La Voix De Sidi Bel Abbes

ADBELHAMID BENBADIS…LE TRÉSOR ! par notre ami Amirouche

ABDELHAMID BEN BADIS est né le 5 décembre 1889 à Constantine d’une famille de vieille bourgeoisie citadine.

Après des études coraniques à la zaouyya Aissaoua, il part en 1908 pour Tunis où il poursuit ses études à l’Université Zeïtouna jusqu’en1911 ,c’est là où il prend contact avec des 0ulama et des patriotes tunisiens qu’il s’éveille à la conscience nationale. Cet éveil est soutenu par des motivations telles que : l’histoire de l’Algérie, la situation de la langue arabe et de la religion etc…

En 1922, il part en pèlerinage à la Mecque, puis voyage à Médine, Damas, Le Caire, rencontre des Oulama de ces pays avec qui il a des entretiens et des débats.

En 1913 pénétré des idées de la Nahdha et de l’enseignement des cheikhs Abdou et Djamal Eddine El Afghani, Abdelhamid Ben Badis retourne en Algérie.

A Constantine, les premières prédications religieuses du jeune Ben Badis rencontrent une relative audience auprès des couches populaires mais se heurtent à une violente réaction de la bourgeoisie locale  et de l’Administration coloniale.A la mosquée Sidi Lakhdar, il ouvre la première des 130 médersas que comptera le pays 20 ans plus tard. Dans cette médersa, des élèves de diverses régions viennent étudier le Coran, mais aussi, et selon des méthodes modernes, l’histoire de l’Algérie, la littérature arabe et d’autres disciplines. Ce renouvellement pédagogique est une préoccupation commune aux cercles réformistes du Maghreb et du Machreq arabes.

Abdelhamid Ben Badis impulse le développement d’un fonds d’entraide aux médersiens. Il forme le corps enseignant qui va essaimer à travers le pays.

En 1919, Abdelhamid Ben Badis crée la première imprimerie en arabe et commence une longue carrière de journaliste. Il animera successivement les journaux « En Nadjah », « El Mountaqid », « Ech Chihab » et « El Baçaïr ». La lecture des textes qu’il publie, surtout dans « Ech Chihab » confirme son ouverture d’esprit sur le monde moderne.

…………Il œuvra avec ses compagnons Cheikh El Bachir al Ibrahimi, Larbi Tébessi et Tayeb El Oqbi à la création de l’Association des Ulémas Musulmans Algériens le 05 mai 1931 dont il fut élu président jusqu’à sa mort le 16 avril 1940, à l’âge de cinquante et un ans.Mort «jeune» mais a donné beaucoup plus que son age!

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BEN BADIS a écrit ……

Les quelques citations (traduites) que voici sont dans une certaine mesure amoindries dans leur portée réelle parce que forcément extraites de leur contexte. Elles ont cependant une valeur indicative importante. Elles témoignent de la profondeur de vue de leur auteur, de son esprit de discernement, de son humanisme et de son attachement aux principes de liberté, de démocratie et de justice.

SUR LA NATION ALGÉRIENNE

« La nation algérienne n’est pas la France, ne peut pas être  la France et ne veut pas être la France. » (Ech Chihab – Avril 1936)

SUR LE COLONIALISME

« Nous savons parfaitement différencier, dans toute nation l’esprit humaniste de l’esprit colonialiste, Et autant nous détestons et combattons le second, autant nous approuvons et soutenons le premier. Ceci parce que nous sommes profondément convaincus que l’esprit colonialiste est à la base de tous les maux du monde et que tout bien fait à l’humanité provient de l’esprit humaniste, » (Ech chihab – Janvier 1938)SUR L’UNITE D’ACTION

(Extrait d’un article publié dans El Baçaïr du 15 août 1938):

(…) (Ben Badis) a rappelé la nécessité de l’union qui, si elle ne peut se faire par le biais de la religion, qu’elle se fasse par le ciment de la douleur et de la misère communes. Il a montré combien cette union était indispensable et s’est déclaré prêt à s’unir dans l’action avec quiconque, sauf avec ceux qui sont les instruments de l’Administration (coloniale) et font ce que celle-ci leur dicte, non ce qu’ils veulent eux faire.

SUR LE FASCISME ET LE RACISME

 »Le peuple musulman, imprégné de principes démocratiques islamiques, ne peut suivre une doctrine qui ne préconise l’évolution humaine que par l’hégémonie d’une race sur les autres. Les principes islamiques sont basés sur l’égalité de tous les êtres humains. »

(Déclaration faite le 3 avril 1937 au journal « La Lutte sociale »,organe du Parti communiste algérien).

SUR L’INDEPENDANCE

« L’indépendance est un droit naturel pour chaque peuple de la terre. Plusieurs nations qui nous étaient inférieures du point de vue de la puissance, de la science, de la force potentielle et de la civilisation ont recouvré leur indépendance. Nous ne sommes pas des devins et ne prétendons pas – à l’image de ceux qui déclarent que l’ Algérie demeurera éternellement ce qu’elle est – partager avec Dieu la connaissance de l’avenir, De même que l’Algérie a changé à travers l’histoire, de même il est possible qu’elle continue à  se transformer. »(Ech Chihab – Juin 1936).

SUR LA RAISON ET LA TRADITION

« L’islam a libéré l’intelligence de toutes croyances fondées sur l’autorité. Il lui a rendu sa complète souveraineté dans laquelle elle doit tout régler, par son jugement et sa sagesse.

« En cas de conflit entre la raison et la tradition, c’est à la raison qu’il appartient de décider » (Ech Chihab – mai 1931).

SUR LA PALESTINE, LE SIONISME ET L’IMPÉRIALISME

Le conflit n’est pas entre un arabe palestinien et un juif palestinien; il n’est pas entre les musulmans et les juifs du monde entier. Il est entre le sionisme et l’impérialisme britannique d’une part et l’Islam et les Arabes d’autre part. L’impérialisme britannique veut utiliser le sionisme pour diviser le corps arabe et profaner les lieux saints de Jérusalem. »

(Ech Chihab – Août 1938)

SUR L’AMOUR DE L’HUMANITÉ

(…) Nous œuvrons, en tant qu’Algériens, à rassembler la nation algérienne, à ranimer en ses enfants le sentiment national et à leur inculquer la volonté de s’instruire et d’agir jusqu’à ce qu’ils s’ éveillent en tant que nation ayant droit à la vie…

« (…) Et nous aimons l’humanité que nous considérons comme un tout et nous aimons notre patrie comme une partie de ce tout. Et nous aimons ceux qui aiment l’humanité et sont à son service et nous détestons ceux qui la détestent et lui portent tort. » (El Mountaquid – juillet 1925)

Sources Oasisfle, elchihab …… Merci

Ami…rouche

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URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=56780

Posté par le Déc 3 2014. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

59 Commentaires pour “ADBELHAMID BENBADIS…LE TRÉSOR ! par notre ami Amirouche”

  1. madjid

    @Amirouche . Un chaleureux salut a mettre en débat cet article qui me pousse a vous poser une petite question. Après l’émergence des Oulémas avec le cheih Ben badis en téte,et leur programme qui touchait a trois domaine le RELIGIEUX LE SOCIAL et LE POLITIQUE Comment peut on expliquer le triomphe des forces nationalistes qui arrivèrent a déclencher l’incontournable guerre de libération nationale caractérisée ou symbolisée par le 1er novembre 1954?

  2. Amirouche

    madjid

    Sallam si Madjid

    Je pense que le déclenchement de la guerre de libération nationale ne s’est pas fait du jour au lendemain , c’est toute une préparation de plusieurs années en amont du 1/11/1954 .L’esprit patriotique était enclenché par l’association des oulémas …..Plusieurs partis dont le PPA étaient influencés par Benbadis et ses lieutenants à travers tout le pays ….Je pense qu’une intervention d’un historien serait la bienvenue pour plus de détails ………

    Cordialement

  3. Mehdi

    @Madjid
    l’idée de lutte armée n’a jamais été à l’ordre du jour pour Djaaiate des Oulémas El Djazairiyines ,je pense que le profil de la majorité de sa composante humaine ne s’y prêtait pas ..la preuve , ils n’ont jamais osé créer une organisation secrète à l’mage de O S du MTLD voire même pas un simple parti politique …l’objectif de l’indépendance par l’intermédiaire d’une action armée était hors de question pour les Oulamas …Tout cela ne va pas nous faire oublier le bénéfice que le peuple algérien à pu avoir dans différents domaines grâce aux divers actions de cette association que le texte de notre ami Mr Amirouche a admirablement illustrer ….MERCI

  4. Lecteur

    Ceux qui ont fait ce déclenchement font partie des irréductibles loin des assimilitiantionistes issus de la doctrine wahabiste terreau des badissis

    • Mme CH

      Dans un article de Youssef Girard, intitulé: « L’influence du cheikh Abdelhamid Ben Badis sur le PPA » (2013), on peut lire ce qui suit:

      En avril 2008, lors d’un entretien, feu Abdelhamid Mehri nous expliquait que les valeurs sur lesquelles se fondait son engagement nationaliste pouvaient être résumées par l’adage réputé : « l’Algérie est ma partie, l’islam est ma religion et l’arabe est ma langue ».
      Sans nous le dire explicitement, l’ancien militant du Parti du Peuple Algérien (PPA), Abdelhamid Mehri, adoptait une formule qui fut forgée dans les années 1930 par le cheikh Abdelhamid Ben Badis, fondateur et premier président de l’Association des ouléma musulmans algériens.
      Ces propos d’Abdelhamid Mehri font ressortir l’influence du cheikh Abdelhamid Ben Badis et de l’Association des ouléma sur l’idéologie nationaliste du PPA, au-delà des relations complexes et parfois conflictuelles entre les deux organisations. Ces relations résultaient plus de prises de position politiques divergentes que d’un antagonisme idéologique fondamental. En effet, l’Association des oulémas qui, sur le plan idéologique et culturel, affirma son attachement à la nation algérienne et qui contribua à forger l’idéologie nationaliste, s’engagea pour diverses raisons aux côtés des organisations considérées comme « modérées » au niveau politique, notamment au moment du Congrès musulman de 1936 et après les massacres du 8 mai 1945.
      Ces relations complexes découlaient aussi de la nature différente des deux organisations. Fondée le 5 mai 1931 à Alger par le cheikh Abdelhamid Ben Badis, l’Association des ouléma était une organisation religieuse qui se consacrait principalement à la revivification de l’islam et à l’enseignement de la langue arabe. Créé le 11 mars 1937 à Nanterre dans la banlieue parisienne après la dissolution de l’Etoile Nord Africaine (ENA) par le gouvernement du Front populaire, le Parti du Peuple Algérien était un parti politique nationaliste révolutionnaire faisant du recouvrement de l’indépendance nationale algérienne sa priorité absolue. Cette priorité donnée à l’action politique et à la lutte de libération nationale faisait que le PPA n’avait pas d’orientation théologique déterminée.

      A suivre…!

      • Mme CH

        La suite….!!!!

        L’influence idéologique du cheikh Ben Badis sur le nationalisme du PPA:
        En Algérie, durant toute la période coloniale (1830-1962), la France mena une véritable politique de dépersonnalisation s’attaquant prioritairement à l’islam et à la langue arabe qui constituaient les fondements identitaires de la résistance à la colonisation. L’être collectif algérien apparaissait comme menacé par la colonisation française. Contre cette politique coloniale, dans différents écrits et discours, le cheikh Abdelhamid Ben Badis s’attacha à mettre en avant l’identité arabe et musulmane de la nation algérienne. Pour le cheikh Ben Badis, l’islam et l’arabité constituaient le cœur de l’identité algérienne telle que définie dans l’adage devenu célèbre : « l’Algérie est ma partie, l’islam est ma religion et l’arabe est ma langue ». Dans un poème tout aussi célèbre, il affirmait : « Le peuple algérien est musulman et à l’arabité il appartient. Celui qui a dit que ce peuple s’est écarté de ses origines, ou qui a dit que ce peuple est mort, celui-là est unmenteur ».
        Le 27 septembre 1937, dans un discours prononcé au cours de l’inauguration de l’école Dar al-Hadith de Tlemcen, le cheikh Abdelhamid Ben Badis définit clairement son nationalisme algérien : « Je suis l’islam fort, je ne sors pas d’une terre dans laquelle je suis rentré, je ne sors pas des cœurs que j’ai rempli. […] Je suis l’islam fort pour l’éternité, qui persiste jusqu’à la résurrection […]. Je suis le nationalisme algérien avec ses composantes : la langue, la religion, l’histoire, la gloire, les souvenirs des leaders, des héros, des génies modèles de la perfection, tenants de la vertu malgré les entraves ».

        En réaction à la politique française de dépersonnalisation, le cheikh Ben Badis percevait l’évolution historique au travers de la constitution d’individualités culturelles dont chacune constituait une communauté spécifique, un peuple. Au lieu d’un individu abstrait, représentant l’espèce humaine mais dépouillée de ses spécificités, cheikh Abdelhamid Ben Badis affirmait leur identité dans leur mode d’être, de penser et d’agir en vertu de leur appartenance à une communauté culturelle déterminée.
        Dans sa célèbre réponse à Ferhat Abbas, en avril 1936, il exprima très clairement ses idées.

        Le PPA n’était pas un parti politique « idéologique » au sens où il n’avait pas l’ambition de développer une idéologie globale répondant à l’ensemble des problèmes traversant toutes les sociétés contemporaines. Sa référence axiale était la lutte pour obtenir l’indépendance de l’Algérie mais au-delà de cet objectif fondamental des opinions diverses pouvaient s’exprimer au sein du Parti. Toutefois, certaines grandes orientations idéologiques étaient des marqueurs plus ou moins implicites du discours du PPA. Comme dans le discours du cheikh Ben Badis, pour le PPA l’islam et l’arabité constituaient le cœur de l’identité nationale algérienne. Ainsi, Chawki Mostefaï estimait que l’idéologie du PPA relevait du « nationalisme islamique » : « la tendance profonde c’est l’islam ».

        A suivre…!

        • Mme CH

          Avant la suite, il y a lieu de rappeler que Abdelhamid ibn Badis avaient des origines berbères remontant aux Zirides, dynastie musulmane fondée au 10ème siècle par Bologhine ibn Ziri. Il signait ses articles de presse Abdul Hamid Ibnou Badis Essanhadji, c’est-à-dire de la confédération berbère Sanhadja…..!!!

          Et maintenant la suite du menu….!!!

          Pour Belaïd Abdesselam, « en gros le contenu du nationalisme algérien, c’était l’arabisme et l’islam. On voulait l’Algérie, mais une Algérie ayant sa personnalité propre, se caractérisant par son appartenance au monde arabe et au monde islamique ».

          Selon Ahmed Mahsas, l’idéologie du PPA était marquée par l’islam en tant que référence culturelle et par le panarabisme en raison de la conscience des militants d’une attache civilisationnelle de l’Algérie au monde arabe. L’idéologie du Parti se voulait l’idéologie implicite du peuple algérien mais il fallait conceptualiser cela avec des méthodes « rationnelles et scientifiques ».

          En juin 1947, dans un article définissant sa ligne éditoriale, le journal Al-Maghrib al-Arabi, qui dépendait du PPA, affirmait refuser « les tentatives d’assimilation ou de francisation » et se définissait comme « le porte parole de l’arabisme et de l’islam ».

          Mettant en avant la volonté de préserver les spécificités identitaires du peuple algérien à l’automne 1947, Chadli al-Makki, au Caire, affirmait que « le peuple algérien » avait « démontré qu’il ne voulait pas d’une politique d’assimilation, ni d’union (française), toutes deux étant incompatibles avec son histoire, sa langue, ses traditions ». Le représentant du PPA au Caire poursuivait en précisant que « l’Algérie » avait « sacrifié 35 000 martyrs dans les évènements de Mai 1945, ce n’était pas pour adhérer à l’Union Française mais bien pour défendre la personnalité algérienne et le nationalisme arabe et pour sauvegarder la religion islamique ».

          Inspiré des idées de l’islah et de la nahdha, le PPA développa cette conception d’une nation algérienne essentiellement définie par l’islam et l’arabité dans sa littérature interne. Les problématiques de la définition de la nation, du nationalisme et de l’identité étaient longuement discutées et définies dans les différents numéros du Bulletin d’éducation intérieur et dans des brochures du Parti.
          A travers ces textes, le PPA développait des conceptions historicistes du nationalisme algérien. Comme chez le cheikh Ben Badis, la nation algérienne se définissait en fonction de critères « objectifs » comme la langue, la culture ou la religion. Pour le PPA, l’appartenance à la nation algérienne se définissait avant tout en fonction de l’appartenance à la communauté musulmane et à son histoire pré-coloniale. Cette conception organique de la nation algérienne professée par le PPA était pratiquement la même que celle développée par l’Association des ouléma et le cheikh Ben Badis. Elle permettait au PPA de s’opposer au Parti Communiste Algérien (PCA) qui défendait l’idée d’une « Algérie nation en formation » n’ayant pas d’héritage historique déterminé puisqu’elle devait naitre du « mélange de vingt races », constitué aussi bien par les colons que par les colonisés.. »..!!!

          Tien tiens, ça devient très intéressant cette couleur rouge qui apparaît….!!!!

          A suivre….!!!

          • Mme CH

            Contre l’Algérie en « formation » du PCA, le Bulletin intérieur d’éducation du PPA de juillet 1948 expliquait la centralité du fait islamique dans la définition de la nation algérienne : « Le facteur le plus puissant de l’unité nationale algérienne a été sans conteste l’islam qui, pendant treize siècles, a forgé l’unité religieuse, ethnique, linguistique psychique de la nation algérienne ». Pour les hommes du PPA, la nation algérienne était une « réalité » parce que la communauté musulmane existait historiquement et se vivait comme une communauté de destin liée par une histoire, une culture, une langue et une religion. Ce lien était renforcé par l’oppression coloniale qui s’attaquait spécifiquement à ses éléments identitaires fondamentaux. Cette affirmation de la « réalité » de la nation algérienne comprise comme une communauté organique était expliquée dans une brochure intitulée, Le Problème Algérien. Le MTLD affirmait, comme base de départ, l’existence de la nation algérienne historiquement constituée par une identité ethnique, culturelle et religieuse : « une vie commune qui s’échelonne sur des siècles et une origine ethnique identique ont façonné le peuple algérien et en font dans les manifestations de la vie une nation avec son propre génie. […] La culture offre également, avec l’image des tableaux changeants malgré les régions, un véritable fonds culturel algérien de caractère arabe et islamique. […] La religion n’est pas un des moindres facteurs qui ont contribués à forger le caractère national de notre peuple ».
            L’islam était perçu comme un élément majeur de l’identité algérienne. Le Bulletin intérieur d’éducation d’août 1950 mettait en avant le rôle de l’islam dans la formation de l’identité nationale algérienne : « grâce à l’islam, qui a été l’un des plus puissants courants religieux dans l’histoire de l’humanité, une véritable communauté culturelle d’une force inouïe s’est constituée dans notre pays. […] La réalité est que, privée par la conquête de son organe d’expression, l’Etat, l’âme algérienne n’a jamais cessé d’être vivante et agissante. Existant en tant que nation, malgré la politique de la dépersonnalisation de l’impérialisme, le peuple algérien a le droit de se gouverner lui-même, de jouir de la liberté et de la souveraineté qui lui furent ravies par la force ». L’islam était un élément majeur de l’identité nationale algérienne car il était une des principales valeurs héritées de l’histoire.
            Elément central de l’identité algérienne, l’islam était posé comme une valeur intrinsèquement opposée à la puissance coloniale européenne et chrétienne. Il permettait aux nationalistes de mettre en avant leurs spécificités identitaires face à la politique coloniale de dépersonnalisation. Pour le PPA, l’islam était un facteur déterminant dans la résistance historique du peuple algérien. Il était une ressource morale capable de mobiliser le peuple algérien pour sa libération.

            A suivre….!!!!

            • Mme CH

              La suite, svp….!!!

              Le cheikh Abdelhamid Ben Badis avait développé cette idée. Pour lui, l’islam était à la fois un élément axial de l’identité algérienne et une ressource morale mobilisatrice des forces vives de la nation. Le 25 septembre 1937, dans un discours prononcé lors du Congrès général annuel de l’Association des ouléma, le cheikh Ben Badis expliqua l’importance de l’islam en tant que ressource morale nécessaire à la renaissance de l’Algérie opprimée par la colonisation française : « Nous nous mettons debout après que les évènements du temps nous ont broyés par le feu de la sédition et par les calamités, après que les malheurs nous ont malmenés et que nous nous sommes opposés à eux, après que les jours nous ont ballotés et que nous les avons bousculés. […] nous nous sommes levés après un siècle ; après que nous fûmes morts et enterrés, nous ayons été réanimés et ressuscités ; c’est une tradition universelle que nous avons comprise par le Coran. […] nous avons commencé une renaissance « bâtie sur les piliers de la religion, elle est devenue une paix pour l’humanité » .
              En juillet 1948, le PPA-MTLD publiait un Bulletin d’éducation intérieur spécial à l’occasion du mois de ramadan. C’était l’occasion pour le Parti d’exprimer ses idées en matière de religion et de souligner l’importance de l’islam dans la résistance quotidienne des Algériens : « Le peuple Algérien est un peuple de traditions. Les missions évangéliques, Pères Blancs et Secours de Foucault, le savent bien eux qui ont tenté par tous les moyens, en faisant fi de tout scrupule, de lui faire renier l’Islam. L’administration coloniale le sait, aussi pour son malheur, elle qui les a appuyés de sa complicité agissante, en les faisant largement bénéficier dans leur œuvre apostolique des biens Habous, institutions sacrées de la communauté islamique, en prodiguant les licences de bistrots et de tripots de jeux, légalisant la prostitution, en dirigeant et noyautant lescultuelles en interdisant l’enseignement de la langue arabe… Mais la croisade anti-islamique a piteusement échoué grâce au sentiment profondément religieux de nos frères ». Le Bulletin d’éducation intérieur précisait l’importance de l’attachement à l’islam dans la lutte du peuple algérien : « Ce parfait respect de la religion laisse préjuger favorablement de l’avenir de notre peuple qui a saisi toute la portée du jeûne. […] Le ramadan est l’apothéose de l’Islam, lui-même apothéose de l’homme».
              Cette dénonciation des atteintes à l’islam et des volontés évangélisatrices n’était pas véritablement nouvelle dans le discours nationaliste. Le cheikh Abdelhamid Ben Badis s’était lui-aussi attaché à dénoncer cela quelques années auparavant. En septembre 1937, dans son discours prononcé lors du Congrès général annuel de l’Association des ouléma, le cheikh Ben Badis dénonça la politique anti-musulmane des autorités françaises : « La langue arabe a été combattue en vous au point qu’on a pensé que sa veine est morte en vous, que sa prononciation a été dénaturée. […] L’islam a été combattu en vous au point qu’on a pensé que ses repères ont disparu devant vous, qu’on a extirpé de votre âme ses croyances et ses générosités ».

              Ah! quand les Minus Créatus ont commencé à s’emmêler….!!! Les maux ont déjà commencé (alcool, prostitution….etc..)..!!!!

              A suivre….!!!

              • Mme CH

                De Rien sakara, voici la suite de l’article ci -dessus…..!!!

                « De même, le cheikh Abdelhamid Ben Badis dénonça les agissements de l’Eglise catholique qui participait à l’oppression coloniale en Algérie en travaillant en plein accord avec les autorités françaises républicaines et laïques. Dans un article portant sur le Congrès eucharistique, tenu à Alger en mai 1939 avec le soutien de la République française laïque, il écrivait : « les religieux qui portaient sous leurs soutanes chrétiennes des cœurs politiques colonialistes ont approfondi la blessure en procédant à leur campagne de croisés qui rappelle aux musulmans les crimes des troupes sauvages et bestiales qui avaient égorgé sous la coupole de la Mosquée al-Aqsa soixante-dix mille musulmans pendant la croisade ».
                Dans le même esprit de résistance, dénonçant les idéologies opposées à l’islam, le Bulletin intérieur du PPA expliquait son refus du communisme, de l’impérialisme et du christianisme :« le Peuple Algérien est un peuple de traditions islamiques. Ces traditions sont tellement fortes que le communisme, qui est une doctrine matérialiste athée, est obligé de les respecter. L’Islam qui a su unifier le Peuple Maghrébin et lui insuffler cette foi et cette solidarité nationale, véritable stimulant dans la lutte séculaire qu’il mène pour l’indépendance, est resté toujours vivace au sein de notre peuple. […] L’impérialisme s’est attaqué à nos mosquées, à nos zaouïas, à nos écoles, il a mis la main sur le culte en domestiquant son personnel ; imams, muphtis et muezzins sont choisis pour être à sa dévotion. Il a infesté l’Algérie d’une nuée de missionnaires et de Pères Blancs pour tenter de déislamiser le pays et imposer le christianisme. […] Aujourd’hui comme hier, le Peuple Algérien reste musulman et cet attachement profond aux traditions islamiques se manifeste nettement dans les mœurs, les coutumes, la célébration des fêtes ».
                A la veille de l’insurrection du 1ier novembre 1954, la fraction du PPA rassemblée au sein du Comité Révolutionnaire Unité et Action (CRUA) reprenait l’idée d’une nation algérienne définie essentiellement par la langue arabe et par l’islam. Comme leurs prédécesseurs, les militants du CRUA dénonçaient la politique coloniale de dépersonnalisation qui s’attaquait prioritairement à la langue arabe et à l’islam.
                Afin de commémorer le débarquement français en Algérie, le 5 juillet 1954, le CRUA édita un numéro spécial du journal Le Patriote. Pour marquer l’identité islamique du mouvement nationaliste révolutionnaire algérien et, en même temps, montrer le caractère mémoriel de ce numéro spécial, Le Patriote comportait en entête le verset coranique suivant : « Souvenez vous, le souvenir est un bienfait pour les croyants ». Ce numéro spécial dressait un bilan noir de la colonisation et magnifiait la résistance du peuple algérien. Dans cette lutte du peuple Algérien contre le colonialisme, l’islam était présenté comme le moteur de la bataille contre le colonialisme. Les activistes dénonçaient la mise sous tutelle du culte musulman par l’administration qui cherchait par là à prévenir toutes résistances religieuses et culturelles du peuple algérien : « le culte musulman muselé par l’administration, dépossédé de ses biens habous, ne représente plus qu’un instrument entre les mains de l’administration ».Le Patriotedénonçait également les missionnaires chrétiens qui « s’efforcent d’évangéliser par le pain et par les produits pharmaceutiques des jeunes innocents : fils de musulmans ».
                Au regard des propos des différents acteurs, le cheikh Ben Badis a eu une influence idéologique non-négligeable sur le PPA au travers de ses discours et de ses écrits. Inversement, l’action et le discours du PPA n’a pas été sans influence sur l’Association des ouléma. Toutefois, au-delà de cette relation dialectique entre les deux organisations, l’influence des idées islahistes sur le PPA s’exerça aussi par l’intermédiaire d’hommes qui, socialisés religieusement et culturellement dans le giron de l’Association des ouléma, s’engagèrent politiquement dans les rangs du PPA. »

                Tiens, je ne sais pas ce que Mr Tessier pense de la relation entre l’Eglise catholique en Algérie qui travaillait en plein accord avec les autorités françaises républicaines et laïques d’antan et……!!!!.

                • Mme CH

                  la suite et encore la suite…..!!!

                  A partir de la fin des années 1930, le PPA qui jusque là recrutait l’essentiel de ses cadres dans le prolétariat algérien immigré en France, commença à enrôler des jeunes gens issus de l’intelligentsia algérienne francophone et arabophone. Le PPA réussit à attirer dans ses rangs des hommes qui avaient été formés par l’Association des ouléma. A la mort du cheikh Abdelhamid Ben Badis, le 16 avril 1940, l’Association des ouléma perdit une partie de ses élites au profit du PPA. L’engagement de ces hommes dans les rangs du PPA ne signifiait pas l’abandon des desseins religieux et culturels islahistes mais leurs mutations en projets politiques révolutionnaires. Parmi ces hommes, il y avait Chadly al-Mekki et Mohammed Mahfoudi de Tébessa, Saïd Zemouchi et Abbad d’Oran, Kerbouch d’El Arrouch, Belkacem El Baïdaoui d’Aïn Beïda, Abderrahmane Bellagoune d’Oued Zenati, Sid Saïd Ali de Skikda, Mahmoud Bouzouzou de Bejaia, ou encore Hadj Hocine Slimani et Belkacem Guendouze de Médéa.
                  Ne pouvant pas étudier le parcours politique et intellectuel de l’ensemble de ces hommes, nous nous arrêterons sur deux d’entre eux : Belkacem Guendouze car il fut l’élève du cheikh Ben Badis ; et Mohammed Mahfoudi car il occupa, un temps, des fonctions importantes au sein de la direction du PPA.
                  Certains islahistes passés au PPA avaient directement côtoyés le cheikh Abdelhamid Ben Badis. En effet, né à Ougat, douar de la commune mixte de Berrouaghia en 1918, Belkacem Guendouze avait été un élève du cheikh Abdelhamid Ben Badis à Constantine à la fin des années 1930. A l’instar de certains membres de l’Association des ouléma qui avaient rejoint le PPA après la mort du cheikh Abdelhamid Ben Badis, il adhéra au PPA au cours de la guerre 1939-1945 sous l’influence de Hadj Hocine Slimani, un ‘alim formé à l’université al-Azhar du Caire qui enseignait et militait dans la région de Médéa.
                  Après la guerre 1939-1945, alors que la vie politique reprenait en Algérie, Belkacem Guendouze occupa une place importante de cadre du PPA à Médéa. Au printemps 1948, les autorités coloniales notaient que Belkacem Guendouze dirigeait, dans les faits, le PPA au niveau local alors que M’hamed Keskessa en était officiellement le chef. Quelques mois plus tôt, en octobre 1947, il s’était présenté sur la liste du MTLD aux élections municipales à Médéa.
                  A la même période, le PPA décida de s’investir au sein des organisations de la société civile algérienne afin d’étendre son influence à des secteurs de la société où il n’était pas encore présent. Dans ce cadre, le PPA s’investit particulièrement dans l’enseignement arabe libre qui avait été impulsé par l’Association des ouléma dans les années 1930. Possédant une formation religieuse et ayant été l’élève du cheikh Abdelhamid Ben Badis, Belkacem Guendouze joua un rôle moteur dans le développement de cette politique à Médéa où le PPA essaya de prendre le contrôle de la médersa al-Irchad.
                  Au cours de l’Assemblée générale annuelle de la médersa al-Irchad, devant 600 personnes réunies au cinéma Rex de Médéa, le 14 décembre 1947, des incidents opposèrent des militants du PPA aux autres sociétaires membres de l’UDMA de Ferhat Abbas. Le mufti Fekkar affirma que la médersa ne devait pas être un foyer d’éducation politique mais une école permettant de regrouper tous les enfants musulmans de la commune. Professeur à la médersa, Belkacem Guendouze attaqua l’administration française. Il demanda que les membres du conseil d’administration de la médersa qui étaient fonctionnaires dans l’administration coloniale, soient exclus de la direction de l’établissement « car ceux-ci reçoivent des directives du Sous-préfet et du gouvernement de la France ».

                  A suivre….!!!

                  • Mme CH

                    Disons suite et fin….!!!

                    L’islam était perçu, par le PPA, comme une valeur, un fond national-culturel, permettant de s’opposer à la colonisation. L’islam était incorporé au nationalisme algérien comme l’une de ses valeurs centrales. Contrairement au nationalisme laïc de l’Occident, qui procédait d’une laïcisation des sociétés européennes, le nationalisme algérien puisait une grande partie de ses références dans l’islam. Celui-ci était considéré comme une des bases de l’identité nationale algérienne.
                    Cette vision de l’islam s’est transmise durant la Révolution algérienne puisque le FLN affirmait son orientation islamique dans son texte fondateur publié le jour du déclenchement de l’insurrection. Celle-ci avait été organisée par des hommes du PPA dont deux étaient fortement liés à l’Association des ouléma : Larbi Ben M’Hidi qui avait été l’élève du cheikh Moubarak al-Mili à Biskra ; et Mostafa Ben Boulaïd qui présidait lacultuelle d’obédience islahiste d’Arris et que les services de renseignement français qualifiaient d’« ouléma-MTLD ». Ces deux révolutionnaires du PPA, qui étaient issus de l’école du cheikh Abdelhamid Ben Badis, avaient indéniablement contribué à défendre l’orientation islamique du FLN. En effet, la déclaration du 1er novembre 1954 affirmait vouloir « la restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques ».
                    Au-delà des textes politiques, l’islam fut l’un des deux éléments fondamentaux de ce que Malek Bennabi appelait le « tacite fondement idéologique » de la Révolution algérienne. Selon lui, l’Algérien qui a pris les armes durant la Révolution, le moudjahid, agissait « pour se lier à la promesse majeure [l’islam], il voulait mettre ainsi son militantisme, sa lutte, sa révolution, sa vie et sa mort en rapport avec une vieille promesse majeure qui date de quatorze siècles. […] la promesse majeure[…]était le plus fort stimulant de la révolution non pas la promesse mineure. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille négliger le rôle de la promesse mineure dans l’éclairage du chemin et de l’objectif. Le moudjahid savait qu’il luttait pour l’indépendance de son pays. L’indépendance de l’Algérie était la promesse mineure. Alors que la promesse majeure liait les moudjahidines avec […] les générations passées dans leur lutte et leur combat ».
                    Cette promesse islamique, qui anima le combat de milliers d’Algériens et d’Algériennes avant et pendant la Révolution, le cheikh Abdelhamid Ben Badis par son action en faveur de l’islam et de la langue arabe contribua à la revivifier dans une Algérie colonisée où la France faisait tout pour l’effacer. En janvier 1937, en conclusion de son texte intitulé « Pour qui je vis ? », le cheikh Ben Badis posait la question : « est-ce que vous vivrez comme moi pour l’islam et pour l’Algérie ? ». Avec le recul de l’histoire, nous savons que des milliers d’Algériens et d’Algériennes, militants de différentes organisations et acteurs de la Révolution, ont répondu, en parole et en acte, positivement à cette question. Ces hommes et ces femmes vivaient et luttaient, comme le cheikh Ben Badis, « pour l’islam et pour l’Algérie ». Le grand mérite politique du cheikh Abdelhamid Ben Badis est d’avoir été l’un des premiers à poser cette question fondamentale qui a contribué à forger l’esprit révolutionnaire de milliers d’Algériens et d’Algériennes. En cela, l’apport du cheikh Abdelhamid Ben Badis à la lutte de libération nationale est fondamental.

                    A méditer….!!!!

                    • Amirouche

                      Mme CH

                      Sallam
                      Donc et comme je l’avais déjà dit , la vie du cheikh Abdelhamid Ben Badis ne s’arrêtait pas à « une prose » , ce qu’il avait fait en quelques années ,car mort à 51 ans ,avait un apport fondamental dans la lutte de libération nationale …..
                      Un grand BRAVO bien mérité ….chapeau bas ma sœur CH
                      Ami……….rouche
                      Fraternellement

  5. Mehdi

    lire SVP à l’image

  6. Lecteur

    Novembre 1954.c’est une affaire d’irréductibles pas d’assimilation issue du mouvement wahabite qui a influencé les cheikhs Algériens qui ont pu bien actionné dans les valeurs islamiques ceci est reconnu. Le ratage du grand virage novembriste est connu.

  7. Amirouche

    @Lecteur

    Bonsoir

    Je n’ai pas bien saisi votre commentaire ! Alzeytouna avait formé des wahabites ?!
    Et pourquoi cheikh El Hindi le déconseilla d’aller à Médine et l’exhorta de retourner en Algérie afin de combattre le colonisateur.
    Quel message doit-on comprendre du poème d’Ibn Badis

    يَانَشءُ أَنْـتَ رَجَــاؤُنَــا وَبِـكَ الصَّبـاحُ قَـدِ اقْـتَربْ
    خُـذْ لِلحَـيـاةِ سِلاَحَـهـا وَخُـضِ الخْـطُـوبَ وَلاَ تَهب

    وَاْرفعْ مَـنـارَ الْـعَـدْلِ وَالإ حْـسـانِ وَاصْـدُمْ مَـن غَصَبْ

    وَاقلَعْ جُـذورَ الخَـــائـنينَ فَـمـنْـهُـم كُلُّ الْـعَـطَـبْ

    وَأَذِقْ نفُوسَ الظَّــالـمِـينَ سُـمًّـا يُـمْـزَج بالـرَّهَـبْ

    وَاهْـزُزْ نـفـوسَ الجَـامِدينَ فَرُبَّـمَـا حَـيّ الْـخَـشَـبْ………..

    Cordialement

    • Mme CH

      « On ne cessera pas de rappeler le rôle que jouèrent les medersas qui furent ouvertes par l’association, dont il fut le premier président, dans différentes régions du pays. Elles permirent à de nombreux Algériens, dont des femmes comme Mme Zhor Ounissi ou la fille de Cheïkh Larbi Tebessi de s’instruire. Dans ses mémoires, Ahmed Taleb Ibrahimi rappelle, lui qui fut élève de la medersa Dar El Hadith de Tlemcen, l’apport de celle-ci dans la promotion du savoir et la synthèse réussie, selon lui, entre l’attachement à l’authenticité et l’ouverture à l’universalité. L’association, née une année après la célébration du centenaire de la colonisation vécue alors par les « indigènes » comme une agression et une provocation, allait au-delà de la satisfaction de ce droit élémentaire. L’association fut, par ses prises de position et sa presse vigoureuse, un bouclier contre l’œuvre de dépersonnalisation entreprise par le colonialisme français qui avait interdit la langue arabe et encourageait le charlatanisme religieux à travers un réseau se zaouïas. Ce n’est pas un hasard si toutes les autres personnalités politiques comme Ferhat Abbas ou Messali, qui militaient pour d’autres horizons politiques et prônaient d’autres moyens et stratégies de lutte, rejoignaient Ben Badis sur la nécessité de contrer l’œuvre de destruction programmée de son identité.  »

      « Les oulémas prenaient une place de plus en plus importante dans la vie politique et religieuse algérienne, ce qui inquiétait au plus haut point les autorités françaises4. Leur enseignement sapait celui des madrasas et des principalesmosquées dirigées par des professeurs recrutés par le ministère des Affaires indigènes. Leur enseignement religieux menaçait les moqaddems des confréries soufies, les cheikhs des zaouïas maraboutiques et plus généralement les fonctionnaires du culte et de la justice (imams, muftis et cadis). »

      Alors, seuls, les benêts, les jaloux, les opportunistes, les arrivistes et les orbitons qui se prennent pour des électrons peuvent nier le rôle marquant et primordial de cet homme et de son association pendant l’ère de la barbarie!!

  8. Un ami

    Cela ne dépassant pas la prose. Seuls les actes ont finalement triomphé. Une opinion qui est partagée enfin les historiens ont à nous recadrer. Si erreur existerait

    • Amirouche

      Sous le patronage de qui s ‘est tenu le premier congrès des kechefs à Alger en 1939 ?? la vie de Abdelhamid Benbadis ne s’est pas arrêtée à une prose .

  9. Omar

    C’est émouvant de lire ces passages, prenons de la graine et faisons de sortes que ce n’est pas la fin en soi.Nos aïeux ainsi que les érudits de la civilisation arabo-musulmane savaient pertinemment que rien ne pourrait changer l’être humain de la voix pure qui nous mènent vers des temps meilleurs,or qu’est-ce qu’on voit de nos jours ? La décadence, l’irréparable par rapport a ce que dit le Saint Qur’an, nous nous enfonçons vers les ténèbres tant qu’on ne changera pas au niveau mentalité.Aujourd’hui nous prétendons être une nation civilisée nous ne valons absolument pas le dixième que nos aïeux nous ont légués.Nous sommes une Nation à consommation rien de plus……La cupidité détruit l’essence même de nos valeurs,Feu JF.Kennedy avait dit lors de sa visite en 1963 à Berlin je cite,n’attendez ce que votre pays vous apporte mais c’est à vous que ça vous incombe d’apporter, votre savoir faire, votre morale vos valeurs.Depuis l’indépendance nous pataugeons dans une marre infestée de cyanure qui nous gangrène les neurones d’où cette catastrophe qui n’en finit pas, jusqu’à quand ? Allah seul est témoins.

    • L'écoeuré

      Mr Omar vous avez trouvé très émouvant de lire cet article sur le père du conformisme algérien entre la politique ,la religion et la science .
      Je vous avoue que lire sa biographie toute entière est aussi émouvante .
      C’est émouvant d’avoir des lecteurs. C’est merveilleux, on a l’impression qu’on peut communiquer. En fait, à chaque livre,ou bien un article il se passe ce drôle de phénomène, un peu désagréable : quand vous l’avez fini arrive un moment brutal où ce que vous avez dévoré des yeux veut littéralement couper les ponts,et se débarrasser de vous.
      Cordialement.

  10. Mus

    @Omar Le cheikh ben badis a certainement apporté sur le plan des valeurs mais comme c’est souligné par d’autres intervenants ne put passer a une vitesse qu’il a réclamait pourtant.

  11. Amirouche

    Sallam

    Vous parlez de novembre 1954 ,alors que Benbadis est mort quatorze ans avant la révolution ..Lisez plutôt sur la partie de l’encadrement de l’Armée de libération nationale (ALN) algérienne formée essentiellement en langue arabe qui avait les idées de Ben Badis et qui était plus signifiante que le modèle républicain français auquel seule une minorité restreinte a pu accéder dans l’ALN !!!! ……….Lire « La théologie de la libération de Abdelhamid Ben Badis  » au lieu de dire n’importe quoi ……. ».INA BA3DA AL DANI ITHME « 

    • Mme CH

      Au moment de l’occupation de l’Algérie et pendant les tout premiers débuts de la colonisation, les armées coloniales ont eu à faire à une opposition nationale armée très tenace, essentiellement religieuse qui constituait un piédestal social représentatif, récalcitrant et très actif. La résistance à l’ennemi et les grandes révoltes armées pendant le 19ème siècle ont été conduites par les grands chefs religieux de l’époque, tels que l’Emir Abdelkader, cheikh Bouziane, les Ouled Sidi Cheikh, Cheikh Bouamama, Cheikh El Mokrani, Cheikh Aheddad et bien d’autres……, dont le but était de déloger par la force les hordes colonialistes barbares d’Algérie.
      Malencontreusement, les batailles courageuses menées par ces grandes figures charismatiques et combattives se sont toujours terminées par un échec, la répression sauvage et la déportation, ce qui a dû avoir un impact démobilisateur, amenant à certaines précautions, face à la machine de guerre infernale du colonisateur….. !!!!

      En effet, vers la fin du 19ème-début du 20ème siècle, Les « réformistes musulmans » avaient commencé à faire parler d’eux. Après les échecs des insurrections du 19ème siècle, les Oulémas ont dû se contenter à ne faire que des revendications identitaires particulièrement linguistiques, culturelles et religieuses, persuadées qu’il n’était peut-être pas encore temps d’acquérir des droits politiques plus importants.
      « A chaque temps suffit sa peine » ou « à chaque chose son temps »

      Si l’association des Oulémas n’a pas joué un rôle très marquant dans le combat politique contre le colonisateur, surtout au début, elle a, par contre, défendu, avec force, l’identité du peuple algérien. Par exemple, durant les années 30, diverses fetwas de l’Imam Ibn Badis ont limité et brouillé les opérations de naturalisation des musulmans, opérations assimilées à de l’apostasie…!!!
      Disons Qu’il faut un peu de tout pour faire un monde et à chacun son truc, car faire de la politique tout en ayant perdu son identité, on voit bien le résultat maintenant… ???!!!!

      Donc, la réticence des Oulémas de l’époque en ce qui concerne la révolution du 1er Novembre, si je peux l’appeler comme ça, s’explique, peut-être, du fait qu’ils croyaient que le moment n’était pas encore propice, et que la populace n’était pas encore prête à une guerre, et peut être même à une victoire.

      Pour la guerre, ils ont eu tort et même s’ils ont pris le train en marche juste après 1954, n’empêche qu’ils se sont investis pleinement dans la résistance ; d’ailleurs, certains, comme cheikh Larbi Tebessi ont été abattus par l’armée coloniale. Mais pour la victoire en revanche, ils n’avaient peut être pas tout à fait tort, sachant que le pays a été miné dès le départ par les orbitons de De Gaulle et leurs sbires…!!!!

      Rappelons qu’IbnBbadis est mort en 1940, Rahimahou Allah, bien avant le déclenchement de la guerre de libération … !!!! Donc, pas de brume de sable SVP…. !!!!

  12. elhadj abdelhamid

    Bonjour
    @Amirouche
    Merci Si Amirouche pour ce thème sur Benbadis, symbole algérien du « îlm », le savoir. Espérons que le sujet nous élève un peu au dessus des turpitudes de ce bas monde. Dans la famille, mon grand-père, imam, avait choisi, pour ses enfants, les prénoms de Mohamed, Boubakar Seddik ( mon père ), Omar, Ali, Othmane et Houssine. Mon père, membre de l’association badissienne, avait donné, en vertu de la tradition, le prénom de Mohamed à mon aîné et, à moi, celui de Abdelhamid.

  13. Lecteur ami

    Un Toulousain que je relis merci khayi

  14. Hamid Ourrad

         

     

    La vie de Benbadis est une leçon contre la résignation face à l’énormité de la tâche à accomplir. Elle est celle que la volonté d’un homme intelligent, éclairé et volontaire peut changer le cours des choses. 
    Cet homme a grandi dans l’Algérie colonisé où régnait  l’analphabétisme, la misère  ,et la superstition alliées très commode du colonialisme .Aucune phrase  ne résume mieux sa courte mais intense vie que cette citation dans laquelle il se donne un objectif…
     » Ce que nous voulons, c’est réveiller nos compatriotes de leur sommeil, leur apprendre à se méfier, à revendiquer leur part de vie en ce monde, afin que les suborneurs ne puissent plus exploiter l’ignorance des masses.  »
    Hélas ,cette citation est toujours d’actualité dans notre pays ,une des caractéristiques du régime algérien est de vider de leur substance  les événements historiques et de banaliser les hommes qui les ont accomplis .
    L’ironie est qu’il le fait non pas à force de les taire et de les censurer mais à force de les récupérer et de les rabâcher .Son peu de crédibilité déteint alors sur eux et les rend terne voir suspects dans la mémoire collective 

    • Amirouche

      Hamid Ourrad

      Merci , enfin dans le vif du sujet .Une très belle phrase que vous dites « ……..De vider de leur substance les évènements historiques et de banaliser les hommes ….. » BRAVOOOO Hamid , c’est vraiment très bien dit .Moi je dirai à force de manger du méchoui tous les jours on finit par ne pas l’aimer , pire on en tomberai malade …..
      C’est vrai à force de récupérer , répéter, ressasser et rabâcher les films , les vies , les histoires de nos héros nationaux de façon répétitive, que tout le monde aujourd’hui « zappe » notre mémoire collective ……..AFHEM YALE FAHEM
      Sahite si Hamid et encore merci

    • OUERRAD en squatteur

      BRAVO COUSIN ….

  15. sakara

    L OS C EST BEN BELLA MAHSAS BOUDIAF DIDOUCHE AIT AHMED

  16. Lecteur ami

    Benbella mérite une fondation avec Sakara. Qui sera un de ses fondateurs à partir du sud de la France et fera bouger ses amis de Telagh Oran etc

  17. elhadj abdelhamid

    bonjour
    J’ai adressé un petit post à Si Amirouche pour lui rendre une politesse. Après une  » attente de validation « , il a disparu ?

    • Amirouche

      elhadj abdelhamid

      Sallam

      Si Abdelhamid , j’avais une prémonition que vous auriez votre mot à dire à propos de ce sujet , repostez , en supprimant toute adresse électronique et en changeant le début et la fin de votre commentaire sinon il restera en attente de validation…..Au plaisir de vous lire .
      Courtoisement

  18. Lecteur

    Reposter pour nous gratifier de vos commentaires.

  19. abdelhamid elhadj

    Bonsoir
    @Amirouche
    Merci à Si Amirouche pour le thème de Benbadis, le symbole national « pédagogique » du Savoir ( el îlm ). Dans ma famille, mon grand-père, un imam, avait choisi, pour ses enfants, les prénoms de Mohamed, Boubakar Seddik ( mon père ), Omar, Othmane, Ali et Houssine. Mon père, un ancien membre de l’association badissienne, avait opté, en vertu de la tradition, pour le prénom Mohamed donné à mon frère aîné Allah yarhamou et pour moi, celui de …Abdelhamid.

    • Amirouche

      @abdelhamid elhadj

      Bonsoir

      « Badissi » ,mon grand père l’était aussi , qui surement connaissait le votre , c’est une « mouvance  » que Benbadis a voulue qu’elle se répande à travers tout le territoire nationale , combattant le maraboutisme , »wa el jahle » et l’allégeance à des êtres humains ou « autres » enfuis dans une tombe ,qui malheureusement existe encore dans notre société ……Je pense aussi , « malgré quelques détracteurs » que Benbadis avait donné cette semence d’hommes qui avait libéré le pays …………
      Allah yarhame mawtana
      Cordialement Docteur

    • Amirouche

      @abdelhamid elhadj

      Mon commentaire est aussi en attente de validation !!!! décidément les marabouts font leur travail (rires) !!!!!!!!

    • Amirouche

      @abdelhamid elhadj

      Bonsoir

      « Badissi » ,mon grand père l’était aussi , qui surement connaissait le votre , c’est une « mouvance » que Benbadis a voulue qu’elle se répande à travers tout le territoire nationale , combattant le maraboutisme , »wa el jahle » et l’allégeance à des êtres humains ou « autres » enfuis dans une tombe ,qui malheureusement existe encore dans notre société ……Je pense aussi , « malgré quelques détracteurs » que Benbadis avait donné cette semence d’hommes qui avait libéré le pays …………
      Allah yarhame mawtana
      Cordialement Docteur

  20. Lecteur ami

    Docteur une impression sur la thèse du docteur Merbouh en ligne.

    • Mohand

      Dr Merbouh est surtout gentil, modeste et bien éduqué.
      Une thèse , quelqu’en soit le domaine est un travail scientifique important , pas facil à réaliser.
      Cette thèse doit concrétisée sur le plan pratique , par des faits réels, puis publiée dans les grands journaux scientifiques , pas jetée dans un placard.
      Encore une fois félicitations monsieur .

  21. Mohand

    À chacun ses visions et ses philosophies, l’essentiel est de rester uni face à l’ ennemi , qu’on soit arabe ou berbère , mais essentiellement musulman.

  22. Mme CH

    Ferhat Abbas publia le 23 février 1936, dans le journal L’Entente, un article dans lequel il écrivait : « Si j’avais découvert la « nation algérienne », je serais nationaliste… Et cependant je ne mourrai pas pour la « patrie algérienne », parce que cette patrie n’existe pas. Je ne l’ai pas découverte. J’ai interrogé l’Histoire, j’ai interrogé les vivants et les morts ; j’ai visité les cimetières : personne ne m’en a parlé. Sans doute ai-je trouvé « l’Empire arabe », « l’Empire musulman », qui honorent l’islam et notre race. Mais ces empires sont éteints. Ils correspondaient à l’Empire latin et au saint Empire romain germanique de l’époque médiévale. Ils sont nés pour une époque et une humanité qui ne sont plus les nôtres… Nous avons donc écarté une fois pour toutes les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l’œuvre française dans ce pays ».

    En avril 1936 le cheikh Ben Badis, répondit au propos de Ferhat Abbas dans la revue Ach-Chihab, en affirmant : « Nous aussi nous avons cherché dans l’histoire et dans le présent, nous avons constaté que la nation algérienne musulmane s’est formée et existe comme se sont formées les nations de la terre encore existantes. Cette nation a son histoire illustrée des plus hauts faits : elle a son unité religieuse et linguistique, elle a sa culture, ses traditions et ses caractéristiques bonnes ou mauvaises, comme c’est la cas de toute nation sur la terre. Nous disons ensuite que cette nation algérienne musulmane n’est pas la France, ne peut pas être la France et ne veut pas être la France. Il est impossible qu’elle soit la France même si elle veut l’assimilation ; elle a un territoire bien déterminé qui est l’Algérie avec ses limites actuelles […]. Ce peuple musulman algérien n’est pas la France, il ne peut pas être la France, il ne veut pas être la France, il ne veut pas l’être et, même s’il le voulait, il ne le pourrait pas, car c’est un peuple très éloigné de la France, par sa langue, ses mœurs, son origine et sa religion. Il ne veut pas s’assimiler ».

    Mais selon Abdelhamid Mehri, à la fin de la seconde guerre mondiale, les positions de Ferhat Abbas évoluent vers des idées plus proches de la revendication de l’indépendance.

  23. BADISSI

    Merci Hadj Amirouche pour l article sur le savant BEN BADIS , ALLAH yerhmou il a combattue les bida3, et le maraboutisme que le colonisateur encourager , un savant que le monde musulman respecte , sans lui les membres de L OS n aurais jamais exister car il n aurons jamais appris a lire et écrire , il est mort jeune mais son empreinte est rester jusqu’à aujourd’hui , SANS OUBLIER QU IL A EU UNE TENTATIVE DE L ASSASSINER PAR LE DIRIGEANT DE LA ZAOUIA ALLAOUIA DE MOSTAGANEM

  24. sakara

    MERCI Mme CH VOUS OUBLIEZ HADJ MESSALI

  25. mohamedDD

    je vous remercies fraternellement pour votre intéressement et la soif de la vérité, ces Hommes (et Femmes) ont vécu courageusement dans un contexte difficile au nôtre, ils ont donné amour, temps, enfants, argent….. pour leur patrie, religion, …. Allah yarhamhoum et nous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! on doit se réveiller et les suivre un tant soit peu, nos enfants et petits enfants on leur dira????????????????? (des mensonges!!!!) bonne nuit

  26. sakara

    Pour juger BENBELLA lisez des livres neutres pas des livres pour se venger

    ABANE et ABBES FERHAT ne sont pas du meme cote politique

    Mais c est leur droit

    • Mme CH

      Salam Si Sakara…!!! Entièrement d’accord avec vous, mais si vous avez lu tout mon commentaire, du 6 décembre 2014 – 16 h 38 min, vous auriez sûrement dû remarquer ce que j’avais écrit à la fin: « On aimerait bien voir la chose sous un autre angle, s’il existe. »..!!!!

      Donc, si vous avez d’autres sources, on aimerait bien les connaître pour pouvoir faire d’autres lectures….!!!!

      Encore une petite chose, loin de moi l’idée de juger Ben Bella ou quelqu’un d’autre….!!!! Qui suis-je…??? Ce sont les faits, les témoignages et les arguments qui parlent….!!!! Et, nous Minus Créatus, nous sommes à la recherche de la vérité….!!! Et comme il n’y a pas de vérité absolue, donc le problème est réglé, enfin pas tout à fait…….!!!!!

      Mes respects Mr Sakara…! Je me sauve…à tte…!

  27. Lecteur

    Sakara. Ce que vous dites est vrai il faut s’instruire des ouvrages spécialisés.

      • Mohamed REZOUG

        Sakara , c’est bien toi ?
        Comment vont les gens de Toulouse ? De la place Wilson ? Du Capitole ? J’espere que tu te rappelleras de moi . Je voulais te lancer un petit coucou Bravo et merci aux initiateurs de ce projet mediatique . Vs ns permettez meme si ns sommes eloignes les uns des autres de renouer le contact et d’echanger nos points de vue . Desole , mon intervention n’est pas liee au sujet , mais je ne pouvais m’empecher de saluer ts mes amis que je vois souvent ici . Si Ouerrad ,comment vas tu ? J’espere que tu vas mieux ? Belamri ? Que se passe-t-il mon ami ? Ta plume s’est dessechee ? Un grand salut a tout le monde , et bonne continuation .

  28. Lecteur ami

    Vous avez assez d’amis sur le journal. Entrez en contact via administrateur.

  29. sarah

    Chui complétement boulversé voulez-vous bien me dire (qu’es qu’il a fait pour devenir si célèbre) et Merci bcp 😀 🙂

  30. sarah

    Svp une réponse c urgent

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