de France. « En 1979, à la naissance de ma fille, dont la mère est algérienne, je suis allé en France, se souvient Jean-Bernard Vialin. Dans ma propre famille, on m’a lancé : “Quoi ! Tu vas nous obliger à bercer une petite Arabe ?” » Lorsqu’il est en France, Guy Bonifacio évite de rencontrer certains rapatriés : « Ils nous considèrent comme des collabos, constate-t-il avec un soupir. Combien de fois ai-je entendu : “Comment tu peux vivre avec ces gens-là, ce sont des sauvages !” » Néanmoins, Marie-France Grangaud amorce un sourire : « Depuis quelques années, de nombreux pieds-noirs reviennent en Algérie sur les traces de leur passé. L’été dernier, l’un d’eux, que je connaissais, m’a dit en repartant : “Si j’avais su, je serais peut-être resté.” »

    Ce sont des témoignages de « PN/s » seraient-ils MENTEURS aussi….???? Qui sait, il n’y a que ceux de la rive Nord qui disent la VERITE ABSOLUE..!!! Pfffffff…!!

    • Danielle B

      @ch
      pffffffffffffffffffffffff vous voulez avoir encore et toujours raison en argumentant des faits, des dates, des lieux que personne de ceux qui vous lisent iront vérifier
      donc si je comprend bien, le million d’européens qui ont quitté l’algérie en 62,
      c’est TOUS DES MENTEURS??????? TOUS DES AFFABULATEURS???
      il n’y a que vous qui dites la vérité???
      oui de nombreux PN reviennent pour retrouver leur passé, parce que leur passé quoi que vous en disiez était heureux de vivre dans ce pays qu’ils ont façonné et rendu riche, heureux de vivre avec d’autres communautés, que seuls le fln a tout fait pour rendre cette cohabitation impossible, la violence engendre la violence et le fln savait trés bien que nous ne resterions pas indifférents aux meurtres sauvages, de femmes, d’enfants, de personnes agées, âgées, la terre brulée madame c’est vous qui l’avez voulue, l’oas n’a fait son apparition qu’en 61, alors de 54 à 61 qui massacrait les autres??????????????????????????????????????????????????????
      vous n’allez quand même pas nous reprocher d’avoir voulu nous défendre et sauver notre peau?????????????????????????????????????????
      je ne suis pas pressée de retrouver Dieu, mais je sais que lorsque viendra mon heure je n’irai pas en enfer car je n’ai jamais fait de mal sciemment à quelqu’un contrairement à vous, qui crachez sur nos morts, qui les insultez,
      vous qui n’avez aucune pitié pour personne même pas pour les malheureux de votre communauté qui sont dans une telle détresse morale qu’ils préfèrent mourir plutot que de rester vivre dans leur pays, que faites-vous pour eux à part leur cracher dessus???? lorsque viendra votre heure à vous aussi madame, ce sera l’enfer direct, vous ne passerez même pas par le purgatoire, chacun de vos posts prouvent que vous avez une pierre à la place du coeur
      gardez pour vous votre haine, votre méchanceté et commencez par demander pardon à Dieu , mais ça m’étonnerait qu’il vous écoute

  23. hocine

    Doit on lire la même version ;les mêmes refrains ? Je veux bien lire une opinion sur les dires de Agnes Spiquel Je n’ai pas retrouvé cela!

  24. Mme CH

    Dans la proclamation du FLN, 1er Novembre 1954, on peut lire:

    « 1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

    2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

    3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

    Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne…. »

  25. Mme CH

    En général, les sympathisants de l’OAS, oublient que c’est le peuple algérien qui devait se défendre par tous les moyens pour sauver sa peau..et pas l’inverse…!!! Ils ont tendance à oublier que c’est l’Algérie qui était occupée et pas la France et que ce sont les Corneilles noires qui sont venues s’installer sur nos terres et pas l’inverse…!! Donc, ils doivent réviser leurs équations…!!!

    Encore, une petite chose, l’histoire de la colonisation, ne débute pas en 1954, ou 1961, mais en 1830, donc devant les atrocités et la barbarie de ce que le peuple a enduré, votre douleur n’est rien comparée à celle des « indigènes » durant 132 ans….!

    Oui, la violence engendre la violence , la violence du colonisateur barbare a engendré la violence légitime de la résistance pour la libération de l’Algérie du joug colonial, c’est simple comme bonjour….!!! Chose connue et reconnue par toute la planète…!!!

    La résistance française n’a pas utilisé des fleurs pour libérer la France à ce que je sache; ni les autres peuples opprimés, d’ailleurs….!!!!

    En réponse à Jules Ferry, Georges Clemenceau (30 juillet 1885, la Chambre des députés, dans Marianne et les colonies) a dit: « Regardez l’histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà l’histoire de votre civilisation ! […] Et c’est un pareil système que vous essayez de justifier en France, dans la patrie des droits de l’homme ! […] Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. […] N’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Ne parlons pas de droit, de devoir. La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires, pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence, l’hypocrisie…. » A méditer !

    Et dans Clémenceau journaliste: « les combats d’un républicain pour la liberté et la justice », il a dit: « Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit. Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. Depuis ce temps, je l’avoue, j’y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure !… »

    Ohhhhhhhhh….!!!! C’est du Top….!!! Merci, Mr Clemenceau, c’est la meilleure réponse qu’on puisse trouver à ces………..!!!!!! Ira-t-il en Enfer pour ça, d’après les corneilles noires, sûrement, puisqu’elles distribuent les tickets pour le Paradis et l’Enfer….!!!! Quel…….!!!???

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