La Voix De Sidi Bel Abbes

8e FELIV: un hommage à Assia Djebar en ouverture

Le parcours de l’académicienne et romancière algérienne d’expression française Assia Djebar, disparue cette année, a été évoqué par des universitaires algériens et étrangers, lors d’un hommage qui lui a été rendu jeudi à Alger en ouverture du 8ème Festival international de la littérature et du livre de jeunesse (FELIV).

L’oeuvre et le parcours de la romancière disparue le 6 février dernier a été revisité par l’universitaire tunisienne Nadjiba Regaieg, enseignante à la faculté des sciences humaines de Sousse, et l’écrivain français Jean Rouaud.

Présidente de l’association « Le cercle des amis d’Assia Djebar », Amel Chaouati a quant a elle mis en avant sa lecture personnelle et celle des membres du cercle de l’oeuvre de la romancière.

Le militantisme de l’écrivaine et sa lutte permanente pour les droits de la femme, dont le roman « Loin de Médine » reste le symbole, a largement été évoqué par les intervenants au même titre que son dernier roman « Nulle part dans la maison de mon père » un récit autobiographique paru en 2007.

Née le 30 juin 1936 à Cherchell non loin d’Alger, Fatma-Zohra Imalayène, de son vrai nom avait également « marqué les esprits par son parcours singulier » en devenant d’abord la première enseignante en histoire à Alger, au lendemain de l’indépendance, puis première femme arabe et africaine à entrer à l’Académie française, en 2005, quelques années seulement après avoir investi l’Académie royale de Belgique, ont rappelé les universitaires.

Après son élection à l’Académie française, Assia Djebbar avait été décorée des médailles de l’Ordre des arts et des lettres et de la Légion d’honneur de la République Française.

Assia Djebar étant également connue pour son travail cinématographique, un montage d’extraits de ses deux films -« Nouba des femmes du mont Chenoua » et « La zerda ou les chants de l’oubli »- réalisé et commenté par Ahmed Bedjaoui a été présenté au public.

Plus tôt, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi avait inauguré à l’esplanade de Ryad el feth les espaces d’exposition et ateliers du FELIV où une trentaine d’éditeurs dont certains spécialisés dans la littérature de jeunesse et la bande dessiné, exposent les publications de l’année.

Plusieurs espaces dédiés à l’initiation des jeunes aux arts ont également été inauguré à l’instar de l’atelier manga, dessin, ombres chinoises, marionnettes ou encore un espace de contes animés par des artistes et des étudiants des écoles des beaux-arts.

Cette inauguration a aussi été marqué par le vernissage de l’exposition de photographies « Regards croisés sur la littérature algérienne » présentant des portraits d’une quarantaine d’auteurs algériens immortalisés par l’objectif du talentueux Kais Djilali et appuyés de textes de Khadidja Chouit.

Cette exposition est également visible dans six stations de métro qui abriteront également des ateliers de dessin.

Pour cette année le FELIV a initié un nouvel espace de rencontre, le « Café littéraire », où le public est convié tout les jours à aller à la rencontre  des écrivains invités, ainsi que des rencontres et ateliers dans les communes de Rouiba et El Harrach et Cherchell (Tipaza) en plus des nombreuses rencontres littéraires prévues à Alger autour des thèmes de « l’exil » et du « retour » .

Comme chaque année le FELIV qui se poursuivra jusqu’au 29 juillet propose des spectacles pour enfants en plus d’un petit programme musical qui compte cette année Ali Amrane, Amel Zen, Anis Benhallak ainsi qu’un spectacle châabi-flamenco animé par « P’tit Moh » et Juan Carmona.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=62123

Posté par le Juil 24 2015. inséré dans ALGERIE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

1 Commentaire pour “8e FELIV: un hommage à Assia Djebar en ouverture”

  1. OUERRAD

    Ceux sont deux etrangers , qui se font l honneur de parler d ASSIA , une tunisienne et un français .Quant au sieur ministre de la culture se limite à inaugurer des expositions pour enfants . C est le drame de nous autres ALGERIENS d etre reconnus par des etrangers et pas par les notres .
    YA LIL 3AR ……

Répondre