La Voix De Sidi Bel Abbes

A Sidi Bel Abbés : Cayassone, Une rue qui me rappelle… Un Four. Par Dr Douar

Les vacances d’été furent arrivées. Je me suis évadé de mon petit village pour aller en ville passer quelques temps chez ma Grand-Mère maternelle qui habitait dans un beau quartier à Sidi Bel Abbes qu’on appelle La cité de police. Durant tout mon séjour, je l’aidais à faire ses courses entre autre à récupérer, peu avant l’heure du dîner, le plateau de pain qu’elle déposait le matin, comme à ses habitudes, au four qui se trouvait à quelques centaines de mètres de sa demeure. Une distance, pas très longue, me paraissait interminable sur une rue qui se prolonge droitement dont ses maisons basses de part et d’autre ne reflétant qu’une petite ombre matinale vite effacée par un soleil qui perdurait toute la journée. Si, en hiver, cette rue procure à ses habitants et aux passagers l’agréable plaisir de se réchauffer que l’on ne trouve pas ailleurs, en été quand le soleil sera moins clément, le va-et-le vient deviendrait une véritable aventure… surtout pour un petit garçon.
Au four, nous fûmes nombreux, enfants, femmes et hommes, à venir récupérer nos plateaux. Chacun devait reconnaître le sien. Chose facile pour les habitués, embarrassante pour un débutant comme moi. Tous les plateaux me parurent identiques ainsi que toutes les rondelles du pain. Que devais-je faire ? Prendre un par hasard ! Non. Un choix erroné pourra me coûter inutilement un autre va-et-vient et c’est là le hic… Devant cette ambiguïté, une solution, la plus simple, me fut parvenue : Attendre le dernier plateau… Planté au seuil de l’entrée, qui laissait pénétrer une lumière du jour éclairant à peine le vestibule ténébreux, je contemplai attentivement le fournier, cet homme que l’on voyait au four et à la caisse, fringuant un Marcel blanc épargnant ses biceps sués et tachés de cendre. Il s’activait entre la surveillance de la cuisson et la réception de ses clients. Tantôt il encaissait ses pièces de vingt centimes, le droit du feu, tantôt il se grouillait vers le four pour ouvrir une petite porte et faire sortir, à l’aide d’une pelle en bois, le pain roussi qui dégageait une chaleureuse odeur, l’odeur du Sanouj grillé « la graine de nigelle » faisait dilater mes narines et agrandir d’avantage mon creux d’estomac. Une bonne demi-heure d’attente passa. Tout le monde avait pris son pain et il ne resta finalement qu’un seul plateau, celui de Grand-mère, que j’ai porté tout haut au dessus de ma tête et, en passant par la caisse, j’ai quitté ce lieu chaud et sombre pour emprunter ensuite une longue rue illuminée par un soleil flamboyant. Heureusement qu’au retour à la maison, la plaque de tôle portée au dessus de ma tête m’offrait un ombrage qui couvrant mon petit corps.
Sans trop tarder, la Grand-Mère m’a résolu cette confusion en gravant les lettres « K-H-I-R-A » en majuscule sur la base interne du fameux Sni. Dada Khira m’avait fait aussi comprendre que cette longue Rue où le soleil refuse de faire de l’ombre et scintille tout proche des crânes, fut appelée par ses anciens locateurs : Espagnols « La calle del sol », Français « La rue du soleil » et Arabes « Cayassone ».

couchacoucha 1

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Posté par le Nov 6 2015. inséré dans ACTUALITE, SBA QUAND TU NOUS TIENS. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

28 Commentaires pour “A Sidi Bel Abbés : Cayassone, Une rue qui me rappelle… Un Four. Par Dr Douar”

  1. BADISSI

    Merci Docteur Douar pour ce beau récit , en lisant les images défiler dans ma mémoires des images qui ont plus de quarante ans , ce beaux quartier que j adore ou je suis née et ou je vit encore , pensant le quitter un jour me fait une peine énorme , je prie ALLAH que je puisse vivre jusqu’a la fin de mes jours , dans mon enfance il y avait le four , les épicier Ami
    Ezzine , ami Hasni , Ami Zbentout , les fruits et les légumes chez Ami Omar , sans oublier la douche qui fonctionnait avec le bois , quelle belle époque ,

  2. Amirouche

    Sallam

    Ma mère marquait notre pain de trois trous au milieu de la grande « khobza » parsemée de quelques graines de nigelle, sous laquelle elle mettait une serviette rouge à carreaux. En chemin vers le four de si Hallouche de la rue des Amarnas, je mettais le plateau sur ma tête sans le tenir de mes mains, je cachais la peur de voir tomber la pâte par terre juste pour « frimer » devant les enfants de mon age.
    Ma mère pétrissait la pâte dans la gassaa avec les poings et la paume de ses mains d’une façon continue et soutenue, puis la laissait se reposer en la couvrant avec un tissu chaud, ce qui donnait un pain léger avec une jolie croute dorée, très moelleux, une belle mie alvéolée et aérée.Je peux dire que cette façon de faire était un art partagé entre nos mères et le « farane » pour nous faire cette belle création éphémère qui finissait dans nos ventres, dès fois même avant « el ftour »(rires).
    Ya hasrahe! wine rahe le temps où on embrassait le morceau de pain trouvé dans la rue, on le mettant sur le bord d’une balustrade ou au pied du mur.
    Imène, Mme CH & OUERRAD,
    Mon absence était due à une mission sur Alger et un p’tit tour à Belabbes, hélas sans pouvoir voir les amis!, un clin d’œil à BADISSI tout en embrassant sa formidable mère sur son front…Ya3tiha al saha
    Awya 3la hadike Alger !! 3 heures de Ben aknoune à Bir khadem ! les voitures sont plus nombreuses que la population ….Ya khi halla ya khi….Ya yama 3zizen

    khayicalement

    • OUERRAD

      HAKA YEK , sur les berges de la MEKERRA et on ne te vois pas .
      HEUREUX de te savoir en bonne sante .
      Cote circulation , tu ne nous dis rien sur celle de SIDI BEL ABBES wellah khouft ennnnn

      • Amirouche

        OUERRAD

        Mon ami
        « “J’aime marcher sous la pluie, car personne ne peut voir mes larmes.” », voila pourquoi je ne veux rien dire sur SidiBelAbbès…
        Je te promets te rendre visite quand l’occasion se présentera…

        Sallam

        • OUERRAD

          Heureusement que tu as donne signe de vie .EZ3ALT 3ALIK ,comme disent les moyens orientaux j avais memer projete un avis de recherche à paraitre sur la VD SBA prochainement GHADI tmout beddhak.

    • Mme CH

      Merci Mr Douar pour ce beau récit…quelle nostalgie…!!! Je dis ça aussi, en pensant à Grace….!!! J’ai quelques vagues souvenirs des plateaux de pains et de gâteaux déposés ou récupérés du Four traditionnelle ou El Farrane, lorsque j’allais chez ma grand mère maternelle qui habitait dans une autre ville….!!!! Un morceau chaud avec du beurre bio, c’était très bon….!!!

      « Ya hasrahe! wine rahe le temps où on embrassait le morceau de pain trouvé dans la rue, on le mettant sur le bord d’une balustrade ou au pied du mur. » yahssarah mon frère, maintenant c’est la débandade, normal, puisque nos enfants ont perdu leurs valeurs, repères et leur identité, ils ne savent plus de quelle planète ils viennent….!!!! El 3awlama Bel Magloub….!!!!

      Khouya Amirouche, j’allais présenter un Balagh Fi fa’idet El 3a’ilat, mais comme notre sœur Imène ne m’a encore payée, alors j’ai préféré attendre un petit peu…!
      El Hamdoullilah Machi Nssibtek Elli Za3fatek……!!!

      Alors racontez-nous, est ce que vous êtes passé au salon du « Livre »…??? Il paraît que c’était la Karitha du côté du stand réservé aux enfants…!!!! On voit bien ce qui se trame pour bafouer notre identité et « mondialiser » nos enfants…!!!

      J’espère que vous n’étiez pas avec la Jma3a des écrivains et cinéastes sionistes présents dans ce saloon..euhhhh pardon salon…..!!!

      Contente que vous soyez parmi nous…!!!

      Merci encore une fois Docteur Douar, car, vous participez à la préservation de notre patrimoine….!!!!

      Khayticalement!

      • Amirouche

        Mme CH

        Saha yeke,

        That ‘s how you talk to your brother !..Jamais de la vie, je ne me laisserai confisquer mes idées, mes pensées surtout pas par les « décideurs » de » la Jma3a des écrivains et cinéastes sionistes présents dans des « saloon » que vous citez mais dont j’ignore totalement « leur présence ». Que ce soit ici ou là-bas chez nous khouke « ghire hchicha talba el ma3icha ». .D’ailleurs, je dois le dire je ne suis ni un écrivain ni un cinéaste, un citoyen lambda aimant bien lire les contributions nostalgiques du Docteur Douar ou de Choucha que de passer une matinée au SILA.
        Pourtant, selon les organisateurs, ce salon connait un succès populaire et « peut se targuer d’une grande réussite visible et indéniable » selon EL WATAN, devançant même celui de Francfort et Calcutta !.
        De toute façon, « ana khatini batini », puisque je pense que deux lecteurs de la VDSBA vont réagir en lisant votre phrase sur le SILA .Dommage, j’ai aimé qu’il se tienne à M’SILA, à Aïn M’lila ou à Mila viles qui restent à ce jour des villes « fantomes » du point de vue animation culturelle.
        La « viriti », j’étais à Alger pour voir les secteurs porteurs et les opportunités afin de créer une société dont vous serez la cogérante avec Imène, notre ami OUERRAD sera notre représentant à Tin Zaouatine avec option de lui fournir un ordi gratos et moi le DG qui encaissera les chkayere bien sûr (rires)

        Sallam

        • Mme CH

          Hé bien, Khouya Amirouche, vous me réconfortez, car les temps sont difficiles et certaines personnes tournent leurs vestes dans une fraction de seconde….et elles aussi, elles disent « Ghir Hchicha Talba M3icha »….mais à quel prix…???!!!

          Concernant la société, cogérante avec Imène..?? Oui, mais elle doit d’abord se débarrasser de Napoléon B….!!!!

          Quant à notre frère OUERRAD, vous l’avez muté de Aïn El Turck à Tin Zaouatine, pour un ordi gratos, je pense que ce n’est pas juste…..!!! Les Chkayères dites-vous…??? Ah! Capitalisme sauvage quand tu nous tiens….!!!!! Cela ne veut pas dire que le revers de la médaille est meilleur….!!!!!

          Tahiyati Khayticales…!

      • GRACE

        Salam Mme CH,
        Il m’arrive encore de le faire: ramasser le petit bout de pain qui traine par terre et le mettre à l’abri des souillures, même lorsque je m’aperçois qu’il contient un reste de jambon-beurre ! ( rires).

        • Mme CH

          Salam GRACE……!!! Hé, little smart, est ce qu’on laisse des bouts de pain trainer par terre, là, où vous habitez….!!!! Je croyais que tout était « parfait » sur l’autre planète…!!!
          Mais, c’est bien, je vois que vous avez gardé nos bonnes habitudes…digne fils de la tribu…(sourire)…..!!!!

          Est-ce que vous aimez toujours la botanique…..??? Ne laissez pas vos plantes s’éteindre……à petit feu….et surtout traversez le pont dans une machine qui remonte le temps…..!!!! Une herbe folle vous propose une chanson « Remonter le temps » (Marc Antoine)..que vous dédierez à…….. ça va sûrement vous rappeler le bon vieux temps…et certaines personnes…..!!!

          Mes Sincères Amitiés…!

    • BADISSI

      @Amirouche

      Bonsoir mon frère , je ne sais comment décrire ma déception de ne t avoir pas vue ,
      vous êtes venue deux fois chez moi , la première fois j étais en mission , la seconde fois je t ai ratée de quelques minutes , j étais a notre direction quelque mètres de chez moi , je n ai pas sue ou vous contactez , ça m a fait une grande peine de ne pas vous voir ,
      on vous a remit mon numéro de téléphone la prochaine fois contactez moi , ah j ai oublier le jeudi j ai prit ma douche très en retard par peur que vous venez et que je vous raterais encore dommage , bonne fin de soirée .

      • Amirouche

        BADISSI

        Mon frère,

        Une nation dépourvue d’amour, de fraternité, de concorde et d’union est vouée à l’échec.Dieu aime son serviteur tant que son serviteur aime son frère et moi je
        t’ aime en Allah.Tu sais, tu as une maman formidable, elle allait presque me tenir par la main pour que j’attends ton retour…MachaAllah, rabi yahfadhaleke.
        Mon ami, je te promets de revenir une autre fois pour manger ensemble du « tchereke, du messou la tboussou et kaab el ghazele », on laissera la ghribia pour Ouerrad.
        Que Dieu nous accueillera sous Son ombre au jour où il n’y aura aucune ombre sauf la Sienne. Sallam

        • Imène

          ya 3mirouuuuuuche ! chawala hada ???? : on dit boussou la t’messou et non le contraire !
          Oui c’est magnifique l’amour , la fraternité en Allah..c’est le sentiment le plus noble qui puisse lier entre les hommes ( au sens large ).

          • Amirouche

            Imène

            Ya Imèèèèèèèène ! boussou la tmessou wala messou la tboussou, l’important est de trouver quelqu’un chez qui je le mangerai la prochaine fois.El torno, el griweche wel tomina de ma mère darbouni lale rasse, elle voulait même me faire manger la graisse de la chamelle qu’elle avait oubliée dans le frigo…Heureusement MDR

            • Imène

              S’bah el kheir 3mirouche : Mdrrrrrrrr ! yemmaaaa 3zizen !!
              Sbah el kheir tlm !

            • Mme CH

              Hé, vous deux, ne vous disputez pas pour un simple gâteau…!!!! C’est moi qui ai la bonne réponse: « La Tboussou La Tmassou », c’est plus correct….!!!
              Donc, Bro contentez-vous du Torno et du Griwech de votre chère maman…!!! Rabbi Yahfadh toutes les mères….!!!

              Khayticalement…!

        • BADISSI

          @Amirouche

          Salem mon frère , Baraka ALLAH fike pour ces mots gentils , moi aussi ouhobouka fi
          ALLAH , et jusqu’à présent je n ai pas digérer ma déception , de ne pas t avoir vue ,
          j ai gronder mon neveux car il aurait due m appeler au téléphone surtout a midi j étais
          tout prés notre direction est Bd de la Macta a coté de résidence du Mr le Wali ,
          mais la prochaine fois inchallah on mangeras ensemble que des plats et gâteaux traditionnel on inviteras Ouerrad et Mohammed DD

    • Imène

      3mirouche : Bonsoir !
      El hamdoullah 3’la essalama ! l’important c que tu as vu tes parents , frères et soeurs..les amis ça peut attendre ..nous les  » virtuel ( elles ) on est ravis (es ) de te retrouver !
      Tu as constaté la circulation à Alger ? c’est de la folie ! le tronçon Ben aknoun – Birkhadem est particulièrement dense , mais c partout pareil , surtout les heures de pointe ..lehbel !
      Tu sais 3mirouche ,  » la mie alvéolée et aérée  » ( ds le texte ) , la croûte dorée et croustillante , la texture moelleuse sont le secret d’un pain réussi ! c’est un art dans lequel nos mères excellaient ( bonne description du pétrissage manuel ) aujourd’hui c est le pétrin qui s’en occupe ( merci kenwood ! ) mais..el matlou3 , ou khobz eddar de mam ..emmmmm mes papilles s’en souviendront !! Merci Douar , merci 3mirouche ! Salutations tous ..

  3. chaibdraa tani djamel

    Décés du judoka KADIRI ADLENE ,domicile mortuaire rue BAHLOUL AEK derriére cinéma MOKSI -SIDI BELABBES – je présente mes sincéres condoléances à toute la famille KADIRI,,BOUDOU , parents et alliés INA LILAHI OUA INA ILAYHI RAJI3OUNE

    • OUERRAD

      inna lillahi wa inna illayhi rajiroun , une des familles les plus exemplaires .LES KADIRI.

      • Mme CH

        « Inna Lillahi Wa Inna Ilayhi Raji3oun »

        Le défunt était parmi les meilleurs dans cette discipline…! je présente mes sincères condoléances à sa famille, ses proches et ses amis…!! Allah Yarhmou Wa Ywassa3 3lih…!!!

        A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons..!

  4. mohamedDD

    mes sincères condoléances à toute la famille et amis yaghnihoum bi sabr jamil, Allah yarhamouh khalikoum bi kheir

  5. Ayadoun Sidahmed

    INNA LILLAHI WA INNA ILLAYHI RAJIROUN Adnane était un homme exemplaire par son sérieux et surtout il faisait ses prières toujours à la mosquée. عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم قال :  » إذا رأيتم الرجل يعتاد المساجد فاشهدوا له بالإيمان

  6. ABBES2

    SALEM DR DOUAR
    Vraiment vous êtes sage et intelligent.Qu’elle nostalgie et qu’elle patience!
    Vous savez bien choisir vos récits nostalgique loin de la politique et les problèmes sociaux.
    Puis vous absentez un bout de temps pour reprendre souffle et vous vous montrez avec un nouveau sujet dans le même thème.C’est un plaisir de vous lire.
    Qui peut oublier son enfance? Lastac, Lourma, Elmogla3,Tchappa, Tilivri guatta3 zit , serdina;Siwana,L’école primaire, La p’tite zile..etc… et aujourd’hui le four artisanal.
    BRAVO DR DOUAR
    Je me rappelle bien de ce va et vient journalier au four artisanal mais pas avec un plateau en fer sur la tête,on avait un contre plaquer sous forme de carré faite spécialement pour le (ZRA3), parce qu’on mangeait presque toute l’année ce genre de pain d’orge(blé dur).On avait une pièce pleine de sac de blé dur,on n’achetait jamais le pain sauf quand il n’y a plus à la maison; quelque fois ma chère mère rabi yahfadha me donnait une pièce de 20 centime pour aller chez le boulanger de la cité M MKHAISSI rabi yarhmou acheter un morceau de pain . Qui connait sidi yacine peut se rappeler de ce beau monsieur.Je me souviens très bien de ma mère quand elle lavait un sac de blé complet dans une grande cuvette(TINA).Apres elle le fait vider sur une grande carpette sous le soleil et me demande de le surveiller. Après qu’il soit bien séché on le remis dans un sac et on l’emmène au meule.Le lendemain ma p’tite mère passait une journée complète à cribler à l’aide de son tamis et on ne l’a voit que le soir toute blanche parc qu’elle ne laisse personne entrer.Qu’elle travail dur et pénible (allah yasmahana min elwalidine).Les femmes d’aujourd’hui devront remercier dieu matin et soir pour cette grâce.
    Ce n’est qu’après ce long métrage que vient mon tour pour emmener le pain au four.
    Ah MR DOUAR vous m’avez fait revivre mon enfance des années 65.66.67 c’est un très beau souvenir.
    BONNE NUIT

  7. ABRAHAM

    Je pensais qu’il y avait deux fours et des douches avec une date gravée dessus. Mais on ne peut enterrer son passé dans un four ni le laisser dans un bain. Tous les faits me paraissent si loin mais ils sont là dans le but de rester.Oh je crois en hier.
    Il y a une ombre suspendue au-dessus de moi.Oh, hier est venu soudainement.
    Yesterday.

    • Mémoria

      Bon petit jour Abraham!
      Le dépot de kinouri de la rue Courbet était là ,à une rue adjacente,pour assurer la permanence par command cars de la légion qui arpentait la rue Catinat de Sidi-Bel-Abbès après celle,éponyme,de Saigon…De l’autre côté de la caille del sol,une France tranquille et très provinciale traversait le temps avec le couple Go,loin de la turbulence coloniale et des rixes espagnoles du bar Moya! Mme Go(Got?) ,instit des indigènes s’attira leur reconnaissance et survécut à son mari longtemps après l’Indépendance sous leur protection rapprochèe…

  8. Ayadoun Sidahmed

    tout ce qui est traditionnel il est meilleur, gout et qualité, notre enfance on été gâté que du bonheur

  9. Amirouche

    Un jour, un pauvre demande à 3ami Lakhdar « moule el koucha » une khobza, comme il était radin, galeh: « Aya rouhe ba3adni ghadi »; soudain le pauvre vola une khobza et se sauve.Vite, 3ami Lakhdar sauta par dessus le comptoir et cour derrière lui, en criant « au voleur!, au voleur! ahakmouhe », trop gros et âgé pour l’attraper, le pauvre était trop loin de lui.Essoufflé, ami Lakhdar lui dit: » ghire habess, rani nwitha sadaka fi sabile Allah »…..

    Joumou3a moubaraka

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