La Voix De Sidi Bel Abbes

A Sidi Bel Abbes : Le Cinéma et moi. par Mohammed Ghalouni

téléchargementPuisqu’on parle de cinéma ces jours-ci , permettez-moi de partager avec nos amis quelques souvenirs de ma tendre enfance et jeunesse de cinéphile. En effet , dès ma première scolarisation à l’époque du colonialisme , je fut attiré par le 7ième art qui a , en quelque sorte , révolutionné ma vie issue de famille pauvre…pauvre mais ‘ heureux ‘ , d’ailleurs comme tous les enfants Algériens de l’époque . Certes , nous manquions de tout , mais nous avions eu le principal : La chaleur familiale , l’excellent voisinage qui consistait à partager tous ce qu’on disposait , nos portes de maisons étaient ouvertes à tout le monde , nous jouissions d’une parfaite éducation où tous les adultes contribuaient , une vie paisible sans pour autant piétiner nos traditions ancestrales et nos valeurs d’authentiques arabes-musulmans.
Cependant , ma première découverte , fut comme tout le monde , à l’école par le cinéma muet avec des films tels que Charlot , Laurel et Hardi , Kit Carson , Cassidi…et beaucoup d’autres

A Sidi Bel Abbes : Le Cinéma et moi. par Mohammed Ghalouni

. Je me souviens qu’on transformait la salle de la cantine, pour l’occasion , en salle de cinéma , on accrochait un petit écran sur le mur , un des instituteurs s’en chargeait de la projection , je l’observais , attentivement , dérouler les bobines pour les placer sur son appareil de projection , pendant ce temps on entendait que le vacarme des chaises qu’on tirait pour se mettre dans une bonne position et éviter d’être gêné par un plus grand. Le prix de la place était de 20 centimes (c’était de l’argent) qui était une charge supplémentaire pour nos parents . Pour ne pas rater la séance , il fallait se débrouiller , tant bien que mal , en se constituant en sage et attentif auprès du papa , en lui montrant mes notes (quand elles sont bonnes) histoire de l’attendrir pour mettre sa main dans sa poche. Et voilà , nous passions des moments euphoriques , on se marrait infiniment avec Charlot et Laurel et Hardi jusqu’à en pleurer[m…c’était l’enfance !!
Les années sixties et seventies (1960-70) étaient, pour moi , la révolution cinématographique avec l’avènement des films péplums qui traitaient sur l’histoire des Romains , des Grecs…notamment des Hercule , Samson , Maciste , Ursus , Ulysse…les arènes des gladiateurs etc…interprétés par des acteurs aux gabarits impressionnants tels Steve Reeves (mon préféré) Gordon Scott , Alan Steel , Reg Park , Dan Vadis , Brad Harris , Ed Furi , Serge Nubret etc…

A Sidi Bel Abbes : Le Cinéma et moi. par Mohammed Ghalouni

En parallèle les films Western Spaghetti avec Clint Eastwood , Guilliano Gemma , Franco Néro , Mark Damon , Lee Van Cleef ,

A Sidi Bel Abbes : Le Cinéma et moi. par Mohammed Ghalouni

Anthony Stephen etc…sans oublier les belles musiques de films d’Ennio Moricconne , en passant par les films thrillers et d’espionnage comme James Bond , Oss 117 , les comédies de Louis De Funés , Fernandel , Jerry Lewis…

je m’arrête là pour laisser le soin à d’autres amis pour remémorer leurs souvenirs !!

Mohammed Ghalouni.

A Sidi Bel Abbes : Le Cinéma et moi. par Mohammed Ghalouni

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Posté par le Août 12 2016. inséré dans ACTUALITE, EVOCATION. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

14 Commentaires pour “A Sidi Bel Abbes : Le Cinéma et moi. par Mohammed Ghalouni”

  1. chaibdraa tani djamel

    Quels beaux souvenirs, parler du cinéma ,c’est parler de la culture en vérité, du théatre, de la piscine (surtout le charme qu’on se baigner en été jusqu’à minuit -piscine militaire-).Moi je veux parler du cinéma au sein de notre école « TURGOT » ,il y avait un instituteur qui son nom est gravé dans tout les mémoires de ses éléves, c’est Mr POMEDIO, c’était lui qui s’occupait des projections de films, il y avait et ça existe toujours une salle de cinéma au sein de cette école ,mais dommage, maintenant cette salle est devenu « salle de réunion des syndicalistes de l’éducation nationale ». Regarder on change l’endroit de la jouissance et la gaieté de l’éléve en un endroit de préparer des gréves et laisser l’éléve payer la sauce de ses cours.Et j’éspére que les nouvelles salles de cinéma, telle que le cinéma VOX et L’OLYMPIA auront des projections pour les écoliers durant les journées de repos des éléves

  2. BENHADDOU BOUBAKAR

    « le cinèma et moi » voila un joli titre qui convient à ce beau reportage sur les dèbuts du cinèma de notre ami Ghalouni qui a su comment èveiller en moi bien des souvenirs de mon enfance et mon histoire avec le cinèma.mon dèbut fut avec le cinèma ambulant avec mon dèfunt père allah yarhmah dont j’ai visitè avec lui presque tous les villages de notre wilaya!les films westerns avec Randolph scott,audy murphieetc..ainsi que les films d’aventures. puis vint l’integration de mon père au cinèma communal de l’Alhambra dans les dèbuts des annèes 60 avec les films « arabes » , »hindous » ,ensuite avec le cinèma Moksi et enfin le VOX! avec un passage au cinèma « plein air » du jardin public dont je me souviens bien des films de Tarzan,et le film qui reste gravè dans ma mèmoire est « la vache et le prisonnier » avec Fernandel et sa vache Marguerite! et dire que je suis toujours fidèle avec le cinèma classique ,histoire de nostalgie et amour des belles aventures d’antan!

    • Ghosne

      Bonjour Si Ghalouni un sujet déjà abordé sur la voix! C’est un plaisir de lire ton récit et pour si boubeukeur lui on connaît son expérience avec son père Allah yarmah.personnellement des l’enfance à l’école il m’a été difficile de comprendre le cinéma muet et les scènes ne me faisait pas rire j’avais du mal à décoder car j’aimais la lecture et mon imagination était toute autre…trois films qui m’ont marqués , la piscine avec Romy, l’affaire Mattey et la bataille d’Alger.. Me voilà aujourd’hui rire pour des scènes en live dans la rue muet et pas muet « cinima bla drahem « (rires) j’ai beaucoup change..Merci si Ghalouni.

      • Imène

        Nous avons tous beaucoup changé , et tellement mon cher Ghosne !
        La maladie de mam m’a fait prendre 10 , 20 ans de plus dans ma tête !! mes priorités ne sont plus les mêmes , ma vision des choses , des gens qui m’entourent non plus ..c’est à l’épreuve qu’on reconnait sa famille , ses amis ..alors rester face à la tv pour un film ou un mousselssel ( lol ) c’est un tel luxe ! ( lol ), ça relève de l’impossible ..j’ai renoncé à bcp de choses c vrai , sauf une : la lecture ! et je le confirme le livre ( après ou avec le chien ) c’est le meilleur compagnon de l’homme ..justement , j’ai lu bcp de livres de grands auteurs qui ont été adapté au cinéma , et à chaque fois le résultat est décevant ! le film s’éloigne et ne reflète pas ( ou trés peu ) le roman ..des ex : la ciociara , un roman grandiose de Alberto Moravia , l’un de mes auteurs préférés avec H . troyat ) j’ai vu le film en noir et blanc ( Sohia Loren à l’affiche , c pas rien ! ) decevant ! Mme Bovary ( G. Flaubert ) Anna Karénine ( Tolstoi ) ..et d’autres ! allez le dernier  » ce que le jour doit à la nuit  » de Yasmina Khadra , réalisation A.Arcady ..je vous assure Ghosne , on dirait qu’il a fait exprès pour  » bousiller  » le roman ! les chapitres les plus denses , les plus émouvants où le talent de Khadra est mis en exergue et explose ..si Arcady les passe fadement , rien !..Ah Romy ! vous comprenez maintenant pourquoi nous les filles on s’imposait des regimes rigoureux et frustrants en plus du sport ! et si par malheur on craquait devant une tarte aux fraises , faut tout de suite éliminer l’excès ! une série de 50 pompes !!! Romy , cha daret fina ! loooool ! Salem Ghosne .

  3. Hassen

    Le cinéma joue un grand rôle dans la formation du psychime de l’être humain et en particulier chez l’enfant. Dans ma jeunesse on regardait des films à l’école. On devait payer pour cela 10 douros et celui qui n’avait pas d’argent pouvait payer avec un oeuf. Le premier film que j’ai vu est resté gravé dans ma mémoire et voici pourquoi.
    Nous habitions loin du village dans un douar, aussi les enfants ne pouvaient pas se rendre seuls même le jour au village. Il ne fallait même pas imaginer partir la nuit. La nuit notre pére Allah yarhamou nous interdisait de sortir de la maison. Comme on n’avait ,ni radio ni télé on se divertissait en se racontant des contes. je me souvient des histoires de :Lounja moulat seb3a soualef »(lounja au sept tresses), l,histoire de Mohamed El khamar, celle 3achba khadar etc…
    C’est pour cela que j’aime le poéme ou’ il est dit:
    Qu’il est doux, qu’il est doux
    d’écouter des histoires,
    des histoires du temps passé,
    Un peuplier au loin s’élasse,
    quand dans les veine coule un sang glacé.
    Mais un jour, un certain jour pas comme les autres, j’aurais du dire une nuit, une nuit pas comme les autres, mon grand frére m’a promis de m’emmener avec lui au cinéma. Cette nuit la il tombait des trombe d’eauet il faisait trés noir. Les vers de terre luisaient à qui mieux mieux dans la glaise. Mon pére était assis aau coin du feu devant la cheminée. mon frére me cligna de l’oeil il fallait sortir sans que notre pére s’aperçoive. mais comment faire mon éspadrilleblanche à la semelle de caoutchouc se trouvait <a l,intérieur du gourbi qui nous servait de gîte. On profita d'un moment d'inatention et je sortit nu pied pour accompagner mon frére au cinéma. Je volait dans l'air. Je ne sentais point la terre glaise qui collait à mes pieds, ni le froid qui mordait à plein dents. Rien. J'allais voir le cinéma!
    Je me rappelle que le film était un film de cape et d'épée . a un moment un homme portant une épée se disputa avec un autre, Il le blessa au doigt et ce dernier dit''mon seigneur'' C'est tout. Je n'ai rien comprismais j,ai étais durablement surpris par les dessins animés qui parlaient leur propre langage(l'anglais) . je pensais que c'étaient des êtres , comme dans les contes, qui habitaient dans un pays lointain. Jusqu'à présent quand j'entend quelqu,un parler en anglais(américain) j'ai l,impression qu,il vient du pays lointain , du pays du rêve ou les chats et les oiseaux parlent leurs propre langage.
    Le cinéma est magique et quand es amis vont aux cinéma il se crée une atmosphère un monde de chaleur humaine qui durera comme dans:
    A3tini naya ou a ghani
    fa el ghina yab9a
    baghda an yafna el oujoud.

    • Hassen

      Je m’excuse pour les fautes d’orthographe. je n’ai pas relu le texte. les lecteurs voudront bien avoir l’obligeance de rectifer. Merci.

    • Imène

      Un paquet d’émotion ton commentaire ya Hassan !! C’est fou l’effet que ça fait de te lire ..cette sincérité, cette spontaneité craquante , cette vie en noir et blanc – un douar dz , sous l’occupation ..- mais avec tes mots , on la voit , on l’imagine en couleur ( merci Ayadoune ! ) d’abord 10 douros ou un oeuf ! ( sourire ) qui l’eut crû ? ton escapade avec ton frangin , – pieds nus -une nuit où il pleuvait des cordes.. Quels fous ! Tu as réussi a tromper la vigilance de ton padre à l’aller , comment tu as fait au retour ??? Bref ! ça aurait pû être un FILM , ton histoire ..Ouallah ! et après les fautes d’orthographe , mais qu’est ce qu’on s’en f…! Ecris , écris , on ne se lassera jamais de te lire ..rassemble tes feuillets dans un cahier , un receuil , qu’importe ! après nous , ce sera tes petits enfants qui vont les lire !
      Merci mille fois.

  4. ABBES2

    Bonjour
    Ah les souvenirs d’enfance!! c’est beaux, c’est très beaux.Les grandes affiches au murs près de lycée el haoues et la place Carnot.Quelle belle époque M Ghalouni.
    Vous vous rappelez? Cinéma VOX 3da40 Cinéma l’empire et Olympia 3DA40 aussi . Le ver saille 3 DA 25 Cinéma Moksi et L’alambra 2DA5O. Si je me rappelle bien l’alambra fixait une journée je crois le vendredi spécialement pour les femmes.cette salle a été connu par les expositions des films égyptiens et hindous (Abi faou9a chajara) (3antar wa 3abla) (GUETTE)…….
    Mon premier accès au cinéma seul sans être accompagner était dans les années 71 si je me rappelle bien un grand film dont les affiches m’ont attiré au cinéma Olympia (Ulysse contre hercule).Je n’oublierais jamais cette journée,entrer au cinéma et seul!! c’était un grand défit.
    Le cinéma muet aussi a était connu dans les établissements scolaires 20 centimes la place c’était en 1966 Notre directeur SEKKAL rabi yarhmah nous expliquait le film du début jusqu’à la fin avec sa voix douce que je n’oublierais jamais.
    Maintenant allez voir les salles de cinéma. Dernièrement j’ai vu une scène vidéo de notre ami hachmi lahcen qui parlait du cinéma ver saille c’éstt la catastrophe ou sont passé les bels rideaux les jolis fauteuils?!! tout est détruit il vaut mieux ne pas regarder.
    Monsieur GHALOUNI vous êtes le maestro de la nostalgie je vous salus.
    Bonne fin de journée à tous.

  5. Ayadoun Sidahmed

    Merci Mr Ghalouni pour ce rappel très nostalgique ou vous nous avez fait revivre une époque bien tranquille à travers de saines distractions qui nous cultivaient et maintenant vivement la relance du cinéma dans notre ville puisque déjà des salles ont été réaménagées. Malheureusement ce n’est plus la même époque ou on avait les cinéma noir et blanc mais on vivait en couleur. Merci encore

  6. Imène

    Mr .M. Ghalouni : Azzul ! tlm ..
    …Nous étions pauvres , mais heureux , nous manquions de tout mais nous avions l’essentiel .. »
    Magnifique cette génération , et quelle éducation ! une place au cinéma ça se méritait ! mais
    ça c’était avant.. aurait renchéri notre ami Bendjafar ! revenons au cinéma ..Moi je ne suis pas cinéphile pour un sou , mais pas du tout ! non pas par goût ou par choix mais ce n’était dans la culture familiale ( du moins pour les filles , c’est bête .. hein ? mais c comme ça ) les fois où je me suis rendue au cinéma se comptent sur les doigts d’une seule main : enfant c’était père qui nous a emmenées toutes les trois voir le film de Salah eddine el Ayyoubi au cinéma l’Arique , il voulait nous faire connaître ce grand guerrier ( modèle de tolérance et homme de paix ) musulman , héros de Hattin où la reconquête de Jerusalem..mais , mais il a vite déchanté mon pauvre papa ! ds le film il y’avait des petites séquences de beuveries , dans le camp des francs ( el ifrendja )des scènes de danse à l’egyptienne ..il était trés mal à l’aise , je ( par rapport à nous les filles ) l’entendais grinçant les dents , grommelant contre  » errassa des egyptiens « …s’il savait  » ce qui se joue  » aujourd’hui sur les écrans !! et les enfants -des génius du clavier – y ont accès en un click ! il se retournerait dans sa tombe , Allah yarhmou ! Les années lycée , on allait avec les copines (toutes adhérentes ) au centre culturel Français d’Alger ..le ccf proposait de riches programmes cuturels franchement : expos , livres , projection de documentaires , court métrages suivis de débat avec le (es) réalisateurs , films..etc. ( ils travaillent bien les francs ! clin d’oeil à la CH ) les années fac , on allait ( toujours en groupe ) à la cinémathèque ( dans le cadre des festivités culturelles organisés par des organismes estudiantins ) et là j’ai découvert le cinéma DZ , essentiellement des films sur la guerre d’Algérie en noir et blanc..sur grand écran c’est..trés emouvant ! avant la projection on passait l’inoxydable Charlot ! ou Lau’el et Ha’dy .. Les films donc , c’est surtout à la télé , ou en DVD at home ..il ya des sagas inoubliables : que ce soit le drame , le socio sentimental , ou l’historique ..des ex : Errissala , les oiseaux se cachent pour mourir , le cycle hithcock ( the birds , psychose et le motel de Norman Bates brrrrrr…) le cycle Chahin , les films italiens , ceux de la 2eme GM , surtout les russes ..Le cinéma c’est bcp d’émotion , certains films restent gravés , pour moi c’est  » rain man  » un fim poignant qui traite de l’autisme avec tom cruise et Dustin hoffmann ..Les filmsc’est aussi l’évasion , le rêve , avec ces actrices ( et acteurs ) belles , mais belles !! avec leurs plastique parfaites ..et nous les filles on voulait suivre leur régime , pour sculpter nos corps ! looool !
    Merci M. Ghalouni pour l’émotion et le partage .

  7. Hassen

    Quand on était en terminale dans un lycée d’Oran, le surveillant général organisait des soirée cinéma pour les pensionnaires. La cérémonie de préparation pour cette sortie était toujours la même: Après le repas du midi on devait se doucher. le soir on devait absolument , sous peine de ne pas être autoriser à sortir, mettre nos plus beaux habits , cirer nos souliers et porter une cravate. Hors la plupart n’avait pas de cravate et rares étaient ceux qui savaient faire un noeud de cravate. On a trouvé la solution: Pour ne pas être recalés: On utilisait la ceinture de nos blouses comme cravate et cela marchait bien. Vers les six heures on formait les rangs deux par deux et on se dirigeait vers le lycée des jeunes filles. La projection du film se déroulait dans la salle de réfectoire. Le film était toujours suivi de débats entre les pensionnaires filles et garçons. C’est ainsi que j’ai pu assister à la projection du fameux film dénommé »Potemkine ». Il s’agissait de insurrection des marins de l’armée russe du temps du Tsar. Les débats furent orientés sur les causes de la révolution d’Octobre. On eu droit à l’ explication suivante:
    1 La Russie est un grand village.
    2. Un village habitait par des serfs.
    3. Des serfs en colére et c’est la révolution.
    Bien plutard en lisant les livres de Bakounine, Plékhanov , Astrovskui, Marx , Engels etc.. Que j’ai pu comprendre que l’explication de la révolution bolchévique était de toute autre nature, mais cela est un autre sujet.
    J’ai gardé un trés bon souvenir de cette époque et de la valeur de nos enseignants qui nous ont préparé aussi bien du point de vu technique que culturel. Ils rêvaient d’une Algérie développée scientifiquement et humainement ou tous les algériens et algériennes avaient droit à une bonne éducation afin qu’ils vivent dans la solidarité et la fraternité. Hélas le temps est passé et tous ces vœux furent effacés par des mutations sociaux -économiques qui entraînèrent notre pays dans l’obscurité. Malheureusement l’Algérie n’a jamais était longtemps stable, pour capitaliser son expérience, et ce depuis le Myocéne inférieur.

  8. Mohamed Ghalouni

    Bonjour tout le monde ,

    Bravo pour cette flambée de souvenirs qui nous aide à garder le cap de espérance et la bonne humeur , un vent de nostalgie vient de souffler sur la VDSBA , bien que c’est un ancien article qui fut à l’origine qu’un simple commentaire . Mais ceci n’empêche pas de remémorer nos beaux souvenirs car nous serons toujours empreints par notre enfance et adolescence qui sont nos repères de notre existence , elle est loin cette période d’innocence dite « belle époque » où l’on croquait la vie à pleine dents , notre bonheur ne se mesurait pas , sa valeur ne la connaissent que ceux qui l’ont vécu , nous étions heureux avec presque rien et nous n’exigions absolument rien de nos parents .
    En effet , avant l’ère du petit écran , le cinéma constituait l’une des principales sources de distraction . Dès l’école primaire , on nous initiait à la culture cinématographique par des projections de films dans l’enceinte de l’école même , que du bonheur à l’annonce de l’évènement que nous attendions avec impatience . En colonne deux par deux , sous l’œil vigilant de nos instituteurs , on rejoignait la salle de cinéma qui faisait en fait office de cantine scolaire qu’on transformait pour l’occasion . A raison de 20 centimes la séance (rab3a douro) raclés sur le modeste budget familial , on s’offrait un après-midi hollywoodien dans une ambiance collective et conviviale . Quelle joie et comme c’était agréable une petite soirée cinéma , on éteignait les lumières et on n’entendais plus que le crépitement sec du projecteur , nous connaissions déjà « le lion de la Metro-Goldwyn-Mayer » , l’indicatif du début de film qui rugissait déjà à l’époque .
    La magie d’Hollywood a fasciné plusieurs générations de spectateurs d’où l’émergence de nombreux cinéphiles Bel-Abbésiens amateurs et adeptes du 7ième art en raison de l’existence , jadis , d’une dizaine de salles parmi elles de haut standing . Il fut un temps , hélas , où ces temples de la culture rayonnaient dans la ville de Sidi Bel-Abbes , nous ne les reverront plus … ad vitam æternam … !! Nous ne reverrons plus cette magnifique machine à émotions , ce 7ième art qui a franchi toutes les frontières car la culture cinématographique a été saccagée de fond en comble , toute une génération de professionnels a été anéantie, déstructurée . Le projectionniste , l’ouvreuse (placeuse) ou même le guichetier faisaient partie intégrante de cette ambiance collective , ce désastre dans notre pays est la conséquence de la nationalisation de l’industrie cinématographique , nationalisation des salles de cinéma , il fallait laisser ce secteur à ses professionnels et les encourager . des salles de cinéma de haute valeur architecturale et historique sont dans état lamentable .

    Merci à tout le monde !

  9. elabbassi

    merci ghalouni

    belle époque moi le dernier film qui est passé un versaille c’était BIENVENUE MISTER CHANCE un film culte un chef d’œuvre a revoir et a voir plusieurs fois pour le comprendre c’était l’histoire un homme âgé qui vivait avec son maitre depuis son enfance sans jamais sortir de la maison.une fois le maitres est décédé les assurances viennent pour prendre possession de la maison et la revendre..il fut mis dehors ..il va voir le monde extérieur pour la première fois. un beau film qui dresse un tableau de ce qui va se passer ensuite dans notre société..el inssane el ghayrou mounassib fi ayi makane el mouhime le salaire…lol
    bon visionnage du film si vous le trouvez sur youtube

    • Mohamed Bendjafar

      Bonsoir à toutes et à tous .

      Ah , le cinéma !
      Mohamed Ghalouni a le don de titiller nos mémoires. Merci l’ami . Nous replonger dans l’atmosphère de ces salles obscures , pour redevenir soudain enfants insouciants , riant sur les gaffes de Laurel , lui même harcelé par Hardy , ou ébahis par les girouettes du grand Chaplin ; ça c’était du cinéma. Aucune parole , seulement des gestes , et on étaient contents, heureux.
      Et puis nous grandimes ,et c’est la découverte des salles . Elles étaient belles , feutrées , joliment décorées .Le rideau se lève , les lumières s’éteignent , et c’est l’évasion. On s’imagine acteur ou actrice ( surtout acteur, car peu de filles dans la salle) , on s’identifie au héros , que l’on souhaite être un jour , et l’émotion nous gagne.
      Que de larmes versées en cachette dans le silence de ces salles obscures.Que de rêves ,les yeux ouverts, avions-nous vécus. Que de soupirs , de joie , de rires, de plaisir, avions-nous ressentit. Que de Stars avions-nous essayé d’imiter.Que de fresques et d’épopées avions-nous admiré . Des scènes indélébiles et des phrases cultes imprègnent encore notre esprit .
      Ah, le cinéma ! Tous les arts réunis sur un écran blanc : la musique, la danse , la photo , toutes les émotions aussi : la joie , la tristesse, la peur, le bonheur, l’amour , la pitié, En somme, l’émerveillement.
      Mais , comme penserait à ma place cette chère Iméne, c’était avant . Les vieux, ou presque , de mon âge , doivent se remémorer ces années avec mélancolie. À voir ce que sont devenues les salles de cinéma, l’on pleurerait .
      Pour ma part, je ne me souviens plus quand j’ai vu un film dans une salle pour la dernière fois . Ce qui signifie que cela fait longtemps, et que l’on vieillit. Et je suis certain de ne pas être le seul dans ce cas. Que de regrets !
      Merci M. Ghalouni de m’avoir permis de m’évader le temps de tracer ces quelques lignes .
      Bonsoir.

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