La Voix De Sidi Bel Abbes

Act Opinions : Le Grand Pardon

1962 .Le peuple a voté oui ; il ne votera plus jamais non ; Abderrahmane Farès est le président du Pouvoir Exécutif de juillet à septembre et Farhat Abbas est le Président intérimaire de l’Algérie de septembre 1962 à septembre 1963.

1963, septembre .Le premier Président de la République, Ahmed Benbella, prend chaise ; c’est un historique ; tant mieux car chez nous on préfère l’ancienneté garante de la sécurité, oualfa ouala telfa et Si Ahmed est le bienvenu ; les compagnons de l’Histoire Aït Ahmed et Boudiaf qui ont partagé le cachot ne partageront pas la chaise ; Boudiaf est séquestré au Sud et Aït Ahmed prend le maquis au Nord ; Benbella est un bon non-aligné ; invité à l’ONU , il est reçu comme un héros en Amérique mais , à son retour, fait un crochet chez Castro , l’ami coco blocusé par l’Amérique de notre frère Kennedy .
Et à Moscou, au président du Soviet Suprême qui l’accueille ainsi :
_ Bonjour, Camarade !
Benbella, toujours non-aligné, répond :
– Bonjour, Monsieur le Président !
Les camarades, il faut s’en méfier, les frères du bled encore plus; l’Histoire future le lui rappellera amèrement. En politique, il faut toujours faire sien l’adage :
– Dieu, gardez-moi de mes amis ; mes ennemis, je m’en garde !
Nasser, nationaliste arabe fanatique, se méfie du jeune Bouteflika, électron libre d’un pragmatisme serein, qui préfère la diplomatie à l’affrontement aveugle pour régler les problèmes ; déjà, lors des Accords d’Evian, muni secrètement d’un passeport marocain, il parvient à rapprocher les Frères Historiques en prison et l’Etat-Major du fougueux Colonel Boumédiène, adjoint de Boussouf, lui-même adjoint de l’Historique Ben Mhidi, dans une solution algérienne pure du conflit sur les Accords , ce qui n’est pas pour plaire au parrain autoproclamé de la Révolution Algérienne ,Nasser ni à son mythique chef des Renseignements Dib.
De retour du Caire, à l’aéroport de Dar El Beïda où Boumediène l’accueille, Benbella, dans un ordre-conseil, avertit son chef d’Etat-Major :
– Bouteflika doit partir !
– Si vous demandez le départ de Bouteflika, en somme, vous voulez mon propre départ ! rétorque le Renard des Aurès.
Les germes du 19 Juin sont là surtout qu’un premier différend a surgi entre les deux hommes lors du premier congrès du FLN en avril 1964 ; Benbella est hostile aux militaires issus de l’armée française, défendus par Boumediène.

1965, Juin ; Benbella assiste au grand match de football nocturne Algérie de Mekhloufi-Brésil de Pelé à Oran et à son retour à Alger, il est obligé de quitter le pouvoir, en pyjama, dans un putch aussi nocturne. Le Stade Municipal d’Oran, appelé depuis Stade du 19 Juin sera rebaptisé Stade Zabana plus tard par …..Bouteflika !
Au lendemain du Coup d’Etat, Bencherif déclare à une avocate mandatée, qui le rappelle dans un journal à la libération de Benbella :
-Benbella, c’est fini !
Benbella, porté au firmament des Grands de ce monde par la Révolution Algérienne, suscite l’admiration du jeune Boumediène au premier contact au Caire ; ce dernier, aux qualités militaires appréciées par Benbella, se voit confier, l’historique mission du transport d’armes en Méditerranée à bord du fameux yacht princier jordanien. Plus tard, on apprendra que Boumediène n’était pas le chef de cette mission commandée par un Lamouri avec un adjoint Soudani qui serait un agent double des Egyptiens et des Français.

L’Histoire reconnaîtra à Boumediène la grandeur d’avoir préservé la vie du président déchu en 1965, dans un continent, l’Afrique, où l’on a coutume d’éliminer au bon matin les chefs déchus la veille et même en Europe civilisée où, bien plus tard, le sort du Roumain Causescou, président déchu et saigné affreusement avec sa femme le lendemain, nous rappelle notre fière spécificité algérienne.
Une légende, au pays, raconte que pendant toute la dernière année avant sa mort, Boumediène avait ramené à ses côtés l’illustre prédécesseur dans une résidence à Zéralda pour une rituelle rencontre quotidienne. Libéré officiellement par Chadli à la mort de Boumediène, pour son premier retour politique en Algérie, Benbella qui choisit le bâteau, peut-être échaudé par l’avion depuis son rapt par Mitterrand, ministre de l’Intérieur commanditaire du premier détournement d’un avion civil de l’Histoire, est accueilli, aux premières loges de la passerelle, par …Bencherif.
Mais ceci aussi relève de la spécificité algérienne, le grand pardon, el Wiâm.

1978, décembre ; Boumediène, le successeur de Benbella, meurt des suites d’une douteuse maladie de Waldenstroem ; le savant suédois lui-même est au chevet du grand malade parmi d’autres sommités médicales mondiales comme le Professeur Legrain de France et, dans la communauté médicale, cette maladie rare qui a aussi emporté le Chah d’Iran s’appellera désormais maladie de Boumediène tout comme celle de Kahler qui emporta le successeur de de Gaulle en 1974 et qui est alors nommée maladie de Pompidou .
Boudiaf, opposant lors du règne de Benbella, réfugié à Kénitra, restera opposant sous Boumediène mais devant la ferveur populaire lors des obsèques de Boumediène, décide de dissoudre son mouvement et se retire de la politique !
Bouteflika, dauphin naturel de Boumediène, prononcera l’oraison funèbre, que la mémoire populaire retiendra sous le titre historique de Keïfa Nafdika, qui restera le discours politique le plus marquant de sa carrière.
Mais on avance un concurrent inattendu pour contrer le dauphin ; Yahiaoui, patron du FLN, que l’on dit gauchiste préféré de la jeunesse face au libéral Bouteflika alors que tous les étudiants, même ceux des Comités de la Révolution Agraire, tenaient le Commandant Abdelkader Le Malien aux yeux bleus et aux cheveux longs de l’ALN, orateur bilingue parfait au charisme international établi, en idole incontestée pendant que les barbus islamistes pointaient déjà à l’Université alors que Abbassi Madani était encore au FLN.

1979, février. A un militaire succède toujours un militaire et, compromis supérieur de la Grande Muette, le colonel Chadli, le Chah d’Oran, comme l’appelle Le Canard Enchaîné, s’installe, malgré lui dira-t-il plus tard, sur la chaise occupée, intérim constitutionnel, par un Historique, Bitat, président du parlement, opposant sous Benbella rappelé par Boumediène, pendant quarante jours, durée du deuil politique.
Chadli est à peine installé que voilà Bouteflika passé en Conseil de Discipline ; Bouteflika ne pardonnera jamais cet affront. Jeune ministre reçu par de Gaulle pour, protocole chargé oblige, une demi-heure, Bouteflika accrochera de Gaulle, séduit, pendant quatre heures !
Lorsqu’il entend dire que Chadli et Mitterrand ont discuté durant quatre heures, Bouteflika corrige :
Je doute que Chadli ait pu tenir une demi-heure de conversation avec Mitterand !
Churchill avait averti tout le monde : « La politique est une chose trop sérieuse pour la confier aux militaires.»
Le règne permissif de Chadli avait donné , d’une part ,toute la liberté à chaque camp , arabiste , bâathiste , islamiste , sunnite , ibadite ,gauchiste , berbériste , éradicateur politico- militaire , maffia économique …, d’affûter ses armes en prévision d’une inéluctable confrontation promise sur le terrain d’un peuple taillé au parti unique et , d’autre part , lieu à l’émergence de nouvelles espèces du Genre Homo Algériens , les Barbus ,les Laïcs , les Chebs ,les Hallabas , les Harragas , les Hittistes , Chnaoua , les Beznassa,Les Tartaguis , les faux Moudjahidines , les Bi-nationaux , les Fils de généraux… et la banalisation de pratiques telles le piston , la tchippa , el ârf , la Hogra , le siouak , le zambréto…etc….
Sous Chadli, on a eu beaucoup de bananes, des chèques de voyage et même au souk el fellah de Tindouf, les barques à moteur étaient disponibles.
Mais l’empreinte du règne Chadli reste la ‘’ civilisation du trottoir ‘’!
Le Canard Enchaîné avait raillé : Chadli (re)fait le trottoir !
Depuis Chadli, il n’existe pas une Baladia en Algérie qui ne refasse ses trottoirs et sa place du Premier Novembre à chaque montée du cours du pétrole.

1991, 2 Mai, Stade du 5 Juillet, finale de la Coupe d’Algérie, la dernière de Chadli, USMBA-JSK.
Un portrait de Saddam est promené sur la pelouse ; la tribune bel-abbèsienne qui compte beaucoup de barbus, bénéficie du ralliement spontané de nombreux Chnaouas Algérois et de Yamaha le Belcourtois, assassiné plus tard.
Yamaha, signe de la main à l’appui, prédit la victoire 2 à 0 , ce qui enflamme le virage réservé à la foule des fans de l’USMBA qui veut troquer Chadli contre Saddam :
– Attouna Saddam, Nattoukoum Chadli ! Donnez-nous Saddam, on vous donnera Chadli , avant de se raviser , présence des barbus oblige :
– Abbassi Madani, Abbassi Madani !
Nous étions, avec quelques compagnons du voyage , les rares supporters à nous lever pour l’hymne national et le drapeau hissé ; lorsqu’à la fin de la cérémonie , je demande explication à un voisin qui chantait un quart d’heure plus tôt :
– Six-Quiinze , Six-Quinze , Ämri li rassi oua Khalini n’bassi ; Six-Quinze ( une drogue , m’apprend-on, ) , remplis moi la tête et laisse-moi passer ( en prison )
Celui-çi me répond :
– La yajouz ! ouathania ( idolâtrie ) !

1991, Décembre, Tsunami électoral législatif du FIS au premier tour, après une main mise municipale totale réalisée plus tôt. Le deuxième tour n’aura jamais lieu. Selon un ancien patron du Renseignement français, ce serait François Mitterrand qui ne voulait pas entendre d’un Gouvernement FIS au pouvoir.
1992, janvier. Chadli écrit une lettre d’amour à son peuple bien aimé en le quittant , abandonnant le premier, en capitaine désolé , un navire qui tangue dangereusement après le raz de marée islamiste ; Chadli devrait méditer sur le destin d’un collègue prestigieux de l’Amérique Latine passé à la postérité , Salvador Allende , président démocratiquement élu du Chili , intellectuel civil aux légendaires lunettes épaisses qui dit , lorsqu’il perd un fidèle général républicain assassiné : cette balle m’était destinée !
Allende tombe les armes à la main en défendant le palais présidentiel de Moncada que le sinistre général Pinochet, aidé par la CIA, attaque pour le déposer. Mais il est vrai que Chadli a été renié par la majorité de l’encadrement militaire le privant de toute réaction possible car on lui aurait présenté une pétition d’ empeachement, comme diront les Américains, signée par des dizaines d’officiers supérieurs . Chadli aurait du voir venir la chose lorsque le civil Ali Belhadj, celui qui avait refusé une grâce du président, marche, en tenue de parachutiste , à la tête milliers d’Algérois, vers la présidence et arrivé , se voit reçu par Nezzar en… costume civil.
Chadli a été installé, habile manœuvre de Kasdi Merbah, soucieux de la ‘’Sécurité’’ du pays, qui a proposé l’ancienneté du grade, pour empêcher Bouteflika de succéder à Boumediène ; Chadli est déposé pour empêcher Abbassi Madani de prendre le pouvoir. Chadli comptait sur le FIS au pouvoir pour faire la toilette de la Nomenclatura, opération au dessus de la capacité du président dépassé par l’ampleur du 5 Octobre 1988 dont beaucoup d’analystes prêtent à Chadli l’allumage.
Au lendemain du 5 Octobre, Chadli interpelle Messaâdia, le patron du FLN :
– Le peuple ne veut pas de toi !
– Il ne veut plus de toi, non plus !
– Nos têtes ne sont pas dans la même chéchia ! rappelle le président.
1992, janvier. A Kénitra ,Boudiaf refuse une première fois la proposition faite par les émissaires Haroun et Allahoum ; mais les habiles envoyés spéciaux parviennent à convaincre l’Historique ELWattani de répondre à l’appel de la patrie .
Atta, leïtahou lem ya-e-ti , comme dirait le poète égyptien ! (il est venu, il valait mieux pour lui qu’il ne soit pas venu) .
Juin 1992. Stade du 19 Juin ; finale ASO Chlef-JSK. Boudiaf, dans la tribune, comme à Annaba, semble étrangement seul ; où sont tous les autres ?
1992, juillet. Ali Kafi, un historique, succède à Boudiaf.
Sous Chadli , comme Bouteflika , Kafi est la victime d’une manipulation médiatisée ; son nom figure, dans la presse, sur une liste d’indus-bénéficiaires de terres agricoles, initiée par Hamrouche.
Quand je pense que Chadli lui-même, dans un discours télévisé, avait cité l’adage :
– Dir el âïb ou Khali bech t’kabel ! ( fais du mal mais laisse un peu pour affronter les gens ) !
1994, Janvier .Bouteflika est pressenti pour le poste, sollicité par Nezzar ; il demande conseil à …Benbella mais décline l’offre, refusant probablement un poste de président aux trois quarts.
Zéroual militaire républicain à la probité reconnue qui roulait en voiture vieille de dix ans prend le relais. Appréciant à sa juste mesure la dimension politique de la crise algérienne, il initie la rahma, le dialogue avec les maquis islamistes, écourte un mandat et rentre à la maison conscient que le traitement radical de la crise requiert le recours aux compétences politiques nationales et ne relève pas originellement des attributions de l’Armée dont la mission reste la prise en charge des prolongements sécuritaires de la crise.
1999, Avril. Bouteflika arrive ; il avertit : je ne serais pas un président à Trois Quarts !
Le troisième mandat, acquis moyennant une petite révision de la Constitution, est soutenu par …Benbella déposé en 1965 par Boumediène parce qu’il voulait virer Bouteflika, et aujourd’hui placé par Bouteflika à la tête du vénérable Conseil des Sages de l’Afrique.
Cela aussi relève de la spécificité algérienne, le Grand Pardon, El Wiâm !
J’ai la conviction intime que, si Dieu lui prête vie et si le peuple lui fait encore confiance ( dixit de Gaulle) , Bouteflika serait partant pour un quatrième mandat .
A Sidi Bel-Abbès, lors de la campagne pour le troisième mandat, Bouteflika avait presque dit :
Je vous ai compris !
« On augmente la bourse des étudiants, vous applaudissez ; on augmente les retraités, vous applaudissez !… »
C’est comme ça, Monsieur le Président, augmentez, le peuple applaudira ; il ne reste plus autre chose pour convaincre ; lorsque vous aurez encore augmenté les députés, les sénateurs et les maires qui changent de parti la veille des élections, n’oubliez pas d’augmenter un peu le peuple !

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Posté par le Juil 10 2011. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

16 Commentaires pour “Act Opinions : Le Grand Pardon”

  1. tewfik2

    vous convenez avec un rendez vous de football tel celui en ligne .ce n est q’apres que je dequste ton morceau franchement une belle chronique et on est sur queles vents vont dans le sens imagine pour ne pas dir trace

  2. acimi noredine

    belle chronique prevoyate d »un ordre etabli

  3. HOUSSINE Mourad Salim

    A l’auteur imminent du livre « Un été 1962″…! Dr Abdelhamid Elhadj,

    Synthèse évènementielle politique et sociale à la limite du satyrique où les histoires qui font l’Histoire restent déterminantes dans la sensibilisation d’une opinion publique qui a perdu le sens de la mesure mais gardé le goût du cru….Le déficit informatif de la presse Algérienne les années passées est inversement proportionnel à un trop plein d’acculturation;la presse locale peut-elle réussir le pari de se réapproprier un lectorat massifié et sensibilisé jusqu’au bourrage de crânes par certains quotidiens qui n’ont de national que leur registre de commerce…?
    Il est vrai que la normalité française ne peut servir d’outil de mesure à l’algérianité.Les vécus ne sont pas les mêmes,les réflexes aussi.Les mécanismes de pensée ne peuvent être étalonnés dans la même batterie de tests.Le miracle algérien vient peut être de cette résistance à être lobotomisé et mesuré par la science gauloise…qui s’étonne de la chronicité de la maladie algérienne…
    «  »Impossible n’est pas français.Normalement n’est pas algérien! »

  4. kebdani udl

    tres intressant le commentaire se si houssine que j’ai eu le plaisir de lire ici.vous savez monsieur le lectorat est parfois disparate.je vois sur ce journal apparemment un desir de vouloir satisfaire..il ya. une cetaine subtilite dans la publication avec une part de pragmatisme je prononce pas et je ne m »ingere pas il ya un progres dans notre journal

  5. Smiley

    Quand on a le bonheur ou le malheur
    D’être bercé par les paroles du conteur
    Tressant des éloges sans pudeur à Siflène
    Et reléguant aux poubelles de l’histoire Sifoulène
    Rappelons que tout n’est que vanité
    Vanitas vanitatum et errare humanum est

  6. tehami d

    un smiley qui se parle a lui meme allez droit au but sans detours ni forfaitures on ne sortira que grandi smiley

  7. Smiley

    Le malheur comme le facteur sonne plusieurs fois
    Notre pays fût toujours propice aux convoitises et sensible aux récits élégiaques. Nous contournous l’histoire ou nous n’en retenous que ce qui nous agrée. Nous avons la mémoire sélective et la haine bien enracinée .Enfants réticents d’un Orient désorienté, nous utilisons des boussoules qui indiquent le sud et nous singeons l’occident qui rêve de nous casser les dents..
    Dans notre Orient fantasmé qui implose sous nos yeux héberlués, la rente pétrolière a conforté la mode de monarques qui se vautrent dans la consommation de produits de luxe enfantés par un Occident qu’ils nous apprènent à agonir pour sa décadence morale.En désaccord sur tout, nous entretenons la fiction d’une communauté soudée par son impuissance et qui fait tourner son monde autour de la rotation du licite eet de l’illicite.Nous feignons de nous méfier d’un Occident chez qui les dirigeants du Golfe et des Lieux Saints accourent à la moindre alerte. Les bottes impures des gendarmes français ont foulé la mosquée sainte de la Mecque pour sauver les Saoud.Ils ont confiés aux occidentaux l’exploitation de leur richesses et l’éducation d’une foultitude de princes et de princesses.
    De grâce, polémiquons, débattons, mais ne suivons pas la tradition moutonnière. Notre pays est jeune et vieux à la fois et il a besoin de nous tous sans exclusive.
    La parole contestataire

  8. mellali mostefa

    2012 la fin du regne des mediocres . le reigne des wlad douar .place au peuple de choisir un algerien de pere est de mere qu il soit chawi kabyle du sahara ou du tell l essenciel qu il soit algerien de pere et de mere connu au grand peuple . pas de ligitimite historique ou wald si flan . un president avec des bagages issu de l ecole algerienne marie à une algerienne . il depose sont dossier administratif comme tout cadre qui veut un haut poste . qu il publie un programme et le peuple choisit le meilleure programme . en algerie on peut trouver des dizaine de bon candidat à la presidence jeune est capable . cette fois fakou mechi el awd li men jihti kheir li . hmarna walla awdkoum . hadi ma aadetch teslah .la competenc prime on est tous algerien . fini les minis algerienset les supers algeriens celui qui n est pas de la famille revolutionnaire historique il est fils de l emir aek ou fils de si lhawas ben mhidi benboulaid ou de notre farraj donc vous etes tous en tant qu algerien fils dancien moujahidines et fils de chahids c est les gents que j ai cite et beaucoup d autre qui sont vos parents et vos freres . alors fini l ancienne chanson tamayouz mabkach . quand au gent qui sont au pouvoir l annee 2012 et c est trop ils doivent partir laisser le choix au peuple meme ceux qui sont droguer par les mediats et qui voient en vous des envoyer de dieux .

  9. D.Reffas

    Bonjour El Hadj Abdelhamid.

    Quand je lis une contribution signée, je l’apprécie encore mieux. Docteur H.Abdelhamid n’est pas un pseudonyme, il symbolise une culture dans la lutte quotidienne. Cette culture noble de penser et d’assumer, apporte de la confiance dans la restructuration tant attendue d’une société civile martyrisée par l’hypocrisie.

  10. serine hai badr

    il faut vivre avec son temps et ce abdelhamid a du talent a en revendre.relisez 100fois messieurs il s’agit d’une chronique

  11. mghendef

    Ayons la modestie de réaliser que nous sommes tous des nains qui avons besoins de grimper sur les épaules des géants qui nous ont précédé pour voir au loin l’horizon.
    La lecture de Chateaubriand m’a décillé les yeux. Je cite.
    Il existe deux sortes de révolutionnaires;les uns désirent la Révolution et la Liberté et ils sont peu nombreux. Les autres veulent la Révolution avec le Pouvoir et ce sont les plus nombreux.
    La société civile que nous appelons de no voeux ne peut-être indéfiniment au garde-à-vous

  12. attaoui f

    c’est ceux sont des fausses certitudes a laisser pour soit qui font stagner yal mareg au lieu de mghendef

  13. mghendef

    yom kippour, le grand pardon, la bataille d’Alger réalité ou fiction?. Les chars dans les villes: Metteur en scène italien ou scénariste algérien?
    Tout se mêle et s’entremêle. Les maquisards qui se ruent sur les bars pour faire mousser les dinars et les taxis pour des tours de manège. Les sado maso ou sport et musique partout. Pas content? Alors un tour au secteur.
    L’accent chaoui triomphant, les casquettes à l’arrière des banquettes pour garantir l’impunité. Les jeunes filles délestées d’dendité que l’on envoie à l’abattoir de la libido.
    Aujourdh’ui encore ai-je rêvé ou cauchemardé?

  14. Larbi S

    Chaque peuple a son lot de névroses collectives. Le notre a été gâté par une prolifération de mouchkilates qui nous encerclent.
    A force de camper vertu et pureté on finit par verser dans le vice et l’hypcrisie.
    Une société libre ne se soumet pas à l’esclavage volontaire. Elle ne contribue pas à élever des murs ghettos et à demander à chaque citoyen d’apporter la brique pour l’emmurer et scélorer sa pensée et son esprit critique.
    L’algérien est doué et nulle fatalité ne s’abat sur lui. Il lui reste à apprendre de ses erreurs et à ne plus esperer l’homme providentiel car les voies de la providence sont impénétrables

  15. Larbi S

    chers Reffas et Abdelhamid, ne vous méprenez pas sur mes interventions. Je pense que nous sommes tous dans la même galère et que nous devons ramer de conserve.La liberté d’expression est fondamente et nous savons tous que si la critique est aisée, l’art est difficile. Un proverbe de chez nous dit que la fausse pudeur engendre les bâtards. Aussi nous devons tout nous dire y compris nos dédaccords. La parole libre a été confisquéee trop longtemps et nous comptons nous en user et abuser

  16. faradji sig

    je vois la une belle chronique de quoi dire que le plat pys esr riche

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